Un (autre) astéroïde récemment découvert frôle la Terre


Un autre astéroïde qui a été vu quelques jours avant son passage près de la Terre, soit 15 jours après un astéroïde en début de janvier est lui aussi passé tout près de la Terre. Tout deux étaient sans danger pour nous. Cependant, malgré toute la technologie pour observer l’espace beaucoup de géocroiseurs ne sont détecté quelques jours à peine avant leur passage
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Un (autre) astéroïde récemment découvert frôle la Terre

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Un astéroïde près de la Terre.Illustration Gentside

Moins de quinze jours après que l’astéroïde 2017 AG13 s’est approché de la Terre, c’est un autre corps qui vient de rendre visite à notre planète. Son nom: 2017 BX. D’après les calculs des astronomes de la Nasa, l’astéroïde s’est approché le 25 janvier à une distance d’environ 266 000 kilomètres, soit deux-tiers de la distance Terre-Lune.

De même que 2017 AG13, cet astéroïde n’avait été découvert que quelques jours avant son passage, le 20 janvier par un télescope de l’observatoire Pan-STARRS. Mais il est moins imposant que le précédent. Les astronomes estiment son diamètre entre 4 et 15 mètres, soit entre la taille d’une voiture et d’un bus. Sa vitesse relative elle, a été évaluée à  26 700 kilomètres par heure. 

Bien que détecté peu avant, 2017 BX est passé sans danger à proximité de la Terre. Au vu de sa petite taille et de sa vitesse lente, il ne poserait pas de risque majeur pour notre planète, selon les astronomes. D’ailleurs, si l’on en croit son orbite, il ne devrait pas revenir aussi près avant 2047, date à laquelle il s’approchera à une distance bien plus grande, soit deux millions de kilomètres.

DES ASTÉROÏDES PLUS DIFFICILES À DÉTECTER

Comme le démontre le nouvel exemple de 2017 BX, il reste encore beaucoup d’astéroïdes à  découvrir. On estime que des millions d’astéroïdes passent dans le voisinage de la Terre et seulement 15 000 d’entre eux ont pour le moment été détectés. Toutefois, la majorité des plus gros seraient déjà connus et ne poseraient pas de risque majeur pour notre planète, d’après la Nasa.

Le problème est que la détection des petits astéroïdes, très sombres est une tâche plus difficile. C’est pourquoi ils ne sont souvent repérés que quelques jours avant de s’approcher de la Terre. Les estimations suggèrent qu’en 2013, seuls 30 % des objets géocroiseurs de 160 mètres et plus étaient identifiés. Le chiffre passe à moins de 1 % pour les objets de moins de 30 mètres.

Or, l’accident de Tcheliabinsk causé par un astéroïde d’un diamètre d’environ 15 mètres, a démontré que de tels corps spatiaux n’étaient pas sans danger pour notre planète. C’est pourquoi certains spécialistes ont appelé à renforcer la détection et la surveillance des astéroïdes et des autres objets potentiellement dangereux.

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Un astéroïde a frôlé la Terre le 9 janvier… mais n’a été découvert que deux jours plus tôt


Malgré toute la technologie pour surveiller l’espace du danger potentiel qu’un astéroïde entre dans l’atmosphère terrestre, il arrive que certain passe à travers la surveillance. Celui du 9 janvier à passé près de la Terre et aurait pu avoir le même impact que l’astéroïde qui a frappé Tcheliabinsk en Russie en 2013
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Un astéroïde a frôlé la Terre le 9 janvier… mais n’a été découvert que deux jours plus tôt

 

Repéré par les télescopes du sondage Catalina Sky Survey de l’université de l’Arizona le 7 janvier, l’astéroïde nommé 2017 AG13 n’est vraiment pas passé loin de la Terre, deux jours plus tard, le lundi 9 janvier. Il était 13 h 47, heure de Paris, quand il nous a frôlés à quelque 209.000 km, soit presque la moitié de la distance moyenne entre la Terre et la Lune.

D’après les premières estimations, il mesure entre 11 et 34 mètres de diamètre et croise régulièrement l’orbite de la Terre. Au plus près du Soleil, autour duquel il gravite en 347 jours, il en est à environ 75 millions de kilomètres, et au plus loin à 204 millions de kilomètres.

Il s’agit donc d’un géocroiseur, un de plus parmi des dizaines de milliers d’autres (15.000 ont été découverts). Un nouveau, inconnu jusqu’à ce début d’année et, surtout, que personne n’a vu venir. Petits, froids et sombres, ils sont nombreux comme lui à échapper encore à notre vigilance. Pourtant, ce n’est pas faute de fouiller le ciel nocturne à leur recherche.

Orbite de 2017 AG13 (en bleu) et orbites des planètes du Système solaire interne. © Nasa

Orbite de 2017 AG13 (en bleu) et orbites des planètes du Système solaire interne. © Nasa

Un astéroïde comparable à celui qui a explosé au-dessus de Tcheliabinsk

 

De par sa taille et son imprévisibilité, 2017 AG13 rappelle la météorite à l’origine de l’événement de l’événement de Tcheliabinsk, le 15 février 2013 qui, d’après les reconstitutions, devait mesurer environ 20 mètres de diamètre. Personne ne l’avait vu venir non plus, et ce petit corps n’a pas manqué la Terre, se brisant littéralement dans l’atmosphère terrestre.

Si l’astéroïde du 9 janvier avait foncé vers nous, à la vitesse de 16 km/s qui est la sienne, il aurait sans doute, lui aussi, explosé dans les airs, selon le simulateur développé par l’université de Purdue. L’énergielibérée aurait été de 700 kilotonnes (plusieurs dizaines de fois celle de la bombe Hiroshima). Si cela s’était produit au-dessus d’une grande agglomération urbaine, l’onde de choc aurait pu, comme ce fut le cas à Tcheliabinsk, faire des blessés et des dégâts matériels. Ces événements sont supposés se produire une fois tous les 150 ans, selon les experts.

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La Terre a un nouveau satellite, enfin presque…


    Nous savons que la Terre possède un seul satellite naturelle, mais il arrive de temps à autre qu’un géocroiseur viennent prendre un logement en orbite autour de la terre pendant plusieurs siècles, cette petite lune devient alors un quasi-satellite
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La Terre a un nouveau satellite, enfin presque…

 

Durant quelques années et pour certains, plusieurs siècles, des astéroïdes qui croisent l’orbite de la Terre viennent lui tenir compagnie. Ce sont des quasi-satellites. © Mopic, shutterstock.com

Durant quelques années et pour certains, plusieurs siècles, des astéroïdes qui croisent l’orbite de la Terre viennent lui tenir compagnie. Ce sont des quasi-satellites. © Mopic, shutterstock.com

Parfois, un astéroïde géocroiseur vient passer un peu de temps avec la Terre. Il devient alors, temporairement, une petite lune, un « quasi-satellite » pour les astronomes. La Nasa vient d’épingler « le meilleur et le plus stable exemple à ce jour ».

Combien la Terre a-t-elle de satellites naturels ? Un seul. C’est plus que Mercure et Vénus, mais beaucoup moins que les planètes géantes comme Jupiter et Saturne qui en comptent, chacun, plus d’une soixantaine connus.

Cependant, il arrive que des corps minuscules viennent danser un moment autour de notre planète avant de s’en détacher de nouveau. Des astéroïdes qui croisent notre route (des géocroiseurs) et jouent les compagnons terrestres. Certes, pas de quoi rivaliser avec notre Lune (3.474 km de diamètre), actuellement distante en moyenne de 384.399 km et liée gravitationnellement à la Terre depuis environ 4,5 milliards d’années. Ce ne sont donc que des mini-lunes, en somme, qui viennent passer un peu de temps avec la Terre

Parmi les cas les plus célèbres identifiés depuis la fin du XXe siècle, citons 2003 YN107, découvert le 21 décembre 2003, dont l’orbite s’est enroulée autour de la Terre, sans se refermer, durant une dizaine d’années. Il fut promut quasi-satellite au cours de cette brève période. Plus récemment, 2014 OL339, découvert le 29 juillet 2014, a été déterminé comme compagnon temporaire de la troisième planète du Système solaire. Une proximité qui dure vraisemblablement depuis plus de sept siècles.

Mais les astronomes ont trouvé mieux. Selon les premières études du Centre de recherche des objetsgéocroiseurs de la Nasa au JPL, le petit dernier, désigné 2016 HO3, détecté le 27 avril avec letélescope Pan-Starrs 1 à Hawaï, est « le meilleur et le plus stable exemple à ce jour de quasi-satellite ».

Animation de l’orbite autour du Soleil (en vert) de l’objet 2016 HO3. Ce petit astéroïde devrait rester un quasi-satellite dLorsque les deux routes se croisent, comme actuellement, son orbite se cale sur la nôtre. La moitié de l’année, 2016 HO3 est un petit plus proche du Soleil,e la Terre durant plusieurs centaines d’années. © Nasa, JPL

Quand les routes se croisent

D’une taille estimée pour l’instant entre 40 et 100 mètres dans sa plus grande longueur, 2016 HO3 apparaît selon les calculs comme un astéroïde avec une orbite stable en compagnie de la Terre depuis au moins un siècle. Il devrait conserver cette relative proximité avec nous, sans pour autant nous menacer, au cours des prochains siècles.

Sa trajectoire est assez originale. L’astéroïde exécute des sauts de grenouille au-dessus ou en dessous de notre planète tout au long de son orbite autour du Soleil. À peu près au même rythme que la Terre, mais en empruntant une route différente, il gravite donc autour de notre étoile.  donc devant la Terre. Durant l’autre moitié, il s’en éloigne et passe derrière. Une danse qui devrait encore durer quelques siècles, et cela malgré une dérive progressive.

« Les boucles de l’astéroïde autour de la Terre se décalent un peu devant ou derrière d’année en année, mais lorsqu’il dérive trop loin vers l’avant ou vers l’arrière, la gravité terrestre est juste assez forte pour inverser le processus et maintenir l’astéroïde, de sorte qu’il ne se promène pas plus loin que cent fois la distance de la Terre à la Lune », explique Paul Chodas, directeur du programmeNeo (Near-Earth Object) de la Nasa.

Il ajoute que c’est ce « même effet qui empêche l’astéroïde d’approcher de la Terre à moins de 38 fois la distance avec la Lune ». Soit environ 14,6 millions de km. La prochaine aura lieu le 9 novembre 2030…

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