On sait enfin d’où vient le «sang» de ce glacier de l’Antarctique


Depuis des décennies, les scientifiques, ont cherché comment la cascade de sang se formait sur le glacier Taylor en Antarctique. Il a fallu comprendre ce qui se passait en dessous du glacier, et avec les changements climatiques, il y aura de plus en plus de cette couleur qui s’échappera du glacier
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On sait enfin d’où vient le «sang» de ce glacier de l’Antarctique

 

Blood Falls | National Science Foundation/Peter Rejcek via Wikimédia CC License by

Blood Falls | National Science Foundation/Peter Rejcek via Wikimédia CC License by

Repéré par Vincent Manilève

Repéré sur Popular Science

Et ces «Cascades de sang» pourraient devenir plus fréquentes sur les glaciers.

 

En 1911, le géoscientifique britannique Thomas Griffith Taylor découvre un endroit très spécial de l’Antarctique. De temps en temps, de l’eau rouge s’écoule le long du glacier, sans que personne ne puisse expliquer ce phénomène. Avec les années, on a compris que la couleur était due au contact entre l’oxyde de fer présent dans l’eau et l’oxygène de l’air. Un cas classique de rouille, mais qui a valu au glacier Taylor le surnom de Blood Falls, «Cascades de sang». 

Mais, à l’exception de spéculation en 2015, personne n’avait encore réussi à déterminer avec précision d’où venait cette eau particulièrement riche en fer. C’est chose fait désormais, comme le raconte le site Popular Science, qui relaie une étude publiée dans le Journal of Glaciology où des chercheurs du Colorado College et de l’université d’Alaska Fairbanks expliquent que part d’un réservoir d’eau salée située sous le glacier.

Jessica Badgeley, du Colorado College, a expliqué à Popular Science: «Nous savions qu’il y avait un écoulement d’eau salée qui créait la cascade, et que l’étude de 2015 montrait presque déjà que cette eau salée venait de sous le glacier. Le mystère qui demeurait, c’était le lien entre cette source et l’écoulement. C’est assez inhabituel, et il y a très peu de cas similaires. Donc il était encore difficile de savoir comment l’eau allait de sous le glacier à la surface.» 

Il faut savoir que, même si le sel est présent, cela ne suffit pas à empêcher la glaciation; cette source aurait dû être gelée. En réalité, cette source arrive à se réchauffer elle-même.

«Quand l’eau passe par la phase où elle passe de l’état liquide à l’état solide, cela dégage de la chaleur, c’est juste de la chimie basique, note Popular Science. Dans le cas de l’eau salée qui traverse le glacier Taylor, la chaleur qui est dégagée par la part d’eau salée qui gèle suffit à maintenir l’écoulement du reste.»

Les chercheurs ont donc tracé, à l’aide d’ondes radio et d’un robot, l’origine de cet écoulement pour le moins exceptionnel. Il s’est avéré que l’eau reste chaude sous le glacier et que lorsque des crevasses se créent, la pression la fait remonter, prête à surgir lorsque la surface craque.

Si les «Cascades de sang» n’ont plus de mystères, les chercheurs estiment qu’il y a des leçons à en tirer.

«C’est très important de comprendre à quel point et à quel vitesse les glaciers et les plaques de glace vont évoluer avec le changement climatique», explique Bdgeley.

Avec les températures qui augmentent à travers le monde, plus de glaciers pourraient déverser de l’eau rouge. 

http://www.slate.fr

Le mystère de la « chute de sang » résolu ?


Le glacier Taylor fait couler le sang dans l’Antarctique, mais, comme cela ne peut être du sang, alors c’est quoi ? Une réaction chimique entre le sel, le fer et l’oxygène dans l’eau
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Le mystère de la « chute de sang » résolu ?

 

« Photo: Peter Rejcek National Science Foundation »

« Photo: Peter Rejcek National Science Foundation »

Depuis déjà de nombreuses années, les spécialistes se questionnent quant à la présence de la couleur rouge sur le glacier Taylor, en Antarctique. Voilà que le mystère pourrait enfin être levé sur cette fameuse « chute de sang ».

Les images laissent perplexe. On a véritablement l’impression de voir une chute de sang couler sur le glacier. Mais selon les dernières explications scientifiques, il s’agirait de rouille… tout simplement ! Mais comment la rouille se forme-t-elle sur un glacier?

À 400 mètres de profondeur, sous le glacier, se trouve une poche d’eau très salée – elle possède une salinité trois fois plus élevée que celle de l’eau de mer et une concentration très forte en fer. Ainsi, chaque fois que cette eau s’infiltre à travers la glace, elle entre en contact avec l’oxygène et fait rouiller le fer instantanément. L’eau subit alors une importante transformation, tachant le glacier de couleur rouge.

http://www.meteomedia.com/

Le Saviez-vous ► Le glacier aux cascades de sang


Un glacier qui offre un spectacle étonnant avec ses cascades de sang. Les scientifiques ont pu donner une explication a ce phénomène … tout en laissant des hypothèses sur l’origine de la vie .. qui peut-être se produit aussi dans des conditions extrêmes sur d’autres planètes
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Le glacier aux cascades de sang

 

Par Yucca

À l’est de l’Antarctique, près de la Terre Victoria, un imposant glacier se dresse dans une plaine désertique, seulement parcourue par des rafales de vent glacial soufflant à 200km/h.

En 1911, un explorateur passant par là remarque d’étranges coulées rougeâtres dévalant les flancs du glacier. Quel est donc la nature de ce liquide sanglant qui semble sourdre des entrailles même de la montagne ?

Rassurez-vous, il ne s’agit pas du corps broyé par les glaces d’un malheureux explorateur !

Le glacier Taylor s’est formé il y a environ 5 millions d’années sur une retenue d’eau de mer, emprisonnant sous 400 m de glaces un lac salé grouillant de vie. Fait étonnant, le lac n’a pas gelé, en raison de la forte concentration de sel dissous dans l’eau. Seulement, les conditions de hautes pressions, très basses températures et de raréfaction de l’oxygène, alliées à une obscurité totale régnant sous le glacier étaient peu propices à la survie des espèces habitant le lac.
Les seuls organismes qui purent se développer furent des bactéries extrémophiles autotrophes produisant leur énergie à partir de résidus de soufre et de fer présents en grandes quantités dans les roches du lac.

En glissant très lentement sous l’effet de son propre poids, le glacier Taylor broie progressivement les roches constituant sa base et libère les ions ferreux qui nourrissent ces bactéries depuis près d’un million et demi d’années.

De façon sporadique et imprévisible, au cours de l’été austral, une partie de l’eau provenant du lac remonte à la surface et s’écoule à travers les fentes du glacier. Au contact de l’air, les particules de fer présentes dans l’eau s’oxydent et produisent ce composé rouge à l’origine des fameuses « cascades de sang ».

Situé dans une des régions les plus arides et sèches de la planète, le glacier Taylor est le terrain d’observation favori des exobiologistes. La niche écologique totalement isolée qui est présente au cœur du glacier leur fournit l’occasion unique d’étudier le développement d’organismes vivant dans des conditions extrêmes et en l’absence de toute contamination par le monde extérieur.

Les scientifiques pensent que ces bactéries pourraient constituer un modèle de la forme de vie qui aurait pu se développer – et qui est peut-être en train de proliférer – sous la calotte glaciaire d’autres planètes de notre système solaire, comme Mars et Europe.

http://omnilogie.fr