L’«Arche de Noé végétale» franchit le million de variétés


L’Arche de Noé végétal continu son oeuvre de sauvegarder des graines de tout végétal qui lui sont confié. Malgré le réchauffement climatique, l’Arche a subi quelques inconvénients, mais il sera mieux protéger pour garder cette diversité végétale qui risquerait d’être détruite dans des régions en guerre, catastrophes naturelles, réchauffement climatique
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L’«Arche de Noé végétale» franchit le million de variétés

 

Sur cette photo, la porte qui mène à... (John McConnico, archives AP)

Sur cette photo, la porte qui mène à la Réserve mondiale de semences du Svalbard.

JOHN MCCONNICO, ARCHIVES AP

 

Agence France-Presse
LONGYEARBYEN

La Réserve mondiale de semences du Svalbard, précieuse « Arche de Noé végétale » protégeant la diversité génétique des conflits et des catastrophes naturelles, a franchi le million d’échantillons de graines lundi à l’occasion de son 10e anniversaire, a constaté un journaliste de l’AFP.

Dans des températures quasi polaires, plus de 70 000 nouveaux échantillons de graines de riz, blé, maïs, niébé ou encore sorgho ont rejoint l’antre fortifié situé sur cet archipel de l’Arctique à mi-chemin entre la Norvège continentale et le Pôle Nord.

Avec ce nouvel arrivage, la « chambre forte du Jugement dernier » –comme elle est aussi surnommée–, enfouie à plus de 120 mètres à l’intérieur d’une montagne, a reçu en dix années d’existence 1 059 646 variétés de cultures conservées dans des caisses alignées sur des étagères.

Cette collection de graines la plus variée au monde se veut un filet de sécurité pour les quelque 1700 banques de gènes existant dans le monde face aux risques liés aux catastrophes naturelles, aux guerres, au changement climatique, aux maladies ou aux impérities des hommes.

L’entrepôt est la propriété de la Norvège, mais les graines appartiennent aux États et institutions dépositaires, lesquels peuvent les récupérer à leur convenance.

La Réserve mondiale de semences a à ce jour été sollicitée par une seule institution : la banque de gènes de la ville d’Alep ayant été endommagée par le conflit syrien, le Centre international de recherche agricole dans les zones arides (Icarda) a demandé à récupérer des graines.

Conçu pour résister aux désastres, le grenier de la planète a cependant été lui-même victime du réchauffement climatique : l’augmentation des températures dans l’Arctique a entraîné une fonte du pergélisol (sol censé être gelé en permanence) et provoqué une fuite d’eau à l’entrée du tunnel en 2016, sans qu’aucune graine ne soit endommagée.

Oslo a annoncé vendredi le déblocage de 100 millions de couronnes (environ 10 millions d’euros) en 2018 pour réaliser des travaux, notamment la construction d’un nouveau tunnel d’accès et l’érection d’un bâtiment de service permettant d’éloigner les sources de chaleur.

http://www.lapresse.ca

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Les serpents plantent des fleurs en avalant des souris


Il existe 3 500 serpents connu dans le monde, et les serpents sont carnivores et à leur manière des jardiniers. Ceux qui doutent que le serpent ne soit pas important dans l’écosystème, voilà une des grandes utilités de cette bête si détestée. Quand ils mangent des rongeurs, souvent des graines se retrouvent sur ou dans leurs proies. Avec les excréments, les graines ont tout pour germer et dans des endroits plus loin que leur point d’origine
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Les serpents plantent des fleurs en avalant des souris

 

 

Marie-Céline Ray
Journaliste

Les serpents sont un peu jardinier… Ils participeraient à la dissémination des graines dans la nature. En effet, ces carnivores se nourrissent de rongeurs qui parfois transportent des graines dans des poches, les abajoues. Les graines peuvent être libérées dans les excréments et germer.

Les animaux transportent souvent des graines qui s’accrochent à leurs poils ou leurs plumes. Certains les avalent et les relâchent dans leurs excréments. Ce processus permet aux plantes de coloniser de nouveaux milieux. Les rongeurs, granivores, participent à ce phénomène car certains transportent des graines dans leurs abajoues, des poches situées autour de la cavité buccale. C’est le cas par exemple des géomys ou « gaufres » (gopher en anglais) ou de la souris à abajoues. Mais parfois les rongeurs se font dévorer par des prédateurs, comme des serpents.

Dans un article paru dans Proceedings of the royal society B, des chercheurs américains ont étudié 50 serpents à sonnette d’un muséum. Ils appartenaient à trois espèces différentes vivant dans des déserts et qui consommaient des rongeurs de la famille des Hétéromidés, des animaux qui transportent des graines. 45 serpents avaient des restes de rongeurs et 971 graines ont été récupérées dans leurs tubes digestifs.

Les graines survivent dans le tube digestif des serpents à sonnette

Comme les serpents sont des carnivores stricts, ils ne digèrent pas la cellulose et d’autres molécules végétales. Les graines sont donc moins abîmées que si elles étaient passées dans le tube digestif d’un omnivore. Et comme les serpents avalent leur nourriture sans la mâcher, les graines ne sont pas broyées. Certaines pouvaient même germer dans le côlon ! Le milieu nutritif riche présent dans les excréments favorise aussi la germination de la graine, dans ou en dehors de l’animal.

D’après les auteurs, un serpent à sonnette peut manger une vingtaine de rongeurs pendant la saison active qui dure 25 à 30 semaines ; les serpents peuvent parcourir deux kilomètres en quelques jours, une distance bien plus importante que celle que parcourent des rongeurs. Comme la digestion du serpent est longue, les graines ont plus de chances d’être relâchées loin dans la nature. Chez les 3.500 espèces de serpents connues, de nombreuses pourraient consommer des proies qui transportent des graines, signale un communiqué de l’université Cornell.

https://www.futura-sciences.com/

Le Saviez-Vous ► Équinoxe d’automne: Pourquoi les arbres ne se font jamais surprendre


Wow, impressionnant le mécanisme des arbres qui se préparent à hiberner à l’automne en prévision de l’hiver pour renaître au printemps. Perdre leurs feuilles, faire tomber leurs graines, éviter d’avoir trop d’eau qui les feraient geler, la nature est vraiment formidable.
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Équinoxe d’automne: Pourquoi les arbres ne se font jamais surprendre

 

ERIC VIDAL / REUTERS

Avez-vous remarqué?

Ce vendredi 22 septembre marque le premier jour de l’automne. Déjà? Enfin? Certains d’entre nous seront surpris d’entendre que l’été est terminé. Parmi les arbres en revanche, pas de surprise, ils préparent l’automne depuis plusieurs semaines déjà.

« Personne ne s’étonne que sous nos latitudes, les forêts se dénudent en automne et reverdissent au printemps. Pourtant la chute et la repousse annuelles des feuilles sont un petit miracle, car le processus implique que les arbres aient la notion du temps », écrit le forestier allemand Peter Wohlleben dans son passionnant ouvrage

Comme l’ours, l’arbre fait ses réserves

La recherche scientifique a percé les mystères de ce « petit miracle » qui a lieu chaque année sous nos yeux. Pendant l’hiver, les arbres sont dans un état que la science appelle la dormance, autrement dit, l’arrêt temporaire de croissance visible de toute structure de la plante contenant un méristème (le nom du tissu cellulaire qui grandit dans une plante).

Il existe un état précédant la dormance, la « paradormance » qui dure généralement jusqu’à fin octobre comme l’expliquait Science et vie. Pendant cette période, l’arbre prépare l’hiver. Il ralentit sa croissance jusqu’à l’arrêter totalement.

« À la fin de l’été, écrit encore Peter Wohlleben, une atmosphère singulière règne sur la forêt. Les houppiers ont troqué leur vert luxuriant contre un vert pâle tirant sur le jaune. »

Comme certains animaux qui se préparent à hiberner, l’arbre fait des réserves pendant les beaux jours. En enmagazinant du soleil, il peut faire des réserves de substances nutritives qui serviront aux nouvelles pousses du printemps.

Les arbres comptent les jours

Certaines espèces comme le merisier remplit ses réserves plus vite les autres. Dès le mois d’août, ses feuilles deviennent rouges, il prépare l’automne en rapatriant la chlorophylle et fait fuir les insectes qui voudraient s’y réfugier pendant la saison froide.

Pour ne pas courir le risque de voir l’eau qu’ils ont ingéré geler et faire craquer leurs tissus, « une majorité d’espèces entreprennent de réduire progressivement leur teneur en eau, donc leur activité, dès le mois de juillet ».

Mais attention, les arbres ne s’appuient pas seulement sur la baisse ou la hausse des températures. En effet, ce seul paramètre n’est pas suffisant pour diagnostiquer le changement de saison. Si c’était le cas, certains arbres se mettrait à fleurir au premier redoux du mois de janvier ou de février. Ils comptent aussi les jours.

Pour s’assurer que c’est bien le printemps qui commence et qu’ils peuvent découvrir leurs bourgeons, il faut qu’un nombre de jours de températures plus clémentes soit dépassé et que la durée des jours s’allonge. Grâce à des capteurs sur leur bourgeons et les écailles qui les protègent, les arbres parviennent à mesurer tout cela.

Et cette intelligence est partagée par les graines qui tombent au sol en automne. Elles savent aussi attendre pour ne pas germer trop tôt en fonction de la température de la terre, de la durée de l’ensoleillement.

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Le liseron, une fleur dont les graines pourraient être semées dans l’espace ?


Va-t-on faire pousser des plantes dans l’espace, un jour ? Certaines plantes seraient de bonnes candidates, mais pas toutes. Car les graines doivent supporter des températures extrêmes et de forts rayons UV, mais aussi qu’elle puisse grandir sur un terrain propice
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Le liseron, une fleur dont les graines pourraient être semées dans l’espace ?

 

Plantes dans l'espace

Ces liserons (et leurs cousines les « belles-de-jour ») sont connues par les botanistes pour l’étonnante longévité de leurs graines dans le sol… qui pourrait en faire les fleurs les plus susceptibles de voyager dans l’espace.

ANDREW BUTKO

Sarah Sermondadaz

Journaliste

Des graines de fleurs, parmi lesquelles liseron (Convolvulus arvensis), plant de tabac (Nicotiana tabacum) et arabette des dames (Arabidopsis thaliana), semblent pouvoir survivre à plusieurs mois de vide spatial. De quoi relancer le débat sur les origines de la vie.

ASTROBIOLOGIE. L’image de graines de pissenlit s’envolant au vent en quête de nouveaux territoires à conquérir est bien connue. Mais pourraient-elles survivre jusque dans le vide spatial, soumises à des conditions de température extrêmes, bien loin de l’atmosphère terrestre qui protège des rayonnements ionisants agressifs? C’est l’hypothèse sérieusement étudiée par l’Institut national de recherche agronomique (INRA), consécutive à des expériences menées sur la Station spatiale internationale (ISS). L’enjeu : déterminer si après un séjour d’un à deux ans dans le vide spatial (et l’exposition aux radiations cosmiques qui va avec), des graines de fleurs étaient encore capable de pousser. Et pour trois espèces (le liseron des champs, le plant de tabac et l’arabette des dames)... la réponse est oui ! Le premier pourrait même survivre à un trajet Mars-Terre. Les résultats ont été publiés dans la revue Astrobiology.

Espace : des conditions extrêmes

L’étude s’appuie sur deux expériences précédentes réalisées entre 2007 et 2009 dans la Station spatiale internationale (ISS) sur le module spatial EXPOSE, dédié à l’astrobiologie. Elles portaient sur la résistance de graines de plant de tabac (Nicotiana tabacum) et d’arabettes (Arabidopsis thaliana) au vide spatial, qui ont alors montré une longévité prometteuse de 558 à 682 jours dans le vide spatial, hors de la station.

« Sur l’expérience de l’ISS en 2009, diverses molécules organiques exposées aux radiations dans l’espace ont reçu des doses d’UV s’élevant jusqu’à 1030 MJ/m² » et 296 mGy pour les rayons gamma », écrivent-ils.

Des rayonnements agressifs auxquels s’ajoutent des températures extrêmes : de -25 à 61°C le long de l’orbite basse de l’ISS. Malgré ce traitement de choc, une fois de retour sur Terre, 23% des échantillons ont été capables de germer et de donner lieu à une descendance ! Une vigueur qui s’explique par la redondance du code génétique entre les différents jeux de chromosomes, le tabac étant par exemple une espèce tétraploïde (à 4 exemplaires de chaque chromosomes), lorsque les cellules humaines sont diploïdes (chromosomes uniquement présents par paires).

Précieux flavonoïdes

La démarche de David Tepfer de l’INRA et de Sydney Leach de l’Observatoire de Paris : échafauder des hypothèses explicatives… mais aussi sélectionner de nouvelles plantes candidates au voyage sidéral. Pour survivre aux rayonnements spatiaux, ce sont les flavonoïdes (métabolites secondaires propres aux cellules des plantes, qui donnent notamment aux fleurs leur coloration) contenus dans la graine qui font la différence.

« Ces composés sont essentiels pour la résistance aux rayons UV, même s’ils ne protègent pas entièrement des rayons spatiaux », affirment-ils.

BOUCLIER. L’idée des chercheurs : les graines emportées dans l’espace en 2009 étant de petite taille, qu’en serait-il de la résistance aux UV de graines plus grosses – comme celles du liseron des champs -, abritant plus de réserves organiques… et donc plus de flavonoïdes ? Pour le savoir, ils ont comparé (au sol) l’effet des UV sur des grains de liseron, de tabac et d’arabette. Verdict ?

« Le liseron a bien mieux résisté à des doses qui ont tué les deux autres fleurs dans l’espace, observent les auteurs, avant de conclure que ce type de plantes devait être intégré aux prochaines expérimentations spatiales. 

Des graines à semer dans l’espace ?

De quoi relancer en tout cas la thèse de la panspermie, théorie selon laquelle la vie serait apparue sur Terre par l’extérieur, depuis des corps rocheux comme des comètes… (une théorie aujourd’hui qui reste aujourd’hui hautement spéculative). Quant à savoir si à l’inverse les voyages spatiaux disséminent des agents biologiques venus de la Terre ailleurs dans l’Espace… La question se pose déjà, par exemple avec l’export de bactéries terriennes sur mars via Curiosity. Encore faut-il que les graines, spores ou autres bactéries y trouvent une terre d’accueil hospitalière pour y croître et prospérer. À défaut de déjà voyager dans l’espace, les graines de certaines fleurs de la famille du liseron sont en tout cas parfois consommées (une expérience dangereuse que nous vous dissuadons de réaliser chez vous) pour leurs propriétés… hallucinogènes, de par leur haute teneur en acide lysergique (LSA), molécule cousine du LSD. Un autre genre d’invitation au voyage.

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Mars : des potagers pleins de produits frais pour les futurs colons


Coloniser Mars doit demander beaucoup de préparation, dont l’alimentation. Une solution serait de produire des plantes malgré le sol stérile de Mars. Enfin, si cette technique de jardinage qu’ils sont en train d’étudier fonctionne, cela pourrait peut-être servir sur Terre ou le climat est trop sec. Il ne faut pas oublier que nombre d’invention dans l’espace a permis aussi à nous faciliter la vie dans divers domaines. Reste que les produits d’un jardin, n’est pas assez pour avoir une alimentation équilibrée
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Mars : des potagers pleins de produits frais pour les futurs colons

 

Les potagers spatiaux deviennent réalité. Quelques mois après la première salade mangée par des astronautes de la Station spatiale internationale et cultivée sur place, des chercheurs, sur Terre, affinent les techniques qui serviront lors de futures explorations lointaines. C’est le cas de Victoria Da-Poian, étudiante à Supaéro, qui va tester, dans le cadre de la mission de simulation MDRS 175 de la Mars Society, dans l’Utah, plusieurs potagers dans des conditions semblables à celles de Mars.

Les six étudiants et le jeune ingénieur de l’ISAE-Supaéro (Institut supérieur de l’aéronautique et de l’espace) qui vivent depuis le 11 février une simulation de vie sur Mars dans une base de la Mars Desert Research Station, au milieu du désert de l’Utah, aux États-Unis, ont prévu de réaliser plusieurs expériences. Parmi celles-ci, la culture de produits frais dans des conditions semblables à celles de la Planète rouge.

Actuellement, les astronautes à bord de l’ISS « consomment principalement de la nourriture lyophilisée, pour des raisons de conservation et de masse au décollage », nous explique Victoria Da-Poian, étudiante en deuxième année et responsable de l’expérience GreenHab. « Heureusement, un stock de produits frais arrive régulièrement avec les cargos qui la ravitaillent ». Sur Mars, un tel approvisionnement est inenvisageable, donc si les astronautes souhaitent améliorer l’ordinaire avec une touche de fraîcheur, « ils devront faire pousser eux-mêmes leur nourriture ».

La nourriture n’est pas seulement vitale à l’organisme humain, elle influe également sur la santé psychologique, ce qui oblige à réfléchir sur la façon dont seront produits, consommés et recyclés les aliments qu’emporteront les futurs explorateurs. Il est intéressant de noter que le français Romain Charles, qui a vécu confiné avec cinq autres personnes pendant 520 jours pour les besoins de l’expérience Mars 500 (entre juin 2010 et novembre 2011), a eu comme seul regret celui de ne pas avoir pu cuisiner !

Les repas « étaient tout prêts, on avait juste à faire bouillir de l’eau pour les plats lyophilisés ».

Cette absence de préparation de repas a été vécue comme un véritable manque :

« on est resté en quelque sorte… sur notre faim », nous expliquait-il à la fin de son expérience.

La Nasa envisage très sérieusement de cultiver sur Mars, des produits frais made in Earth. © Nasa

La Nasa envisage très sérieusement de cultiver sur Mars, des produits frais made in Earth. © Nasa

C’est pourquoi, souligne Victoria Da-Poian, « nous nous sommes rapprochés de la start-up française Vegidair, qui nous fournira plusieurs potagers connectés pour cultiver nos produits frais dans des conditions semblables à Mars ».

Le moral de l’équipage n’en sera que meilleur !

Vegidair est un potager autonome « permettant une pousse rapide de laitue et de plantes aromatiques (basilic, persil, etc.) sur une durée de 2-3-4 semaines selon les plantations ».

C’est un système simple qui s’autogère (avec LED, arrosages, capteurs…) et qui permet aux « Marsonautes de manger ce qu’ils cultivent ».

Il y a donc un aspect positif sur le moral, avec « une modification des habitudes alimentaires, l’enthousiasme de manger ce qu’on cultive » et surtout, amener des graines sur Mars prend bien moins de place que de la nourriture. Les résultats de l’expérience seront fournis à Vegidair qui « lui seront, j’espère, utiles pour de possibles améliorations et modifications de ce potager innovant ».

En quoi consiste cette expérience ?

Victoria Da-Poian : L’idée est de tester différents substrats avec les mêmes semences et de mesurer leurs performances. Certains substrats seront trempés dans de l’engrais sec ou moyennement humide de façon à voir la différence sur la pousse. Nous allons également étudier les impacts de variation de fréquence et de durée d’arrosage ainsi que la durée d’éclairage pour observer leurs impacts sur la pousse.

Quel éclairage allez-vous utiliser ?

Victoria Da-Poian : Plusieurs. Nous allons tester différents éclairages plus ou moins puissants pour voir la différence de pousse. Nous utiliserons deux sources de lumière différentes : un panneau Led Standard Vegidair (installé à environ 30 centimètres au-dessus des plantes) et le deuxième panneau (environ 40 cm au-dessus des plantes), destiné à la culture des plats psychotropes, qui utilise des Led bleues et rouges. Ce n’est donc pas un « full spectrum » à proprement parler. Ce choix a été fait par Vegidair qui a souhaité un compromis entre les besoins en hydroponie (technique horticole permettant de réaliser de manière efficace une culture hors-sol : la terre est remplacée par un substrat stérile) et le confort de l’utilisateur (lumière blanche).

Avec trois semaines d’utilisation, que comptez-vous produire ?

Victoria Da-Poian : En trois semaines nous pensons qu’il devrait être possible d’obtenir de petites salades et des microgreens (entre la graine germée et la plante adulte, 2-3 semaines de germination avec des pousses longues et fines). L’avantage des microgreens est leurs apports nutritifs et gustatifs.

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Au Japon, l’un des principaux quotidiens peut se transformer en fleur


    Au Japon, le plus vieux journal connu dans ce pays, à fait de son quotidien, un journal complétement écologique, que ce soit l’encre, les feuilles et en plus, il permet de planter des fleurs et des plantes
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    Au Japon, l’un des principaux quotidiens peut se transformer en fleur

  • Par Mathilde Golla

    FIGARO DEMAIN – Le Mainichi Shimbun est imprimé sur un papier non seulement recyclable mais qui contient des graines. Le journal diffusé à plus de 5,6 millions d’exemplaires par jour sur deux éditions peut ainsi fleurir quand on le plante.

    Mieux que les secondes vies habituellement données aux quotidiens – entre les emballages de poisson ou les épluchures de légumes! – un grand quotidien japonais peut se transformer en fleur. Le Mainichi Shimbun propose en effet une version 100% recyclable. Jusque-là rien d’étonnant sauf que le plus ancien quotidien japonais, édité à plus de 5,6 millions d’exemplaires par jour sur deux éditions très différentes, va beaucoup plus loin.

    Le journal connu pour son sérieux et son engagement en faveur de l’environnement a lancé une version écologique, publiée pour la première fois le «Greenery Day», journée fériée au Japon. Cette édition est ainsi imprimée sur du papier recyclé parsemé de graines de fleurs ou de plantes. Même l’encre est conçue à partir de végétaux et elle agit comme un engrais. Ainsi, il suffit de découper des petites bribes d’un de ces journaux de les humidifier et de les mettre en terre. Après quelques jours, les morceaux d’articles deviendront des boutons de roses, coquelicots, mufliers ou de futures marguerites. Le quotidien peut ainsi se transformer en véritable jardin fleuri!

    4,6 millions d’exemplaires écoulés la première fois

    Cette première mondiale a été menée conjointement avec la célèbre agence de communication Dentsu. La première édition biodégradable avait remporté un franc succès puisque 4,6 millions de personnes s’étaient procuré le quotidien, ce qui représente près de 3,6% de la population. Les écoles avaient, en outre, utilisé le quotidien pour dispenser des cours sur l’écologie. Avec cette initiative, le seul journal japonais à avoir reçu le prix Pulitzer souhaite également inciter ses lecteurs à se tourner vers des objets biodégradables et les encourager à donner une seconde vie à leurs objets.

    Si la solution du Mainichi Shimbun est la plus aboutie en termes de recyclage, d’autres initiatives existent. En Chine par exemple, des crayons à papier sont conçus à base de vieux papiers journaux. Par ailleurs, en France, de nombreux objets de décoration sont fabriqués à partir de papier journal. En 1953, Le Figaro était précurseur avec son concours de costumes pour enfants réalisés avec des feuilles du journal. Mais, à l’époque, l’objectif était davantage d’inciter les lecteurs à acheter le journal que de leur donner une conscience écologique!

     

http://www.lefigaro.fr/

L’armée américaine veut créer des balles biodégradables remplies de graines de plantes


C’est une bonne idée, de faire des balles, des obus, etc. être biodégradable et faire pousser des plantes qui seraient utiles pour les animaux, cependant que ce soit des armes qui tuent les gens semble quand même bizarre. S’il y avait moins d’armes, moins de guerres, le cycle de la vie se ferait par lui-même
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L’armée américaine veut créer des balles biodégradables remplies de graines de plantes

 

Par Gregory Rozieres

L’expression partir la fleur au fusil sera bientôt à considérer au sens propre, ou presque. L’armée américaine souhaite en effet développer des balles biodégradables, contenant des graines de plantes, rapporte le site Seeker, le 11 janvier.

Ce sont plus spécifiquement les grosses cartouches qui sont ciblées, celles allant de 40mm (grenades) jusqu’à des obus de tank ou d’artillerie de plus de 120mm. Le département de la Défense des États-Unis a lancé un appel à projet fin novembre à ce sujet.

L’idée: éviter les pollutions environnementales. Dans les terrains et zones d’entraînement, pour le moment. Car les cartouches sont soit laissées sur le sol, soit enterrées, alors qu’elles mettent des siècles à se dégrader. De plus, les métaux et produits chimiques peuvent contaminer le sol.

Le cycle de la vie

Le département de la Défense précise qu’un laboratoire de l’armée américaine a montré qu’il était possible d’intégrer des graines dans une cartouche biodégradable. Pour autant, la plante ne germera pas avant des mois.

Une fois la munition utilisée et la cartouche abandonnée, celle-ci va commencer à pourrir et les plantes à germer.

Ces végétaux devront justement « éliminer les contaminants du sol et consommer les parties biodégradables » de la cartouche, précise le département de la Défense dans son appel à projet. De plus, ces plantes devront être saines pour les animaux qui pourraient s’en nourrir.

Il est possible de déposer son projet jusqu’au 8 février. Ce n’est d’ailleurs pas la seule tentative de l’armée américaine sur le sujet, rapporte le blog Lignes de défense de Ouest-France.

En effet, les États-Unis ont déposé en 2006 un brevet imaginant « une munition soluble dans l’eau froide ». Un second brevet, datant de 2014, évoque lui « des munitions de chasse aux étuis biodégradables en thermoplastique », précise l’auteur Philippe Chapleau.

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