Ce qu’il se passerait si tous les GPS cessaient de fonctionner


La technologie a pris beaucoup d’espace dans nos vies. Quand il y a une panne, c’est le monde au ralenti. Pas de GPS, pas transaction, pas de localisation, pas d’approvisionnement et point de vue sécurité, c’est aussi un risque très grand. J’ai toujours cette impression qu’on est en train de tout mettre dans le même panier et qu’un jour, nous aurons à revivre comme avant tout cela …
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Ce qu’il se passerait si tous les GPS cessaient de fonctionner

La question sécuritaire serait l'un des enjeux majeurs en cas de panne GPS. | Ingo Joseph via Pexels

La question sécuritaire serait l’un des enjeux majeurs en cas de panne GPS. | Ingo Joseph via Pexels

Repéré par Robin Tutenges

Repéré sur BBC

Les transports ne seraient pas le seul secteur perturbé.

En janvier 2016, alors que l’US Air Force mettait hors de service l’un de ses satellites GPS, la manœuvre a provoqué un dérèglement des autres satellites en service: leur horloge a affiché un décalage de 13 millionièmes de seconde. Une erreur a priori minuscule, mais qui a entraîné un dysfonctionnement du matériel radio de la police et des pompiers des États-Unis et du Canada pendant plus de douze heures.

Il semblerait que notre dépendance à l’égard du système de positionnement global (GPS) soit bien plus profonde que nous le pensons. Une perturbation prolongée de ces signaux pourrait avoir de graves répercussions, comme le relève un article de la BBC, qui s’est laissée aller à imaginer les conséquences d’un pareil scénario.

Un monde au ralenti

En cas de défaillance du GPS, les routes seraient sans cesse obstruées par des automobilistes perdu·es, obligé·es de ralentir pour regarder les panneaux de signalisation ou leur position sur une carte. Et ne comptez pas sur Uber pour vous dépanner, l’application ne fonctionnerait tout simplement plus.

Impossible également pour les opérateurs de localiser des personnes en détresse à partir de leur signal téléphonique ou même d’identifier l’ambulance ou la voiture de police la plus proche.

Les ports de marchandises seraient paralysés (les grues à conteneurs fonctionnent avec un GPS), l’approvisionnement des supermarchés tournerait au ralenti et certains navires en mer se retrouveraient coupés du reste du monde.

La question sécuritaire serait aussi l’un des enjeux majeurs en cas de panne. À titre d’exemple, près de 70% des systèmes de combat de l’armée de terre américaine dépendent aujourd’hui de signaux transmis par le réseau GPS.

«Personne ne sait exactement ce qui se passera», indique Mike Lombardi, métrologue au National Institute of Standards and Technology, une agence du département du Commerce des États-Unis.

Une dépendance risquée

Le GPS est plus qu’un simple outil de géolocalisation: grâce aux horloges atomiques embarquées dans les satellites, qui fournissent l’heure de façon extrêmement précise, il peut également servir de référence de temps dans plusieurs domaines de la vie courante.

Le secteur financier et les marchés boursiers utilisent par exemple les données GPS pour dater les transactions; de nombreux réseaux électriques utilisent ces horloges pour ajuster le flux de courant; la télévision numérique mais aussi le cloud sont reliés à la synchronisation GPS. Privé de ce système, difficile d’imaginer ce qu’il pourrait réellement advenir.

Pour se protéger, de nombreux États cherchent à assurer leur indépendance face à cette technologie américaine. À l’instar des systèmes russes Glonass et chinois Beidou, l’Union européenne dispose de son propre système de navigation par satellite, baptisé Galileo. Mais ce dernier ne devrait être entièrement opérationnel qu’à partir de 2020, et il est déjà tombé en panne pendant sept jours en juillet 2019.

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Recyc-Québec lance une application mobile pour recycler


J’ai testé l’application sur mon téléphone et c’est assez intéressant, en se basant sur ma ville, il indique ce qui peut-être recycler, ou compostage ou poubelle, s’il y a lieu d’aller dans des écocentres avec les endroits sur une carte où on peut aller, et même les endroits indiqués pour déposer des appareils électroniques, des piles etc …Il y a un moteur de recherche qui fonctionne bien. Il y a beaucoup de choses que je ne croyais pas qu’on recyclait ou le contraire
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Recyc-Québec lance une application mobile pour recycler

 

Plus de 800 produits de consommation y sont... (PHOTO DAVID BOILY, archives LA PRESSE)

Plus de 800 produits de consommation y sont recensés, et l’application indique quoi faire avec chacune des matières, des pots de sauce en verre aux bouteilles de plastique en passant par les piles, les pneus et les tissus.

PHOTO DAVID BOILY, ARCHIVES LA PRESSE

 

STÉPHANIE MARIN
La Presse Canadienne

Confus devant votre bac de recyclage? Recyc-Québec lance une application mobile appelée «Ça va où?» pour aider les citoyens partout au Québec à bien trier et récupérer.

Cette application peut être téléchargée gratuitement sur les téléphones intelligents. Une version est aussi disponible sur l’internet.

Plus de 800 produits de consommation y sont recensés, et l’application indique quoi faire avec chacune des matières, des pots de sauce en verre aux bouteilles de plastique en passant par les piles, les pneus et les tissus.

Elle permet ensuite d’identifier les endroits où ces matières peuvent être apportées si leur destination n’est pas le bac de recyclage à la maison. Un outil de géolocalisation permet de repérer facilement les dépôts plus spécialisés et les écocentres, avec les heures d’ouverture.

Les informations sont disponibles pour 1300 municipalités et territoires du Québec.

Quelques constatations sont à la base de cette initiative: plus d’un Québécois sur deux choisit de mettre un produit dans le bac même s’il ne sait pas si le produit est recyclable et près de la moitié des citoyens pensent qu’ils récupéreraient plus s’ils connaissaient mieux les façons de recycler.

Selon cette même étude réalisée par la société d’État Recyc-Québec, les habitudes de recyclage sont moins bien ancrées chez les 18-34 ans, qui sont par contre de grands utilisateurs des téléphones intelligents: l’application mobile les vise ainsi doublement.

«Les Québécois veulent bien faire quand ils gèrent leurs matières résiduelles. Toutefois, nous le savons maintenant, ils manquent d’information pour mieux faire», a souligné la ministre de l’Environnement Isabelle Melançon, présente lors du lancement de l’application, lundi à Montréal. Le geste à la source du processus est très important, a-t-elle martelé.

Car si des matières recyclables comportent des contaminants, ils peuvent en contaminer d’autres lors du triage au centre de tri et «là, on vient de faire des pertes», précise-t-elle.

Mais où vont les matières après le tri?

Même si les bouteilles de shampooing et les journaux sont dûment recyclés par le citoyen, il n’y a pas forcément de débouchés et de possibilités de transformation pour toutes les matières récupérées.

La Chine a récemment fermé ses portes à certaines matières recyclables en provenance de l’étranger, dont des papiers et plastiques, ce qui cause des maux de tête aux centres de tri et de récupération, notamment au Québec, qui ne savent plus quoi faire avec certaines matières qui s’accumulent.

Par exemple, le Centre de récupération et de tri de Montréal est actuellement aux prises avec quelque 6000 ballots de papier, entreposés dans une cour, pour lesquels il ne trouve pas encore de débouchés, a récemment rapporté Radio-Canada. Les matières se trouvent à l’extérieur depuis plusieurs mois, au gré des intempéries.

Pour la ministre Melançon, envoyer ces ballots au dépotoir n’est pas une solution, a-t-elle déclaré lundi, après la conférence de presse.

«Il en va de la crédibilité de la démarche et de la confiance du public».

Mais encore aucune solution n’a été trouvée pour ce problème, a indiqué la présidente-directrice générale de Recyc-Québec, Sonia Gagné, qui dit être en discussions intenses avec la ville de Montréal, le centre de tri et son gestionnaire Rebuts Solides Canadiens Inc., une filiale du groupe Tiru.

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Données personnelles: ce que Facebook et Google savent vraiment sur vous


Le Big Brother serait-ce Facebook et Google. Il est surprenant qu’ils ont a eux seuls des informations sur nous qui pourrait remplir plusieurs documents Words. Ils savent nos goûts, les endroits que nous fréquentons, ce que nous achetons, ils gardent nos conversations même privées, photos et vidéos. Ce qui est embêtant, si cela tombe dans de mauvaises mains
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Données personnelles: ce que Facebook et Google savent vraiment sur vous

 

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Un fond d’écran très Matrix | Markus Spiske via Unsplash License by

 

Repéré par Aurélie Rodrigues

Vos données personnelles représentent l’équivalent de plusieurs millions de documents Words

 

Repéré sur The Guardian

Depuis les révélations de l’affaire Cambridge Analytica, nos données personnelles sont devenues une réelle préoccupation. Facebook vient tout juste de sortir un nouvel outil qui permet à ses utilisateurs de supprimer plus facilement le contenu qu’ils ont partagé via le réseau social. Mais le mal est fait: votre localisation, l’historique de vos recherches, vos mails, vos téléchargements en torrent… ces informations peuvent se révéler préjudiciables si elles sont exploitées contre vous. Eh oui, c’est bien pire que ce que vous pensiez.

Dylan Curran, expert data, s’est plongé au plus profond des données qu’il a partagées avec Facebook et Google. Voici quelques unes de ses conclusions:

Vos données Google peuvent remplir plusieurs millions de documents Word

– Google vous suit partout. Si la géolocalisation est activée sur votre smartphone, Google sait où vous allez. Il est possible de visualiser une carte de vos déplacements en suivant ce lien: google.com/maps/timeline?… La date et l’heure sont bien sûr indiquées sur chaque entrée GPS…

– Google adapte ses publicités à votre profil. Les renseignements que vous avez partagés sur Google comme votre localisation, votre sexe, votre âge, vos hobbies, votre situation amoureuse ou même votre poids servent à créer votre profil publicitaire. La publicité «Des rencontres près de chez toi», ça vous dit quelque chose?

Pour voir votre profil publicitaire: google.com/settings/ads/

– Google Takout: toutes vos données dans un même fichier. Il est possible de demander à Google de vous envoyer les données qu’il a conservées à propos de vous. Dylan Curran a reçu un fichier de 5,5Go soit l’équivalent de trois millions de documents Word. Ce dossier contenait ses favoris, tous ses mails, ses contacts, ses documents Google Drive, son historique de recherche Google et Youtube, ses déplacements, les téléphones qu’il a possédés, les sites qu’il a créés… la liste n’en finit pas.

En feuilletant son historique de recheches, Dylan Curran a notamment découvert que ses téléchargements en torrent étaient visibles… Des téléchargements illégaux…

Pour télécharger votre contenu Google: google.com/takeout

Facebook conserve une quantité gigantesque d’informations sur vous

Le réseau social, quant à lui, conserve vos historiques de conversations Messenger, les documents et les messages audios que vous avez reçus ou envoyés et les contacts sur votre téléphone. Mais ce n’est pas tout, il y a aussi les photos et vidéos que vous avez envoyées et reçues.

Mais Facebook va encore plus loin, il fait du profilage: selon vos mentions «J’aime» et vos sujets de conversations sur Messenger, il détermine ce que vous aimez. Par exemple, Dylan Curran affectionne le sujet «fille». Encore plus inquiétant: il a découvert que Facebook conservait ses historiques de connexion: l’heure, l’endroit et les appareils utilisés pour se connecter.

Comme pour Google, il est aussi possible de télécharger ses données Facebook. Dans un précédent article, nous vous indiquions la marche à suivre.

Ce qu’il faut retenir

Comme le souligne Dylan Curran, si ces informations venaient à tomber entre de mauvaises mains, elle pourraient être utilisées à mauvais escient. Il suffit d’avoir les identifiants du compte Google ou Facebook de la personne en question et vous avez accès à son journal intime détaillé, très détaillé.

Magré tout, tous les jours, nous acceptons de rendre ces informations disponibles aux géants du web. La phrase «Big Brother is watching you» résonne bien plus fort que jamais.

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Géolocalisation: vous êtes suivis


On s’imagine que le Big Brother comme dans le livre « 1999 », serait des caméras cachés partout. En fait, c’est pire ! Les téléphones intelligents eux peuvent tout savoir de nous. Ou nous allons, les commerces visités, etc .. que ce soit Google, Facebook, Amazon et autres, ainsi que des applications tels que jeux, lampe de poche etc, demande si nous acceptons les conditions, il est plus facile d’accepter que de tout lire. En plus, nos données sont partagées sans que l’on sache ni pourquoi, ni pour qui… Sans oublier bien sûr, tous les appareils connectés dans la maison
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Géolocalisation: vous êtes suivis

 

Votre téléphone en sait plus long sur vous... (Capture d'écran sur iOS 10.3.3)

Votre téléphone en sait plus long sur vous que vous ne le croyez.

CAPTURE D’ÉCRAN SUR IOS 10.3.3

ALEXANDRE VIGNEAULT
La Presse

On n’est jamais vraiment seul quand on utilise son téléphone intelligent. Plusieurs applications ou fonctionnalités de nos appareils récoltent quantité d’information à notre sujet, dont le lieu où on se trouve et là où on est allé. Ces données peuvent être stockées puis revendues, sans qu’on sache à qui ni pourquoi. Faut-il s’en inquiéter ?

BIG BROTHER DANS VOTRE POCHE

Pourquoi et pour qui nos appareils mobiles nous surveillent-ils ?

Snapchat, application populaire auprès des ados et des jeunes adultes, a ajouté une fonctionnalité à son service de messagerie un peu avant l’été : une carte qui montre où se trouvent leurs amis.

« J’ai des amis qui l’utilisent tous les jours : s’ils sont au travail, je le sais ; s’ils sont à l’école, je le sais », raconte Léa Roy-Choquette, 19 ans.

Ses amis qui apparaissent sur la carte ont, en principe, choisi de montrer où ils se trouvent sur la mappemonde. Léa, elle, refuse.

« Je ne trouve pas ça très sécuritaire », ajoute-t-elle.

Sur Snapchat, elle a de vrais amis, mais aussi de simples connaissances.

« Je ne veux pas que tous ces gens suivent mes déplacements », tranche la jeune femme.

Snapmap est loin d’être la seule application à savoir où l’on se trouve. Une étude à laquelle a participé la Commission nationale de l’informatique et des libertés de France a montré que 30 % des applications mobiles récoltent les données de géolocalisation.

« Il y a plein d’applications mobiles qui collectent ces données même si elles n’en ont pas besoin pour fonctionner. » – Sébastien Gambs, spécialiste de la vie privée et professeur à l’UQAM

Que GoogleMaps sache où l’on se trouve tombe sous le sens : c’est un GPS. Qu’une application de lampe de poche emmagasine cette information, c’est autre chose. Surtout sans qu’on en ait connaissance. Et sans qu’on sache vraiment ce que l’entreprise qui l’a conçue fait avec ce renseignement hautement personnel.

UN RISQUE POUR LA VIE PRIVÉE

Sébastien Gambs s’inquiète de tout ce qu’on peut apprendre au sujet d’un individu quand on a accès à ses données de déplacement.

Qu’est-ce qu’on peut déduire des mouvements d’une personne ?

« Où elle habite, où elle travaille, qui sont ses meilleurs amis, si elle fréquente une clinique spécialisée dans telle ou telle maladie, si elle fréquente régulièrement une mosquée ou une église, énumère-t-il. Même le restaurant où l’on va régulièrement peut donner une indication sur notre salaire. »

« On génère des traces qui, souvent, vont rester anodines, mais qui pourraient avoir des conséquences importantes. » – Pierre Trudel, professeur de droit à l’Université de Montréal

L’utilisation des données de géolocalisation peut permettre de retracer une personne disparue, bien sûr. Elle ouvre aussi la porte à des abus, selon lui. En matière de surveillance par les autorités, notamment. Big Brother n’a plus besoin de caméra, il est déjà dans notre poche.

« Ce sont des outils qui facilitent – et de beaucoup – la surveillance, dit encore Pierre Trudel, au sujet des appareils mobiles et des applications conçues pour eux. Quelqu’un qui veut les utiliser bénéficie d’une technologie sans précédent dans l’histoire humaine. »

Nos historiques de navigation, nos recherches sur Google, nos déplacements, nos habitudes d’achat ou encore nos préférences sur Facebook font d’ailleurs l’objet d’un commerce lucratif… dont on sait très peu de choses.

UN MARCHÉ OPAQUE

« Les données sont rapidement en train de devenir le pétrole du XXIe siècle, une ressource essentielle pour l’économie planétaire », a écrit Nick Srnicek.

Ce maître de conférence en économie numérique au King’s College de Londres a publié, le 30 août dernier, un texte dans le quotidien The Guardian où il s’inquiète du pouvoir grandissant des géants comme Google, Facebook et Amazon. Et des masses de données qu’ils récoltent sur leurs utilisateurs.

« L’une des choses qui font que ces données ont beaucoup de valeur, c’est justement l’information de géolocalisation, précise Marc-André Léger, spécialiste en sécurité de l’information et chargé de cours à l’Université de Sherbrooke. On sait qui vous êtes, où vous êtes, ce que vous faites, ce que vous achetez, ce que vous pensez acheter, ce que vos amis ont acheté. »

« Tout ça, combiné avec les capacités grandissantes de l’intelligence artificielle, fait qu’on est capable de vous connaître mieux que vous-même. » – Marc-André Léger, spécialiste en sécurité de l’information et chargé de cours à l’Université de Sherbrooke

Qui vend quel type de données ? Qui les achète ? Difficile de le savoir précisément, mais elles servent assurément à faire du marketing ciblé.

Ce commerce est « relativement opaque », dit Sébastien Gambs.

Ce qui ne signifie pas qu’il est illicite. Comme utilisateur, en acceptant les conditions d’utilisation d’un appareil ou d’une application, on donne souvent le feu vert à la transmission ou à la revente de certaines informations personnelles à d’autres entreprises.

CONSENTEMENT FICTIF

On ne mesure toutefois pas forcément la portée de la permission qu’on accorde.

« Ce consentement se confond avec l’usage, dit Pierre Trudel. Si on veut utiliser une app, on doit consentir. »

Le Commissariat à la protection de la vie privée au Canada parle même de consentement « fictif ». Bref, on dit oui à tout parce que c’est rapide et pratique, sans savoir à qui et à quoi on s’expose.

« Si les gouvernements arrêtaient d’avoir peur d’intervenir aussitôt que ça touche à internet, ils pourraient au minimum exiger que, par défaut, les applications ne génèrent pas de données de localisation. Ça devrait être l’individu qui les met en fonction. » – Pierre Trudel, professeur de droit à l’Université de Montréal

Marc-André Léger estime aussi qu’on devrait avoir une « possibilité plus nette de dire : non, je ne veux pas ».

Pierre Trudel ne croit pas qu’il faille tomber dans la technophobie, car ces outils technologiques peuvent être utiles. Or, il juge que les utilisateurs doivent mieux s’informer et que les fabricants d’appareils mobiles et d’outils numériques doivent faire preuve d’une plus grande transparence. 

« Il faut être bien au fait des risques et des enjeux pour soi et les autres », résume-t-il.

Si on s’inquiète aujourd’hui des données transmises par nos téléphones intelligents, il faut aussi songer que les voitures dernier cri peuvent déjà en dire beaucoup sur nos allées et venues et que, sous peu, un large éventail d’appareils connectés pourront en faire autant. Ce qui incite Pierre Trudel à faire cette prédiction : « On n’a encore rien vu. »

DES DONNÉES ANONYMES ?

Google assure que les renseignements qu’il partage avec des tiers ne permettent pas d’identifier « ouvertement » ses utilisateurs. Apple assure que les données de localisation rassemblées ne nous identifient pas « personnellement ».

Bref, ces deux géants se veulent rassurants : on peut dormir tranquille, les données qu’ils se réservent le droit de transmettre seraient anonymes. Cette promesse est, avec plus ou moins de nuance, largement répandue dans le monde numérique.

PROMESSE TENUE ?

Marc-André Léger, spécialiste en sécurité de l’information et chargé de cours à l’Université de Sherbrooke, estime que cette promesse d’anonymat ne veut pas dire grand-chose. D’abord, on n’est jamais vraiment anonyme sur l’internet, dit-il. Ensuite, les entreprises qui récoltent, classent, échangent ou utilisent des informations personnelles « sont en mesure de construire des images complètes à partir de données incomplètes », selon lui. Ainsi, comme Sébastien Gambs, il croit que des données prétendument anonymes peuvent très bien être « dé-anonymisées » et éventuellement reliées à des individus. 

CHOC EN ALLEMAGNE

En se faisant passer pour une entreprise de marketing, une journaliste d’enquête à l’emploi d’un diffuseur public et un ingénieur informatique allemands ont eu accès à l’historique de navigation détaillé de 3 millions de leurs concitoyens. Gratuitement. Ils sont parvenus à lever l’anonymat de 100 000 d’entre eux à l’aide d’un identifiant lié à leur compte Twitter. Ils ont ensuite retracé plusieurs membres du gouvernement et même eu accès à de l’information d’ordre médical sur l’un d’entre eux. Ils ont aussi mis au jour les préférences d’un juge en matière de pornographie… Valerie Wilms, une politicienne touchée par ce dévoilement, s’est inquiétée du fait que l’accès à ce genre d’information privée puisse rendre les élus vulnérables face au chantage.

GÉOLOCALISATION: QUE FAIRE ?Puisqu’on ne sait pas exactement qui récolte nos données personnelles ni dans quelles mains elles peuvent aboutir, mieux vaut choisir soi-même à qui on dévoile notre emplacement ou pas. Conseils et modes d’emploi.

QUI DEMANDE ACCÈS ? MétéoMédia, GoogleMaps, Communauto, Photos, Aéroplan, Siri, Safari, Twitter, Transit, Tangerine, Facebook et quantité d’autres applications conçues pour les iPhone ou les téléphones Android sont susceptibles de demander l’accès aux données de géolocalisation. Des jeux et des fonctionnalités de nos téléphones (Lieux fréquents sur iPhone) enregistrent aussi cette donnée.

FAITES LE MÉNAGE Avant de revoir tous vos réglages, éliminez les applications dont vous n’avez plus besoin pour ne garder que celles que vous utilisez couramment. Refaites cet exercice de manière périodique.

CONFIGUREZ VOS APPLICATIONS Plusieurs applications demandent explicitement à avoir accès à nos données de géolocalisation. Il n’est toutefois pas nécessaire de leur accorder cette permission sans aucune restriction et elles fonctionneront quand même. Puisqu’il n’y a pas de bouton universel, il faut y aller au cas par cas.

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Le sentier retrouvé


Le chemin de Portage était une voie emprunté par les Premières Nations, puis les Européens venu à la conquête de la Nouvelle-France. 16 km ont été trouvés de ses 60 km
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Le sentier retrouvé

 

Plein écranUn passage de bois, vestige d’un autre siècle. (Photo : Billy Rioux)

Le tracé précis de l’historique chemin du Portage a été géolocalisé.

Une section de 16 km du chemin du Portage, un des plus importants sentiers de commerce de la Nouvelle-France, vient d’être retrouvée. D’une longueur de 60 km, ce chemin était la voie la plus rapide entre Notre-Dame-du-Portage et fort Ingall, au bord du lac Témiscouata, sur le long parcours de Québec vers l’Acadie.

D’abord utilisé par les peuples autochtones, il a gagné en popularité avec l’arrivée des Européens à compter de 1746. C’est en se basant sur de vieux documents et des cartes anciennes que l’historien et aventurier Billy Rioux, avec l’aide d’une dizaine de géographes et d’historiens, a pu géolocaliser le tracé précis du chemin du Portage. Il avait été mandaté par les MRC de Rivière-du-Loup et de Témiscouata, de même que par la communauté malécite. Sur le terrain, à travers une dense végétation, il a repéré le chemin d’une largeur de 4 m délimité par des fossés, des bornes de localisation, ainsi que des vestiges de refuges. Ces découvertes pourraient mener à des fouilles archéologiques dans le secteur.

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L’internet a changé la donne dans les enlèvements d’enfants


Avec Internet, les enlèvements d’enfants ont du positifs et du négatif. Le négatif, c’est qu’il est plus aisé à des prédateurs de leurrer un enfant que d’aller dans un parc, cependant, il y a maintenant l’aide des réseaux sociaux pour retrouver une personne disparue qui rejoint des centaines voir plus pour transmettre la nouvelle (attention, quand même de vérifier que l’avis de recherche viens d’un site sérieux et de mettre le lien du site) il est donc possible de retrouver des enfants disparues plus vite qu’auparavant
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L’internet a changé la donne dans les enlèvements d’enfants

 

L'internet et les médias sociaux peuvent aider dans... (PHOTO ARCHIVES AFP)

 

L’internet et les médias sociaux peuvent aider dans les cas de disparitions, note un professeur, notamment en permettant de retracer des témoins sur Facebook.

PHOTO ARCHIVES AFP

 

STÉPHANIE MARIN
Agence France-Presse
MONTRÉAL

L’Internet a changé la donne depuis l’enlèvement de Cédrika Provencher le 31 juillet 2007: si les réseaux sociaux – en constante progression – sont des outils qui aident à retracer les jeunes portés disparus, ils ouvrent aussi de terribles possibilités aux criminels qui s’en servent pour leurrer des enfants.

Car le danger ne rôde plus seulement dans les parcs et les rues des villes, il se cache aussi derrière les écrans d’ordinateurs.

Il y a 10 ans, la petite Cédrika, âgée de neuf ans, a été portée disparue à Trois-Rivières. Certains de ses ossements ont été retrouvés huit ans et demi plus tard et la police n’a pas encore mis la main au collet d’un suspect. Si les policiers en savent plus sur ce qui lui est arrivé, ils ne l’ont pas encore révélé au public.

Les enlèvements d’enfants par des étrangers qui veulent les agresser sont le cauchemar des parents, mais ils demeurent plutôt rares, relève la Gendarmerie royale du Canada (GRC), qui compile les données.

Et parmi les possibilités offertes par l’informatique aux criminels, il y a le leurre de mineurs par internet, une infraction dont le nombre a explosé ces dernières années.

Au Québec, les données font état de deux cas de leurre d’enfants par ordinateur en 2002. Mais en 2008, la police en recensait 80, puis 248 en 2013, 413 en 2014 et 373 en 2015.

Lorsqu’on parle de leurre d’enfant, on fait référence à tous les actes prohibés par l’article 172.1 (1) du Code criminel: il est interdit à un adulte de communiquer avec un mineur en vue de commettre une infraction d’ordre sexuel comme, par exemple, avoir des contacts sexuels avec un jeune de moins de 16 ans, d’inciter un jeune à avoir des contacts sexuels ou de l’inciter à s’exhiber devant sa webcam.

Cette hausse notable de cas de leurre de mineurs est en partie due à la technologie, plus accessible, qui permet ces crimes, mais il y a une autre raison, a indiqué en entrevue Francis Fortin, professeur adjoint à l’École de criminologie de l’Université de Montréal et chercheur au Centre international de criminologie comparée (CICC).

Il explique que la police a investi beaucoup d’efforts pour traquer les criminels en ligne. Puisque cela permet plus d’arrestations et de dépôts d’accusations, les statistiques des cas de leurre d’enfants augmentent. Il ne serait donc pas exact de dire, selon lui, que cela est dû uniquement à une augmentation de crimes de ce genre.

De l’avis du directeur du Service de police de la ville de Montréal (SPVM), Philippe Pichet, l’arrivée de l’internet a changé bien des choses, dont l’avènement de nouvelles méthodes d’enquête et de surveillance.

«Ça nous amène des outils mais aussi des problématiques», dit-il, faisant référence à la cyberintimidation, mais aussi au leurre d’enfant par ordinateur.

Au SPVM, l’équipe des crimes technologiques a récemment embauché plusieurs personnes – enquêteurs et techniciens informatiques – pour faire face au virage numérique.

Le professeur Fortin constate qu’il y a un déplacement du lieu du risque pour les jeunes: approcher un enfant dans une cour d’école ou dans un parc devient difficile, vu la vigilance de tous.

«Si vous êtes un homme, essayez de vous approcher d’une cour d’école!», lance-t-il.

«Mais à peu près tout le monde a son compte Facebook, ça devient plus intéressant de recruter là-dessus. Il y a d’autres endroits que Facebook, mais c’est une bonne porte d’entrée, affirme le spécialiste. Moi je pense qu’on est là. Je vois le déplacement du risque, de par la facilité et l’accessibilité.»

Et même si Facebook n’est pas la méthode utilisée pour initier la première rencontre – il y a de très nombreux sites de clavardage – il est possible que ce soit un vecteur de continuité de contacts avec la victime.

«Dans le temps, garder contact avec un jeune, ça aurait été par téléphone et les parents auraient dit: «c’est qui le Monsieur qui t’appelle?’»

«Ça a changé la donne, à mon avis.»

Pina Arcamone, la directrice générale du Réseau Enfants-Retour, affirme avoir été marquée par un cas survenu il y a quelques années. Un prédateur belge a contacté par internet un jeune de 13 ans du Québec. Il est venu à Montréal et se préparait à partir avec l’adolescent. La famille a alerté la police à temps, et il a été retrouvé dans un motel de la rue Saint-Hubert, relate-t-elle.

Si les parents ont peur des prédateurs sexuels potentiels dans les rues et les parcs, avec les ordinateurs, «ils laissent pourtant des étrangers entrer dans la chambre de leur enfant», avertit-elle.

Les réseaux sociaux qui aident

Tout n’est pas sombre. L’internet et les médias sociaux peuvent aussi aider dans les cas de disparitions, note le professeur Fortin.

Ils permettent de retracer des témoins sur Facebook, de voir où la personne se trouvait récemment, en raison des fonctions de géolocalisation de bon nombre d’activités sur ce site. Et l’on peut obtenir d’autres indices avec les téléphones cellulaires, renchérit l’expert.

«C’est rapide. Tout le monde est sur Facebook et les statistiques démontrent que les gens vont aller voir Facebook plusieurs fois par jour», dit-il.

C’est plus efficace que de voir la nouvelle de la disparition une seule fois en lisant le journal le matin, juge-t-il. Et l’internet permet de partager la nouvelle sur de nombreux sites en quelques clics – et quelques secondes.

Philippe Pichet, du SPVM, est du même avis. Twitter révèle une foule d’indices, notamment par les échanges entre les jeunes qui demandent si quelqu’un a été vu, et quand, dit-il.

Et puis, cela permet une diffusion plus rapide.

«Si l’on pense à l’alerte Amber, avant, ça passait à la télé mais maintenant c’est diffusé partout, tout le monde le retweet, donc tu atteins un plus grand nombre de personnes, plus rapidement», explique le directeur du SPVM.

La célèbre «alerte Amber», activée quand un enfant disparaît, a désormais sa propre page Facebook au Québec. Plus de 90 000 personnes ont «aimé» cette page et seront donc avisées quand elle est déclenchée. Les téléphones des abonnés de l’alerte sonneront lorsqu’un enfant est porté disparu.

«En une seconde, on rejoint énormément de gens», estime Mme Arcamone.

Dans le cas de Cédrika, cela a pris plusieurs heures, voire le lendemain matin avant que des avis de disparition ne circulent dans les médias, et l’alerte Amber n’avait pas été activée dans son cas, se rappelle-t-elle.

Des cas bien réels

Parfois, Facebook peut aussi s’avérer un précieux allié. Le 26 mai 2014, un nouveau-né, «Bébé Victoria», a été enlevé de l’hôpital de Trois-Rivières en début de soirée, cite en exemple M. Pichet.

Quatre jeunes ont vu circuler sur les médias sociaux la photo de la suspecte et la description de son véhicule.

Ils se sont mis à sa recherche, «parce qu’ils se sont sentis interpellés et qu’ils n’avaient rien à faire» ce soir-là, ont-ils raconté aux journalistes après l’heureux dénouement.

L’une des jeunes filles a reconnu son ancienne voisine sur l’une des photos diffusées et ils ont aussi recherché la voiture. Ils l’ont trouvée et appelé la police. Le bébé a été retourné à ses parents le soir même.

La nature du crime a beaucoup à voir avec sa diffusion à grande échelle.

«Personne ne reste indifférent ou insensible devant un enlèvement d’enfant», estime Mme Arcamone.

Les réseaux sociaux aident à retracer les jeunes fugueurs aussi.

Dans le cas de Jade Maréchal, une adolescente de 16 ans portée disparue l’été dernier, les utilisateurs des médias sociaux ont donné un sérieux coup de main. Sa photo et sa description se sont propagées à une vitesse folle sur Twitter et Facebook et la jeune fille a été retrouvée quelques jours plus tard.

Depuis, les cas se multiplient sur internet et les citoyens sont rapidement mis à contribution.

Les médias sociaux peuvent ainsi mener à une bonne collaboration entre les citoyens et les policiers, un autre point positif, conclut M. Pichet du SPVM.

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Le Saviez-Vous ► Quand l’Australie bouge, les GPS paniquent


L’Australie est un continent qui voyage, il va à pas de tortue, mais c’est assez pour dérégler les GPS qui ne tiennent pas compte des mouvements des plaques tectoniques
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Quand l’Australie bouge, les GPS paniquent

Le continent australien s’est déplacé de 1,50 m depuis une vingtaine d’année. | Infographie Ouest-France

1,50 mètre. C’est la distance parcourue par l’Australie en une vingtaine d’années à cause des mouvements de plaque. Cette migration est totalement naturelle, bien qu’irrégulière. Problème, les cartes GPS ont beaucoup de mal à suivre.

Panique aux pays des wallabys, l’Australie n’est plus à la place où on l’a laissée. Elle a bougé de 1,50 m vers le Nord depuis le dernier référencement en 1994 selon Mashable. La raison ? L’Australie se trouve sur la plaque tectonique la plus rapide au monde. Elle se déplace de 7 cm chaque année, parfois plus selon les événements géologiques. .

Perdu, île-continent peuplé de kangourous

C’est le 4e changement de position que va connaître l’île-continent depuis sa découverte. En 1994, les coordonnées de l’Australie avaient changé de 200 mètres au total.

Les mouvements de l’île ainsi que des archipels autour sont néanmoins irréguliers et reposent sur les événements géologiques. Par exemple, la Nouvelle-Zélande s’était rapprochée de 30 cm de l’Australie pendant un tremblement de terre en 2009, rapporte Futura Sciences. Pour éviter plus de peines, le gouvernement a lancé comme piste une mise à jour automatique pour pouvoir suivre en temps réel les mouvements.

Des problèmes de géo-localisation

Mais ce qui inquiète véritablement les autorités australiennes, ce sont les problèmes de GPS et de géolocalisation. En effet, si les cartes sont erronées, la géolocalisation deviendrait incertaine malgré la précision au centimètre près prévue dans quelques années.

À l’heure des voitures semi-autonomes, un écart d’1,50 mètre sur la route pourrait s’avérer plus que dangereux.

Pour pallier le problème, le gouvernement australien a lancé le projet GDA2020. La mise à jour de 2017 sera légèrement en avance de 20 centimètres. Cela devrait laisser le temps aux scientifiques de trouver des moyens de pallier au manque de précision.

En parallèle, la création de multiples balises de géolocalisation d’ici à 2020 est prévue pour continuer à surveiller la dérive du continent tout en garantissant un système GPS précis, notamment pour l’agriculture et la météo.

Bref, le temps où l’on perdra de vue l’Australie de l’océan Pacifique n’est pas encore arrivé. 

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