Le saviez-vous ►Les odeurs du temps


On dit souvent que le temps sent la pluie, quelque fois c’est une odeur agréable d’autrefois un peu moins .. Sommes nous déjà arrêté sur le fait que le temps a des odeurs .. et bien oui .. et cela s’explique
Nuage

 

Les odeurs du temps

 

Celui qui prétend sentir une tempête arriver ne croit pas si bien dire. Nos étés sont remplis de temps capricieux, mais imaginiez-vous qu’un cumulus n’arrive jamais seul ? Panorama des astuces pour flairer la météo.

Le saviez-vous ? Nos narines sont quotidiennement les témoins inconscients de la météo. Avant les premières averses, nous pouvons déjà remarquer une forte odeur flottant dans l’air. C’est l’ozone, qui porte bien son nom puisqu’il est issu du grec ozein : « exhaler une odeur ». Ce gaz, aussi bien d’origine naturelle qu’artificielle, est une forme dérivée de l’oxygène. Odorant mais aussi oxydant, il se forme suite à une décharge électrique – un éclair, par exemple. Le vent, qui provient des courants descendants des altitudes plus élevées, transporte cette odeur particulière jusqu’à nous.

La pluie est elle aussi accompagnée de son identité olfactive. En tombant elle déplace les molécules odoriférantes des surfaces, ensuite entrainées par le vent. L’odeur dégagée peut être agréable ou putride, en fonction de l’environnement.

En 1964 les géologues australiens Isabel Joy Bear et R. G. Thomas mettent un nom sur ce phénomène : le petrichor. Issu du grec petros, pierre et ichor, le sang des dieux, ce terme fait référence à la sève odorante qui coule des pierres pendant les périodes sèches.

Après la pluie, le beau temps ? Il reste surtout de la terre moisie. Cette émanation humide, on l’appelle la géosmine. Ce composé organique provient de bactéries ou d’algues et donne une odeur nauséabonde à la terre. On l’associe beaucoup à l’œnologie car en s’infiltrant dans les sols la géosmine est à l’origine du goût terreux de certains vins.

Coline Dangerfield

 

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Une douzaine de séismes liés au gaz de schiste


Avec l’engouement qu’ont les gouvernements pour le gaz schiste, j’ai l’impression que la population a raison de s’en méfier. L’exploitation n’est pas sans risque et serait selon certaines circonstances responsable de certains tremblement de terre … selon une étude au USA
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Une douzaine de séismes liés au gaz de schiste

 

Les activités au puits de Youngstown avaient débuté trois mois avant le premier séisme, soulignent notamment les enquêteurs. Ils ont aussi remarqué que l’activité sismique se concentrait autour du trou de forage, et qu’une anomalie dans la roche précambrienne avait depuis été repérée à l’endroit où l’eau avait été injectée.

PHOTO: AMY SANCETTA, AP

Une douzaine de séismes dans le nord-est de l’Ohio ont fort probablement été provoqués par l’injection souterraine d’eaux usées lors du forage de gaz de schiste, a indiqué vendredi le gouvernement de l’État, en annonçant de nouvelles mesures pour serrer la vis aux gazières en matière de fracturation.

Les entreprises devront dorénavant soumettre des données géologiques plus complètes au moment de déposer leur requête pour forer un site.

Les gazières devront aussi assurer un suivi électronique de la composition chimique de toutes les eaux usées injectées sous pression dans le sol pour fracturer la roche en vue d’en extraire le gaz naturel.

Le ministère des Ressources naturelles de l’Ohio a adopté ces nouvelles règles à la lecture des conclusions du rapport sur le puits de Youngstown, des conclusions qui sont basées sur un «certain nombre de circonstances concomitantes».

Les activités au puits de Youngstown avaient débuté trois mois avant le premier séisme, soulignent notamment les enquêteurs. Ils ont aussi remarqué que l’activité sismique se concentrait autour du trou de forage, et qu’une anomalie dans la roche précambrienne avait depuis été repérée à l’endroit où l’eau avait été injectée.

«Les géologues estiment qu’il est très difficile de réunir toutes les conditions pour provoquer des activités sismiques. En fait, toutes les preuves laissent croire que lorsque l’emplacement du puits est adéquat, l’injection n’entraîne pas de séismes.»

Le sous-sol du nord-est de l’Ohio et des États limitrophes recèle la formation géologique de schiste dite «Marcellus», où sont emprisonnées d’importantes réserves de gaz naturel.

Les compagnies gazières y affluent pour forer des puits en utilisant la technique de fracturation hydraulique.

Ce processus prévoit la libération du gaz en injectant de l’eau dans le sol, mais cette eau doit être évacuée une fois que les compagnies l’ont utilisée.

Les centrales municipales de traitement des eaux usées ne sont pas équipées pour retirer certains des contaminants se trouvant dans ces eaux, notamment les éléments radioactifs.

L’une des solutions à ce problème consiste à réutiliser cette eau usée en l’injectant à nouveau dans le sol -une pratique courante, mais qui est interdite dans certains États.

Selon des experts, de récents séismes sont attribuables à l’exploration et à la production d’énergie, notamment le fait d’injecter d’énormes quantités d’eaux usées dans les puits.

Ainsi, les scientifiques montrent du doigt des séismes de magnitude de 3 à 4 -pas assez puissants pour causer des dommages- qui ont eu lieu récemment en Arkansas au Texas, en Californie, au Royaume-Uni, en Allemagne et en Suisse.

Et deux séismes de magnitude d’environ 5,0 qui avaient touché Denver dans les années 1960 étaient liés à l’injection d’eaux usées. L’emplacement inadéquat du puits de Youngstown s’explique en partie par les données géologiques incomplètes mises à la disposition des autorités réglementaires, souligne-t-on dans le rapport de l’État d’Ohio.

Les nouvelles règles prévoient notamment que toute la diagraphie géophysique devra dorénavant être soumise aux autorités, afin de déterminer les propriétés des roches adjacentes du puits, ce qui n’avait pas été fait à Youngstown.

L’État veut aussi interdire toute fracturation dans la roche précambrienne, et interrompre la fracturation dans cette formation rocheuse là où elle est actuellement pratiquée. L’industrie devra aussi se munir de systèmes efficaces de contrôle de la pression et du volume d’eau injectée, et de valves de fermeture automatique d’urgence.

L’agence américaine de protection de l’environnement (EPA) a transféré à l’Ohio en 1983 son autorité sur les procédés d’injections souterraines de puits, pourvu que l’État n’adopte pas de normes moins élevées que celles de Washington.

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