Le mystère s’éclaircit sur la disparition des Mayas


On se doute bien que la disparition des Mayas est due à une suite d’évènements et il semble qu’on pourrait prendre pour acquis que ce fut des trop longues périodes de sécheresse qui ont eu raison d’eux
Nuage

 

Le mystère s’éclaircit sur la disparition des Mayas

 

Grand Trou Bleu

Ci-dessus, une photographie aérienne du Grand Trou Bleu, un gouffre sous-marin situé près des côtes d’Amérique centrale, dans lequel des analyses sédimentaires ont été réalisées afin d’éclaircir les raisons de la disparition de la civilisation Maya. Crédits : U.S. Geological Survey (USGS)

L’hypothèse selon laquelle la disparition de la civilisation Maya a été causée par des vagues de sécheresse vient d’être pratiquement confirmée par des analyses sédimentaires menées dans un gouffre sous-marin.

En analysant les sédiments situés dans le Grand Trou Bleu, un gouffre sous-marin situé au large de la monarchie du Belize (Amérique centrale), des chercheurs ont vraisemblablement réussi à confirmer la théorie qui prévalait jusqu’ici pour expliquer la disparition de la civilisation Maya, laquelle avance que des vagues de sècheresse sont à l’origine de la disparition de cette ancienne civilisation.

Comment ces scientifiques ont-il procédé pour confirmer cette théorie ? Pour comprendre, il faut d’abord savoir que lorsque de fortes pluies s’abattent dans la région, les roches volcaniques sont pour ainsi dire « laver » du titane qu’elles contiennent, lequel se déverse alors dans le Grand Trou Bleu.

Or, en analysant la composition chimique des sédiments situés à l’intérieur de ce gouffre sous-marin, les auteurs de ces travaux se sont aperçus que les pluies avaient été particulièrement peu importantes entre l’an 800 et 1100 de notre ère. Ce qui renforce donc considérablement l’hypothèse selon laquelle la sécheresse serait à l’origine du déclin des Mayas. Ces périodes de sécheresse auraient en effet entraîné d’importantes famines, provoquant la disparition de cette civilisation.

Ce résultat a été présenté lors de la conférence annuelle de l’Union Américaine de Géophysique, qui se tenait du 15 au 19 décembre 2014 à San Francisco. Un résumé de ces travaux (en anglais) est disponible ici : « Centennial and Extreme Climate Variability in the Last 1500 Year from the Belize Central Shelf Lagoon (Central America): Successive Droughts and Floods Linked to the Demise of the Mayan Civilization »

http://www.journaldelascience.fr

Le gouffre


Un poème écrit en 2004, guerre, trahison, liberté, espoir de paix ,… les années passent et quelque part dans le monde la guerre existe toujours. Nous apprenons rien de l’histoire du passé …
Nuage

 

Le gouffre

 

 

Je erre dans le noir silence
Le gouffre de la vie s’ensuit
Malgré le savoir et la science
Les heures trottinent sans bruit

C’est l’histoire qui se répète
La plume du poète pleure
Les souvenirs d’amour s’émiettent
L’étincelle toujours se meure

Les vestiges d’antan trahissent
Les murs ont vu et entendu
Les décors laissent cicatrices
Des traîtrises et sous-entendus

Les bévues qu’ont voulait celer
Renaissent de leurs cendres obscures 
Les morts qu’ont voulait camoufler
Viennent hanter sous les couvertures

À quoi sert de revoir l’horreur
De toutes ces guerres du temps
Des tragédies de nos erreurs
Si le meurtre reste excitant

Sans cesse, sans avoir appris
Reviens l’illusion de la paix
Dans les cœurs des hommes en fouillis
Pour rayer la haine à jamais

Pourtant, le cauchemar perdure
Le vent charrie les hurlements
Des bannis du monde en rupture
À quand la fin du règlement

Oui, pleurons devant la misère
Et oublions cette souffrance
Dénonçons toutes les chimères
Puis, retournons dans notre aisance

La guerre pour la liberté
L’attaque pour la protection
Les fables pour la vérité                                               
Le mal pour la bénédiction
  
                                                     

Rachel Hubert (Nuage) Saïd
7 Avril 2004