Une nouvelle méthode pour accélérer la guérison des brûlures


    Du nouveau pour les traitements des grands brulés, un capteur permet de mieux répartir l’hydratation du corps ce qui permet de sauver plus de vie
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Une nouvelle méthode pour accélérer la guérison des brûlures

© getty.

Des scientifiques du centre de grands brûlés de Rotterdam ont mis au point un capteur capable de réguler précisément la répartition de l’hydratation du corps, une méthode qui permettrait d’aider la guérison des patients souffrant de brûlures

Leur séjour en soins intensifs devrait en être réduit et ils garderaient moins de cicatrices.

« Un traitement plus adéquat des patients souffrant de brûlures pourrait sauver des dizaines de vie chaque année. Une hydratation optimale est la solution », explique-t-on à l’unité des grands brûlés de l’hôpital Maasstad de Rotterdam.

« Nous ne disposions pas jusqu’ici d’une méthode fiable pour mesurer l’hydratation », explique le chirurgien Kees van der Vlies. « Tant la sous-alimentation que la sur-alimentation posent de graves problèmes ».

Une hydratation optimale agit en soutien des fonctions vitales, du rythme cardiaque, de la pression artérielle et de la température du corps. En outre, cela aide à combattre la rétention d’eau.

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Un grand brûlé sauvé par une greffe de peau de son jumeau


Avoir une greffe de peau, n’est pas une sinécure surtout qu’il risque d’avoir des rejets. Si un brulé a un jumeau identique, alors il n’y a pas de rejet. Sauf que greffer 95 % d’un grand brûlé par son jumeau est une première et ce fut succès
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Un grand brûlé sauvé par une greffe de peau de son jumeau

 

Un grand brûlé sauvé par une greffe de peau de son jumeau

AFP

PARIS | Le lien entre ces vrais jumeaux est fusionnel, au sens propre : Franck, brûlé sur la quasi-totalité du corps (95%) et condamné à mourir, a été sauvé grâce à la greffe de peau provenant de son frère, une première, selon ses médecins.

« J’avais une fresque tatouée sur le bras: la seule chose qui est restée, c’est le mot life. La vie, quoi », raconte à l’AFP cet homme de 33 ans.

« C’est la première fois qu’on réalise une greffe de peau entre jumeaux sur 95% du corps », explique à l’AFP celui qui l’a opéré, le Pr Maurice Mimoun, chef du service de chirurgie plastique et reconstructrice à l’hôpital Saint-Louis à Paris.

Des brûlés ont déjà été greffés avec de la peau de leur vrai jumeau, mais jamais sur une telle étendue, où les chances de survie sont quasiment nulles.

Les cas publiés jusque-là dans le monde allaient de 6 à 68% environ et portaient sur 45% de la surface du corps en moyenne, selon le chirurgien.

L’avantage est que cette peau greffée ne sera jamais rejetée, sans nécessiter de traitement antirejet, puisque ces vrais jumeaux ont un capital génétique identique.

« Mon corps est très abîmé, mais j’ai bien cicatrisé. Maintenant mon visage n’a presque plus rien et je n’ai plus mal », raconte le patient, en cours de sevrage de médicaments antidouleur.

« Comme un bas résille »

Le 27 septembre 2016, Franck Dufourmantelle est admis au centre spécialisé de l’hôpital Saint-Louis de Paris. Brûlé sur 95% de son corps au cours d’un accident du travail, cet opérateur chimiste est quasiment assuré de mourir.

« Je déversais un bidon dans une cuve qui m’a explosé dans les mains, c’était un produit inflammable. J’ai brûlé à vif une quinzaine de secondes », se souvient-il.

Il est pris en charge par le Pr Mimoun et le Pr Alexandre Mebazaa en anesthésie réanimation. Par chance, les médecins découvrent qu’il a un jumeau homozygote (du même oeuf). La première greffe de peau, prélevée sur le jumeau sain, est réalisée le 7e jour après l’admission de Franck à l’hôpital.

Les deux frères sont opérés au même moment par deux équipes de chirurgiens et d’anesthésistes réanimateurs, afin de réaliser le transfert immédiat de la peau.

Le procédé est répété au 11e et 44e jour pour assurer la couverture entière du patient brûlé. Au total, il a subi une dizaine d’opérations, incluant greffes et interventions pour exciser la peau brûlée, toxique pour l’organisme.

Les prélèvements de peau sur le donneur ont été faits en prenant de « minces couches » sur le crâne, qui cicatrise en moins d’une semaine, ainsi que sur le dos et les cuisses, qui cicatrisent en une dizaine de jours.

Les 45% de peau obtenue ont été étirés dans une machine pour obtenir « comme un bas résille », ensuite posé sur le corps du brûlé, explique le chirurgien:

« Les petites plaies entre chaque maille cicatrisent en dix jours ».

Rééducation

« Mon frère a souffert énormément physiquement », reconnaît Franck. « C’est pas anodin quand on retire la peau. Mais là tout est cicatrisé, il a juste comme des petits coups de soleil par endroits ».

L’utilisation de la peau de donneur décédé est classique chez les grands brûlés, mais est systématiquement rejetée au bout de quelques semaines et doit être remplacée.

Franck est sorti du centre de brûlés de l’hôpital Saint-Louis mi-février, quatre mois et demi après son hospitalisation. Il est resté dans un centre de réadaptation de grands brûlés jusqu’en juillet.

Aujourd’hui, le patient, qui peut marcher, mais pas courir, est rentré chez lui et poursuit sa rééducation de jour au centre de Corbie (Somme, nord-ouest).

« C’est un travail de longue haleine pour gagner quelques degrés d’amplitude », dit-il. « Ma main gauche aurait dû être sectionnée, mais elle a été sauvée. Ma droite est moins abîmée, j’arrive à écrire ».

Il arrive même « à faire quelques échanges au ping pong ». « À mon niveau, bien sûr », sourit-il.

Les procédés de réparation chirurgicaux et d’anesthésie réanimation sont au point et permettront d’utiliser les peaux innovantes en cours d’étude dans le monde, selon le Pr Mimoun.

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Fabriquer de la peau humaine par impression 3D bientôt possible


Si un jour, comme le prévoit les chercheurs, l’imprimante 3D serait capable de reproduire la peau et de la vasculariser, ce sera un grand pas pour bien sûr les grands brûlés, mais aussi pour les cosmétiques qui pourraient délaisser enfin, les tests sur les animaux
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Fabriquer de la peau humaine par impression 3D bientôt possible

 

Fabriquer de la peau humaine par impression 3D bientôt possible

par Claude Canellas

PESSAC Gironde (Reuters) – Produire des tissus humains sera bientôt possible grâce à une technique d’impression biologique en 3D par laser développée par des chercheurs français, avec des applications en cosmétique et en chirurgie, notamment dans le domaine des greffes.

Fabien Guillemot, de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), vient de créer avec un associé une société spécialisée dans la fabrication de tissus par bio-impression, Poietis, à Pessac, près de Bordeaux.

Les premières bases ont été jetées il y a 25 ans par un scientifique américain, Joseph Klebe, qui utilisait une simple imprimante à jet d’encre et une protéine présente dans le liquide extracellulaire, la fibronectine.

Plusieurs projets de recherche ont suivi en Europe, aux Etats-Unis et au Japon pour limiter le rejet des implants par le corps humain, dont celui dirigé par Fabien Guillemot.

Ce dernier travaillait sur le traitement laser des bio-matériaux pour faciliter leur intégration dans le corps quand il a découvert un nouveau champ d’expérimentation en abandonnant la méthode soustractive, qui consiste à enlever de la matière, au profit d’une technique additive, qui consiste à l’empiler.

« Progressivement, on s’est aperçu qu’il serait pertinent d’aller plus loin que le dépôt de principes actifs pour favoriser l’attachement des cellules, en travaillant sur le dépôt des cellules elles-mêmes », précise le chercheur bordelais.

Le projet s’est développé avec l’apport d’autres laboratoires. Objectif : trouver la bonne méthode permettant de d’empiler de façon ordonnée, à l’aide d’un laser, des cellules vivantes contenues dans du liquide.

Depuis 2010, il est entré dans une phase de développement des applications de la bio-impression.

RÉVOLUTIONNER LES GREFFES

« On s’est intéressé aux tissus osseux et, plus récemment, à la peau et à la cornée, les deux tissus où il y a le plus de besoins » explique Fabien Guillemot.

« Ce sont des tissus relativement fins qui se prêtent assez bien à la bio-impression, contrairement aux tissus osseux demandeurs de plus grandes quantités de matière bio-imprimée, ce qu’on n’est pas capable de faire aujourd’hui. »

Il reste beaucoup de chemin à faire. Un des obstacles à franchir est de comprendre comment fabriquer des tissus plus complexes et de les vasculariser.

Les chercheurs bordelais travaillent sur l’assemblage de cellules formant de petits vaisseaux sanguins, les capillaires. Lorsque cette technique sera maîtrisée, il sera lors possible de fabriquer des tissus vivants de grand volume.

Reste aussi à maîtriser l’évolution des cellules imprimées.

« Avec le même patrimoine génétique, les cellules vont évoluer en fonction de leur environnement. Et plus on va anticiper l’évolution de cet environnement, plus on sera en mesure de fabriquer des structures complexes et de passer à des applications concrètes », explique Fabien Guillemot.

Les industries pharmaceutiques et cosmétiques sont très intéressées : l' »impression » de tissus vivants leur permettra de tester de nouvelles molécules et de nouveaux médicaments sans passer par des essais sur des animaux et des cultures de cellules et donc de gagner beaucoup de temps.

« A plus long terme, disons dix ans, nous visons le marché clinique avec la greffe chirurgicale », dit Fabien Guillemot.

Le traitement des grands brûlés pourrait en être à terme considérablement améliorés.

Mais si des chercheurs imaginent déjà pouvoir fabriquer des organes humains, Fabien Guillemot reste très prudent.

« A ce jour, même si on peut toujours imaginer que ça se fera un jour, on ne sait absolument pas comment. La bio-impression d’organes c’est un peu de la science-fiction », concède-t-il.

(Edité par Yves Clarisse et Emmanuel Jarry)

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