Le chirur­gien de la greffe de tête aurait réussi à faire remar­cher des chiens à la moelle épinière brisée


Réussir à réparer la moelle épinière qui a été sectionner pour x raisons, est une chose, mais transplanter une tête sur un autre corps, j’ai un problème moral avec cette éventualité
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Le chirur­gien de la greffe de tête aurait réussi à faire remar­cher des chiens à la moelle épinière brisée

 

par  Laura Boudoux

 

Xiao­ping Ren et Sergio Cana­vero, les deux chirur­giens contro­ver­sés qui veulent effec­tuer la première greffe de tête humaine, affirment avoir fran­chi un nouveau cap dans leurs recherches.

Ils ont ainsi publié les conclu­sions de leur étude mardi 26 mars, qui montre comment ils ont réussi à faire remar­cher des singes et des chiens après leur avoir « complè­te­ment sectionné » la moelle épinière, raconte USA Today. 

À l’uni­ver­sité médi­cale de Harbin, en Chine, Xiao­ping Ren et Sergio Cana­vero auraient ainsi pratiqué une chirur­gie répa­ra­trice, pour « recon­nec­ter » la colonne verté­brale de ces cobayes.

Les neuro­chi­rur­giens assurent qu’il s’agit d’une réus­site « sans précé­dent », esti­mant que pendant trop long­temps, la méde­cine a « persé­véré dans l’idée qu’une moelle épinière section­née ne pouvait en aucun cas être répa­rée ». Xiao­ping Ren estime désor­mais que des essais simi­laires doivent être effec­tués sur des humains, assu­rant qu’il était prêt à opérer « n’im­porte où dans le monde ».

La procé­dure consiste à appliquer une substance à base de poly­éthy­lène glycol, ou PEG, « pour répa­rer » les cordons rachi­diens coupés ou endom­ma­gés. Une chirur­gie qui pour­rait d’après Xiao­ping Ren et Sergio Cana­vero aider à faire avan­cer la recherche pour des futures greffes de tête. Une telle trans­plan­ta­tion est esti­mée à 100 millions de dollars par le chirur­gien italien, qui estime qu’il faudrait plusieurs dizaines de spécia­listes sur place lors de l’in­ter­ven­tion.

Quant au donneur, il s’agi­rait d’une personne en état de mort céré­brale dont la tête serait rempla­cée par celle d’un patient dési­reux de retrou­ver un corps fonc­tion­nel.

Sources : USA Today

 

https://www.ulyces.co/

Greffe de tête sur le corps d’un mort : un patient est volontaire


Pourra-t-on un jour greffer une tête sur un corps ? Est-ce que cela en vaut-il la peine ? Le côté éthique n’est-il pas à considéré ? Imaginé qu’une personne puisse avoir des enfants, ce ne sera pas vraiment les siennes vu que le corps était à un autre donc la génétique aussi. Avec toutes les chirurgies esthétiques, une personne milliardaire pourrait-il changer de corps juste pour mieux paraitre ? Bon, nous ne sommes pas encore rendu là et j’espère que les questions ne se poseront pas non plus … C’est trop Frankenstein
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Greffe de tête sur le corps d’un mort : un patient est volontaire

 

Greffera-t-on bientôt le corps d'un autre sous une tête encore bien vivante ? Oui, selon le neurochirurgien italien Sergio Canavero. © Dmitry Kalinovsky, Shutterstock

Greffera-t-on bientôt le corps d’un autre sous une tête encore bien vivante ? Oui, selon le neurochirurgien italien Sergio Canavero. © Dmitry Kalinovsky, Shutterstock

Janlou Chaput

Le neurochirurgien italien Sergio Canavero avait affirmé en 2015 qu’une greffe de tête serait réalisable en 2017. Aujourd’hui, un patient russe atteint d’une maladie grave se porte volontaire pour cette opération éthiquement discutable.

Valery Spiridonov est un homme russe de 31 ans souffrant d’une maladie génétique rare et mortelle : la maladie de Werdnig-Hoffmann, qui se caractérise par une grave faiblesse musculaire et la dégénérescence des neurones moteurs. Il est volontaire pour fournir sa tête à l’opération envisagée par Sergio Canavero et Xiaoping Ren, un chirurgien chinois.

Comme l’explique le neurochirurgien italien Sergio Canavero dans The Atlantic, l’opération qui aurait 90 % de chances de réussite nécessiterait 80 chirurgiens et coûterait 10 millions de dollars. En janvier dernier, les deux médecins ont affirmé avoir réalisé avec succès une greffe de tête chez le singe. Le chirurgien chinois est aussi l’auteur de plusieurs articles décrivant des opérations de greffe de tête chez la souris.

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Article initial paru le 01/07/2013 à 17:40

Le neurochirurgien italien Sergio Canavero affirme que d’ici deux ans, on pourra transplanter la tête d’un patient tétraplégique, ou avec un cancer métastasique, sur le corps d’un mort. Impossible et farfelu ? L’expérience a déjà été partiellement réussie sur des singes dans les années 1970…

La médecine devient-elle comparable à la mécanique automobile ? Lorsque les soins apportés ne suffisent plus à guérir, les pièces défaillantes sont remplacées lors de transplantations, un procédé toujours délicat qui tend à se démocratiser. Les succès s’enchaînent. En parallèle, les chercheurs tentent d’éviter le recours aux donneurs, parfois incompatibles, mais essaient de recréer les organes entiers à l’aide de cellules souches, bien que les processus n’en soient encore qu’à leurs balbutiements.

Reste malgré tout un organe particulier, siège de notre pensée, qui semble exclu de ces considérations : le cerveau, notre ordinateur central. Le créer artificiellement in vitro ne lui conférerait pas les souvenirs et les traits caractéristiques associés à la personne. Alors que faire ? Une greffe ? Bien que l’idée paraisse saugrenue, elle est envisagée depuis bien des années, et le neurochirurgien italien Sergio Canavero estime dans un article paru dans la revue Surgical Neurology International que le dénouement est proche. Il l’affirme : d’ici deux ans, on pourra transférer la tête d’un être humain sur le corps d’un autre grâce au projet Heaven.

Alors, greffe de tête ou de corps ? Le receveur gardant sa tête, il semble plus pertinent de parler de greffe de corps.

Une greffe de corps déjà réalisée sur des singes

Aussi fou que cela puisse paraître, ces allégations reposent sur des faits scientifiques anciens. Le neurochirurgien américain Robert White (1925-2010) en est l’instigateur. Dans les années 1960, il réussissait à faire vivre un cerveau en dehors du corps quelques heures. Il tenta également l’expérience in vivo chez le chien : connecté au corps d’un animal, le cerveau continuait à vivre, même si on ignore encore si la conscience avait également été transplantée.

La science rattrape peu à peu la fiction. Certes, nous n'en sommes pas encore à ranimer les morts comme l'a réussi le docteur Frankenstein dans le livre de Mary Shelley, mais on touche du doigt des fantasmes que seuls les romans pouvaient se permettre de traiter, comme transférer sa tête dans un autre corps.
La science rattrape peu à peu la fiction. Certes, nous n’en sommes pas encore à ranimer les morts comme l’a réussi le docteur Frankenstein dans le livre de Mary Shelley, mais on touche du doigt des fantasmes que seuls les romans pouvaient se permettre de traiter, comme transférer sa tête dans un autre corps. © Universal Studios, Wikipédia, DP

Mais ses expériences les plus célèbres ont porté sur des primates. Dans les années 1970, il est devenu célèbre en transférant tout entière la tête d’un singe sur le corps d’un autre. Cette première tentative a permis au greffé de ne vivre que quelques heures seulement, mais avec un peu de perfectionnement et de pratique, les animaux semblaient vivre plus longtemps, bien qu’on n’ait pu réellement le mesurer puisqu’ils finissaient euthanasiés.

Seul hic, et de taille : si les singes semblaient conscients et gardaient leurs sens en éveil, il était impossible de reconnecter les moelles épinières du donneur et du receveur. Ainsi, les primates étaient paralysés en dessous du cou. Robert White prédisait donc que le jour où l’on réussirait à connecter le tissu nerveux, la technique serait applicable à l’Homme.

Un traitement pour des malades désespérés ?

C’est désormais le cas, affirme Sergio Canavero. Le médecin turinois explique qu’en mettant en contact les deux extrémités de moelle épinière dans une solution composée de deux polymèresque sont le polyéthylène glycol et le chitosane, il est possible de faire fusionner les cellules nerveuses. Ce qui manquait à Robert White serait maintenant à notre portée. Le neurochirurgien italien prévoit de s’entraîner sur des singes, puis sur des cadavres humains, avant d’être prêt à tester le procédé grandeur nature d’ici deux ans.

Mais qui cela concernerait-il et comment l’opération se déroulerait-elle ? Cette greffe serait ouverte à des patients tétraplégiques, ou des personnes atteintes d’une maladie mortelle ou fortement invalidante touchant des régions autres que la tête. Cancéreux en phase terminale, diabétiquesavancés ou des patients ayant de multiples organes défaillants pourraient y prétendre.

L’opération qui valait 10 millions

Pour procéder, une centaine de personnes devraient travailler en parallèle. Dans un premier temps, la tête du receveur est placée en hypothermie, à 15 °C, de manière à diminuer le métabolisme du cerveau et limiter les dégâts le temps du transfert. On sectionne au niveau du cou les muscles, les vaisseaux sanguins, la trachée et l’œsophage, tout en prenant soin de garder la thyroïde. Juste à côté, une seconde équipe réalise la même opération sur un patient en état de mort cérébrale, dont le corps est intact et dont la carrure et le sexe correspondent à ceux du receveur.

La tête est une région du corps très particulière puisqu'elle renferme le cerveau, un véritable ordinateur de bord qui centralise la grande majorité des fonctions, dont la conscience. Greffer une tête sur un corps revient un peu à dissocier le corps et l'esprit.

La tête est une région du corps très particulière puisqu’elle renferme le cerveau, un véritable ordinateur de bord qui centralise la grande majorité des fonctions, dont la conscience. Greffer une tête sur un corps revient un peu à dissocier le corps et l’esprit. © Mark Lythgoe et Chloe Hutton, Wellcome Images, Flickr, CC by-nc-nd 2.0

Une fois ces opérations effectuées, la moelle épinière est tranchée à l’aide d’une lame extrêmement fine, de manière à abîmer le moins possible le tissu nerveux. D’après l’auteur, les dégâts seront minimes et de bien moins grande ampleur que ce qu’on retrouve chez les patients tétraplégiques. À ce stade, la tête est dans un état dit de mort contrôlée. On la replace rapidement sur le corps dudonneur et on reconnecte les moelles épinières, en appliquant le traitement spécial à base de polymères. Puis les vaisseaux, muscles et autres tuyaux sont branchés.

À l’aide d’un traitement immunosuppresseur, le scientifique souhaite éviter le rejet de greffe. À son réveil, le patient bénéficie d’un suivi psychologique pour accepter son corps et d’une rééducation pour apprendre à s’en servir convenablement. Coût total estimé : 10 millions d’euros.

L’éthique au cœur du débat

Est-ce crédible ? Difficile à dire. D’ordinaire, les études les plus sérieuses paraissent dans les revues les plus célèbres, comme Nature ou Science. Cette fois, le journal est moins prestigieux. L’article a-t-il été proposé ailleurs et rejeté, ou l’auteur a-t-il délibérément choisi le Surgical Neurology International, sachant que son article aurait une visibilité bien moindre ?

Réelle ou pas, cette possibilité soulève des questions éthiques, auxquelles Sergio Canavero appelle à réfléchir et à trouver les réponses adaptées. Les lois de bioéthique n’avaient effectivement pas statué sur ce genre d’opérations, tout simplement parce qu’elles ne paraissaient pas réalistes. Se pose alors le problème de la reproduction : en théorie, le système sexuel fonctionne, mais les gamètes auront le patrimoine génétique du donneur, et non du receveur.

D’autre part, des dérives sont évidemment envisageables : si le traitement est normalement réservé à des patients malades en situation critique, sera-t-il possible d’empêcher un milliardaire insatisfait de son corps d’en revêtir un nouveau ? La question de la limite des donneurs disponibles reviendra inéluctablement sur la table, et il est fort probable qu’il faudra effectuer des choix dans la hiérarchie des patients, comme c’est déjà le cas pour les autres organes. En fin de compte, un problème tordu, à en perdre la tête…

http://www.futura-sciences.com/

Greffer une tête humaine en 2016 : fiction ou réalité ?


Pourra-t-on un jour greffer un corps à une tête ? J’en doute, mais on ne sait jamais. Quoiqu’il en soit, présentement, même avec des millions de dollars, cela m’apparaît irréalisable à moins de jouer au savant fou et de créer un Frankenstein et encore cela ne serait pas facile à
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Greffer une tête humaine en 2016 : fiction ou réalité ?

 

SCIENCE – Un neurochirurgien, le Dr Sergio Canavero, a présenté son projet de greffe d’une tête à un corps humain à la communauté scientifique. Un projet prévu pour 2016… mais sur lequel ses homologues sont très sceptiques.

 

Le Dr Sergio Canavero a un projet fou. Il veut greffer une tête sur un corps. Ou plutôt un corps sur une tête. En effet, le greffon ne serait pas la tête mais un corps sain entier, prélevé sur un donneur en état de mort cérébrale et raccordé à la tête d’un receveur, dont le corps serait condamné par une maladie dégénérative incurable. Vous suivez ? En clair : offrir un corps tout neuf à un patient qui ne conserverait que sa tête.

Science-fiction dites-vous ? Cela devient tout de même très concret. En avril 2015, un candidat à la greffe s’est même manifesté. Valery Spiridonov, un russe de 30 ans atteint depuis l’enfance de la maladie de Werdnig-Hoffman, une maladie génétique incurable qui atrophie ses muscles.

Le secret du Dr Canavero : une lame extrêmement fine

C’est avec ce patient que, vendredi 12 juin 2015, le Dr Sergio Canavero a présenté son projet pendant deux heures à un parterre de confrères en ouverture de la conférence de la très sérieuse American Academy of Neurological and Orthopaedic Surgeons. Le médecin et le candidat à la greffe se rencontraient pour la première fois. Objectif : récolter des fonds. Offrir un nouveau corps à Valéry, ça coûte des sous.

Le neurochirurgien a longuement décrit comment il comptait ressouder la moelle épinière sectionnée, point crucial de l’opération. Il a dévoilé son secret : une lame extrêmement fine qui lui permettra de trancher les fibres nerveuses sans les abîmer. Il compte aussi utiliser un courant électrique pour accélérer leur rattachement.

« Dans toute la présentation (du Dr Canavero) sur la moelle épinière, je pense qu’il y a certaines conclusions qui montrent un espoir… mais quand il s’agit de greffer une tête, il me semble qu’on essaie de brûler beaucoup d’étapes », a estimé le Dr Marc Stevens, un chirurgien orthopédiste présent à la conférence.

De plus, le nerf pneumogastrique sera difficile à ré-attacher. Il contrôle entre autres la digestion, l’élocution et le rythme cardiaque, explique-t-il.

Jerry Silver, professeur de neurologie à l’Université Case Western, affirme quant à lui que la technique pour ressouder la moelle épinière décrite par le Dr Canavero n’a jamais été vraiment testée.

« Nous ne sommes même pas près de le faire », selon lui.

En mars 2013, déjà, le docteur Ibrahim Obeid, président de l’Institut de la colonne vertébrale et membre de la Clinique du dos, expliquait à metronews que ce projet est « complètement irréaliste ».

« Si quelqu’un savait faire ce qu’il prétend pouvoir faire nous l’aurions déjà démontré dans des expériences animales et ces recherches auraient été publiées dans des revues scientifiques sérieuses », ajoute Art Caplan, bioéthicien du Centre médical Langone à New York, selon qui ce chercheur donne de faux espoirs.

Et même si une telle greffe était possible, il faudrait utiliser tellement de médicaments pour empêcher un rejet de l’organe que le patient ne pourrait pas survivre bien longtemps. Ces traitements sont toxiques à hautes doses, explique le Dr Kaplan.

« J’aurais tendance à penser que tout cela est absurde, totalement non-scientifique, infaisable et ridicule », écrit-il encore soupçonnant un coup médiatique pour lever des fonds.

Le Dr Canavero a à peine survolé les autres problèmes majeurs comme le rétablissement rapide de la circulation sanguine dans le cerveau et les branchements du système nerveux parasympathique, une composante clé des fonctions automatiques de l’organisme.

« J’ai besoin de 100 millions de dollars »

A la fin de sa présentation, Sergio Canavero a pressé ses confrères américains de l’aider dans ce projet, reconnaissant ne pas vraiment savoir comment exécuter toute la greffe.

 « J’ai fait ma contribution avec la moelle épinière, la principale chose, et maintenant je vous demande votre aide ». Il a suggéré que « des milliardaires comme Bill Gates pourraient donner de l’argent pour ce projet ambitieux ».

 Le neurologue italien a dit précédemment qu’il avait besoin de 100 millions de dollars.

La première greffe de la tête semble avoir été faite en 1970 aux Etats-Unis par le Dr Robert White qui a attaché la tête d’un singe sur le corps d’un autre primate mais sans restaurer la fonction de la moelle épinière. L’animal est mort peu après. D’autres expériences ont été faites avec des chiens et des rats.

http://www.metronews.fr/