L’art abstrait des Néandertaliens


L’art, a existé bien avant l’homme moderne, elle a progressé au long des millénaires pour être ce que l’on connait aujourd’hui. L’art a toujours été un moyen d’expression et ce même s’il est abstrait, c’est un moyen d’ajouter un quelque chose de particulier dans notre espace
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L’art abstrait des Néandertaliens

 

Photo :  Musée de Gibraltar

Des formes géométriques gravées dans une caverne à Gibraltar remontant à plus de 39 000 ans sont le premier exemple d’art pariétal des Néandertaliens, affirme une équipe internationale d’anthropologues. Selon eux, ces dessins découverts dans la grotte de Gorham laissent à penser que ces cousins disparus de l’homme moderne étaient aussi capables d’abstraction.

« Il s’agit de la première gravure abstraite […] et délibérée faite sur le mur d’une grotte par quelqu’un qui n’est pas un humain moderne. » — Clive Finlayson, musée de Gibraltar

Les chercheurs pensent que cette découverte rapproche davantage les Néandertaliens des humains modernes, et qu’elle suggère même qu’ils avaient des capacités mentales équivalentes aux nôtres.

Le motif est gravé dans la pierre. Il est possible d’y voir des lignes horizontales et verticales formées de sillons profonds qui se croisent pour former un croisillon semblable à celui utilisé pour jouer au Tic Tac Toe.

Des analyses de cette gravure, reproduite par ordinateur en trois dimensions à partir de photos, ont permis de comprendre les étapes de sa réalisation et de constater qu’elle n’est pas le résultat de phénomènes naturels ou d’activités utilitaires, comme le fait de découper de la viande ou des peaux.

Ces sillons résulteraient en fait de passages répétés d’une pointe d’outil très dure, notamment en silex. L’examen microscopique de la gravure laisse à penser qu’elle a été exécutée avec une maîtrise requérant de 188 à 317 passages de la pointe à graver au total.

Cette gravure a été mise au jour au fond de la grotte dans la partie où son occupation est la plus ancienne. Elle était recouverte d’une couche de sédiments datant de plus de 39 000 ans, selon une datation au radiocarbone, ce qui correspond à une époque où ces lieux étaient habités par des Néandertaliens.

La grotte de Gorham a d’abord été occupée par les Néandertaliens il y a 67 000 ans. Ils ont été remplacés il y a environ 40 000 ans par des Homo sapiens.

Ces travaux mettent à mal l’hypothèse selon laquelle la production de représentations abstraites et figuratives sur les parois des grottes serait une innovation culturelle introduite par les humains modernes quand ils ont colonisé l’Europe, jugent ces chercheurs.

Cette découverte conforte ainsi l’hypothèse selon laquelle les expressions graphiques n’étaient pas le seul apanage de l’homme moderne et que certaines cultures néandertaliennes produisaient aussi des gravures abstraites et marquaient ainsi leur espace d’habitation.

Le détail de ces travaux est publié dans les annales de l’académie américaine des sciences (PNAS).

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À Gibraltar, Néandertal capturait des pigeons pour les manger


On s’imagine bien que les hommes de Néandertal se nourrissaient de viande, mais dans des régions rocailleuses, ils devaient trouver une source alimentaire pour subsister.
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À Gibraltar, Néandertal capturait des pigeons pour les manger

 

L'homme du Néandertal est disparu depuis près de... (PHOTO ARCHIVES ASSOCIATED PRESS)

L’homme du Néandertal est disparu depuis près de 30 000 ans.

PHOTO ARCHIVES ASSOCIATED PRESS

Agence France-Presse
Paris

Notre cousin Néandertal capturait vraisemblablement des pigeons pour les manger, selon des chercheurs qui ont découvert des traces d’outils, de dents et de cuisson sur des os de pigeons dans une caverne de Gibraltar.

Ces paléontologues ont passé au crible la Grotte de Gorham, située dans une falaise escarpée faisant face à la Méditerranée, où se sont abrités de nombreux groupes de Néandertaliens, puis des humains modernes, voici 67 000 à 28 000 ans.

Au total, ils ont recensé pour cette période plus de 17 000 os de pigeon de roche, l’ancêtre sauvage de notre pigeon biset domestique (Columba livia), répartis sur vingt sites d’occupation (19 néandertaliens, 1 humain moderne) dans la grotte.

«Nous avons trouvé des preuves d’intervention humaine sur ces ossements de pigeon dans onze sites néandertaliens» de même que pour celui occupé par les humains modernes (Homo sapiens).

La proportion d’os portant des entailles pratiquées à l’aide d’outils est relativement faible, mais les chercheurs relèvent que «la taille de ces proies ne rend pas nécessaire l’utilisation de tels outils pour les consommer».

«Après avoir écorché ou plumé l’oiseau, l’usage des mains et des dents serait le meilleur moyen de détacher la viande et le gras des os. Pour preuve, des traces de dents ont été observées sur certains os de pigeon» (une quinzaine), écrivent-ils dans leur étude, publiée par la revue Nature Scientific Reports.

Dans plus de 10% des cas, les os présentent également des signes de brûlure et/ou de cuisson.

«Nos résultats démontrent sans aucun doute que les Néandertals, et plus tard les humains modernes, consommaient des pigeons de roche», un phénomène qui n’est pas un cas isolé et qui s’est prolongé sur une période très longue, affirment les auteurs.

Les Néandertals qui s’abritaient dans la grotte auraient ainsi pu aisément profiter de la présence de pigeons nichant dans la falaise ou au creux des rochers pour les capturer à la main, estiment-ils.

Le pigeon sauvage aurait donc constitué «une source stable de nourriture dans l’environnement rocailleux de Gibraltar, mais aussi probablement dans de nombreuses autres régions peuplées par l’Homme de Néandertal».

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