Le Saviez-Vous ► Glaces et sorbets : l’histoire d’une fraîcheur millénaire


Le sorbet date d’au moins 2000 ans, et c’était de la neige mélangé à du miel et des fruits en Chine, Chez les Arabes avait donné le nom de Chorbets, d’ou viens le de sorbet. Les Grecs et les Romains ont aussi fait leurs propres glaces, et c’est en Italie que débuta des nouveauté tel que la crème glacée et transporter en France, pour encore plus de nouveauté. Enfin les desserts glacés on traverser l’océan pour être aussi connu par l’Amérique
Nuage

 

Glaces et sorbets : l’histoire d’une fraîcheur millénaire

 

Glaces et sorbets : l’histoire d’une fraîcheur millénaire

Crédits : nolonely/stock.adobe.comLes sorbets ont vu le jour en Chine grâce à un savant mélange de jus de fruit, de neige et de salpêtre !

Rien de plus banal, maintenant, que de déguster à tout moment une glace ou un sorbet. Une appétence gourmande pour ces produits qui ne date pas d’hier puisqu’elle remonte à des temps ancestraux. Jusqu’à l’apparition de la réfrigération, au XIXème siècle, nos ancêtres ont dû accompli de véritables exploits pour satisfaire ce besoin de fraîcheur…

De la neige comme première sorbetière ?

La première sorbetière a aujourd’hui plus de 2000 ans ! En Chine, on préparait des sorbets en mettant des jus de fruits ou du vin dans des tonneaux sur lesquels on faisait couler un mélange de neige et de salpêtre (qui abaisse le point de congélation de l’eau). A la même époque, dans le monde arabe, on fabriquait, de la même façon, des chorbets (ou sharbet), boissons aux fruits glacées : c’est de là que vient le mot sorbet. La neige des montagnes, compressée dans des sacs, était transportée à dos de chameau et stockée dans des maisons construites pour cela. Dans l’Antiquité, à la cour d’Alexandre le Grand, on préparait des boissons glacées en mélangeant des fruits écrasés avec du miel et de la neige.

Cette technique se perpétua chez les Grecs au cours des siècles suivants. Elle fut ensuite reprise par les Romains qui n’hésitèrent pas à faire transporter, depuis les Alpes ou l’Etna jusqu’à Rome, des tonnes de neige tassée et des blocs de glace protégés par de la paille et des fourrures. A l’arrivée, neige et glace étaient enfouies dans des puits pour être conservées. Néron, empereur romain, régalait aussi ses invités de fruits écrasés avec du miel et de la neige, pratiques que Sénèque trouvait fort coûteuses. Combien de temps ces sorbets et fruits glacés ont-ils été consommés ? Les historiens restent muets sur le sujet. Il semble que ces préparations glacées aient perduré en Orient mais pas en Occident. Au XIIIème siècle, le marchand vénitien Marco Polo (1254 – 1324) aurait pour sa part rapporté en Italie le principe de la sorbetière chinoise. Et c’est ainsi que les Italiens auraient, à leur tour, fabriqué des sorbets… avant la crème glacée !

Des sorbets à la crème glacée italienne

On ignore en revanche le nom du pâtissier qui, au XVème siècle, en Italie, eut un jour l’idée de rajouter de la crème, transformant ainsi les sorbets en crèmes glacées. Ce qui justifie pleinement la primauté des Italiens en matière de gelati ! La gourmande Catherine de Médicis, qui s’en délectait quant à elle à Florence depuis son enfance, les fait mettre à sa table française après ses noces avec le roi Henri II de France, en 1533. Les familles royales européennes s’en entichent mais il faudra attendre le XVIIIème siècle pour que les crèmes glacées gagnent réellement du terrain. En effet, il faut de la glace vive – dépourvue de neige – venue de loin, pour les conserver et les stocks étaient rares et chers. La première glacière n’est créée à Paris qu’au XVIIème siècle : on y stocke la glace des étangs de la Bièvre, gelés pendant l’hiver. On en trouve aussi dans les châteaux comme Versailles ou Chantilly. Ce qui n’empêche en rien le développement de recettes de crèmes glacées. On doit la première trace écrite à Menon, dans sa Science du Maître d’hôtel confiseur (1750). Joseph Gilliers, le pâtissier du Roi Stanislas Leczinski (beau-père de Louis XV, gourmand et pour qui fut créé le Baba au rhum) publie aussi dans Le Cannaméliste Français (1751) plusieurs recettes de « neige », dont une d’artichaut (fonds blanchis, pistaches, orange confite, crème et sucre).

La folie des glaces au siècle des Lumières

Ces soufflés glacés au pain d’épice sont directement inspirés du célébrissime soufflé glacé Rothschild.

En 1689, le sicilien Francesco Procopio del Coltelli ouvre à Paris le premier café, Le Procope. Il y sert non seulement du café mais aussi plus de cent sorbets et glaces différents. Toute la bonne société parisienne s’y précipite, y compris les « dames de qualité », ce qui ne se faisait pas jusqu’alors. Et si elles n’osent quitter leur carrosse, un valet leur en apporte. En 1720, il invente les mousses glacées en ajoutant de la crème fouettée dans ses glaces : ces « glaces à la Chantilly » deviennent tout de suite à la mode. Au XVIIIème siècle, les glaciers se multiplient à Paris et la consommation s’étale désormais tout au long de l’année. Les glaces se servent dans des tasses ou en briques, moulées dans des fruits, des coquetiers, des verres.

Les « fromages glacés » apparaissent : en plus d’y avoir ajouté des jaunes d’œufs et supprimé la crème, ces derniers sont parfumés d’épices, de fruits, de chocolat, de café, de liqueurs.

Et comme le souligna à l’époque Pierre Jean-Baptiste Legrand d’Aussy, auteur de Histoire de la vie privée des Français (1782), « on trouva l’art de faire des fromages avec toutes les matières quelleconques qui s’employaient pour les glaces ; et alors la distinction cessa ».

On s’en fait livrer car les glaces de toutes sortes font désormais partie des desserts, différentes pour chaque type de repas ou de réception. Vers 1798, l’italien Tortoni crée un café à Paris très couru de tout le monde politique et intellectuel friand de ses biscuits et bombes glacés.

Les recettes d’entremets glacés ne cessent de se multiplier partout. Des cuisines de Carême sortent ensuite les premiers parfaits glacés et, vers 1820, le célébrissime soufflé glacé Rothschild. On invente aussi toutes sortes de moules : les plus branchés sont ceux en forme d’asperge avec une glace à la pistache, d’écrevisse (glace à la fraise) etc. La Révolution française ne tuera pas les glaces. Au contraire, elle les démocratise. Glacier devient alors une profession à part entière et les sorbetières envahissent les demeures françaises.

Quid des « Ice-Creams » aux Etats-Unis ?

En 1785, Thomas Jefferson, futur troisième Président des États-Unis (1801), est ambassadeur en France. Pris de passion pour ces glaces tellement à la mode, il rapporte avec lui des moules et une recette de glace à la vanille : six jaunes d’œuf, une demi-livre de sucre, deux bouteilles de crème et une gousse de vanille, cuits ensemble puis placés dans ce qui était alors appelée une « sarbottiere ». Pendant sa présidence, des desserts glacés sont alors systématiquement servis aux repas officiels de la Maison Blanche. En 1806, Frederic Tudor, homme d’affaire originaire de Boston surnommé Ice King (le roi de la glace), entreprend de collecter et de vendre la glace des lacs gelés. Et un peu plus tard, Nathaniel Jarvis Wyeth, entrepreneur ayant également participé au commerce de la glace, invente une une machine à découper la glace. En 1843, Nancy Johnson, de Philadelphie, imagine une sorbetière à manivelle qui est brevetée et commercialisée par William Young. La fabrication de glaces se développe vite : la première usine de crèmes glacées ouvre à Baltimore en 1851. Les Américains succombent aux Ice-creams et le célèbre Sundae voit le jour en 1892. Elles deviennent encore plus populaires avec l’apparition du cornet au début du XXème siècle, dont l’invention reste très controversée. Vient-il de Paris ou d’ailleurs ? Nul ne le sait. Quant à la barre glacée enrobée de chocolat, elle est lancée dans les années 1920.

Des glaces artisanales aux glaces industrielles

En France, au XIXème siècle, les glaces artisanales sont aussi devenues populaires mais surtout dans les classes sociales aisées : il faut de la glace vive, matière première chère, pour les fabriquer et les conserver. Ainsi, à l’époque, 40 glacières approvisionnent Paris : si l’on en manque pour cause d’hiver doux, on la fait venir de Norvège. En 1860, la première machine frigorifique est créée par l’ingénieur français Charles Tellier, la pasteurisation est découverte en 1865, et l’homogénéisation à haute pression par Auguste Gaulin, en 1899. Une série de découvertes et d’inventions qui ont participé à l’élaboration des glaces telles que nous les connaissons et consommons aujourd’hui. La première usine de crèmes glacées, inspirée du modèle américain, voit quant à elle le jour en 1924. Sorbets, glaces et desserts glacés se démocratisent. Les marques se multiplient alors et depuis, les artisans-glaciers ont pignon sur rue. Un savoir-faire qui se poursuit encore aujourd’hui avec des associations de parfums toujours plus étonnantes.

https://www.academiedugout.fr

La Terre change sans cesse de forme


La Terre ronde comme un ballon n’est que dans les images, car en réalité, elle n’est pas si ronde que cela. Au fil du temps, elle change d’apparence dépendante des périodes glacières et des changements climatiques
Nuage

 

La Terre change sans cesse de forme

 

La forme irrégulière de la Terre

La forme irrégulière de la Terre est due aux effets de la gravité (ici, les déformations ont été exagérées d’un facteur 100 000).

ESA

Répartition inhomogène des masses, épisode glaciaire ou réchauffement climatique modifient localement et au cours du temps la physionomie de notre planète.

Avec son rayon moyen de 6 371 km, la Terre est… globalement ronde. Car il faut compter sur la répartition inhomogène des masses, aussi bien en surface que dans les profondeurs de la croûte et du manteau. Les matériaux qui la composent sont plus ou moins denses, certaines parties du manteau sont plus épaisses que d’autres… autant de causes qui modifient localement le champ de gravité. Les mesures géodésiques réalisées ces dernières années montrent donc des bosses et des creux.

La Terre, planète active, change constamment de forme au cours du temps

Ainsi, si le mont Everest est bien le plus haut sommet du monde avec ses 8 848 mètres au-dessus du niveau moyen des mers, il n’est pas le plus éloigné du centre de la Terre. Il s’agit du Chimborazo (Equateur) qui, avec ses 6 268 m d’altitude, est à 6 384,4 km du centre de la Terre contre 6 382,6 km pour l’Everest. En cause, la forme renflée quand on s’approche de l’équateur. En outre, la Terre, planète active, change constamment de forme au cours du temps.

« Lors du dernier maximum glaciaire, il y a 20 000 ans, plusieurs kilomètres de glace recouvraient l’Amérique du Nord et la Scandinavie, explique l’académicienne Anny Cazenave. Notre planète s’est déformée aux pôles sous le poids des glaces et les roches du manteau terrestre de ces régions ont migré vers l’équateur. Depuis, la fonte a occasionné ce qu’on appelle un rebond postglaciaire. »

Un peu comme une pâte à modeler se remet doucement dans sa position d’origine lorsque l’on cesse d’appuyer dessus, la croûte terrestre s’est soulevée dans les régions nordiques et les roches du manteau ont migré à nouveau vers les pôles. Résultat, la Terre est de moins en moins aplatie. Mais depuis une vingtaine d’années, l’aplatissement reste stable. Le responsable serait le réchauffement climatique, avec la fonte des glaces des calottes polaires (Antarctique et Groenland) qui redistribue les masses d’eau des pôles vers l’équateur, contrecarrant la diminution de l’aplatissement postglaciaire.

https://www.sciencesetavenir.fr/

Le Saviez-Vous ► Histoire de la glacière


En pique-nique, en excursion, ou toute autre activité pleine air, la glacière est utile pour garder les boissons et la nourriture. La glacière n’a pas toujours été portative, et l’idée n’est pas non plus née d’hier. C’était plutôt une construction faite par l’homme pour préserver des glaces et nourriture pendant la saison chaude
Nuage

 

Histoire de la glacière

 

glaciere

    Une glacière est une installation fixe (creusée ou bâtie) ou mobile (meuble ou récipient), présentant des propriétés isothermes grâce auxquelles elle permet de maintenir des aliments au froid, ou de stocker de la glace.

    Autrefois, un trou dans le sol rempli de neige faisait office de glacière. Ainsi, en Russie, les moujiks construisaient une sorte de petit abri couvert de chaume sous lequel une fosse remplie de glace ou de neige servait de garde-manger.

 

En Iran, de telles installations, le Yakhchal, furent utilisées de manière répandue.

Un Yakhchal

Dans l’Iran du ive siècle av. J.-C., les ingénieurs persans maitrisaient déjà la technique permettant de stocker de la glace en plein été dans le désert. La glace était amenée des montagnes environnantes pendant l’hiver et était ensuite stockée dans des yakhchals.

Le yakhchal était un grand espace enterré (jusqu’à 5 000 m³) qui avait des murs épais d’au moins deux mètres à la base et bâtis avec un mortier spécial appelé sarooj, composé de sable, d’argile, de blanc d’œuf, de chaux, de poils de chèvre et de cendres dans des proportions spécifiques et qui était résistant aux transferts de chaleur. Les Iraniens pensent aussi que la mixture était totalement imperméable. Cet espace était souvent relié à un qanat et possédait aussi souvent unbadgir (tour à vent) qui pouvait facilement rafraîchir les températures pendant les jours d’été. La glace stockée était ensuite utilisée pour fabriquer des rafraîchissements pour la cour royale.

Ces structures ont été construites et utilisées surtout en Iran. Parmi celles qui subsistent aujourd’hui, beaucoup datent de centaines d’années.  https://fr.wikipedia.org/

En Provence, les glacières connurent un développement important au XVIIe siècle.

Vue exterieure de la Glacière du Parc médiéval de l'Évêque de Coutances

Vue extérieure de la Glacière du Parc médiéval de l’Évêque de Coutances.

Meuble glacière

Dans la deuxième partie du XIXe siècle, avant l’invention du réfrigérateur, les glacières étaient un meuble en deux parties. La partie du haut recevait un gros morceau de glace qui était changé tous les trois ou quatre jours. La partie du bas permettait de conserver au froid des aliments.

Au début, la glace était récoltée l’hiver puis stockée dans des entrepots isolés par de la sciure de bois. Après la mise au point des machines frigorifiques à vapeur ou a pétrole, comme celles de l’Allemand Karl Von Linde en 1877, ces entrepôts furent convertis en fabriques de glace artificielle.

Contrairement à un réfrigérateur, une glacière est passive : on doit y mettre de la glace au préalable. Le froid n’y est maintenu que jusqu’à ce que toute la glace ait fondu. La glace peut être avantageusement remplacée par d’autres produits à haute capacité calorifique préalablement refroidis (à température négative si possible) : il n’y a pas de risque d’envahissement par l’eau et, à volumes égaux, le froid est de plus longue durée.

Aujourd’hui, le terme se réfère plus fréquemment à des récipients portatifs aux parois isolantes utilisés par exemple pour faire de la randonnée ou lors de déplacements en voiture. Au lieu de glace, on utilise des accumulateurs de froid qui ont été refroidis préalablement dans un congélateur.

Certaines glacières dites électriques s’apparentent davantage à de petits réfrigérateurs puisqu’un petit système électrique de réfrigération (très basse tension (12 volts) avec prise allume cigare) est incorporé, généralement dans le couvercle ; elles sont donc prévues pour être utilisées en association avec un véhicule automobile. Au contraire d’un réfrigérateur, elles ne sont pas équipées d’un thermostat et remplissent une fonction plus simple que le maintien d’une température constante dans leur enceinte : elles assurent un écart de température entre l’intérieur et l’extérieur grâce à une pompe à chaleur à effet Peltier.

http://www.recettes-cuisine-afrique.info/