Ce gorille de 200 kg s’est pris d’affection pour un minuscule primate de 200 g


Surprenant de voir comme un géant peut se comporter devant un être minuscule et fragile. Ce gorille s’est pris d’affection pour un bébé galago et semble vouloir le protéger.
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Ce gorille de 200 kg s’est pris d’affection pour un minuscule primate de 200 g

 

par  Ulyces

La puissance des gorilles n’a d’égal que leur tendresse.

L’association Ape Action Africa le prouve une fois encore en partageant avec nous une scène à laquelle ses membres ont assisté récemment, dans le parc zoo-botanique camerounais de Mvog-Betsi, à Yaoundé. Par un matin d’été, ils ont surpris Bobo, un gorille à dos argenté de 24 ans secouru par l’association en 1996, en compagnie d’un nouvel ami. Le géant de 200 kg s’était pris d’affection pour un bébé galago, un minuscule primate d’à peine 200 g tenant dans le creux de sa main.

Crédits : Ape Action Africa/Facebook

Sur les images qu’Ape Action Africa a posté sur sa page Facebook, on peut voir Bobo traiter le petit galago avec une infinie délicatesse, tandis qu’un autre gorille se penche sur sa main pour voir lui aussi la petite créature. Quelques temps plus tard, Bobo a relâché le galago dans la forêt. C’est à mourir de mignonneté.

Crédits : Ape Action Africa/Facebook

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Mort du gorille Harambe: mais fichez donc la paix aux parents!


Après la mort d’un gorille dans un zoo aux États-Unis pour sauver un jeune enfant, (Un enfant de 3 ans chute dans l’enclos d’un gorille, la bête abattue ) il y a eu beaucoup de commentaires sur les réseaux sociaux : où étaient les parents ? Pourquoi cet enfant n’était-il pas surveillé ? Une réponse d’une mère qui dit exactement ce que je pense, autant que les parents et surtout les mères ont le dos bien large, que la sécurité du zoo n’est pas adéquate et aussi que les animaux sauvages devraient être dans leur milieu naturel
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Mort du gorille Harambe: mais fichez donc la paix aux parents!

 

Nadia Daam

Le zoo de Cincinnati a dû se résoudre à tuer le primate après qu’un jeune enfant est tombé dans l’enclos. Depuis, les parents de celui-ci sont devenus un peu vite des boucs émissaires du drame.

La vidéo est terrifiante, et son épilogue d’une tristesse absolue. Samedi 28 mai, la presse a rapporté la mort du gorille Harambe, un mâle de 17 ans pensionnaire du zoo de Cincinnati, abattu après qu’un garçonnet de 4 ans a chuté dans l’enclos. L’annonce s’est accompagnée de la vidéo sidérante, tournée par un visiteur, sur laquelle on voit le gorille attraper l’enfant avant de l’entraîner dans l’eau.

L’équipe a donc abattu l’animal par balles et a expliqué, en réponse à ceux qui se demandaient pourquoi de simples tranquillisants n’ont pas été utilisés, que cela aurait pris trop de temps, et qu’il s’agissait avant tout de sauver l’enfant.

Les premières réactions se sont d’abord émues de la mort du gorille et ont réclamé davantage de précisions sur le danger que représentait réellement l’animal pour l’enfant.

Dont acte. Des témoins de la scène, qui ne sont a priori pas spécialistes du comportement animal, ont juré que le gorille n’était en rien menaçant. Ces derniers s’appuient notamment sur cette autre vidéo, diffusée sur le site du mirror, sur laquelle le gorille prend la main du garçon, le geste étant interprété comme bienveillant de la part du primate.

Débat sur la dangerosité

Sur Facebook, le primatologue Frans de Wall remet également en question la dangerosité d’Harambe:

«Si le gorille avait voulu tuer l’enfant, un simple coup de poing aurait suffi. Les gens n’imaginent pas la force surhumaine des gorilles. Mais il n’a montré aucune volonté de tuer (…). Les lions et les tigres sont des prédateurs, mais les gorilles sont de paisibles végétariens. Ils préfèreront toujours un fruit juteux à un morceau de viande. La seule chose qui peut les faire basculer, c’est un mâle qui entre sur leur territoire ou qui s’approche trop de leurs petits et de leurs femelles. Harambe savait sûrement qu’il n’était pas en compétition, et n’avait donc aucune raison d’attaquer.»

Certes. Mais tous les spécialistes ne sont pas de cet avis. Le directeur du zoo de Cincinnati lui-même a affirmé que les gorilles étaient imprévisibles et que la seule manière de garantir la sécurité de l’enfant était d’abattre Harambe. Greg Tarry, directeur associé de l’Association des Zoos et Aquariums du Canada, a analysé les différentes vidéos et assure que le comportement du primate était agressif et non protecteur et que ses gestes relevaient tous de la domination.

Difficile, donc, de trancher. Et de dire fermement qui est coupable. Mais parce que pour endurer une tragédie, désigner un bouc-émissaire semble procurer un intense soulagement, les parents de l’enfant tombé dans l’enclos ont rapidement fait de parfaits coupables.

Frans de Wall lui-même estime dans son post Facebook que «les parents devraient surveiller leurs enfants».

Il semble là apporter son soutien à la pétition qui réclame des poursuites judiciaires à leur encontre et une enquête sociale

«pour protéger l’enfant et ses frères et sœurs d’autres incidents résultant de la négligeance de leurs parents».

#JusticeForHarambe

Deonne Dickerson et Michelle Gregg, les parents du petit garçon, font donc l’objet de vives critiques. La presse tabloïd s’est ainsi empressée de dresser le portrait de parents forcément défaillants en exhumant d’anciennes affaires criminelles impliquant le père, tout en consentant mollement que ce dernier semblait s’être rangé depuis quelques années.

Célébrités et anonymes multiplient les insultes et décrètent que Deonne Dickerson and Michelle Gregg font de bien piètres parents. Le comique Ricky Gervais a par exemple publié un tweet lapidaire:

(«Il semblerait que certains gorilles fassent de meilleurs parents que d’autres»)

Et Le hashtag #JusticeForHarambe est utilisé par tous ceux qui estiment que les parents doivent être tenus pour responsables de la mort du gorille, car ils auraient du garder l’œil sur leur enfant à chaque instant de la visite au zoo.

Et parce que les mères font toujours de très bonnes coupables, un mème désigne Michelle Gregg comme une mauvaise mère tueuse de gorille par procuration.

Si on suit leur raisonnement, la mort du gorille serait donc moins tragique et vaine si les parents du petit garçon étaient punis par la justice. Harambe serait alors vengé. Et ces mauvais parents mis hors d’état de nuire.

Mais de quoi seraient exactement coupables ces parents? À en croire leurs nouveaux ennemis jurés: de ne pas avoir empêché leur enfant de se glisser sous la clôture. Et tant pis, si un témoin affirme avoir vu la mère du petit garçon faire un geste pour que son fils ne passe pas sous la barrière. Tant pis si cela a pu se produire en une fraction de seconde. Tant pis s’il est physiquement impossible de surveiller son enfant à chaque seconde. Tant pis si, comme l’a plaidé Michelle Greg sur Facebook, «les accidents arrivent».

L’obsession du contrôle

Faut-il être de mauvaise foi ou parfaitement ignorant pour assurer qu’il est tout à fait possible de garder l’œil en permanence sur un enfant lors d’une sortie ou même dans un lieu clos? Si les parents étaient en mesure d’empêcher leur enfant d’accomplir toute bêtise ou acte inconséquent, la moitié des accidents domestiques ne toucheraient pas les enfants. Aucun enfant ne chuterait d’un escalier. Aucun enfant ne s’étoufferait après avoir ingéré un petit objet. Pas de noyade, pas d’enlèvement, pas d’intoxication.

Ce monde où les parents seraient omniscients et omnipotents a l’air franchement super. J’adorerais rattraper ma fille, façon Matrix, avant qu’elle se vautre dans les escaliers. J’aimerais beaucoup anticiper le moment où un enfant va faire une énorme connerie et agir en conséquence. Mais pas plus que les autres parents, je ne suis ni mentaliste ni dotée de supers pouvoirs. Laissez-moi le dire encore une fois: les parents ne peuvent ni surveiller ni controler leurs enfants à chaque instant. Et vous savez quoi? Ça n’est finalement pas si souhaitable que ça.

C’est l’ironie de cette histoire et de la cabale dirigée contre Deonne Dickerson et Michelle Gregg. Les parents trop préoccupés par leur enfants et qui ne les lâchent pas d’une semelle sont de plus en plus pointés du doigt, à raison. On leur demande de foutre la paix à leurs enfants, car celà nuit à leur autonomie et à leur confiance en soi. Alors pourquoi décider, subitement, que les parents du petit garçon tombé dans une fosse au gorille, auraient, à ce moment précis, dû se comporter comme des gardes du corps, l’œil rivé à leur progéniture? D’autant que les accidents se produisent en général en quelques secondes à peine. Et qu’un instant furtif d’inattention (regarder l’heure, sortir une bouteille d’eau de son sac, échanger quelques mots avec quelqu’un) peut largement suffire.

Peut-être, parce que quoiqu’ils fassent, les parents ne feront jamais assez bien. Et ce type de tribunal populaire (dans lequel siègent évidemment aussi d’autres parents) s’exerce généralement avec un bel élan lors de fait divers. À chaque disparition d’enfant, il se trouvera toujours quelqu’un pour dire «c’est triste, mais enfin, la mère a sûrement merdé en ne le surveillant pas tout le temps. Moi, au square, je les lâche pas d’un œil, vu le monde dans lequel on vit hein».

Quand un parent oublie son enfant dans le siège auto de la voiture, parce qu’il est épuisé, au bord du burn-out, ou juste extremement distrait, mais certainement pas par malveillance, certains n’hésitent pas à réclamer la peine de mort.

La perfection n’est pas de ce monde

Des gens parfaits. Qui savent tout sur tout. Qui savent exactement comment on veille sur un enfant, comment on le protège de tout. Des gens qui savent, et qui savent mieux. Et qui se sentent donc autorisés à distribuer bons et mauvais points. Jusqu’au jour, ou peut-être, eux-mêmes découvriront qu’ils sont faillibles. Ou que les enfants ont beau être la chair de notre chair, selon l’expression consacrée, leur corps n’en est pas moins dissocié du nôtre et, il n’est ni possible ni souhaitable que l’on soit capables d’exercer un controle parfait sur leurs faits et gestes.

Tant que j’y suis, les parents n’ont pas non plus ce super pouvoir qui fait taire les bébés qui pleurent dans le train.

Ce qui est curieux avec l’affaire du gorille, c’est qu’il s’est trouvé plus de personnes pour réclamer que ces parents soient jetés au cachot, que pour interroger les conditions de sécurité du zoo de Cincinnati voire l’existence même des zoos.

Après tout, si un enfant de 4 ans a pu chuter dans l’enclos, c’est que rien ne l’empêchait physiquement de se glisser sous la barrière. Ensuite, il aurait peut-être été judicieux que l’energie employée pour harceler ces parents soit plutôt employée à poser les vraies questions: s’il s’agit de sauvegarder certaines espèces, ne vaut-il pas mieux préserver leurs espaces naturels? Les parcs zoologiques se préoccupent-ils vraiment du bien-être animal comme ils le prétendent? Les zoos ont-il un interet pédagogique? Un animal en captivité est-il HEUREUX?

http://www.slate.fr/

Un enfant de 3 ans chute dans l’enclos d’un gorille, la bête abattue


Je comprends l’urgence d’agir pour sauver l’enfant, mais si un enfant de 3 ans a réussi a tomber dans l’enclos d’un gorille, ils devront revoir la sécurité. Puis, de toute manière, ces animaux devraient vivre en liberté dans leur environnement
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Un enfant de 3 ans chute dans l’enclos d’un gorille, la bête abattue

 

Harambe, un gorille mâle âgé de 17 ans... (Photo Reuters)

Harambe, un gorille mâle âgé de 17 ans et pesant plus de 180 kilogrammes, que l’on voit sur la photo, a été abattu.

PHOTO REUTERS

Agence France-Presse
WASHINGTON

 

Les employés du zoo de Cincinnati, dans l’est des États-Unis, ont dû tuer un de leurs gorilles samedi après la chute d’un garçon âgé de trois ans dans l’enclos du singe, a annoncé la direction.

L’enfant a franchi en rampant une barrière qui délimitait l’enceinte du primate et est tombé dans un fossé, a précisé à la presse le directeur du parc zoologique, Thane Maynard.

Harambe, un gorille mâle âgé de 17 ans et pesant plus de 180 kilogrammes, «est descendu et l’a attrapé», selon le directeur du zoo, qui compte onze représentants de cette espèce.

Le grand singe a ensuite traîné autour de son habitat le garçon qui hurlait, selon des témoins interrogés par les médias locaux, avant que l’équipe d’intervention sur les animaux dangereux du zoo ne fasse feu sur lui, le tuant environ 10 minutes après l’entrée du garçon dans l’enclos.

Le garçonnet a été hospitalisé pour des blessures mais ses jours ne sont pas en danger, selon des médias citant la police.

L’équipe d’intervention a pris la décision d’abattre le singe par balle plutôt que de lui administrer un tranquillisant avec une carabine à injection parce que ce dernier n’aurait pas fait effet immédiatement, a justifié M. Maynard, pour qui le zoo «n’avait jamais vécu une telle situation».

«Notre équipe d’intervention sur les animaux dangereux a jugé que c’était une situation de vie ou de mort», a-t-il ajouté. «Ils ont sauvé la vie de ce petit garçon.»

Cet incident en rappelle un autre, survenu une semaine auparavant dans un zoo de Santiago du Chili et qui a suscité la colère des défenseurs des animaux: un homme de 20 ans a pénétré volontairement dans la cage de deux lions, qui ont également été abattus par les employés du parc.

L’homme, qui affirmait dans une lettre retrouvée dans sa poche s’inspirer de la Bible, a été grièvement blessé par les deux fauves mais son pronostic vital n’est plus engagé.

«Quand la vie d’une personne est en danger, il faut sacrifier les animaux», a déclaré la directrice du zoo tout en se disant «consternée» par l’incident.

http://www.lapresse.ca/

Le Saviez-Vous ► Les singes — Pharmaciens


La pharmacologie n’est pas juste un art des êtres humains, des animaux savent se servir des plantes pour se soigner tel que les primates
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Les singes — Pharmaciens

Si les grands singes sont dotés de bien des aptitudes les rapprochant de nous, il s’avère que les primates peuvent même jouer aux pharmaciens… Ceux que nous appelons les grands singes – chimpanzés, bonobos, gorilles et orangs-outans – pourraient même nous en apprendre dans le domaine pharmaceutique grâce à la zoopharmacognosie.

Sabrina Krief, vétérinaire et Maître de conférence au Muséum national d’Histoire naturelle en France, explique que les chimpanzés consomment en effet différentes plantes pour leurs vertus thérapeutiques ou encore pour se guérir.

À travers leurs expéditions pour étudier le phénomène “d’automédication” chez les primates, ils ont notamment observé un singe souffrant de diarrhées qui se nourrissait d’écorces d’un arbre en particulier, l’Albizia Grandibracteata, et guéri au bout de quelques jours. Une fois en laboratoire, les chercheurs ont confirmé les bienfaits de l’écorce.

Autre observation, les chimpanzés peuvent aussi marier différents “ingrédients” pour leurs bienfaits. Si les chercheurs se demandent encore comment ils se transmettent ce savoir, l’homme semble avoir quelques nouvelles leçons à tirer de son lointain cousin.

http://www.canald.com/

Déguisé en gorille, il est pris pour cible par le vétérinaire


Si, les animaux vivaient dans leur environnement, ce genre d’incident n’arriveraient pas. Enfin, l’histoire ne doit pas, si le vétérinaire a gardé son travail … Mais, c’est moins drôle pour l’employé zoo
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Déguisé en gorille, il est pris pour cible par le vétérinaire

 

(RAINER JENSEN / DPA / AFP)

 

Image d’illustration. Un vrai gorille photographié au zoo de Berlin. [RAINER JENSEN / DPA / AFP]

Déguisé en gorille pour les besoins d’une simulation, un employé du zoo de Tenerife (Espagne) a été pris pour cible par un vétérinaire qui lui a tiré dessus une seringue remplie de tranquillisants.

Il faut tout prévoir dans un zoo avec le danger potentiel que représentent les animaux sauvages. Si ces derniers parviennent à sortir de leurs enclos et à s’échapper du parc animalier, il faut s’assurer de la capacité du personnel à récupérer les animaux avant qu’ils ne sèment une belle pagaille.

Ainsi, les zoos ont pour habitude de réaliser des simulations d’évasion de différents animaux pour s’entraîner et faire face le cas échéant.

Pour « interpréter » les bêtes sauvages, des employés des parcs animaliers revêtent des déguisements d’animaux. Après le gardien du zoo de Tokyo déguisé en zèbre, il est arrivé une mésaventure bien plus grave à un employé du zoo de Tenerife en Espagne.

Visé par le vétérinaire

Déguisé en gorille, l’employé du zoo Loro Parque de Tenerife a pris son rôle de singe en vadrouille très au sérieux, rapporte le journal La Opinion. Le faux gorille s’est mis à courir dans tous les sens. Jusqu’ici, tout va bien. Simplement, tous les employés du parc n’étaient pas prévenu de la simulation.

Le vétérinaire de service, en poste depuis deux mois, et n’écoutant que son courage, a cru qu’un vrai gorille avait déserté son enclos et semait la terreur dans le parc. Il a donc dégainé et tiré sur son collègue une flèche qui contenait des tranquillisants pour endormir un animal de 180 kilos.

Le malheureux employé s’est effondré et a développé une réaction allergique. Il se trouve, un mois après les faits, toujours à l’hôpital dans un état critique.

http://www.directmatin.fr

Les animaux peuvent-ils avoir le sens de l’humour ?


Donner des antidépresseurs aux rats pour les faire rire ainsi trouver la pilule du bonheur, je ne suis vraiment pas sur que cela soit moralement correct. Ces petites bêtes semblent savoir ce qu’est le plaisir mais rire et avoir le sens de l’humour, pour le moment ce ne sont que les singes qui auraient ces caractéristique à moins que l’on donne peut-être des sentiments humain a certains animaux ..
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Les animaux peuvent-ils avoir le sens de l’humour ?

 

Une partie des spécialistes pensent que tous les mammifères pourraient être dotés du sens de l’humour. Les chiens, et donc probablement les renards, riraient dans certaines occasions. © Glen Bowman, Flickr, cc by sa 2.0

Une partie des spécialistes pensent que tous les mammifères pourraient être dotés du sens de l’humour. Les chiens, et donc probablement les renards, riraient dans certaines occasions. © Glen Bowman, Flickr, cc by sa 2.0

Par Janlou Chaput, Futura-Sciences

Rabelais, ce bon vivant, écrivait que le rire était le propre de l’Homme. Depuis, la science a prouvé que les grands singes, les rats ou les chiens (au moins) pouvaient aussi se gondoler.

Mais les animaux peuvent-ils posséder le sens de l’humour ? La question divise la communauté scientifique. Et si la réponse nous venait de rats amateurs de chatouilles ?

Qui est partant pour une franche partie de rigolade ? Le rire, quand il est franc, est une manifestation d’un état de bien-être momentané, et se révèle en plus bénéfique pour la santé, si bien qu’il devient prisé par tous. On a longtemps pensé, François Rabelais en tête dans Gargantua, que ce comportement distinguait l’Homme du reste du monde animal, puisque les zoologistes de l’époque ne relevaient pas chez eux de comportement semblable.

Néanmoins, les sciences du vivant ont évolué et Charles Darwin avait compris que la frontière qui nous distingue des animaux est plus ténue qu’on le pensait, à tel point qu’il estimait déjà que l’intelligence humaine se distinguait de son équivalent animal non par le type, mais par le degré. Autrement sous-entendu, nos cousins pourraient bien partager une forme de rire.

Des propos qui ont été confirmés par des études ultérieures, notamment celles menées sur des grands singes. Ceux-ci poussent des cris particuliers dans des situations plaisantes ou de jeu. Ces sons ont été enregistrés et comparés aux rires humains. Les émissions sonores des chimpanzés et des bonobos, nos plus proches cousins, partagent de nombreuses caractéristiques communes avec nos esclaffements. Pour les gorilles, plus éloignés génétiquement de nous, la ressemblance est moins frappante. Quant aux orangs-outans, le cri paraît plus primitif encore à nos oreilles.

Des singes qui ne manquent pas d’humour

Rient-ils pour autant ? Oui, de l’avis de la communauté scientifique. Ils vont même parfois plus loin et se montrent même taquins. Prenons l’exemple de la femelle gorille Koko, mondialement connue pour comprendre 2.000 mots anglais et maîtriser 1.000 gestes de la langue des signes américaine. Ainsi, lorsqu’il lui a été demandé de décrire ce qu’elle trouvait dur, elle a répondu « roche » et « travail », jouant ainsi avec le sens des mots. Dans un autre contexte, elle a aussi noué entre eux les lacets de son éducatrice, Penny Patterson, tout en lui demandant de lui courir après. Qui n’y a jamais pensé ? D’autres exemples de blagues de grands singes sont relatés à travers le monde, laissant supposer qu’ils possèdent un sens de l’humour, bien qu’il faille toujours se méfier de l’anthropomorphisme.

Koko, la femelle gorille qui parle, se fait un nouvel ami en la personne de l’acteur états-unien Robin Williams. Les deux complices passent un bon moment et rient ensemble. © Jan Turner, YouTube

Désormais, les suspicions se portent sur un animal bien plus éloigné de nous : le rat. Ces rongeurs comptent parmi les espèces reconnues pour leur haut niveau d’intelligence. Et depuis plus de dix ans maintenant, on sait qu’ils émettent un son distinctif, de 50 kHz, en cas de situation agréable et de jeu. Est-ce un rire ? Certains le pensent.

Les 50 kHz du rire du rat

L’initiateur de cette démarche s’appelle Jaak Panksepp, à l’époque où il travaillait pour l’université d’État de Bowling Green (Ohio, États-Unis). Avec l’un de ses étudiants, Jeffrey Burgdorf, ils ont commencé à chatouiller gentiment leurs rats. Ceux-ci ont apprécié l’expérience et cherchaient toujours le contact de la main dès qu’elle rentrait dans leur cage. Lors des caresses ventrales, ils poussaient leur petit cri particulier. À n’en pas douter une manifestation de leur plaisir.

Des expériences ultérieures ont confirmé ces tests préliminaires. Ainsi, lorsque les rongeurs disposent du choix entre un levier qui induit l’émission de ce son caractéristique lorsqu’ils appuient dessus ou un second à l’origine d’un autre cri de rat, ils ne se trompent pas et choisissent la fréquence sonore de 50 kHz. Néanmoins, le débat persiste au sein de la communauté scientifique et certains n’y voient que la manifestation d’un plaisir et d’un bien-être, mais pensent que ces éléments ne suffisent pas pour affirmer qu’il s’agit véritablement d’un rire. À la lumière des données actuelles, il est donc trop tôt pour conclure sur le sens de l’humour de ces rongeurs, bien que les éthologues ne baissent pas les bras.

Aujourd’hui, Jeffrey Burgdorf continue de travailler sur les rats, comme le révèle le magazine Slate. Cette fois, il ne cherche plus à les faire rire, mais tente de trouver la recette du bonheur afin de la mettre dans une pilule. Il essaye d’élaborer un antidépresseur et traque l’émission du fameux son de 50 kHz pour synthétiser une molécule du bien-être. Son objectif : faire des rongeurs un modèle adapté pour tester les traitements contre les troubles de l’humeur. Les rats, qui jouissent d’une si mauvaise réputation, pourraient nous aider à faire de notre planète un meilleur lieu de vie

http://www.futura-sciences.com/