Un morceau du Grand Canyon retrouvé… en Australie


Les continents au cours des milliards d’années on changer plusieurs fois de position. L’Amérique du Nord et l’Australie-Tasmanie semble avoir été voisin. Ce que laisse penser une roche trouver en Tasmanie qui est différente des autres, mais s’apparente au Grand Canyon
Nuage

 

Un morceau du Grand Canyon retrouvé… en Australie

 

grand canyon

Crédits : Pixabay / StockSnap

par Brice Louvet

Une équipe de géologues annonce avoir décelé en Tasmanie la présence de roches similaires à certaines des couches de roches retrouvées dans le Grand Canyon. Si les deux terres sont aujourd’hui séparées de plus de 13 600 kilomètres, elles étaient autrefois reliées au même supercontinent. Les détails de l’étude sont rapportés dans la revue Geology.

Il y a un peu plus d’un milliard d’années, l’Amérique du Nord et l’Australie-Tasmanie semblaient reliées à Rodinia, un ancien supercontinent finalement brisé il y a 800 millions d’années. Si le Grand Canyon ne s’était évidemment pas encore formé à cette époque lointaine, une étude révèle en effet que les terres qui le composent sont également présentes aujourd’hui en Tasmanie.

« [Cet] article montre que la Tasmanie détient la clé pour relier la géographie tectonique de l’époque », explique à New Scientist Alan Collins, de l’Université d’Adélaïde en Australie. « C’est vraiment un bon lien qui nous permet de construire des modèles complets de la Terre cienne ».

Âgé d’entre 1,1 et 1,2 milliard d’années, « le groupe de roches étranges de Tasmanie ne ressemblait pas beaucoup aux roches du même âge situées à proximité », .

Les analyses géochimiques (isotopes de hafnium) révèlent en revanche que ces roches, de par leur composition, se rapprochent davantage de celles retrouvées aujourd’hui dans le Grand Canyon

« Nous avons conclu que, même si elle se trouve maintenant du côté opposé de la planète, la Tasmanie doit avoir été rattachée à l’ouest des États-Unis », poursuit le chercheur.

Tasmanie

 

Crédits : chesshirecat / Pixabay

Ainsi, les roches du groupe Unkar, en Arizona, et du groupe Rocky Cape, en Tasmanie (dont il est question ici), faisaient partie de la même formation il y a 1,1 milliard d’années. Moins connu que la célèbre Pangée – qui ne vit le jour que des centaines de millions d’années plus tard – rappelons que Rodinia, qui représente malgré tout une étape importante de l’évolution continentale de notre planète, s’était de son côté formé à partir d’un supercontinent plus ancien appelé Columbia.

Source

https://sciencepost.fr/

Le Saviez-Vous ► Histoire de la route des Indes : une épopée maritime


Les explorateurs ont cherché des moyens pour se rendre peut-être plus rapidement vers la route des épices, de la soie et pierres précieuses. Ce qu’ils ont découvert, c’est de nouveaux territoires. On peut imaginer que les cartes géographiques on changer à chaque voyage.
Nuage

 

Histoire de la route des Indes : une épopée maritime

 

Planisphère portugais dit « de Cantino » daté de 1502 ; première visualisation des parties du monde connues par les Européens au début du XVIe siècle. Bibliothèque Estense de Modène (Italie) © Domaine public

Planisphère portugais dit « de Cantino » daté de 1502 ; première visualisation des parties du monde connues par les Européens au début du XVIe siècle. Bibliothèque Estense de Modène (Italie) © Domaine public

Dès le début du XVIe siècle, les géographes européens savent que les terres découvertes outre-Atlantique ne constituent pas une partie de l’Asie mais un nouveau continent qui barre la route occidentale vers les épices, les pierres précieuses et la soie.

Des navigateurs portugais tels Vasco de Gama ont ouvert la route orientale de l’Inde par le Cap de Bonne-Espérance, en créant des escales sur les côtes africaines. La Chine est atteinte dès 1516 et un comptoir de commerce portugais est créé à Macao. La route occidentale vers l’Inde pose problème aux explorateurs : ils vont tenter d’ouvrir une voie maritime autre que celle de Magellan, trop loin au sud et obligeant le passage vers le Pacifique par un détroit très dangereux. Les expéditions du malouin Jacques Cartier ou de l’explorateur anglais Henry Hudson, s’emploient à découvrir le passage navigable au nord de l’Amérique, entre Atlantique et Pacifique. L’obstacle terrestre que constitue la chaîne des Rocheuses barrant la route vers l’ouest, ne sera véritablement comprise qu’au XVIIIe siècle.

Le mythe d’une immense terre australe inconnue

On transpose dans le Nouveau Monde les mythes géographiques hérités du Moyen-Âge européen ; l’existence du passage maritime vers l’Orient par l’ouest en est directement issue. Les Espagnols qui sont établis dès les années 1530 en Californie, stimulés par l’existence éventuelle de métaux précieux et de royaumes légendaires, remontent ainsi jusqu’à l’Oregon. Une longue bande côtière nord-ouest va cependant demeurer inexplorée jusqu’à l’arrivée de James Cook dans les années 1770.

L’existence mythique d’une Terra Australia Incognita, gigantesque continent austral, est l’héritage de la géographie de Ptolémée, d’une interprétation erronée de Marco Polo et d’une conception médiévale qui voudrait équilibrer masses continentales de l’hémisphère Nord par leur équivalent dans l’hémisphère Sud. Sur le planisphère de Mercator de 1587, le continent austral mythique reçoit son extension maximale, il couvre trois océans et jusqu’au début du XVIIe siècle, on pense que l’Australie et le continent antarctique ne font qu’un seul bloc.

À savoir

Gerardus Mercator est un géographe originaire des Pays-Bas espagnols (Belgique actuelle), premier à réaliser en 1569 une projection terrestre cylindrique tangente à l’équateur sur une carte plane ; petit problème cependant : plus on va vers les pôles et plus la déformation des continents est importante.

https://www.futura-sciences.com/

Une question toute simple de géographie tourne au désastre


Juste avant la visite de Donald Trump en Europe, notamment pour le sommet de l’OTAN à Bruxelles et sa rencontre avec Vladimir Poutine à Helsinki, un présentateur américain Jimmy Kimmel a voulu tenter une petite expérience, afin de tester les connaissances des New-Yorkais en géographie de base. Une journaliste demandait au hasard et des personnes de nommer un pays n’importe où sur la carte géographique. Bien que des adultes ont sûrement appris cela à l’école, ils n’ont pu répondre correctement. Seul un jeune garçon a pu sauver la mise.
Nuage

 

Une question toute simple de géographie tourne au désastre

 

Le mystère de l’étrange « Chaussée des Géants » est enfin résolu


La façon dont des roches de magma se sont formées sur la Chaussée des Géants en Irlande du Nord, il y a il y a 50 à 60 millions d’années sont très particulières. Les scientifiques ont fini par comprendre comment des colonnes ont pu ce formées
Nuage

 

Le mystère de l’étrange « Chaussée des Géants » est enfin résolu

 

Share

Crédits : Pixabay / larahcv

par Brice Louvet

Une équipe de chercheurs a pour la toute première fois reproduit les processus chimiques à l’origine des impressionnantes colonnes géométriques faites à partir de roches volcaniques. En Irlande du Nord, la Chaussée des Géants en est un parfait exemple.

La Chaussée des Géants se distingue par des milliers de colonnes hexagonales retombant vers la mer. Nous savons que ces dernières se forment sous l’effet du magma chaud qui se refroidit et se contracte dans la roche. Mais quel est le seuil de température ? Jusqu’ici, la réponse n’était pas très claire. Une équipe de l’Université de Liverpool au Royaume-Uni pense aujourd’hui avoir la réponse : entre 840 et 890 degrés Celsius, à savoir juste en dessous du point où le magma se cristallise en basalte, à environ 980 degrés Celsius.

«La température à laquelle le magma se refroidit pour former ces joints colonnaires est une question qui fascine le monde de la géologie depuis très longtemps», explique l’un des chercheurs, le volcanologue Yan Lavallée.

Pour parvenir à cette conclusion, les scientifiques ont utilisé des colonnes basaltiques extraites du volcan Eyjafjallajökull en Islande. Grippés dans une pince, les échantillons ont été chauffés à plus de 1000 degrés Celsius avant d’être refroidis dans la lave.

Les géologues ont maintenant une bonne idée de la chaleur de la roche de la Chaussée des Géants lorsqu’elle commença à se diviser en ces formes étranges, il y a 50 à 60 millions d’années. Des sites similaires peuvent également être trouvés en Islande, aux États-Unis et même sur Mars. Différents taux de refroidissement et d’autres facteurs peuvent aussi produire des colonnes de différentes tailles et formes.

«Ces expériences étaient techniquement très difficiles, mais elles démontrent clairement la puissance et la signification de la contraction thermique sur l’évolution des roches de refroidissement et le développement des fractures», explique l’un des membres de l’équipe, Anthony Lamur.

En plus de répondre à une question de longue date sur la formation de ces merveilles rocheuses, la recherche pourrait maintenant aider les experts à mieux comprendre la manière dont la chaleur se déplace à la surface de la Terre, et comment l’extraction d’énergie géothermique pourrait être plus efficace.

Vous retrouverez tous les détails de cette étude dans la revue Nature Communications.

 

 

http://sciencepost.fr/20

Mais c’est où, la Corée du Nord? Il a demandé à des Américains…


Je peux comprendre qu’on tous ne savent pas leur géographie des pays par coeur, mais qu’un Américain (e) ne connaisse pas quel pays qu’il y a en Amérique du Nord, cela craint ! Franchement, 3 pays en Amérique du Nord, ce n’est pas compliqué et dire qu’un coin du Canada serait la Corée du Nord, c’est franchement inquiétant. De plus, on parle beaucoup dans les médias de la Corée du Nord et de ses voisins, donc beaucoup d’indices sur sa situation géographie. À moins, que les nouvelles et des décisions de Donald Trump ne soient pas vraiment leurs préoccupations
Nuage

 

Mais c’est où, la Corée du Nord? Il a demandé à des Américains…

 

YOUTUBE / JIMMY KIMMEL LIVE

Si Donald Trump, décide d’attaquer la Corée du Nord, espérons qu’il sera mieux renseigné que ses compatriotes rencontrés dans cette vidéo.

Plus tôt cette semaine, Jimmy Kimmel a présenté cet amusant (?) vox pop durant un segment de son émission de fin de soirée. Évidemment, comme toujours dans ce genre d’exercice, on ne nous montre que les réponses les plus drôles.

N’empêche. Ce n’est pas parce qu’on rit que c’est drôle. Voyez ici…

http://quebec.huffingtonpost.ca

Le Saviez-Vous ► Voici quelques incroyables cartes et infographies du XIXe siècle


De vieilles cartes faites entre 1849 et 1851 par messieurs John Emslie et James Reynolds dans un but scientifique, mais impliquant aussi la créativité. Des cartes illustrant des montagnes, des rivières, des monuments et autres à travers le monde. Un travail qui devait être titanesque pour l’époque
Nuage

 

Voici quelques incroyables cartes et infographies du XIXe siècle

 

Vous êtes-vous déjà demandé quel est le volcan actif le plus élevé? Avez-vous déjà voulu comparer la taille des sommets les plus hauts et des plus longs fleuves du monde? John Emslie et James Reynolds l’ont fait. Entre 1849 et 1851, l’illustrateur topographique et graveur Emslie et l’éditeur Reynolds conçurent des diagrammes scientifiques représentant ces formes géographiques dans un grand livre de douze pages intitulé Geological Diagrams. A l’époque, les illustrateurs et cartographes contribuaient beaucoup au développement de l’accessibilité et de la visibilité de la recherche scientifique en créant des cartes, des illustrations et diagrammes représentant les curiosités naturelles ou conçues par l’homme réparties partout dans le monde.

Principaux sommets des Îles britanniques. Issu de Geological Diagrams.

 

Dans My Modern Met, Sara Barnes raconte comment Emslie et Reynolds ont pris «des chiffres et des détails scientifiques précis pour fabriquer une image qui est belle à regarder et facile à comprendre». A moitié créations artistiques, à moitié tableaux de données, ces œuvres sont des infographies scientifiques pionnières qui peuvent être considérées comme les fondations des diagrammes éducatifs d’aujourd’hui.

 

T F

Principaux sommets des Îles britanniques. Issu de Geological Diagrams.

Dans My Modern Met, Sara Barnes raconte comment Emslie et Reynolds ont pris «des chiffres et des détails scientifiques précis pour fabriquer une image qui est belle à regarder et facile à comprendre».

 A moitié créations artistiques, à moitié tableaux de données, ces œuvres sont des infographies scientifiques pionnières qui peuvent être considérées comme les fondations des diagrammes éducatifs d’aujourd’hui.

Crédit: COURTESY DAVID RUMSEY HISTORICAL MAP COLLECTION

Sur cette carte, Phénomènes des volcans et tremblements de terre, les cartographes John Emslie et James Reynolds présentent la situation et la taille de tous les volcans actifs au milieu du XIXe siècle.

T F

Sur cette carte, Phénomènes des volcans et tremblements de terre, les cartographes John Emslie et James Reynolds présentent la situation et la taille de tous les volcans actifs au milieu du XIXe siècle.

Crédit: COURTESY DAVID RUMSEY HISTORICAL MAPS COLLECTION

Ce diagramme compare différentes cascades à travers le monde, présentant la cascade de Gavarnie en France comme la plus haute de toutes avec ses quelque 400 mètres. Issu de Geological Diagrams.

 

Le XIXe siècle fut marqué par d’importantes découvertes scientifiques, de la première observation de Neptune aux théories de l’évolution. Dès le début du siècle, lorsqu’Alexander von Humboldt créa ce qui est considéré aujourd’hui comme les premières infographies, cartographes et éditeurs conçurent une large gamme de représentations vivantes pour expliquer au grand public ces idées nouvelles et complexes. La société d’édition de Reynolds à Londres imprima une très grande quantité de documents durant les trois décennies que dura sa carrière, répondant à la demande populaire en matière d’informations scientifiques et technologiques. Reynolds travaillait avec plusieurs cartographes et graveurs, mais Emslie fut un de ses principaux collaborateurs. Ils produisirent ensemble de nombreuses infographies et cartes, et furent tous deux élus à la Royal Geographical Society de Londres, institution dédiée à la production de données géographiques et cartographiques précises. L’attrait et le charme de leur travail viennent d’une combinaison de maîtrise formelle des techniques cartographiques, de connaissances scientifiques et d’intuition artistique.    

T F

Ce diagramme compare différentes cascades à travers le monde, présentant la cascade de Gavarnie en France comme la plus haute de toutes avec ses quelque 400 mètres. Issu de Geological Diagrams.

Le XIXe siècle fut marqué par d’importantes découvertes scientifiques, de la première observation de Neptune aux théories de l’évolution. Dès le début du siècle, lorsqu’Alexander von Humboldt créa ce qui est considéré aujourd’hui comme les premières infographies, cartographes et éditeurs conçurent une large gamme de représentations vivantes pour expliquer au grand public ces idées nouvelles et complexes. La société d’édition de Reynolds à Londres imprima une très grande quantité de documents durant les trois décennies que dura sa carrière, répondant à la demande populaire en matière d’informations scientifiques et technologiques. Reynolds travaillait avec plusieurs cartographes et graveurs, mais Emslie fut un de ses principaux collaborateurs. Ils produisirent ensemble de nombreuses infographies et cartes, et furent tous deux élus à la Royal Geographical Society de Londres, institution dédiée à la production de données géographiques et cartographiques précises. L’attrait et le charme de leur travail viennent d’une combinaison de maîtrise formelle des techniques cartographiques, de connaissances scientifiques et d’intuition artistique.   

Crédit: WELLCOME LIBRARY/CC BY 4.0

Plan panoramique des principaux fleuves et lacs, issu de Geological Diagrams.

 

Colorisé à la main et très détaillé, Geological Diagrams, publié par Emslie et Reynolds en 1851, est l’une de leurs nombreuses publications. Des cartes y représentent la distribution des plantes, des courants aériens et des religions, tandis que des tableaux y figurent ingénieusement les plus grands fleuves, sommets, cascades et même les constructions les plus célèbres.

Une carte panoramique des principaux fleuves et lacs présente par exemple côte à côte une sélection des plus longs cours d’eau de la planète, comparant le Colorado, le Rhin, le Nil et l’Amazone. Chacun d’entre eux est ponctué par les villes qu’il traverse. Au-dessus de l’alignement de fleuves sont comparés différents lacs, notamment, la mer morte, la mer caspienne, le lac Léman et le lac Erie. On perçoit mieux par cette vue la taille de la «mer» Caspienne et de la mer Noire.

T F

Plan panoramique des principaux fleuves et lacs, issu de Geological Diagrams.

Colorisé à la main et très détaillé, Geological Diagrams, publié par Emslie et Reynolds en 1851, est l’une de leurs nombreuses publications. Des cartes y représentent la distribution des plantes, des courants aériens et des religions, tandis que des tableaux y figurent ingénieusement les plus grands fleuves, sommets, cascades et même les constructions les plus célèbres.

Une carte panoramique des principaux fleuves et lacs présente par exemple côte à côte une sélection des plus longs cours d’eau de la planète, comparant le Colorado, le Rhin, le Nil et l’Amazone. Chacun d’entre eux est ponctué par les villes qu’il traverse. Au-dessus de l’alignement de fleuves sont comparés différents lacs, notamment, la mer morte, la mer caspienne, le lac Léman et le lac Erie. On perçoit mieux par cette vue la taille de la «mer» Caspienne et de la mer Noire.

Crédit: COURTESY DAVID RUMSEY HISTORICAL MAP COLLECTION

Cette vue des principales constructions du monde compare divers monuments, notamment le Panthéon, Notre-Dame et la pyramide de Khéops. Issu de Geological Diagrams. 

T F

Cette vue des principales constructions du monde compare divers monuments, notamment le Panthéon, Notre-Dame et la pyramide de Khéops. Issu de Geological Diagrams. 

Crédit: COURTESY DAVID RUMSEY HISTORICAL MAP COLLECTION

Horloge géographique et astronomique de Sheppard. Publié en 1844.

 

En plus des douze pages de Geological Diagrams, Emslie et Reynolds travaillèrent également ensemble à d’autres publications de représentations graphiques, d’atlas scolaires et de digrammes astronomiques. Emslie y montre par exemple les différences entre des horloges astronomiques et géographiques, la révolution de la terre autour du soleil et la surface topographique de la lune. Certaines des cartes astronomiques furent conçues pour inclure des effets de transparence, permettant à ceux qui les regardaient de mettre en évidence certains corps célestes et constellations en faisant passer une lampe derrière.

Actuellement, une sélection des diagrammes astronomiques de Reynolds et Emslie peut être vue au David Rumsey Center dans la Green Library de l’université de Stanford, en Californie. 

T F

Horloge géographique et astronomique de Sheppard. Publié en 1844.

En plus des douze pages de Geological Diagrams, Emslie et Reynolds travaillèrent également ensemble à d’autres publications de représentations graphiques, d’atlas scolaires et de digrammes astronomiques. Emslie y montre par exemple les différences entre des horloges astronomiques et géographiques, la révolution de la terre autour du soleil et la surface topographique de la lune. Certaines des cartes astronomiques furent conçues pour inclure des effets de transparence, permettant à ceux qui les regardaient de mettre en évidence certains corps célestes et constellations en faisant passer une lampe derrière.

Actuellement, une sélection des diagrammes astronomiques de Reynolds et Emslie peut être vue au David Rumsey Center dans la Green Library de l’université de Stanford, en Californie. 

Crédit: WELLCOME LIBRARY/CC BY 4.0

Distribution des courants aériens et des vents dans le monde. Geological Diagrams.

T F

Distribution des courants aériens et des vents dans le monde. Geological Diagrams.

Crédit: COURTESY DAVID RUMSEY HISTORICAL MAP COLLECTION

Carte géologique du monde.

T F

Carte géologique du monde.

Crédit: COURTESY DAVID RUMSEY HISTORICAL MAPS COLLECTION

Carte ethnographique présentant la distribution géographique de l’humanité. En bas de la carte, Emslie et Reynolds présentent également la distribution des principales religions, révélant que le monde reste alors majoritairement «païen»...  

T F

Carte ethnographique présentant la distribution géographique de l’humanité. En bas de la carte, Emslie et Reynolds présentent également la distribution des principales religions, révélant que le monde reste alors majoritairement «païen»… 

Crédit: COURTESY DAVID RUMSEY HISTORICAL MAPS COLLECTION

Diagramme géographique de la terre.

T F

Diagramme géographique de la terre.

Crédit: COURTESY DAVID RUMSEY HISTORICAL MAP COLLECTION

Diagramme illustrant la révolution annuelle de la terre autour du soleil.

T F

Diagramme illustrant la révolution annuelle de la terre autour du soleil.

Crédit: COURTESY DAVID RUMSEY HISTORICAL MAPS COLLECTION

Carte transparente des ciels à la lattitude de la Grande-Bretagne publiée en 1851 dans Astronomical Diagrams.

T F

Carte transparente des ciels à la lattitude de la Grande-Bretagne publiée en 1851 dans Astronomical Diagrams.

Crédit: COURTESY DAVID RUMSEY HISTORICAL MAP COLLECTION

Cette carte-ci est éclairée par l’arrière, mettant en évidence les principales étoiles. 

T F

Cette carte-ci est éclairée par l’arrière, mettant en évidence les principales étoiles. 

Crédit: COURTESY DAVID RUMSEY HISTORICAL MAP COLLECTION

Représentation téléscopique de la lune. On peut également faire passer de la lumière par l’arrière de la page pour distinguer plus de détails. 

T F

Représentation téléscopique de la lune. On peut également faire passer de la lumière par l’arrière de la page pour distinguer plus de détails. 

Crédit: COURTESY DAVID RUMSEY HISTORICAL MAPS COLLECTION

Méthodes pour estimer la longitude. Publié en1851. 

T F

Méthodes pour estimer la longitude. Publié en1851. 

Crédit: WELLCOME LIBRARY/CC BY 4.0

Théorie des saisons. Publié en 1851. 

T F

Théorie des saisons. Publié en 1851.

Crédit: WELLCOME LIBRARY/CC BY 4.0

Lauren Young

Traduit par Felix de Montety

http://www.slate.fr

Zealandia : un continent caché a-t-il été découvert ?


Les scientifiques croient avoir trouvé un continent perdu qui serait séparé, il y a des millions d’années du supercontinent Gondwana. Longtemps rechercher, il semble lentement émergé de la mer. Peut-être qu’avec les explorations, nous pourrions apprendre plus sur la faune et la flore en ces temps très reculés
Nuage

 

Zealandia : un continent caché a-t-il été découvert ?

 

Par Laurent Sacco, Futura

 

Zealandia, tel est le nom proposé par un groupe de spécialistes de géosciences pour un septième continent qu’ils pensent avoir retrouvé dans l’océan Pacifique. Plus grand que la moitié de l’Australie, il serait cependant sous les flots depuis bien trop longtemps pour être le mythique continent Mu des Mystérieuses Cités d’or.

Quand on entend parler pour la première fois de Zealandia, la première réaction de toute personne un peu versée dans la théorie de la tectonique des plaques est probablement un sentiment d’incrédulité. En effet, les continents sont supposés être constitués majoritairement de roches moins denses que les basaltes de la croûte océanique, et bien sûr du manteau sur lequel ils flottent. En conséquence de quoi, alors que des plaques océaniques peuvent plonger dans le manteau et même sous les continents, si bien qu’elles ne peuvent être plus vieilles de 200 millions d’années environ, les plaques continentales sont, quant à elles, sensées être insubmersibles, si l’on peut dire, et donc quasi indestructibles (pour cette raison, elles constituent une mémoire de l’histoire de la Terre avec des roches qui peuvent être âgées de presque 4 milliards d’années). Certes, ces plaques peuvent se fragmenter, se  coller au rythme du cycle de Wilson et de la dérive des continents, voir s’enfoncer un peu sous le poids d’une calotte polaire, mais une disparition sous les flots…, pas vraiment.

Des chercheurs à l’origine de la découverte de Zealandia s’expriment dans cette vidéo. © euronews

Zealandia, un fragment géant du supercontinent Gondwana

Et pourtant selon un groupe de spécialistes en géosciences néo-zélandais, australiens et français qui vient de publier un article dans GSA Today, c’est ce qui serait arrivé il y a probablement quelques dizaines de millions d’années à une portion du supercontinent Gondwana. Elle aurait commencé à s’en séparer il y a vraisemblablement 100 millions d’années, ou pour le moins, durant le Crétacé supérieur. Mesurant environ 5 millions de km2, ce morceau de continent dont la surface représenterait presque les deux tiers de l’Australie serait sous les flots à 94 %. Ses sommets émergés ne seraient autres que la Nouvelle-Calédonie et la Nouvelle-Zélande. Les chercheurs se doutaient de son existence depuis une vingtaine d’années mais pas de son étendue exacte, révélée par l’étude du champ de gravité de la Terre depuis l’espace. Il est en effet possible de déduire de ce champ, la topographie du fond des océans et ainsi de révéler l’existence de plateau, de chaînes de montagnes, etc.

Des échantillons des fonds sous-marins et des données sismiques montreraient qu’il s’agit bien d’une croûte continentale et non d’une vaste région basaltique qui se serait mise en place un peu à la façon des grands épanchements volcaniques, comme ceux du Deccan, connus sur les continents mais qui peuvent se produire aussi sur le fond des océans (formant ce qu’on appelle des Grandes Provinces Ignées ou Large Igneous Provinces (LIP), en anglais). Ce serait en fait un amincissement de la croûte continentale de Zealandia, en raison des contraintes provoquées par la tectonique des plaques, qui aurait conduit ce continent perdu à être finalement, bien que lentement, submergé par les flots. Les limites du nouveau continent sous la surface de l’océan Pacifique se trouvent entre 2.500 et 4.000 m de profondeur, au-dessus de la plaine abyssale, toutefois.

http://www.futura-sciences.com/