Arctique: un village inuit veut bloquer la prospection pétrolière


J’espère que les Inuits seront assez forts pour lutter contre les grandes pétrolières car l’environnement Arctique est trop fragile pour risquer un tel projet. Les gens qui vivent là-bas ont besoin de leur faune polaire, car la vie dans le Grand Nord n’est pas vraiment facile. Si leur environnement subi des dommages que deviendront-ils ?
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Arctique: un village inuit veut bloquer la prospection pétrolière

 

Cela «viole les droits fondamentaux des habitants du... (Photo: Martin Chamberland, archives La Presse)

Cela «viole les droits fondamentaux des habitants du Nunavut», ce territoire autonome inuit du Grand Nord canadien, a affirmé l’avocat représentant Clyde River (photo).

Photo: Martin Chamberland, archives La Presse

Agence France-Presse
Montréal

Un petit village inuit de l’Arctique canadien a saisi lundi la justice afin de bloquer la prospection pétrolière qui doit être menée à coups de relevés sismiques au large de ses côtes, y voyant une menace pour la faune polaire.

Située sur la côte orientale de l’Île de Baffin, face au Groenland et à 2000 km du Pôle Nord, la localité de Clyde River doit assister au débarquement de navires de prospection pétrolière dès l’année prochaine grâce au feu vert accordé fin juin par l’Office national de l’Énergie du Canada(ONÉ).

Lors de consultations publiques préalables, les Inuits s’étaient inquiétés des dangers que feraient peser sur l’environnement ces relevés sismiques réalisés à coups de canons à air comprimés et, le cas échéant, la production pétrolière elle-même.

L’ONÉ, un organisme fédéral, avait d’ailleurs notamment reconnu l’année dernière que ces tests très bruyants devant permettre de cartographier en deux dimensions le sous-sol océanique «pourraient avoir des répercussions sur la baleine boréale».

Cela n’a toutefois pas suffi pour bloquer la demande de relevés sismiques déposée par trois sociétés: TGS-NOPEC Geophysical Company ASA (TGS), Petroleum GeoServices (PGS) et Multi Klient Invest AS (MKI).

Cela «viole les droits fondamentaux des habitants du Nunavut», ce territoire autonome inuit du Grand Nord canadien, a estimé dans un communiqué Nader Hasan, l’avocat représentant Clyde River.

«Étant donné que des relevés sismiques peu réglementés pourraient avoir des conséquences catastrophiques sur les communautés inuits, le village de Clyde River, l’association Nammautaq des trappeurs et chasseurs de Clyde River et le maire de Clyde River, Jerry Natanine, ont demandé à la cour d’appel fédérale de réviser la décision de l’ONÉ», est-il indiqué.

Les eaux convoitées par les groupes pétroliers sont riches en narvals, baleines boréales, morses et phoques, des mammifères marins qui «sont la base de l’alimentation et la culture inuit», écrivent les autochtones, jugeant que «les tests sismiques peuvent être fatals», notamment en «perturbant le chemins de migration» de ces animaux.

«Si les compagnies pétrolières nous enlèvent ça, il ne nous restera plus rien», a plaidé le maire de la petite localité polaire, Jerry Natanine.

L’Arctique contiendrait 22% des réserves d’hydrocarbures restant à découvrir sur la planète selon des estimations américaines datant de 2008, mais les promesses énergétiques nées du recul de la banquise tardent à se concrétiser: le géant norvégien Statoil a notamment renoncé à deux forages dans le Grand Nord depuis juin, car pas assez viables commercialement.

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À la recherche de la vie sous les glaces de l’Arctique


 

Cette expédition malgré les nombreuses difficultés a surmonté doit être vraiment extraordinaire. Surement qu’ils vont faire de très belles découvertes
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À la recherche de la vie sous les glaces de l’Arctique

 

L’expédition du Why fait partie du projet Under The Pole d’exploration de la face cachée des régions polaires.

PHOTO AFP

SANDRA FERRER
Agence France-Presse
CONCARNEAU, France

Un périple de 18 mois dans l’immensité glacée du grand Nord ponctué par des centaines de plongées: la goélette Why et ses huit membres d’équipage ont quitté en fin de semaine les côtes françaises pour une aventure extrême destinée à révéler la face cachée des régions polaires.

Du sud au nord du Groenland, quelque 400 plongées seront effectuées dans des conditions particulièrement difficiles, non seulement en raison des températures extrêmes de l’eau pouvant aller jusqu’à -1,8°C, lorsqu’elle commence à geler, mais également de la dérive de la banquise.

L’exploration sous-marine, qui interviendra sur un cycle saisonnier complet, au coeur de l’hiver comme en été, permettra des prises d’images inédites jusqu’à 130 m de profondeur, ce qui «n’a encore jamais été fait», selon Ghislain Bardout, à l’origine du projet avec sa femme Emmanuelle Périé-Bardout, qui rejoindra le Why en mars avec leur petit Robin, deux ans, et leur husky blanc, Kayak.

«La plongée profonde est une discipline technique, la plongée polaire en est une autre, et là on va essayer d’associer les deux», assure l’explorateur de 33 ans, qui a pris le départ vendredi depuis Concarneau, dans l’ouest de la France. «C’est un défi, mais on a les moyens de le réaliser…», affirme cet ingénieur mécanicien qui a travaillé avec l’explorateur Jean-Louis Etienne, célèbre pour ses nombreuses expéditions arctiques et antarctiques.

L’expédition fait partie du projet Under The Pole d’exploration de la face cachée des régions polaires, dont le premier acte s’est déroulé en 2010 sur la banquise de l’océan Arctique. Les 45 jours de l’expédition, au cours de laquelle une cinquantaine de plongées ont été réalisées, ont notamment abouti à un film de 52 mn, primé à de nombreuses reprises pour ses images sous-marines fascinantes.

Hivernage dans la nuit polaire

«Les images nous permettent de toucher les gens, mais la finalité de nos expéditions c’est vraiment de parler des régions polaires et de ce qui les perturbe aujourd’hui, le réchauffement climatique, la fonte de la banquise et tout ce que ça implique par rapport à la biodiversité», a souligné Ghislain Bardout.

Outre un volet pédagogique, ce nouveau périple a également des visées scientifiques, pour mieux comprendre la biodiversité sous-marine polaire, les relations atmosphère/glace/océan et l’adaptation physiologique de l’homme en milieu extrême.

Une quinzaine de partenariats scientifiques, en France comme à l’étranger, ont été noués.

«On offre aux scientifiques une opportunité rare», se félicite Romain Pete, océanographe et coordinateur scientifique de l’expédition, assurant que «le milieu polaire est un réservoir presque intarissable de découvertes».

L’expédition -relatée via le site underthepole.com– débutera, à proprement parler, une fois leWhy arrivé au sud du Groenland, en mars, à la sortie de la nuit polaire. Elle remontera sa côte ouest en suivant le recul de la banquise, où se concentrent les mammifères marins. Une fois prise dans les glaces, à partir d’octobre, la goélette blanche de 20 m, deviendra camp de base pour un hivernage dans la nuit polaire.

Dès le retour du soleil, en mars 2015, une partie de l’équipage partira avec des Inuits et leurs chiens de traîneau pour rallier, quatre mois plus tard, Station-Nord, dans le Nord-Est du Groenland, à 600 km au nord de la plus septentrionale des terres.

Mais les porteurs de cet ambitieux projet -qui ont «tout vendu» pour acheter le Why– n’ont pas encore bouclé leur budget, évalué à quelque 4 millions d’euros sur quatre ans.

«Le projet est réalisé actuellement totalement de manière bénévole», a reconnu Ghislain Bardout, soulignant cependant la présence de dizaines de partenaires.

Parmi ceux-ci, Roland Jourdain, double vainqueur de la route du Rhum et parrain de l’expédition, qui sera à la barre du deux-mâts jusqu’en Islande.

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Nunavut Retour possible d’anciennes formes de vie d’ici 2100


Le décor du grand Nord Canadien risque de changer d’ici quelques décennies, Au lieu de désert de roc et de neige, une forêt risque de renaitre une seconde fois .. après que la belle a dormi pendant des millions d’années
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Nunavut ►Retour possible d’anciennes formes de vie d’ici 2100

 

 

Retour possible d'anciennes formes de vie d'ici 2100

Crédit photo : Gracieuseté

Les changements climatiques pourraient occasionner, d’ici une centaine d’années, le retour d’une forêt vieille de plusieurs millions d’années dans le Grand Nord canadien.

Les changements climatiques pourraient occasionner, d’ici une centaine d’années, le retour d’une forêt vieille de plusieurs millions d’années dans le Grand Nord canadien.

C’est ce que démontrent les recherches d’Alexandre Guertin-Pasquier, du Département de géographie de l’Université de Montréal.

Selon M. Guertin-Pasquier, certaines espèces d’arbres pourraient croître sur l’île Bylot, au Nunavut, où la température moyenne est d’environ -15°C. Il a présenté les résultats de ses recherches, à Toronto, dans le cadre du Congrès de paléontologie du Canada.

«D’après les données obtenues, les conditions climatiques sur l’île Bylot seront probablement favorables d’ici quelques décennies à la croissance d’espèces d’arbres que l’on retrouve actuellement dans la forêt fossilisée, comme le saule, le pin et l’épinette», a affirmé M. Guertin-Pasquier.

D’après des estimations fondées sur la présence d’espèces disparues et sur des analyses de type paléomagnétique, la forêt fossilisée de l’île Bylot daterait de 2,6 à 3 millions d’années.

«En étudiant les sédiments de la forêt, nous avons découvert des grains de pollen habituellement trouvés dans les climats où la température annuelle moyenne est d’environ 0°C», a rapporté M. Guertin-Pasquier.

Pour réaliser ces recherches, M. Guertin-Pasquier et son équipe ont dû affronter l’hiver arctique et ses conditions extrêmes, notamment des vents de 80 km/h.

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