Tempête automnale: près de 850 000 clients privés d’électricité


Hier et aujourd’hui, nous avons eu des alertes météorologiques un peu partout au Québec. Une bombe météo, et elle a bien eu lieu. Pour ma part, hier, nous avons eu beaucoup de pluie et aujourd’hui, ce sont les feuilles d’automne qui ont fait de l’excès de vitesse, le vent était assez fort, mais je n’ai pas remarqué de dégâts. Ailleurs, pannes électriques, arbres tombés, glissement de terrain et inondation ont été au menu. Puis plus au nord, dans ma région natale en Abitibi, une première tempête de neige.
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Tempête automnale: près de 850 000 clients privés d’électricité


Si le nombre de pannes a déjà commencé à chuter à travers le Québec, les vents continueront vraisemblablement d’endommager le réseau d’électricité de la province au cours de la soirée et samedi en début de journée.

MAYSSA FERAH
LA PRESSE

RAPHAEL PIRRO
LA PRESSE

> Consultez l’état du réseau d’Hydro-Québec

« Je pense qu’il faut être réaliste : on a beaucoup de travail qui se fait présentement, mais on va en avoir pour tout le week-end », a déclaré Éric Filion, président d’Hydro-Québec Distribution, dans un point de presse organisé vers 16h30 aujourd’hui au siège social de la société d’État.

Les vents violents, prédominants dans le sud du Québec, se dirigent vers la Côte-Nord, où de nouveaux dégâts sont attendus.

M. Filion précise cependant que malgré l’ampleur des dommages et le nombre quasi inédit de pannes, la situation devrait être réglée dans un temps relativement bref, soit d’ici le début de la semaine prochaine. En effet, le réseau de transport, fait de pylônes en acier, reste « intact ».

Les dommages se situent plutôt au niveau du réseau de distribution, fait majoritairement de poteaux de bois placés à proximité des résidences.

« C’est une bonne nouvelle pour nous », a ajouté M. Filion.

« On espère rétablir une bonne partie de notre clientèle pendant le week-end, mais c’est possible que dans les endroits où le réseau est plus fortement endommagé, que les clients soient rétablis plutôt en début de semaine prochaine », a-t-il précisé.

Vers 18 h, on comptait 848 224  clients privés de courant, en raison des vents forts. Il s’agit du plus important bassin de population touché par des pannes depuis le grand verglas de 1998, lorsque 1,4 million d’abonnés québécois avaient été en panne.

Contrairement à 1998, toutefois, où c’était le réseau de transport d’électricité qui s’était effondré, c’est le réseau de distribution qui est touché cette fois et on parle de multiples pannes individuelles causées par des branches brisées par le vent ou carrément les poteaux qui ont été arrachés par le vent.

À l’heure actuelle, il est trop tôt pour chiffrer en argent les dommages.

Les grands moyens

Actuellement, plus de 1000 employés d’Hydro-Québec sont déployés à la grandeur du réseau. De ce nombre, autour de 800 sont des monteurs de ligne.

« C’est plus de 2000 endroits où il y a des bris, où l’on doit déplacer des équipes pour faire des réparations soit sur les poteaux, sur les équipements comme les transformateurs, les lignes de réseau », a précisé le président d’Hydro-Québec distribution.

Les réparations en situation d’urgence fonctionnent selon un ordre de priorités. Les hôpitaux et les usines de filtration, par exemple, sont les endroits qu’Hydro-Québec place en tête de liste, a déclaré M. Filion.

Par ailleurs, il a profité du point de presse pour avertir la population de prendre toutes les précautions nécessaires en vue des sorties prévues ce soir.

« Dans plusieurs municipalités, l’Halloween a été remise. Il y aura plusieurs jeunes dans les rues. On vous rappelle d’être très, très prudents. »

PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE

Un arbre s’est abattu sur une voiture à l’intersection de Mont-Royal et l’Esplanade, à Montréal.

La tempête de vent et de pluie a fait une victime à Bromont. Un homme de 63 ans a perdu la vie après qu’un arbre lui est tombé dessus alors qu’il était en train d’en photographier un autre déjà au sol. Le tragique incident est survenu vers 10 h 30 près d’un immeuble à condos. Des manœuvres de réanimation ont été tentées, mais le décès du sexagénaire a été constaté après son arrivée à l’hôpital.

PHOTO OLIVIER PONTBRIAND, LA PRESSE

Un arbre s’est affaissé sur une voiture sur la rue St-Hubert, à Montréal.

Les avertissements de pluie abondante ont été levés dans le sud du Québec, qui en a reçu généralement de 50 à 70 millimètres selon les endroits, mais les quantités ont dépassé les 100 millimètres en Estrie et dans la Beauce. Des avertissements de vents violents sont toutefois toujours en vigueur dans l’ensemble de la province. Environnement Canada a enregistré des rafales de 105 kilomètres à l’aéroport de Dorval.

Un avertissement de pluie abondante est en vigueur pour les régions de Sherbrooke, Rimouski, Saint-Georges, Saguenay, Baie-Comeau et Sept-Îles. Entre 40 et 80 millimètres de pluie devaient tomber jeudi et vendredi dans ces secteurs.

Le premier ministre du Québec, François Legault a réagi aux intempéries. « Nos équipes de la Sécurité publique et d’Hydro-Québec sont sur le terrain. Nous sommes au travail. Votre sécurité est notre priorité : soyez prudents ! », peut-on lire sur son compte Twitter.

PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE

Une route inondée en Estrie

Inondations en Estrie

Plusieurs municipalités de l’Estrie sont aux prises avec des inondations depuis vendredi matin.

PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE

Une résidence inondée à Ascot Corner

Des mesures d’urgence ont été déclenchées à Cowansville, où le niveau de la rivière Yamaska a atteint 2,50 m à certains endroits, les secteurs Bonnette, Jean-Baptiste, des Vétérans et Saint-Rémi ont été évacués. Un centre d’hébergement d’urgence a été ouvert à la Bibliothèque Gabrielle-Giroux-Bertrand.

PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE

Des voitures ont été submergées à Sherbrooke.

À Sherbrooke, les pluies diluviennes ont fait augmenter le niveau de la rivière Saint-François, qui a dépassé les 20 pieds

« Des évacuations préventives ont actuellement lieu », a indiqué la Ville de Sherbrooke sur son compte Twitter.

Quelque 150 résidences ont été évacuées à titre préventif. 

PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE

Emmie Cloutier a dû évacuer son domicile de Sherbrooke.

Les autorités ont fait le point à la suite du débordement de la rivière Saint-François, ce matin.

On avait prévu 50 millimètres, on se retrouve avec beaucoup plus […] On n’est pas habitué de voir ça. C’est une situation difficile à contrôler », a dit le coordonnateur des mesures d’urgence à la Ville de Sherbrooke, Stéphane Simoneau.

Beaucoup d’infrastructures sont touchées par des arbres et des branches, signale-t-il. À cela s’ajoutent de nombreux glissements de terrain à superviser. « Toutes les équipes municipales sont sur le terrain », a-t-il ajouté.

PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE

La rivière Saint-François, à East Angus

« On demande à la population d’écouter les consignes et de collaborer », a conseillé le maire de Sherbrooke, Steve Lussier. Un service de coordination en sécurité civile avait déjà été établi dans la nuit de jeudi à vendredi. « Nous étions en préalerte », a indiqué M. Lussier. Cependant, le niveau d’eau est monté très rapidement, au-delà des prévisions.

Les autorités soulignent le niveau d’eau inusité de la rivière.

Des résidants de Coaticook ont aussi été évacués par les services d’incendie en raison de l’accumulation d’eau, a rapporté la Sûreté du Québec (SQ). 

Dans la région de l’Estrie, 51 108 clients d’Hydro-Québec sont toujours sans électricité. 

> Pour suivre en temps réel le niveau de la rivière Saint-François

PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE

Le parc Pomerleau, à Ascot Corner

Montréal n’est pas épargné

À Montréal, entre 50 et 60 millimètres de pluie sont tombés. Des voitures qui traversaient le viaduc Hochelaga ont été remorquées en raison de l’accumulation d’eau. Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) rapporte avoir reçu plusieurs appels concernant des dommages et bris aux résidences.

« Pour rapporter des dommages matériels à votre propriété, contactez votre assureur. Un rapport de police n’est pas requis. », indique-t-on sur le compte Twitter du SPVM.

PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE

Un mur de brique s’est effondré sur une voiture stationnée sur le boulevard LaSalle.

Quelque 32 vols sont annulés à l’aéroport Pierre-Elliot-Trudeau, en raison des forts vents dans le Nord-Est américain. Il s’agit principalement de vols à destination des États-Unis et du reste du Canada. Il est conseillé aux passagers de vérifier l’état de leur vol.

Toiture d’église endommagée

Les vents violents ont arraché une partie de la toiture en cuivre de l’Église Notre-Dame-du-Saint-Rosaire, forçant la fermeture de l’école primaire adjacente Marie-Favery, dans le quartier de Villeray, à Montréal.

« La toiture de l’église se détachait peu à peu et risquait qu’une partie soit emportée par les grands vents. Cette situation devenait à risque pour les élèves, » a souligné Guy Lauzé, directeur de l’école, dans une lettre envoyée aux parents plus tôt cet après-midi.

Le directeur précise dans sa lettre que les pompiers ont immédiatement été appelés, et que ceux-ci ont coupé l’électricité dans le secteur pour des raisons de sécurité.

« L’école ayant une génératrice, nous avons bénéficié de plusieurs lumières pour assurer la sécurité dans les déplacements, a ajouté M. Lauzé. L’électricité nous est revenue vers 13 h 45. »

Du côté de l’Abitibi, c’est une tempête de neige qui a frappé la région dans la nuit de jeudi à vendredi. Les habitants de la région ont reçu entre 15 et 20 centimètres de neige.

– Avec La Presse canadienne

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Les jeunes du monde entier dans la rue pour interpeller leurs gouvernants sur le climat


Même si cela dérange des politiciens, je trouve encourageant que des jeunes se lèvent pour protester de l’inaction face aux changements climatique. Cela à commencé par une jeune étudiante suédoise Greta Thumberg. Depuis d’autres jeunes on emboîter le pas. Aujourd’hui, ce sont 123 pays que sont rassembler des jeunes pendant une journée d’école pour la grève du climat. On dit qu’on ne peut pas changer le monde, pourtant Greta Thumber réussit à rallier des milliers de jeunes dans différentes villes du monde pour crier d’une même voix d’agir pour leur avenir
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Les jeunes du monde entier dans la rue pour interpeller leurs gouvernants sur le climat

 

Les jeunes du monde entier dans la rue pour interpeller leurs gouvernants sur le climat

Photo: AFP

«Vous détruisez notre avenir!» De l’Australie à l’Europe en passant par l’Ouganda, des dizaines de milliers de jeunes du monde entier ont séché l’école vendredi pour demander à leurs dirigeants d’agir vraiment contre le dérèglement du climat.

«Agir maintenant ou nager», lisait-on sur une pancarte, à Wellington, la capitale néo-zélandaise, où des centaines de lycéens et étudiants ont lancé la journée.

À Christchurch aussi, des jeunes gens défilaient quand la ville a été frappée par des fusillades dans deux mosquées, contraignant la police à boucler le centre-ville.

«123 pays!» a tweeté la jeune Suédoise Greta Thunberg, une des icônes du mouvement avec sa grève hebdomadaire de l’école.

«Nous faisons grève pour dire à nos gouvernements de faire leurs devoirs et de nous montrer des preuves!» explique l’appel publié sur Facebook.

Des preuves que le monde prend les mesures nécessaires pour limiter le réchauffement à +2°C par rapport à l’ère pré-industrielle, comme prévu par l’Accord de Paris. Des rendez-vous étaient donnés dans plus de 2 000 lieux, selon le site du mouvement, FridaysforFuture, avec l’Italie, la France et l’Allemagne en tête de peloton.

Vendredi, Greta Thunberg relayait sur Twitter des images de cortèges au Japon, à Helsinki, Venise, Luxembourg ou, plus modeste, au Vanuatu. A Bangkok et Hong Kong, des milliers de jeunes ont aussi défilé.

«Si vous n’agissez pas comme des adultes, nous le ferons», scandaient-ils.

«Mes yeux souffrent de la pollution», a expliqué Shagun Kumari, 13 ans, à Delhi (environ 200 participants). «Je veux un air qui n’affecte pas mes poumons».

À Sydney, Charles Rickwood, 18 ans, pointait le danger couru par la Grande Barrière de corail.

«Si la tendance se poursuit, on va avoir une hausse d’1 ou 2°C dans l’océan, cela deviendra insoutenable».

Quelque 500 jeunes Mauriciens ont défilé à Port Louis, scandant «la planète chauffe, la jeunesse se lève».

À Varsovie, c’est au ministère de l’Energie qu’a fini la marche d’environ 2 000 jeunes protestataires. A Bratislava, ils étaient un millier. De nombreuses villes allemandes étaient concernées, avec des milliers de participants notamment à Berlin et Munich.

«Les vautours du profit détruisent notre Terre», «Grand-père, c’est quoi un bonhomme de neige?», «Je crois plus aux licornes qu’en la volonté des politiciens», disaient les panneaux allemands.

Idem à Londres, avec plusieurs milliers de jeunes massés devant le palais de Buckingham après un passage par Downing street.

À Paris, une centaine de jeunes ont bloqué pendant trois heures l’entrée du siège de la Société Générale, dénonçant ses financements de projets nocifs.

En Ouganda, à Kampala, de nombreux élèves ont fait la grève de l’école pour manifester, décrivant la recrudescence des glissements de terrain et crues soudaines dans le pays.

«Les températures ont grimpé, impossible de se concentrer en classe», dit Warlda Mirembe, 16 ans, venue avec son père, fermier et commerçant.«Ma prise de conscience date de l’inondation de l’école après des pluies diluviennes. J’aime mon pays, on l’appelle la perle de l’Afrique, mais on est en train de le détruire».

«Les leaders d’aujourd’hui vont vieillir et mourir, et laisser derrière eux un monde en ruines», dénonce Sadrach Mirere, étudiante, qui coordonne les Fridays For Future Uganda.

Greta Thunberg s’est fait connaître en brandissant seule tous les vendredis une pancarte «grève de l’école pour le climat» devant le Parlement de Stockholm. Peu à peu, l’action a fait tache d’huile dans plusieurs pays, des milliers de jeunes gens descendant dans la rue, en Belgique ou en Allemagne.

Vendredi matin, Greta, qui a été proposée pour le Nobel de la paix 2019, était de retour devant le Parlement suédois avec plusieurs centaines de jeunes grévistes à ses côtés.

«Nous venons de naître au monde, cette crise nous allons devoir vivre avec, et nos enfants et nos petits-enfants et les générations futures. Nous ne l’accepterons pas», a-t-elle prévenu.

L’initiative n’est pourtant pas du goût de certains politiques, tel le ministre australien de l’Education Dan Tehan.

«Ce n’est pas quelque chose que nous devrions encourager», a-t-il dit à la radio.

«Les manifestations hors des horaires de cours ont aussi du sens», a estimé le ministre allemand de l’Economie Peter Altmaier.

Les grévistes ont en revanche reçu des soutiens, comme celui de la première ministre néo-zélandaise Jacinda Ardern.

«Ne sous-estimez pas le pouvoir de votre voix», a dit la travailliste de 38 ans à des étudiants cette semaine au Parlement.

Plusieurs maires de l’alliance C40 des grandes villes pour le climat, comme Paris et Milan, ont aussi exprimé leurs encouragements.

La communauté internationale s’est engagée à garder le monde sous 2°C, mais les émissions de gaz à effet de serre, issues d’abord des énergies fossiles, continuent à grimper, plaçant la planète sur une trajectoire de plus de 3°C porteuse d’impacts majeurs. La mobilisation de la jeunesse s’inscrit dans un mouvement citoyen plus large, incluant des actions de désobéissance civile, un boom des recours en justice et des manifestations, comme celles prévues partout en France samedi.

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Le volcan Etna glisse lentement vers la Méditerranée


Le volcan Etna est le plus productif en Europe, cependant grâce à des mesures précises, les scientifiques ont pu constater qu’il glisse tranquillement vers la Méditerranée. En principe, il n’y a pas de danger immédiat enfin probablement pour des milliers d’années étant donné la lenteur du glissement. Il ne faut surtout pas un coup de pouce de la nature pour accélérer sa descente
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Le volcan Etna glisse lentement vers la Méditerranée

 

L'Etna glisse lentement vers la méditerranée

Le volcan le plus actif d’Europe se déplace de 14 millimètres pas an, vers la méditerranée.

© MARTIN RIETZE / LEEMAGE

Par Aurélia Payelle

Selon de dernières mesures, le volcan Etna glisse vers la Méditerranée à un rythme constant de 14 millimètres par an.

Le mont Etna, situé en Sicile glisse lentement mais sûrement vers la Méditerranée. Cette constatation a été faite par une équipe de chercheurs britanniques et français de l’Open University scientist et de l’Observatoire de physique du Globe de Clermont-Ferrand. Les résultats de cette longue étude de 11 ans ont été présentés dans la revue Bulletin of Volcanology. De 2001 à 2012, les scientifiques ont réalisé des mesures avec l’aide d’une centaine de GPS placés tout autour de la structure du volcan afin d’enregistrer ses déplacements. Les instruments étant sensibles à des mouvements millimétriques, ils ont pu repérer que l’Etna se déplace à une vitesse de 14 millimètres par an, vers la Méditerranée et la ville côtière de Giarre qui se situe à seulement 15 kilomètres du volcan. Cela représente une moyenne de déplacement de 1,4 mètre par siècle.

L’Etna glisse ainsi sur une pente de 1 à 3 degrés. Si cela est possible c’est parce que le volcan repose sur une faible couche de sédiments flexibles (agents d’érosion). C’est la première fois que des scientifiques étudient le mouvement d’un volcan dans sa totalité. Auparavant ils ont pu seulement observer des sections bouger.

Un mouvement inéluctable

Le mouvement est inéluctable, il ne peut pas être arrêté. Le danger réside essentiellement dans le fait que ce glissement lent et perpétuel commence à accumuler des tensions et des contraintes. De plus, une simple faille pourrait accélérer le mouvement et conduire à des catastrophes naturelles.

Ainsi, John Murray, principal auteur du rapport, a affirmé dans un communiquéque « des études antérieures sur des volcans éteints depuis longtemps ont montré que ceux qui glissaient vers le bas de la même manière ont entraîné des glissements de terrain catastrophiques plus tard dans leur histoire. Un mouvement constant pourrait contribuer à un important glissement de terrain le long de la côte de l’Etna, provoquant des tsunamis dévastateurs dans les régions environnantes ». 

Le glissement du volcan pourrait aussi poser des problèmes aux volcanologues pour étudier les prochaines éruptions et savoir dans quelle direction les magmas de lave se dirigeront.

Mais John Murray, a assuré qu’une telle situation était très rare et pouvait prendre plusieurs siècles voire plusieurs milliers d’années, pour atteindre un stade critique. Il n’y aucune certitude que cela arrive pour l’Etna et, pour les scientifiques, il n’y pas encore de raison pour que les 1 million d’habitants vivant à proximité du volcan s’alarment.

« Ce dont il faut être attentif, je pense, c’est de voir si dans 10 ans le taux de mouvement aura doublé ou non. Ce serait un avertissement, a déclaré John Murray. Mais si le taux est réduit de moitié, je dirais qu’il n’y aurait vraiment pas de quoi s’inquiéter ».

L’Etna est le volcan est le plus actif d’Europe avec en moyenne une éruption par an. La dernière phase d’activité du volcan date de la fin du mois de février 2017 avec trois éruptions en trois semaines, la troisième éruption, le 15 mars 2017, faisant une dizaine de blessés.

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Inondations en Asie: 24 millions de personnes menacées


Chaque personne qui vit une inondation due aux pluies doit être épouvantable. En Inde et en Asie du Sud, la mousson dure 4 mois, et cette année, elle a fait une centaine de morts, les gens sont coupés de tout et n’ont plus grand chose à manger. Ils ont perdu leur maison, et même leurs papiers d’identité. Ce n’est pas encore finie car des millions sont menacées par ces inondations
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Inondations en Asie: 24 millions de personnes menacées

 

Chaque année, des centaines de personnes meurent dans... (AFP)

Chaque année, des centaines de personnes meurent dans les glissements de terrain et les inondations provoquées par la mousson qui frappe début juin le sud de l’Inde et balaie l’Asie du Sud durant quatre mois.

Agence France-Presse
Genève

Selon un bilan dressé lundi par les autorités indiennes, ces inondations ont déjà fait plus de 750 morts.

«La situation ne cesse d’empirer. Au Népal, où les eaux commencent à refluer, nos équipes font face à des communautés qui ont perdu leur maison, leurs papiers d’identité, tout, et au Bangladesh et en Inde, le nombre de personnes affectées croît d’heure en heure, alors que les eaux montent», a déclaré Jagan Chapagain, sous-secrétaire général pour les programmes et opérations auprès de la Fédération.

Selon lui ,il s’agit des «plus graves inondations en Asie du Sud depuis plusieurs décennies. Des communautés entières sont coupées de tout, le seul moyen de venir en aide à ces villages est le bateau, et beaucoup n’ont presque plus de vivres».

Au Bangladesh, le Croissant-Rouge local a qualifié les inondations de pires jamais enregistrées dans le pays.

«Les eaux se répandent du nord du pays vers le centre, recouvrant des villages entiers, beaucoup de communautés sont isolées, et n’ont aucun accès par la route», selon M. Mozharul Huq, secrétaire général du Croissant-Rouge du Bangladesh.

La Fédération et le Croissant-Rouge du Népal ont lancé un appel à l’aide global d’environ 3,5 millions de francs suisses (3 millions d’euros) pour venir en aide à 81 000 personnes vivant dans les régions les plus touchées.

Au Bangladesh, la Fédération et le Croissant-Rouge du pays devraient lancer un appel similaire dans les prochains jours.

Enfin, pour l’Inde, la Fédération a débloqué une aide d’urgence de 320 000 francs suisses (281 000 euros) fin juillet. Un deuxième versement est prévu dans les prochains jours.

Une série d’inondations et de glissements de terrain frappe le sous-continent depuis la deuxième semaine d’août, au moment où la mousson fait sentir ses effets sur les parties nord et est de la région.

Chaque année, des centaines de personnes meurent dans les glissements de terrain et les inondations provoquées par la mousson qui frappe début juin le sud de l’Inde et balaie l’Asie du Sud durant quatre mois.

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Le Saviez-Vous ► Le top des catastrophes naturelles


La nature est de toute beauté, mais parfois, elle met son énergie à la destruction. Ce sont des phénomènes naturels qui de temps à autre mettent la population en danger
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Le top des catastrophes naturelles

Crues soudaines, pluies torrentielles, ouragans, tornades, les catastrophes naturelles entraînent des pertes de vies et des dégâts matériels importants. Mais, de toutes les catastrophes survenues dans l’histoire, les tremblements de terre et les inondations comptent parmi les plus meurtrières.

Fleuve Yangtsé en crue

1. Crues dévastatrices

En Chine, le fleuve Yangtsé sort régulièrement de son lit. Si les habitants ont parfois le temps de fuir la zone inondable, ce ne fut pas toujours le cas. En 5 crues (1887, 1911, 1931, 1935 et 1938), pas moins de 2 157 000 personnes ont perdu la vie en raison de la montée des eaux.

Les inondations les plus meurtrières ont entraîné la mort de 900 000 (1887) et 870 000 (1938) Chinois.

Photo : Fleuve Yangtsé en crue

Plateau de Loess dans la provionce de Shaanxi

2. Séisme meurtrier

Il n’existe que très peu de détails sur le tremblement de terre le plus meurtrier de l’histoire. Mais, au début de l’année 1556,  un puissant séisme (de magnitude inconnue) a secoué les provinces de Shaanxi, de Gansu et de Shanxi en Chine.

Le séisme aurait fait, selon les estimations, quelque 830 000 morts.

Photo : Les habitants de la région habitaient dans des maisons creusées à même la pierre du Plateau de Loess (sur la photo). Ces habitations se sont effondrées pendant le séisme, ce qui explique le nombre élevé de victimes.

Tremblement de terre en Chine

3. Rayée de la carte

Le 28 juillet 1976, la région de Tangshan (Chine) est dévastée par un tremblement de terre d’une magnitude de 7,8 sur l’échelle de Richter. La région, qui comptait un peu plus d’un million d’habitants, a été pratiquement rayée de la carte.

Le bilan officiel fait état de 242 419 morts, mais certaines sources parlent de près de 800 000 victimes.

Photo : Tremblement de terre 1976

Typhon au Bangladesh

4. La tempête fait rage

Plus d’un demi-million de victimes, voilà le bilan du typhon le plus meurtrier de l’histoire. Le phénomène météorologique dévastateur a frappé le Bangladesh les 12 et 13 novembre 1970 avec des vents de plus de 200 km/h et une onde de tempête d’une rare puissance.

On parle de 150 000 morts et de 100 000 disparus qui n’ont jamais été retrouvés. Mais le bilan pourrait être deux fois plus lourd.

Photo : Thyphon Île de Bhola

Inondations en Hollande

5. La Hollande sous les eaux

Le samedi 5 novembre 1530, plusieurs villages de la Hollande ont été envahis par les eaux lors d’un important raz-de-marée. Une large partie de la région des Flandres et de la Zélande s’est retrouvée sous les eaux. Une partie du territoire touché n’a pas été récupérée à ce jour.

Bilan : 400 000 morts.

Photo : Digue en Hollande

Tsunami en Indonésie

6. Vague meurtrière

Les tsunamis sont provoqués soit par des tremblements de terre sous la plaque océanique, soit par des glissements de terrain majeurs. Celui qui a frappé l’Indonésie est encore très frais dans la mémoire collective.

Ce matin du 26 décembre 2004, un tremblement de terre d’une magnitude de 9,1 se produit dans l’océan Indien. Le séisme a provoqué un tsunami qui a déferlé sur les côtes de l’Indonésie. La province de Banda Aceh a été particulièrement touchée.

Le phénomène naturel, qui a modifié l’axe de la Terre, a tué quelque 246 000 personnes.

Photo : Après le tsunami

7. Haïti tremble

16 h 53, le 12 janvier 2010, les Haïtiens sentent la terre qui tremble sous leurs pieds. Le séisme, 7,3 sur l’échelle de Richter, se produit dans une zone densément peuplée et où les normes de construction étaient plutôt lâches.

De nombreux bâtiments, dont une partie du Palais présidentiel, s’écroulent, entraînant dans la mort plus de 230 000 habitants de l’île. Quatre ans plus tard, la situation était toujours chaotique dans le pays.

Photo : Le palais présidentiel

Typhon Nargis

8. Nargis dévaste le Myanmar

Le 2 mai 2008, le Myanmar est touché par le typhon Nargis. De puissantes vagues et des pluies diluviennes ravagent le pays, faisant 146 000 victimes.

Toutefois, le gouvernement du pays serait en partie responsable de ce lourd bilan. Il a attendu plusieurs jours avant d’accepter l’aide internationale, alors que des centaines de personnes blessées, privées d’eau, de nourriture et de moyens de communication, perdaient la vie, faute de secours.

Photo : Après le passage de Nargis.

Catastrophe au Japon

9. Des forces combinées

Une des zones urbaines les plus densément peuplées au monde a été le théâtre d’une catastrophe dévastatrice. Le 1er septembre 1923, à 11 h 58, la région de Tokyo-Yokohama a été secouée par un séisme estimé à 7,9 (échelle de Richter), entraînant dans la mort des milliers de personnes.

Mais les Japonais n’étaient pas au bout de leurs peines. Le tremblement de terre fut accompagné d’un tsunami et de 88 incendies alimentés par des vents forts provenant d’un typhon.

Le rapport officiel fait état de 141 720 morts et de 580 397 bâtiments détruits. Des habitants d’origine coréenne, soupçonnés d’avoir allumé des incendies, ont également été tués par des milices populaires.

Photo : Séisme 1923

Tremblement de terre en Italie

10. La Botte secouée

L’Italie, un pays en forme de botte, n’a pas été épargnée par les catastrophes naturelles. On n’a qu’à penser à l’éruption du Vésuve qui a fait des milliers de morts le 24 août 1979.

Mais ce pays a été le théâtre du plus puissant tremblement de terre enregistré sur le continent européen. Messine et Reggio, deux villes du sud du pays, ont été totalement dévastées le 28 décembre 1908.

Entre 70 000 et 100 000 personnes y ont laissé leur vie.

Photo de Messine

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Un gigantesque glissement de terrain au large de l’Australie retracé


L’histoire de l’Australie pourrait avoir connu, il y a plus de 3 000 ans un glissement terrain issu d’un tremblement de terre et aurait provoquer tsunami
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Un gigantesque glissement de terrain au large de l’Australie retracé

 

Ce glissement de terrain, qui a été découvert... (Photo Australian Tourist Commission)

Ce glissement de terrain, qui a été découvert à 75 km au large d’Innisfail, localité de l’État du Queensland, a emporté 32 km carrés de matière, « soit environ 30 fois le volume d’Uluru », a-t-il ajouté en référence au célèbre rocher australien de 348 mètres de haut, qui est aussi connu sous le nom d’Ayers Rock (photo).

PHOTO AUSTRALIAN TOURIST COMMISSION

 

Agence France-Presse
Sydney

Les traces d’un gigantesque glissement de terrain sous-marin qui pourrait avoir provoqué un tsunami monumental il y a 300 000 ans ont été identifiées au large de l’Australie, ont annoncé mercredi des scientifiques australiens.

Cet effondrement du talus continental, probablement provoqué par un séisme, a été découvert de façon fortuite par des chercheurs réalisant une cartographie en trois dimensions des fonds marins dans la zone de la Grande Barrière de corail.

Ces scientifiques, qui avaient déjà repéré huit tertres sous-marins « au milieu de nulle part », ont découvert la vaste cavité dans le talus en reconstituant leur cartographie, a déclaré Robin Beaman de la James Cook University, un des auteurs de cette étude publiée dans le journal Marine Geology.

« Il y a cette gigantesque portion du talus continental qui manque, sur une longueur de 20 km et une profondeur de 8 km », a-t-il dit à l’AFP.

Ce glissement de terrain, qui a été découvert à 75 km au large d’Innisfail, localité de l’État du Queensland, a emporté 32 km carrés de matière, « soit environ 30 fois le volume d’Uluru », a-t-il ajouté en référence au célèbre rocher australien de 348 mètres de haut, qui est aussi connu sous le nom d’Ayers Rock.

La date du glissement de terrain a été estimée en datant les fossiles de coraux d’eau profonde retrouvés à plus d’un kilomètre de profondeur sur les tertres sous-marins. Le plus vieux a été daté à 302 000 ans.

Un tel glissement de terrain pourrait avoir engendré des vagues de tsunami de 27 mètres de haut, dont l’effet pourrait avoir été dissipé par la présence importante de récifs coralliens.

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Après l’Indonésie, le Canada?


Cela fait déjà 10 que le monde était effrayé par le tsunami en Indonésie. Ce phénomène n’est pas unique. Certains pays sont plus susceptibles d’être à la merci des humeurs de l’océan
Nuage

Après l’Indonésie, le Canada?

Photo AFP

10 ans après le tsunami dans l’océan Indien, la côte ouest canadienne n’est pas à l’abri d’une catastrophe

Anne Caroline Desplanques

Le 26 décembre 2004, un séisme de magnitude 9,1 sur l’échelle de Richter provoquait un tsunami dévastateur sur les côtes de l’Indonésie. Dix ans plus tard, ce désastre secoue toujours les scientifiques canadiens, qui craignent un évènement similaire chez nous.

«Le risque numéro un, c’est vraiment sur la côte ouest, dans le Pacifique», indique le sismologue Maurice Lamontagne, de Ressources naturelles Canada.

Un séisme de magnitude 7,7 a d’ailleurs secoué les îles d’Haïda Gwaii, au nord de Vancouver, en novembre 2012.

Bien que la secousse n’ait provoqué qu’une vague de moins d’un mètre, elle a été assez forte pour projeter des poissons hors de l’eau, souligne Jean-Sébastien Roy, de Ressources naturelles Canada.

Le secteur est situé à la jonction de deux plaques tectoniques, celle du Pacifique et celle de Juan de Fuca. Ces failles ont joué un rôle clef dans le séisme de magnitude 8,9 qui a secoué le Japon en 2011.

Maurice Lamontagne, sismologue

Sismologue à Ressources naturelles Canada et spécialiste de la sismicité de Charlevoix.

Photo Courtoisie

Sismologue à Ressources naturelles Canada et spécialiste de la sismicité de Charlevoix.

Le Québec moins à risque

À l’inverse de la côte ouest, le Québec est niché à l’intérieur d’une plaque tectonique et non pas sur une faille, indique M.Lamontagne. La province n’est donc pas à risque du fameux «Big One».

Toutefois, en raison des nombreuses failles profondes qui parsèment le Bouclier canadien, les Québécois sont secoués en moyenne 350 fois par an. Bien que ces secousses soient modérées, elles sont susceptibles de produire de dangereux glissements de terrain.

S’ils se produisent en terrain côtier ou sous l’eau dans l’estuaire du Saint-Laurent, ces phénomènes posent un véritable risque de tsunami, souligne M.Lamontagne.

«S’ils se produisent lentement, il n’y a pas de danger, mais s’ils se produisent rapidement ils peuvent causer une vague», explique le spécialiste de la sismicité de Charlevoix.

La pire catastrophe de l’ère moderne

Le 26 décembre 2004, un séisme de magnitude 9,1 sur l’échelle de Richter secoue les profondeurs de l’océan Indien, au large de l’île de Sumatra. 20 minutes plus tard, un tsunami allant jusqu’à plus de 30 mètres de haut frappe les côtes de l’Indonésie, du Sri Lanka et du sud de l’Inde, ainsi que celles de l’ouest de la Thaïlande. Le désastre fait plus de 230 000 morts.

Photo REUTERS

Le 26 décembre 2004, un séisme de magnitude 9,1 sur l’échelle de Richter secoue les profondeurs de l’océan Indien, au large de l’île de Sumatra. 20 minutes plus tard, un tsunami allant jusqu’à plus de 30 mètres de haut frappe les côtes de l’Indonésie, du Sri Lanka et du sud de l’Inde, ainsi que celles de l’ouest de la Thaïlande. Le désastre fait plus de 230 000 morts.

Le séisme le plus puissant enregistré sur Terre, à l’ère moderne, s’est produit en Alaska le 28 mars 1964. De magnitude 9,2 sur l’échelle de Richter, il a engendré un tsunami sur les côtes de la Colombie-Britannique, de la Californie et d’Hawaï.

 


► 8 octobre 2005 – Pakistan : magnitude 7,6 – 73 000 morts

► 15 août 2007 – Pérou : magnitude 7,7 – 913 morts, 1 039 blessés

► 12 mai 2008 – Chine : magnitude 7,9 – 70 000 morts, 18 000 disparus

► 6 avril 2009 – Italie : magnitude 5,8 – 308 morts, 1 500 blessés

► 12 janvier 2010 – Haïti : magnitude 7,0 – 222 570 morts

► 27 février 2010 – Chili : magnitude 8,8 – 521 morts, 12 000 blessés

► 11 mars 2011 – Japon : magnitude 8,9, tsunami – 15 776 morts, 4 225 disparus

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