Chez les orques, les grands-mères favoriseraient la survie de leurs petits-enfants


Tout comme les humains, les grands-maman sont importants pour les orques. Les femelles connaissent elles aussi la ménopause, et même si elles ne peuvent plus se reproduire, les scientifiques on remarquer l’effet grand-mère sont crucial chez les petits pour leur survie.
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Chez les orques, les grands-mères favoriseraient la survie de leurs petits-enfants

Par Emeline Férard –

Une nouvelle étude suggère que les orques femelles devenues incapables de se reproduire joueraient un rôle crucial pour les jeunes de leur groupe. Ces grands-mères stimuleraient leur survie notamment en les aidant à trouver de la nourriture.

Quel est le point commun entre les humains et les orques ? Les deux sont des mammifères et des espèces très sociales, mais pas seulement. Nous partageons aussi avec les cétacés un phénomène biologique plus insolite : la ménopause. L’orque est en effet, avec l’humain, l’un des rares mammifères à connaitre un arrêt de la fonction ovarienne avant sa fin de vie.

Pourquoi les femelles deviennent-elles incapables de se reproduire alors qu’elles survivent encore plusieurs décennies ? C’est un mystère de l’évolution qui intrigue depuis longtemps les scientifiques. Chez l’humain, une hypothèse avance que les femmes âgées aideraient à la survie de leurs enfants et de leurs petits-enfants. C’est ce qu’on appelle « l’effet grand-mère ».

Mais nous ne serions peut-être pas les seuls à connaitre un tel phénomène. Ce serait aussi le cas des orques. C’est du moins ce que suggère une nouvelle étude publiée dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences. Ces travaux avancent que les grands-mères orques amélioreraient elles aussi les chances de survie de leur descendance.

Des grands-mères cheffes de fil

De précédentes recherches avaient déjà permis de mettre en évidence le rôle important des femelles âgées dans leurs communautés. Les observations ont montré qu’elles endossent très souvent la fonction de matriache, se plaçant à la tête du groupe pour diriger les déplacements collectifs, en particulier lorsque la nourriture se fait rare.

Ainsi, les orques plus jeunes bénéficieraient de l’expérience des femelles dont la ménopause survient généralement autour de 40 ans. Pour en savoir plus sur le phénomène, le Dr Dan Franks de l’Université de York et ses collègues ont toutefois décidé de mener une nouvelle étude sur le sujet, en analysant des données collectées durant 36 ans par le Center for Whale Research and Fisheries and Oceans au Canada.

Ces données informaient sur les naissances, les décès et tous les événements survenus au sein de deux populations d’orques résidentes. Toutes deux, constituées de plusieurs groupes et de multiples familles, évoluent au large des côtes nord-ouest pacifiques du Canada et des Etats-Unis et se nourrissent de saumon chinook (Oncorhynchus tshawytscha) présent dans ces mêmes eaux.

Les chercheurs ont concentré leurs analyses sur 378 individus – 92 mâles, 76 femelles et 210 spécimens de sexe indéterminé – dont la grand-mère maternelle était connue. En prenant en compte l’abondance de saumons, ils ont constaté une nette corrélation entre le taux de survie des sujets et le statut de leur aïeule, à savoir si cette dernière était ménopausée ou non et si elle était en vie ou non.

Une question de survie… et de saumons

Ainsi, les résultats ont montré que les orques ayant perdu leur grand-mère maternelle au cours des deux ans avaient une mortalité 4,5 fois plus élevée que ceux l’ayant encore. Ceux-ci avaient également une mortalité 1,5 fois plus élevée que les jeunes femelles et mâles dont la grand-mère était décédée alors qu’elle se reproduisait encore.

L’effet est apparu d’autant plus prononcé durant les périodes où la quantité de saumons était modérée à faible, suggérant que les femelles ménopausées joueraient un rôle déterminant dans l’alimentation des plus jeunes. Cette conclusion semble confirmer des observations ayant décrit des orques âgées nourrir leurs enfants et petits-enfants.

Les orques sont l’un des rares mammifères à connaitre la ménopause qui se produit chez les femelles autour de 40 ans. – Julie Picardi / Barcroft Media via Getty Images

« Nous avons auparavant montré que les grands-mères ménopausées dirigent le groupe vers les sites de recherche de nourriture et qu’elles sont importantes durant les périodes de pénurie, lorsque le saumon se fait rare », a confirmé au Guardian le Dr Dan Franks. « Elles sont aussi connues pour partager directement leur nourriture avec leurs parents plus jeunes ».

Néanmoins, les chercheurs les soupçonnent également de jouer un rôle de « babysitter » pour les plus jeunes

« Quand une mère plonge pour capturer du poisson, la grand-mère [ménopausée] peut rester avec ses petits-enfants », a poursuivi le spécialiste pour la BBC.

Tandis qu’une grand-mère encore fertile sera occupée à prendre soin de ses propres petits.

Le mystère de la ménopause partiellement élucidé ?

Alors même qu’elle ne se reproduit plus, une femelle pourrait ainsi favoriser la transmission de ses gènes en favorisant la survie de sa descendance. Selon les auteurs de l’étude, cet « effet grand-mère » pourrait expliquer la survie des femelles ménopausées jusqu’à un âge avancé. Un phénomène qui, du point de vue de l’évolution, peut paraître illogique.

« Nos recherches montrent que comme chez les humains, les grands-mères orques ménopausées sont plus à même d’aider leurs petits-enfants et ces bénéfices apportés à leur groupe familial peuvent aider à expliquer pourquoi la ménopause a évolué chez les orques, comme elle l’a fait chez les humains », a affirmé le professeur Darren Croft, chercheur à l’Université d’Exeter et co-auteur de l’étude.

Cependant, cet effet est loin d’élucider totalement le mystère. Les éléphantes, par exemple, sont également connues pour apporter du soutien à leurs petits-enfants et restent pourtant capables de se reproduire jusqu’à leur mort. L’équipe suggère dans son rapport que la ménopause empêcherait également les orques femelles d’entrer en compétition avec leurs filles en matière de reproduction.

Les grands-mères orques cesseraient de se reproduire pour favoriser la survie de leurs petits-enfants et ne pas entrer en compétition avec leurs filles. – Pixabay

En plus d’éclairer les relations sociales de ces cétacés, cette découverte revêt une importance non négligeable en matière de conservation. Alors que les populations sont considérées en déclin à travers le monde, elle pourrait aider à protéger les orques contre certaines menaces telles que la réduction de leur proie principale, le saumon chinook, décimé notamment par la surpêche.

« Cette étude est l’une des nombreuses à alerter sur le danger pour ces cétacés si les populations de saumon continuent d’être mal gérées », a conclu le Dr Franks pour le Washington Post. « Lorsque les saumons ne se portent pas bien, les orques ne vont pas bien non plus, et il reste peu de temps pour prendre des mesures ».

https://www.geo.fr/

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Les animaux ont-ils des liens avec leurs grands-parents ?


Nous grand-parent, nous sommes utile pour nos enfants et petits-enfants. Chez les animaux, seulement quelques espèces profitent de l’expérience. L’éléphant est un bel exemple, l’expérience des grands-mamans est vital pour les petits. Il y a aussi l’orque, le singe, le cachalot … À noter, que ce sont les grands-mères qui sont présente, alors que les grands-pères eux sont quasi inexistants
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Les animaux ont-ils des liens avec leurs grands-parents ?

 

par Brice Louvet, rédacteur scientifique

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Les grands-parents jouent un rôle primordial dans les sociétés humaines. Ils protègent, nourrissent et transmettent. Mais ces relations sont-elles propres à Homo sapiens, ou sont-elles également observées chez les animaux ?

Non, pas chez tous les animaux.

« Habituellement, les grands-parents ne vivent plus à la naissance d’un animal », explique en effet Mirkka Lahdenperä, biologiste à l’Université de Turku en Finlande.

Et même si la vie d’un animal chevauche celle de ses grands-parents, l’instinct de survie mène la plupart des espèces à se disperser pour éviter la compétition pour les ressources. Il existe en revanche quelques espèces, hautement sociales, qui font exception.

Le rôle protecteur des grands-mères

C’est notamment le cas de certains singes de la sous-famille des Colobinae, en Inde. Dans son livre Le comportement social des animaux plus âgés (Johns Hopkins University Press, 2009), la zoologiste canadienne Anne Innis Dagg décrit en effet la manière dont les grand-mères défendent les plus petits du groupe contre les attaques d’humains, de chiens et de singes rivaux. Il arrive également que les grands-mères interviennent pour réprimander leurs propres petits-enfants qui jouent trop brutalement avec d’autres jeunes.

Rapportons également le cas des baleines, et plus particulièrement des cachalots. Toujours selon Anne Innis Dagg, les femelles âgées auraient en effet pour mission de veiller sur les plus jeunes du groupe pendant que leurs mères plongent à plusieurs kilomètres sous la surface pour se nourrir. Les grand-mères orques semblent tout aussi essentielles. En 2015, une étude publiée dans le journal Current Biology avait notamment suggéré que les femelles âgées du groupe aidaient leurs descendants à survivre pendant les périodes difficiles, en se rappelant des zones abondantes en nourriture.

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Crédits : Pixabay

Sagesse et transmission du savoir

Et enfin les éléphants, bien entendu, sont connus pour former une structure sociale matriarcale. Les plus petits naissent généralement dans des groupes dirigés par leurs grands-mères, qui peuvent vivre jusqu’à 80 ans. Dans une étude de 2016 au sein de la revue Scientific Reports, la biologiste avait d’ailleurs tenté d’évaluer les avantages évolutifs de cette structure dominée par les femelles plus âgées.

Pour ce faire, la chercheuse avait analysé les comportements d’une population d’éléphants d’Asie semi-captive travaillant pour l’industrie du bois au Myanmar. Dans certains groupes, les grands-mères étaient encore présentes, mais plus dans d’autres. La biologiste s’est alors aperçue que les petits des jeunes mères avaient huit fois plus de chances de survivre si leurs grands-mères vivaient dans le même groupe. En revanche, lorsque les mères étaient plus âgées et plus habituées à leur rôle maternel, cet “effet de grand-mère” bénéfique avait disparu, et ce même si ces dernières étaient toujours présentes.

Vous l’avez sans doute remarqué, il n’est ici question que des grands-mères. Les animaux mâles, eux, se socialisent rarement avec leur propre progéniture. Les liens avec leurs petits-enfants sont donc pour la plupart totalement inexistants.

Source

https://sciencepost.fr/

L’enfant de 4 ans explique « pourquoi une grand-mère est utile »


Une grand-maman avait écrit, il y a quelques années ce que sa petite fille de 4 ans avait dit sur l’utilité d’une grand-mère. . Cela me fait penser quand je note les mots d’enfant que ma petite fille raconte. Je pense important de laisser ces petits moments en héritages à nos petits enfants., qu’ils soient proche ou loin
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L’enfant de 4 ans explique « pourquoi une grand-mère est utile »

 

Il y a quelques années, une fille de quatre ans nommée Sandra Louise Doty était assise sur une chaise dans un magasin de fleurs. Elle parlait à sa grand-mère qui travaillait dans le magasin, et elles parlaient au sujet de ce qu’est une grand-mère, dit Tickld.

La grand-mère a commencé à écrire les mots de Sandra, et cela est devenu une lettre amusante et pour le moins connue. Elle raconte combien elle aime sa grand-mère de la meilleure des façons. Lisez la lettre ci-dessous!

« Votre grand mère est utile pour quelque chose.

Une grand-mère est une vieille dame qui n’a pas eu d’enfants elle-même, alors elle pense aux petites filles des autres. Un grand-père est une grand-mère homme. Il se promène avec les garçons et ils parlent de pêche, tracteurs et de choses semblables. Les grands-mères ne doivent pas nécessairement faire quelque chose de spécial. Elles sont vieilles, donc vous devez être prudent avec elles quand elles jouent et elles ne peuvent pas courir.

Elles nous amènent dans les magasins. Elles ont des affaires avec beaucoup d’argent. Parfois, nous sortons pour y aller, cela va lentement. Parfois, elle s’arrête devant une fleur. Il ne faut pas demander à grand-mère d’aller plus vite.

Elles sont souvent un peu rondes, mais pas au point qu’elles ne peuvent pas attacher les chaussures pour leurs petits enfants. Elles portent des lunettes et des sous-vêtements bizarres. Elles peuvent enlever leurs dents. Quand elles prennent dans leurs bras ça sent bon. Ça sent aussi bon quand les grands-mères allume le four.

Elles peuvent répondre à des questions telles que pourquoi les chiens détestent les chats et comment se fait-il que Dieu n’est marié à personne. Elles ne parlent pas avec la voix de bébé comme les adultes inconnus peuvent le faire. Quand elles nous lisent des histoires, elles ne sautent pas de pages et ne se soucient pas de savoir si elles lisent la même histoire à plusieurs reprises.

Tout le monde devrait essayer d’avoir une grand-mère, surtout si vous n’avez pas de téléviseur à la maison parce qu’une grand-mère est le seul adulte qui a toujours le temps ».

Sandra a su mettre des mots sur ce que les enfants apprécient tous de la plupart des adultes: une personne gentille, gaie et qui a toujours le temps pour eux. Nous sommes d’accord avec chaque mot qu’elle a dit!

http://incroyable.co/l

Cet enfant de cinq ans s’occupe de sa grand-mère de 92 ans seule après que sa mère les ait abandonnés.


Les enfants n’ont pas le même destin d’un pays à l’autre. Une petite fille de 5 ans doit s’occuper de sa grand-mère malade et son arrière-arrière-arrière grand-mère. Ce n’est pas une vie pour un enfant de cet âge. Elle est vraiment courageuse. J’espère qu’après avoir passé à la télévision chinoise, des gens viendront l’aider, elle a droit de vivre son enfance
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Cet enfant de cinq ans s’occupe de sa grand-mère de 92 ans seule après que sa mère les ait abandonnés.

 

Anna Wang, du sud-ouest de la Chine, est la seule personne qui s’occupe de sa grand-mère malade et de son arrière arrière arrière grand-mère de 92 ans.

Cette fille n’a pas eu une enfance de classe normale et ordinaire des enfants de cinq ans. Le premier malheur pour la famille d’Anna a eu lieu lorsque la fille n’avait que trois mois. Un jour, quelqu’un frappa à la porte des Wang. Des étrangers ont pris le père de la petite fille. M. Wang n’est jamais revenu. Il s’est avéré qu’il a été envoyé en prison. Pourquoi ? Personne ne savait.

Peu de temps après que le père de la famille a été pris, la mère de la jeune fille s’est mariée à nouveau et les a quittés, en laissant son propre enfant. La jeune fille a été soignée par sa grand-mère de Anna et son arrière-arrière-grand-mère, au début. Mais les rôles se sont rapidement inversés. La santé de la grand-mère a commencé à décliner. L’arthrite septique lui a rendu impossible de s’occuper d’elle-même et de sa famille sans aide.

Comment la jeune fille a-t-elle pris soin des femmes plus âgées ?

La mère de Mme Wang était encore plus malade que sa fille. La vieille dame avait 92 ans quand sa fille est tombée malade. L’enfant devait donner un coup de main aux femmes. L’amusement et l’apprentissage ont disparu dans l’arrière-plan. Le ménage a été abandonné à la fille. Elle devait s’occuper des femmes plus âgées. Elle a endossé les de babysitter pour les personnes âgées. La jeune fille était dans une situation qui ne devait pas se produire. Elle pouvait “remercier” sa mère pour son enfance perdue. Mais il n’y avait plus de temps pour le regret. Des obligations ont été attendues.

Bien que ce soit effrayant et incroyable, la petite fille s’est retrouvée dans ce nouveau rôle. Ce n’était pas facile. L’enfant devait s’occuper de tout, de la préparation des repas et de l’alimentation de la vieille femme et du ménage pour aider les femmes dans leur hygiène quotidienne. Emmener les femmes aux toilettes ou baigner les vieilles femmes est devenu une chose quotidienne pour Anna.

La cuisine était un véritable défi. La jeune fille ne pouvait même pas atteindre le poêle où les repas étaient préparés. Pour cuisiner quelque chose, elle devait se tenir sur un tabouret d’abord.

Trouver de la nourriture dans les montagnes Zuyin difficiles à atteindre n’était pas aussi facile. Cependant, ils ont trouvé une personne amicale qui est venue les aider.

Le voisin de Little Anna a eu pitié de la famille dans le besoin et a permis à la fille d’utiliser sa ferme chaque fois qu’elle le souhaitait. Récoltant des légumes du champ, Anna les portait dans un panier sur le dos. Transporter de la nourriture était fatiguant pour la petite Anna, mais nécessaire pour la survie de sa famille. La fille ne s’est pas plainte, elle était reconnaissante à son voisin pour son aide désintéressée.

La seule chose qui restait de sa vie antérieure était une photo de son père. Little Anna ne comprenait pas pourquoi ils l’avaient éloigné.

Elle n’a jamais regretté le fait qu’elle devait s’occuper de ses “grands-mères”.

Je veux qu’elles soient en bonne santé” – a-t-elle déclaré à la télévision chinoise.

http://www.estpositive.fr/

Chez les éléphants d’Asie, les grands-mères ont une importance capitale pour la survie des éléphanteaux


Chez les éléphants, la grand-mère a un rôle primordial dans le clan. Bon, on savait pour certains en-tout-cas, que les plus vieilles aidaient leur fille en cas de difficulté quand le bébé était en mauvaise position. Mais ce que l’on sait maintenant, et que les zoos aussi devraient en tenir compte, c’est qu’une grand-mère aide à la survie des plus jeunes, sans elle, la survie de la harde est compromise
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Chez les éléphants d’Asie, les grands-mères ont une importance capitale pour la survie des éléphanteaux

 

Chez les éléphants d'Asie (Elephas maximus), les grands-mères ont une importance capitale pour la survie des éléphanteaux. © Elaine Thompson/AP/SIPA

Chez les éléphants d’Asie (Elephas maximus), les grands-mères ont une importance capitale pour la survie des éléphanteaux. © Elaine Thompson/AP/SIPA

Par Anne-Sophie Tassart

Des chercheurs finlandais ont découvert l’importance des éléphantes âgées pour la survie des éléphanteaux.

EXPÉRIENCE. Chez les éléphants d’Asie (Elephas maximus), la harde est composée de femelles d’âges variés et de leurs petits. L’espérance de vie de ces animaux étant d’environ 80 ans, de nombreuses générations cohabitent dans le groupe. Des chercheurs de l’université de Turku, en Finlande, se sont penchés sur le rôle particulier que les femelles plus âgées, les grands-mères, peuvent jouer dans la harde. Les résultats de cette étude ont été publiés sur le site Scientific Reports. D’après les observations que les scientifiques ont fait sur des éléphants de Myanmar, en Birmanie, les grands-mères ont un rôle extrêmement important dans l’élevage des éléphanteaux si la mère se révèle être jeune (moins de 20 ans) et donc inexpérimentée. En effet, les petits auront huit fois moins de chance de mourir si la matriarche habite dans le même lieu que la famille de sa fille par rapport à la situation où elle ne vivrait pas au même endroit. La présence de la femelle âgée a un autre effet bénéfique pour la descendance: elle va diminuer l’intervalle de temps entre chaque naissance afin que la majorité des petits naissent pendant qu’elle est encore en vie et donc capable de veiller sur leur santé.

50 % des éléphanteaux meurent dans les zoos

Chez les éléphants, la ménopause intervient très tard, seulement quelques années avant la mort. De ce fait, il est probable que la grand-mère ait elle-même des petits lorsqu’elle doit s’occuper de la progéniture de sa fille. Pourtant, selon les chercheurs, cela n’a aucune répercussion sur la survie des uns et des autres. La présence de la matriarche reste dans tous les cas bénéfique. Autre conclusion des scientifiques : plus la grand-mère a élevé d’éléphanteaux auparavant, plus les chances de survie de ses petits-enfants seront élevées. Ces résultats sont particulièrement importants car ils mettent en lumière un facteur dont les parcs animaliers ne tiennent pas compte. En effet, l’échange d’animaux entre zoos tend à séparer les membres d’une même famille. De ce fait, 50 % des éléphanteaux qui naissent en captivité meurent au cours de leur première année de vie.

Selon le professeur Lummaa : « Les conservationnistes et les gérants des populations captives pourraient potentiellement booster le nombre d’éléphants simplement en gardant les grands-mères avec leur progéniture comme c’est le cas dans la nature ».

Autre exemple de l’importance des matriarches pour la survie de leur famille : quand elles sont les cibles des braconniers à cause de leur stature imposante, leur mort a une répercussion sur la survie de toute la harde.

L’hypothèse de la grand-mère

En 1997, deux anthropologues ont énoncé l' »hypothèse de la grand-mère » selon laquelle lorsque les grands-mères humaines, à l’époque des chasseurs-cueilleurs, aidaient à nourrir les petits, leurs filles pouvaient produire plus d’enfants car elles étaient enceintes à des intervalles de temps plus courts. En effet, les jeunes mères perdaient alors moins de temps à chercher de la nourriture et à s’occuper de leur rejeton. Cela leur permettaient donc de trouver des moments pour de se reproduire à nouveau et être gestantes sans se soucier de la survie de leur petit. Chez les orques (Orcina orca), les femelles âgées sont également très importantes pour la survie du groupe car elles sont capables d’indiquer où et quand pêcher.

Selon le biologiste Darren Croft : « La valeur tirée de la sagesse des aînés peut être une raison pour laquelle les  femelles orques mais aussi humaines continuent à vivre aussi longtemps après avoir cessé la reproduction ».

L’hypothèse de la grand-mère qui se rapporte initialement à l’espèce humaine, se trouve particulièrement bien adaptée aux éléphants du point de vue de la diminution de l’intervalle de temps entre chaque naissance. Mais à l’inverse des orques et des humains les éléphantes ont une ménopause tardive ce qui leur confère davantage d’importance au sein de la harde.

http://www.sciencesetavenir.fr/

Grand-mère


Je n’aurais jamais cru que ce soit aussi formidable d’être grand-maman. On ne vieillit pas plus vite, bien au contraire, c’est comme une regain de jeunesse qui viennent alléger nos années vécues.
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Grand-mère

 

Une grand-mère porte en elle les quatre saisons. Le printemps pour aimer toujours, l’été pour rayonner près de nous, l’automne pour apprécier les couleurs de la vie et l’hiver pour le feu qu’elle anime!

Jean Gastaldi