Les animaux ont-ils des liens avec leurs grands-parents ?


Nous grand-parent, nous sommes utile pour nos enfants et petits-enfants. Chez les animaux, seulement quelques espèces profitent de l’expérience. L’éléphant est un bel exemple, l’expérience des grands-mamans est vital pour les petits. Il y a aussi l’orque, le singe, le cachalot … À noter, que ce sont les grands-mères qui sont présente, alors que les grands-pères eux sont quasi inexistants
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Les animaux ont-ils des liens avec leurs grands-parents ?

 

par Brice Louvet, rédacteur scientifique

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Les grands-parents jouent un rôle primordial dans les sociétés humaines. Ils protègent, nourrissent et transmettent. Mais ces relations sont-elles propres à Homo sapiens, ou sont-elles également observées chez les animaux ?

Non, pas chez tous les animaux.

« Habituellement, les grands-parents ne vivent plus à la naissance d’un animal », explique en effet Mirkka Lahdenperä, biologiste à l’Université de Turku en Finlande.

Et même si la vie d’un animal chevauche celle de ses grands-parents, l’instinct de survie mène la plupart des espèces à se disperser pour éviter la compétition pour les ressources. Il existe en revanche quelques espèces, hautement sociales, qui font exception.

Le rôle protecteur des grands-mères

C’est notamment le cas de certains singes de la sous-famille des Colobinae, en Inde. Dans son livre Le comportement social des animaux plus âgés (Johns Hopkins University Press, 2009), la zoologiste canadienne Anne Innis Dagg décrit en effet la manière dont les grand-mères défendent les plus petits du groupe contre les attaques d’humains, de chiens et de singes rivaux. Il arrive également que les grands-mères interviennent pour réprimander leurs propres petits-enfants qui jouent trop brutalement avec d’autres jeunes.

Rapportons également le cas des baleines, et plus particulièrement des cachalots. Toujours selon Anne Innis Dagg, les femelles âgées auraient en effet pour mission de veiller sur les plus jeunes du groupe pendant que leurs mères plongent à plusieurs kilomètres sous la surface pour se nourrir. Les grand-mères orques semblent tout aussi essentielles. En 2015, une étude publiée dans le journal Current Biology avait notamment suggéré que les femelles âgées du groupe aidaient leurs descendants à survivre pendant les périodes difficiles, en se rappelant des zones abondantes en nourriture.

orques

Crédits : Pixabay

Sagesse et transmission du savoir

Et enfin les éléphants, bien entendu, sont connus pour former une structure sociale matriarcale. Les plus petits naissent généralement dans des groupes dirigés par leurs grands-mères, qui peuvent vivre jusqu’à 80 ans. Dans une étude de 2016 au sein de la revue Scientific Reports, la biologiste avait d’ailleurs tenté d’évaluer les avantages évolutifs de cette structure dominée par les femelles plus âgées.

Pour ce faire, la chercheuse avait analysé les comportements d’une population d’éléphants d’Asie semi-captive travaillant pour l’industrie du bois au Myanmar. Dans certains groupes, les grands-mères étaient encore présentes, mais plus dans d’autres. La biologiste s’est alors aperçue que les petits des jeunes mères avaient huit fois plus de chances de survivre si leurs grands-mères vivaient dans le même groupe. En revanche, lorsque les mères étaient plus âgées et plus habituées à leur rôle maternel, cet “effet de grand-mère” bénéfique avait disparu, et ce même si ces dernières étaient toujours présentes.

Vous l’avez sans doute remarqué, il n’est ici question que des grands-mères. Les animaux mâles, eux, se socialisent rarement avec leur propre progéniture. Les liens avec leurs petits-enfants sont donc pour la plupart totalement inexistants.

Source

https://sciencepost.fr/

Les familles de 4 générations ne sont pas si rares


Les gens vivent de plus en plus vieux et quelques générations se croisent, et il n’est pas rare de voir 4 générations se croiser
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Les familles de 4 générations ne sont pas si rares

 

 

On le sait, les gens vivent de plus en plus vieux, permettant aux familles de s’agrandir, mais aussi aux différentes générations de se côtoyer.

Sur le réseau social chinois TikTok, un phénomène viral est né. Plusieurs familles multigénérationnelles se sont mises à se filmer pour montrer à quel point leur famille était grande et leur arrière-grand-mère ou arrière-grand-père toujours aussi vivant(e)s.

https://quebec.huffingtonpost.ca/

Si si, les parents ont bien des chouchous (et ce sont toujours les mêmes)


En temps que parents et grands-parents, il est plus que probable avoir un chouchou parmi les enfants. Moi, si j’ai été chouchou de quelqu’un, ce serait de mon père, à cause de certaines anecdotes qui sont passés assez spéciales. Quoiqu’il en soit, ceux qui ont des chouchous.Éprouve aussi un sentiment de malaise, car ils ne veulent pas non plus défavoriser les autres enfants.
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Si si, les parents ont bien des chouchous (et ce sont toujours les mêmes)

 

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Temps de lecture: 2 min — Repéré sur The Independent

Repéré par Thomas Messias

Deux sites dédiés aux parents et aux grands-parents ont mené une enquête aux résultats assez édifiants.

Vous avez toujours eu l’impression que vos parents préféraient votre sœur plutôt que vous? Vous n’aviez peut-être pas tort. Les sites Mumsnet et Gransnet – dédiés respectivement aux parents et aux grands-parents, comme leur nom ne l’indique pas tout à fait – viennent de révéler les résultats d’une enquête menée auprès de leurs utilisateurs et utilisatrices. 1185 parents ont notamment dû répondre à la question qui fâche: nourrissez-vous une préférence pour l’un de vos enfants? Une question similaire a été posée à 1111 grands-parents à propos de leurs petits-enfants.

Résultat: d’après The Independent, près d’un quart des parents interrogés ont avoué avoir un chouchou ou une chouchoute au sein de leur progéniture – ce qui ne signifie pas que ces gens le vivent bien. Parmi les parents ayant une préférence, plus de 50% reconnaissent que celle-ci se porte sur le dernier né ou la dernière née de la famille, tandis que 26% désignent au contraire leur fils aîné ou leur fille aînée. Un chiffre édifiant qui pourrait bien alimenter la thèse selon laquelle, dans les familles de 3 enfants et plus, les enfants du milieu font un peu office de laissé·e·s pour compte.

L’enfant miroir

Comment expliquer ces préférences?

«C’est parce que c’est l’enfant en qui je me reconnais le plus», affirment 41% des parents.

Autre réponse donnée dans plus de 50% des cas: «c’est l’enfant qui me fait le plus rire». Pour être sur la plus haute marche du podium, il faut donc être un enfant miroir, avec en plus beaucoup d’humour.

L’immense majorité des parents s’accorde à dire qu’il ne faut pas montrer cette préférence, même si elle existe. Plus de la moitié des parents estiment que le fait d’avoir une préférence est «affreux», tandis que 75% affirment que l’expliciter peut avoir un effet négatif sur les autres enfants de la famille. Est-il seulement possible de la cacher complètement pendant des décennies? Il est permis d’en douter.

Chez les grands-parents, le taux de personnes ayant une préférence pour l’un ou l’une de leurs petits-enfants s’élève à 42%. L’enquête n’explique pas pourquoi ce chiffre est bien plus haut que chez les parents, mais les raisons possibles sont multiples. On peut notamment imaginer que bien des parents se voilent la face en n’osant (s’)avouer avoir une préférence, tandis que les grands-parents font preuve de ce fameux franc-parler parfois savoureux – ou insupportable, rayez la mention inutile – qui caractérise certaines personnes âgées.

http://www.slate.fr

Grand-parent


Être grand-parent être très différent que d’être parent. C’est un honneur d’avoir ce titre et de pouvoir profiter des petits-enfants .. même si parfois, certaines demoiselles me mène la vie dure, j’aime vraiment mes 7 petits enfants
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Grand-parent

 

Personne ne peut faire pour les enfants ce que font les grands-parents. Ceux-ci répandent une espèce de poudre d’étoiles sur leurs vies

Alex Haley

Les enfants ne sont pas des distributeurs de bisous


Personnellement et par expérience, je suis d’accord qu’on ne devrait pas forcer les enfants à donner des bisous à des oncles, tantes, amis de la famille, grands-parents etc, et encore moi avec un chantage  … Je m’occupe de deux de mes 7 petits enfants, deux filles, la plus jeune Sydney est calineuse et aime les bisous et en donner, l’autre Jézabelle, est plus sélective. Si on lui demande un bisou, des câlins, c’est généralement non et je respecte cela. C’est pour cela que Jézabelle, spontanément saute pour me donner des bisous, ou avoir des câlins et j’avoue que c’est encore plus agréable, car je sais que c’est de bon coeur et non sur demande. Il faut apprendre jeune aux enfants, que leur corps leur appartient comme chez les adultes. Un adulte ne donnera pas des bisous si cela ne lui tente pas, alors pourquoi les enfants ? Cela ne devrait pas enlever l’affection que l’on porte aux enfants
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Les enfants ne sont pas des distributeurs de bisous

 

Purest kisses / fazen  via FlickrCC License by

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Nadia Daam

Une association britannique demande aux parents d’arrêter de forcer leurs enfants à embrasser leurs grands-parents. Et elle a bien raison

C’est la preuve, s’il en fallait une, que l’éducation est un terrain au moins aussi glissant que la liberté d’expression ou le droit au respect de la vie privée des politiques. Depuis plusieurs jours, la presse et les réseaux sociaux britanniques se déchirent autour du kiss-gate.

Tout est parti d’une étude publiée au début du mois de janvier dans une parution destinée aux enseignants et réalisée par le Sex Education Forum, une association qui milite en faveur d’une meilleure éducation sexuelle des enfants et des adolescents.

L’enquête, menée sur 890 adolescents britanniques, révélait qu’un ado sur trois n’avait pas reçu d’informations, par les enseignants, sur ce qu’est le consentement. Autrement dit, une majorité d’élèves n’a jamais entendu, à l’école, que son corps lui appartient et que personne n’a le droit d’en disposer sans son accord.

En commentant cette étude, la coordinatrice de l’association, Lucy Emmerson, pointait les failles et les lacunes du système scolaire britannique, mais elle estimait aussi qu’il incombait aux parents d’apprendre aux enfants qu’ils ont le droit de refuser un contact physique qui les dérange, même s’il peut sembler anodin et ce dès le plus jeune âge:

«Je crois que l’enseignement du consentement se fait à l’âge zéro. Les très jeunes enfants apprennent beaucoup de ce qu’ils vivent chaque jour, et donc de la manière dont leur opinion est prise en compte et comment ils parviennent ou non à contrôler leurs contacts physiques avec autrui.»

Culture du consentement

Et le contact physique du quotidien que Lucy Emmerson a en ligne de mire, c’est le bisou forcé au grand-père à la grand-mère, au tonton… Selon elle, contraindre les enfants à embrasser un membre de la famille, c’est l’amener à considérer que son propre corps ne lui appartient pas, que tout adulte peut en faire ce qu’il veut et ce même s’il manifeste clairement son désaccord. 

L’experte conseille donc de proposer à l’enfant de saluer ses grands-parents/tontons/tatas par un bisou en l’air, un coucou de la main ou éventuellement un check. C’est ce qui, selon elle, facilitera la construction d’«une culture du consentement» qui permettrait de limiter les cas d’abus sexuels.

Le raisonnement a beau être frappé au coin du bon sens et étayé par les psychologues qui ont participé à l’étude, il n’en a pas moins suscité une véritable polémique autour de ce fameux bisou forcé. La publication d’une tribune dans The Guardian, qui va dans le sens d’Emmerson, est venue attiser les braises de la discorde et a déjà suscité plus de 800 commentaires.

Trois arguments sont principalement énoncés pour s’opposer à la théorie développée par le Sex Education Forum.

Lucy Emmerson est d’abord accusée de verser dans le «politiquement correct». Elle cherche la petite bête, et un monde où l’on ne peut plus forcer les enfants à embrasser pépé ne tournerait pas rond. C’est en substance ce que suggère le spécialiste parenting de la BBC sur Twitter

C’est l’argument fort pratique et vieux comme le monde qui consiste à dire que, quand même, il existe des sujets bien plus importants. Quand au vaste fourre-tout du «politiquement correct» appliqué à l’enfance, on sait aussi qu’il avait par exemple été utilisé par une revue canadienne pour exiger des enseignants qu’ils cessent de parler d’excision et d’autres trucs si déprimants aux élèves… Les occurrences entre «gender» et «politiquement correct» sur google nous permettent également de douter de la viabilité de l’argument.

Second argument:

«s’il y a plus de bisou, il n’y a plus de famille».

Margaret Morrissey, de l’association Parents Outloud a qualifié les recommandations de «ridicules» et estime qu’il faut «préserver les bisous, parce que c’est ce qui permet de consolider les liens familiaux».

Précisons que Margaret Morrissey se présente elle-même comme «ayant 12 ans d’expérience en tant que grand-mère» et que, sur le site de Parents Outloud, on trouve un sondage qui demande aux internautes s’il faut «rémunérer les grands-parents».

A l’exception d’une grand-mère américaine, les grands-parents n’en sont pas encore à grimper sur des grues, mais ils sont nombreux à militer pour faire valoir leur droits. On peut donc aisément imaginer que Margaret, et d’autres aïeux, prennent les conseils d’Emmerson comme une tentative d’ostracisation des grands-parents et estiment que le bisou est un droit inaliénable.

Le troisième argument qui est opposé à Lucy Emmerson, c’est que les enfants ne sont pas si cons et qu’ils sont tout à fait capables de faire la difference entre un bisou et une tentative d’abus sexuel.

C’est ce qu’a confié Norman Wells, director du think tank conservateur Family Education Trust, au Daily Mail:

«Les enfants et les adolescents sont parfaitement capable de faire la différence entre embrasser en toute conscience –parfois à contrecœur– un tata ou un tonton, et accepter des avances sexuelles.»

On ne saurait que trop suggérer à Norman Wells de relire les propos de Lucy Emmerson.

A aucun moment la coordinatrice de l’association ne compare le bisou forcé à une agression sexuelle. Elle estime même que les bisous et les accolades peuvent constituer de merveilleux moments tant que c’est l’enfant qui en fait la demande. C’est la répétition du «bisou forcé» parfois assorti de menaces ou de culpabilisation («fais un bisou à mémé ou je vais me fâcher/ou elle va être triste») qui va l’amener à croire qu’il doit accepter tous les contacts de la part d’un adulte.

«Fais un bisou sinon je ne t’aime plus»

Et c’est effectivement le fait que le bisou forcé est totalement entré dans nos habitudes familiales qui représente un problème. Personne ne songerait à contraindre un adulte à en embrasser un autre. Mais l’idée selon laquelle le bisou est la seule marque d’affection valable et que l’enfant doit donc s’y plier est tellement entré dans les mœurs que personne, ou presque, n‘avait jusqu’ici songé à remettre cette pratique en question.

Le «fais un bisou à tonton» est d’ailleurs tellement ancré dans le paysage des relations familiales qu’il avait même donné naissance à des saynètes récurrentes dans le programme les Deschiens qui pointaient, avec humour, mais clairvoyance, son caractère oppressant.

Plus que le bisou a un membre de la famille, c’est le bisou à l’adulte qui est intégré comme «normal». Une séquence met bien en lumière la manière dont, pour tout le monde, il est totalement normal qu’un enfant embrasse un adulte qu’il n’a jamais rencontré. Elle avait au moins ému, sinon amusé la plupart des gens: le président des bisous.

Le chef de l’Etat se rend dans une école et une mère demande lui demande s’il peut faire un bisou à son fils, Dylan. Personne ne se soucie de savoir Dylan a, lui, envie de faire un bisou au Président. Mais le garçon se lève pour le bisou, suivi alors par tous les élèves. Bien sûr ici, personne ne force littéralement les enfants à embrasser un inconnu qu’ils ont peut-être vaguement vu à la télévision, mais personne non plus ne trouve que dire à des enfants qu’ils doivent embrasser une personne qu’ils ne connaissent pas peut les amener à penser qu’ils peuvent faire des bisous à n’importe qui.

Et c’est là totalement contradictoire avec ce que tous les parents s’efforcent de faire. Tous les parents disent à leurs enfants de ne pas parler aux inconnus, de ne pas suivre le monsieur de la rue, de ne pas accepter de bonbons de n’importe qui, de ne pas se laisser toucher à l’école, au square, ou à la piscine par un adulte.

Est-ce à dire qu’ils comptent sur un enfant de 3 ans pour faire la différence entre un véritable inconnu et un vague grand-oncle qu’ils ont aperçu une fois quand il avaient 18 mois? Comment l’enfant peut-il faire le tri entre «fais un bisou à Bernard, mon collègue de la compta» et «ne réponds pas si un monsieur te parle dans la rue»?

 

Nadia Daam

 

http://www.slate.fr

Quel rôle pour papi et mamie?


Être grand-parent est tellement différent que d’être parent et c’est important d’avoir de bonnes relations avec les parents et petits-enfants. Mais comment se comporter pour ne pas faire de vagues et ouvrir les hostilités. Je crois que je réussis bien sur ce côté. Les consignes, je les suis presque toutes et je ne m’impose de la façon qu’ils les éduquent ni de la façon qu’il les élève .. De toute manière dans mon temps, je n’aimais pas les mauvaises critiques sur ma famille alors mes enfants ont leurs propres expériences à vivre
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Quel rôle pour papi et mamie?

 

À la naissance des enfants, très souvent, les relations avec nos parents... (Photo The New York Times)

PHOTO THE NEW YORK TIMES

 

OLIVIA LÉVY
La Presse

À la naissance des enfants, très souvent, les relations avec nos parents changent. Les joies se multiplient… tout comme les tensions qu’il peut y avoir entre les générations. Les grands-parents sont souvent d’un grand soutien pour les parents, mais peuvent-ils critiquer ou intervenir dans l’éducation de leurs petits-enfants?

Grands-parents, mode d’emploi

Quand nous devenons parents, des changements surviennent dans les relations que nous entretenons avec nos propres parents, qui deviennent, eux, grands-parents. Comment gérer et définir les rôles de chacun? Entrevue avec la docteure en psychologie Vittoria Cesari Lusso, elle-même grand-mère et auteure de Parents et grands-parents, rivaux ou alliés?

Qu’est-ce qui a le plus changé d’une génération à une autre?

L’allongement de l’espérance de vie. C’est la première fois dans l’histoire de l’humanité que trois, parfois quatre (et même cinq) générations vivent de longues années ensemble. On se rend des services mutuels, on se fait plaisir les uns et les autres, mais il n’y a pas eu d’apprentissage à vivre ensemble pendant tout ce temps! Être des grands-parents s’invente tous les jours, et c’est un rôle qui doit être négocié avec les parents. Il y a aussi, à travers les années, le rôle de la femme qui a changé. Elle a intégré le monde du travail, ce qui fait que les grands-parents ont eu une plus grande place dans la garde des petits-enfants. L’autre phénomène que nous vivons, c’est l’éclatement des modèles familiaux. Les valeurs attachées à la vie de couple et à la vie familiale ont changé, on doit s’épanouir avant tout et viser haut dans la qualité de sa relation de couple, mais elle s’avère souvent décevante! Il y a davantage de ruptures des jeunes parents, et il y a là des conséquences sur le quotidien des grands-parents. C’est donc plein de nouvelles choses à gérer!

Quelles sont les tensions les plus fréquentes entre les parents et les grands-parents?

La sensation, parfois, qu’ont les grands-parents, c’est que les parents sont trop sévères avec leurs enfants, qui sont leurs petits-enfants! Une bonne partie des grands-parents se demandent s’ils doivent intervenir ou non. Se taire ou pas? D’autres sujets de divergence, ce sont les disputes entre cadets et aînés. Il y a aussi les questions d’éducation: les parents se plaignent que chez les grands-parents, il n’y a pas de limites et que les enfants sont insupportables quand ils reviennent chez eux! Ou alors, j’entends toujours des commentaires du genre:

«Ma mère me prend toujours pour une gamine, elle me donne des conseils et me fait des listes, alors que je suis une mère responsable!»

Il y a aussi des grands-parents qui s’approprient un peu trop leurs petits-enfants – par exemple, ils les emmènent chez le coiffeur sans consulter les parents, ce qui peut énerver!

Les grands-parents doivent-ils suivre les consignes d’éducation que leur donnent leurs enfants pour les petits-enfants?

Oui, évidemment. Il y a des grands-parents qui me disent:

«J’ai des consignes à suivre comme si j’étais une employée de ma fille ! Elle pourrait me faire confiance!»

C’est vrai que pour les bébés, par exemple, les choses ont tellement changé d’une génération à l’autre que, parfois, il est bon d’avoir des limites et des consignes très claires à suivre.

Quel est le rôle des grands-parents?

Il y a un rôle psychologique et affectif qui est très fort. Ça élargit la sphère affective des petits-enfants. Les petits-enfants, vers 4 ou 5 ans, commencent à comprendre la lignée des générations et demandent à leurs grands-parents comment étaient leurs parents quand ils étaient petits, ça les amuse beaucoup! Les grands-parents, aujourd’hui, apportent du soutien aux parents qui ont des vies très occupées (les grands-parents aussi!) en gardant leurs petits-enfants.

Vous écrivez que les rapports entre les beaux-parents et les belles-filles, ça peut être un terrain volcanique?

Ou glacial… Chaque famille a des habitudes différentes, et on a parfois l’impression d’être en terrain inconnu avec sa belle-fille ou son gendre, ou avec la famille de ceux-ci. Vous savez, des personnes complètement étrangères l’une à l’autre se retrouvent à faire partie de la même famille, quel que soit leur degré de sympathie. Les petites rivalités, ça fait partie de la nature humaine, à petites doses, disons.

Y a-t-il un stress physique et psychologique quand on garde ses petits-enfants?

Oui. Quand les grands-parents gardent leurs petits-enfants, ils peuvent être envahis par l’anxiété devant ces petits-enfants à protéger. On veut les rendre sains et saufs au papa et à la maman ! Quand l’âge avance, il faut aussi que les grands-parents acceptent leurs limites physiques, car c’est une grande responsabilité de garder des petits. On ne veut pas qu’il leur arrive quoi que ce soit. Les demandes des parents sont aussi trop grandes, parfois ils voudraient que leurs parents gardent leurs enfants pendant de longues périodes. Ils ne sont pas à leur disposition! Même les grands-parents qui sont très enthousiastes à garder leurs petits-enfants sont les premiers à dire qu’ils manquent souvent de reconnaissance de la part de leurs enfants.

«Ils pourraient nous remercier de notre disponibilité!»

C’est une joie d’avoir ses petits-enfants, mais c’est bien d’avoir aussi un petit signe de reconnaissance. Il ne faut pas non plus que les parents deviennent dépendants des grands-parents pour garder leurs petits-enfants, ça nuit aux relations familiales.

 

Parents et grands-parents témoignent 

Florence, 43 ans mère de deux enfants de 13 et 10 ans

«À l’époque de mes parents, les enfants étaient des accessoires de leur vie, alors que pour nous, nos enfants sont le centre du monde. Mes parents avaient d’abord leur vie, et ensuite, ils avaient leurs enfants. On n’a pas les mêmes priorités aujourd’hui, au point où ma mère me demande souvent : ‟Est-ce que tu ne dévoues pas trop ta vie à tes enfants? Tes enfants ne sont-ils pas trop gâtés? » Quand on devient mère, on se questionne sur l’éducation qu’on a reçue et on remet beaucoup de choses en question. Depuis que j’ai des enfants, je dirais que je suis plus proche de ma mère, même s’il y a des tensions nouvelles. […] Quand ma mère me fait des remarques sur l’éducation de mes enfants, ça m’énerve, et elle ne se retient pas pour critiquer!»

Céline Dupont, 67 ans grand-mère de deux petits-enfants de 5 et 7 ans

Il y a 11 ans, elle a déménagé de Sept-Îles à Montréal pour se rapprocher de sa fille, qui n’avait pas encore d’enfants.

«Je suis surprise de voir à quel point mes petits-enfants ont pris une si grande importance dans ma vie! Je ne pensais pas que j’allais être une mamie comme je suis ! C’est de l’amour inconditionnel, et ça m’apporte tellement de bonheur de m’occuper de mes petits-enfants. Mon lien avec ma fille a énormément changé depuis qu’elle a des enfants… Je me suis vraiment rapprochée d’elle, et nos relations se sont adoucies. On a une relation plus humaine, plus chaleureuse, plus intime, nos liens sont plus forts. J’aime la façon dont elle élève ses enfants et j’admire sa façon d’être maman. Je ne suis pas une grand-mère envahissante, je ne vais pas dire à ma fille quoi faire, je vais donner mon opinion quand ma fille me demande conseil.»

Pascale*, 57 ans mère de deux enfants de 26 et 29 ans

«Quand on devient mère, on traverse la ligne et on entre dans le camp des parents! On a énormément de caractère, ma mère et moi, et j’ai reçu une éducation très stricte. Et je dis souvent que si ma mère avait été aussi indulgente avec moi qu’elle l’est avec mes fils, je serais peut-être moins folle aujourd’hui! Je dis ça en plaisantant, mais ce n’est pas innocent comme propos! Ma mère a 84 ans, elle m’a beaucoup aidée avec mes fils quand ils étaient petits, elle a développé une relation privilégiée avec eux et je ne suis pas du tout jalouse de leur complicité, au contraire, mes fils l’adorent et je suis très contente. Et je me dis que le fait d’être une grand-maman gâteau, peut-être est-ce une façon de réparer sa maternité ? Par contre, j’avais un rapport difficile avec mon ex-belle-mère. Elle n’en faisait qu’à sa tête avec les enfants et ne respectait absolument pas nos principes d’éducation.»

Mélanie*, 40 ans mère de deux enfants de 4 et 5 ans

«Ce qui a changé depuis que je suis devenue mère de famille, c’est que je vois mes parents plus souvent. Ce qui est surprenant, c’est que mon père, qui a 80 ans, a développé une quasi-obsession pour ses petits-enfants, à tel point que c’est très difficile d’avoir une conversation avec lui si ça ne porte pas sur le sujet des petits-enfants. Ça occupe 100 % de son esprit! Il vient me voir presque tous les jours, sans ma mère! Ce qui est bien, c’est qu’il me donne un coup de main même si très rapidement, quand un enfant pleure, il dit: ‟Oh, il a besoin de sa maman, ce petit », et il me le redonne. Il passe parfois des petits commentaires sur certains éléments de l’éducation, mais il est très diplomate. Pour ce qui est de ma belle-mère, elle est toujours patiente, disponible et jamais envahissante, franchement, je suis contente de l’avoir.»

Marcel Rondeau, 67 ans grand-père de deux petits-enfants de 1 an et 3 ans

«Je suis le premier répondant pour la garde de mes petits-enfants ! Je suis beaucoup plus présent depuis que ma fille et son conjoint ont des enfants. Ça me fait plaisir de les voir et de m’amuser avec eux, et je suis content aussi de pouvoir aider ma fille à avoir un peu de répit. J’ai été absent dans le passé avec mes enfants lors de ma séparation, je les voyais environ deux fois par mois, alors c’est important pour moi d’être présent. Je suis à la retraite, j’ai du temps, et ça me fait tellement plaisir!»

Sylvie, 66 ans grand-mère de trois petits-enfants

«Ma relation avec mes deux filles a changé depuis qu’elles sont devenues des mères de famille. Il y a des désaccords sur certaines choses, par exemple, quand je vois tout l’équipement électronique de mes petits-enfants, je trouve qu’ils devraient passer plus de temps dehors! Par moments, ça manque de discipline, mais ce ne sont pas mes enfants! Je ne suis pas là pour faire leur éducation. J’offre un rôle de soutien, je prépare des repas, je vais garder, et j’ai une belle complicité avec mes petits-enfants. Oui, j’écoute les consignes que me donnent mes filles, et je me le fais rappeler si je ne les suis pas! Je crois qu’il est plus difficile d’être parents aujourd’hui! Le rythme des parents est fou, et c’est pour cette raison que les grands-parents sont plus présents aujourd’hui.»

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Cet enfant de cinq ans s’occupe de sa grand-mère de 92 ans seule après que sa mère les ait abandonnés.


Les enfants n’ont pas le même destin d’un pays à l’autre. Une petite fille de 5 ans doit s’occuper de sa grand-mère malade et son arrière-arrière-arrière grand-mère. Ce n’est pas une vie pour un enfant de cet âge. Elle est vraiment courageuse. J’espère qu’après avoir passé à la télévision chinoise, des gens viendront l’aider, elle a droit de vivre son enfance
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Cet enfant de cinq ans s’occupe de sa grand-mère de 92 ans seule après que sa mère les ait abandonnés.

 

Anna Wang, du sud-ouest de la Chine, est la seule personne qui s’occupe de sa grand-mère malade et de son arrière arrière arrière grand-mère de 92 ans.

Cette fille n’a pas eu une enfance de classe normale et ordinaire des enfants de cinq ans. Le premier malheur pour la famille d’Anna a eu lieu lorsque la fille n’avait que trois mois. Un jour, quelqu’un frappa à la porte des Wang. Des étrangers ont pris le père de la petite fille. M. Wang n’est jamais revenu. Il s’est avéré qu’il a été envoyé en prison. Pourquoi ? Personne ne savait.

Peu de temps après que le père de la famille a été pris, la mère de la jeune fille s’est mariée à nouveau et les a quittés, en laissant son propre enfant. La jeune fille a été soignée par sa grand-mère de Anna et son arrière-arrière-grand-mère, au début. Mais les rôles se sont rapidement inversés. La santé de la grand-mère a commencé à décliner. L’arthrite septique lui a rendu impossible de s’occuper d’elle-même et de sa famille sans aide.

Comment la jeune fille a-t-elle pris soin des femmes plus âgées ?

La mère de Mme Wang était encore plus malade que sa fille. La vieille dame avait 92 ans quand sa fille est tombée malade. L’enfant devait donner un coup de main aux femmes. L’amusement et l’apprentissage ont disparu dans l’arrière-plan. Le ménage a été abandonné à la fille. Elle devait s’occuper des femmes plus âgées. Elle a endossé les de babysitter pour les personnes âgées. La jeune fille était dans une situation qui ne devait pas se produire. Elle pouvait “remercier” sa mère pour son enfance perdue. Mais il n’y avait plus de temps pour le regret. Des obligations ont été attendues.

Bien que ce soit effrayant et incroyable, la petite fille s’est retrouvée dans ce nouveau rôle. Ce n’était pas facile. L’enfant devait s’occuper de tout, de la préparation des repas et de l’alimentation de la vieille femme et du ménage pour aider les femmes dans leur hygiène quotidienne. Emmener les femmes aux toilettes ou baigner les vieilles femmes est devenu une chose quotidienne pour Anna.

La cuisine était un véritable défi. La jeune fille ne pouvait même pas atteindre le poêle où les repas étaient préparés. Pour cuisiner quelque chose, elle devait se tenir sur un tabouret d’abord.

Trouver de la nourriture dans les montagnes Zuyin difficiles à atteindre n’était pas aussi facile. Cependant, ils ont trouvé une personne amicale qui est venue les aider.

Le voisin de Little Anna a eu pitié de la famille dans le besoin et a permis à la fille d’utiliser sa ferme chaque fois qu’elle le souhaitait. Récoltant des légumes du champ, Anna les portait dans un panier sur le dos. Transporter de la nourriture était fatiguant pour la petite Anna, mais nécessaire pour la survie de sa famille. La fille ne s’est pas plainte, elle était reconnaissante à son voisin pour son aide désintéressée.

La seule chose qui restait de sa vie antérieure était une photo de son père. Little Anna ne comprenait pas pourquoi ils l’avaient éloigné.

Elle n’a jamais regretté le fait qu’elle devait s’occuper de ses “grands-mères”.

Je veux qu’elles soient en bonne santé” – a-t-elle déclaré à la télévision chinoise.

http://www.estpositive.fr/