Peut-on tirer sur un enfant soldat?


20 pays recrutent des enfants soldats dans le monde. Je n’ose pas imaginer un soldat face à un enfant soldat avec une arme tel qu’un AK-47, c’est tuer ou être tué ! C’est une question difficile et moralement un vrai casse-tête.
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Peut-on tirer sur un enfant soldat?

 

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Un enfant soldat lors d’une cérémonie à Yambio, au Soudan du Sud, le février 2018 | Stéfanie Glinski / AFP

Léa Polverini

Quand la morale ne tient plus.

«L’enfant soldat est le personnage le plus célèbre de cette fin du vingtième siècle».

Sublime personnage de fiction catalysant nombre de fantasmes sur la nature humaine, l’enfant soldat est avant tout une réalité historique, réalité de terrain et sujet en propre auquel les soldats comme les institutions sont confrontées lors de conflits armés.

Quelle responsabilité?

Si la Cour pénale internationale reconnaît dans l’article 26 du Statut de Rome son «incompétence à l’égard des personnes de moins de 18 ans», c’est qu’elle laisse aux juridictions nationales la tâche de juger de la responsabilité pénale de leurs mineurs.

«L’amnistie, qu’elle soit explicite ou implicite, est souvent la mesure utilisée lorsqu’il s’agit de traiter la question de la responsabilité d’enfants pour crimes de droit international», expliquaient Naïri Arzoumanian et Francesca Pizzutelli dans leur article «Victimes et bourreaux: questions de responsabilité liées à la problématique des enfants-soldats en Afrique».

De fait, les cours de justice ont tendance à considérer les enfants associés à une force ou un groupe armés avant tout comme des victimes, eussent-ils été amenés à prendre part à un génocide, des crimes contre l’humanité ou des crimes de guerre: victimes eux-mêmes d’un premier crime de guerre par leur enrôlement –au moins pour les moins de quinze ans.

«L’association des termes d’enfant et de soldat relève ainsi d’un paradoxe, dans la mesure où ces enfants-soldats se situent dans l’espace interstitiel entre ces deux catégories. Ce sont encore des enfants, mais ils ne sont plus innocents; ils effectuent des tâches relevant de l’apanage des adultes, mais ils ne sont pas encore adultes», relève Alcinda Honwana dans «Innocents et coupables: les enfants-soldats comme acteurs tactiques».

Vie pour vie

En mars 2017, les Forces armées canadiennes marquaient un précédent, en formulant dans une note de doctrine interarmée (NDI 2017-01) des directives stratégiques communes concernant la confrontation sur le terrain avec des enfants soldats, et les réactions à adopter. C’est la première fois qu’était abordée frontalement la terrible question: que faire face à un enfant armé et menaçant?

Le commandant Rory McLay, qui supervisait ces directives, déclarait alors:

«Si un enfant a une arme pointée sur vous et qu’il a l’intention, qu’il a la capacité, et qu’il a les moyens de vous faire du mal à vous ou à vos partenaires, vous devez utiliser la force autant qu’il est nécessaire pour neutraliser cette situation. […] C’est une dure réalité, mais nous ne pouvons pas nous permettre de laisser les nôtres être blessés parce qu’ils ont hésité.»

Vie pour vie, il s’agirait donc, dans le doute, de tirer le premier. Ces directives s’inscrivaient, en sus du besoin d’élaborer un cadre précis pour appréhender le cas des enfants soldats, dans un contexte particulier: le Canada envisageait alors de mobiliser certains de ses militaires dans une opération de Casques bleus au Mali. De fait, en mars dernier, Ottawa a confirmé l’implication d’une force opérationnelle aérienne dans la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA).

Depuis son lancement, en avril 2013, la mission, qui a enregistré près de 160 morts, est actuellement considérée comme la mission de maintien de la paix la plus dangereuse au monde. Parallèlement, l’ONU a déjà fait état à plusieurs reprises de la présence de centaines d’enfants soldats dans le nord du Mali: garçons comme filles, soldats comme esclaves sexuels, larbins ou chair à canon.

Développer des stratégies de lutte contre le principe de l’enfant soldat

Avec ces dispositions, le Canada entendait donc se ressaisir d’enjeux où la réalité du terrain tout comme le droit mettent en faillite la morale: afin que des cas de légitime défense ne soient pas considérés ou même simplement perçus, au regard de la Déclaration de Genève sur les droits de l’enfant, comme crimes de guerre; mais aussi et surtout afin d’apporter une réponse stratégique à l’utilisation d’enfants dans des conflits armés.

En août 2000, un groupe de onze soldats de la paix britanniques avait refusé de tirer sur des enfants armés d’AK-47 en Sierra Leone. L’opération de sauvetage avait causé la mort d’un parachutiste, faisant onze autres blessés. La note de doctrine interarmée canadienne cherche à complexifier la situation, afin qu’en cas pareil, les options ne se réduisent pas à une alternative entre tirer ou se faire tirer dessus.

Les enfants soldats y sont envisagés au-delà du seul cadre de la confrontation: en tant que tels, mais aussi du point de vue des militaires qui leur feront face, et qui doivent y être préparés, autant psychologiquement que matériellement. Sur place, il s’agit aussi pour les agents de rapporter la présence d’enfants soldats, et la façon dont ils sont employés par leurs commandants, qui peut induire diverses réponses. Dans le cadre d’un affrontement, les directives recommandent de tirer sur les chefs adultes, afin de rompre la discipline et d’inciter les jeunes combattants à la reddition ou à la fuite.

«L’action est intrinsèquement liée au pouvoir. Pour être à même d’agir autrement, l’individu doit être capable d’exercer un certain pouvoir», écrivait encore Alcinda Honwana, soulignant ainsi la sujétion et dépendance des enfants soldats à leurs commandants.

Elle prenait soin toutefois de relever l’ambiguité essentielle de ces enfants de la guerre, qui se ressaisissent par les marges de différentes formes de pouvoir: innocents, et coupables, sur un même plan.

À travers ses nouvelles directives, toujours à l’état de test, le Canada tend à ne plus envisager le couple dialectique «innocent et coupable», mais «innocent et menaçant». En quelque sorte, on passe du jugement a posteriori, à la réaction de l’urgence.

Aujourd’hui, vingt pays recrutent encore des enfants soldats, de sept à dix-huit ans.

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Les jouets improvisés des enfants rohingyas dans l’enfer de l’exil


Tous les enfants du monde aiment jouer, même ceux qui sont dans d’atroces conflits. Des enfants Rohingyas qui ont fuit leur pays avec leur famille se retrouvent dans des camps de concentration. Un photographe montre leurs jouets. Nous sommes loin des barbies, des jeux connectés, des blocs de constructions …. Leurs jouets peuvent même être dangereux à manipuler
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Les jouets improvisés des enfants rohingyas dans l’enfer de l’exil

 

Quelque 626.000 Rohingyas, soit plus de la moitié de cette communauté musulmane concentrée dans le nord de l’État de Rakhine (à l’ouest de la Birmanie), se sont réfugiés au Bangladesh depuis fin août.

Le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme a estimé, mardi 5 décembre, qu’il existait des «éléments de génocide» visant les Rohingyas en Birmanie. Dans leur exil, les enfants improvisent des jouets avec des objets du quotidien ramassés par terre. Le photographe de l’AFP Ed Jones les a photographiés.

«Je sentais que la moindre chose que les gens apportaient avec eux, aussi petite soit-elle, au milieu de la panique devait non seulement contenir des histoires intéressantes, mais aussi illustrer l’urgence avec laquelle les gens ont quitté leur foyer», a-t-il expliqué au Washington Post.

Fanny Arlandis

Mohammad Sadek, 5 ans, et son handspinner trouvé par terre.

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Mohammad Sadek, 5 ans, et son handspinner trouvé par terre.

Crédit: Ed JONES / AFP

Mohammad Rejuan, 10 ans, arrivé au Bangladesh à la mi-octobre, tient un sifflet et un tuyau en plastique trouvé dans le camp de réfugiés de Thankhali à Cox's Bazar, un port de pêche situé dans l'extrême sud-est du pays. 

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Mohammad Rejuan, 10 ans, arrivé au Bangladesh à la mi-octobre, tient un sifflet et un tuyau en plastique trouvé dans le camp de réfugiés de Thankhali à Cox’s Bazar, un port de pêche situé dans l’extrême sud-est du pays. 

Crédit: Ed JONES / AFP

Warish Shah, 3 ans, arrivé au Bangladesh en septembre après que son village a été attaqué, tient dans ses mains un couteau-suisse avec un coupe-ongles.

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Warish Shah, 3 ans, arrivé au Bangladesh en septembre après que son village a été attaqué, tient dans ses mains un couteau-suisse avec un coupe-ongles.

Crédit: Ed JONES / AFP

Shawkat Ara, qui ne connait pas son âge, tient un tamis en plastique qu'elle utilise pour jouer dans le sable, au camp de réfugiés de Thankhali à Cox's Bazar.

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Shawkat Ara, qui ne connait pas son âge, tient un tamis en plastique qu’elle utilise pour jouer dans le sable, au camp de réfugiés de Thankhali à Cox’s Bazar.

Crédit: Ed JONES / AFP

Mohammad Arafath, 4 ans, est arrivé au Bangladesh début septembre. Il tient dans ses mains une mini-trompette.

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Mohammad Arafath, 4 ans, est arrivé au Bangladesh début septembre. Il tient dans ses mains une mini-trompette.

Crédit: Ed JONES / AFP

Rokhsana Begum, 7 ans, est arrivée au Bangladesh en septembre. Elle tient un petit tamis avec lequel elle joue dans le sable au camp de réfugiés de Shamlapur à Cox's Bazar.

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Rokhsana Begum, 7 ans, est arrivée au Bangladesh en septembre. Elle tient un petit tamis avec lequel elle joue dans le sable au camp de réfugiés de Shamlapur à Cox’s Bazar.

Crédit: Ed JONES / AFP

Mohammad Rafiq, 8 ans, a fui la Birmanie en octobre. Elle a emmené avec elle ce jouet en forme de flûte en plastique.

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Mohammad Rafiq, 8 ans, a fui la Birmanie en octobre. Elle a emmené avec elle ce jouet en forme de flûte en plastique.

Crédit: Ed JONES / AFP

Hubaib, 3 ans, dont la mère a été tuée en Birmanie avant qu'il ne fuie vers le Bangladesh avec sa famille, tient une balle dans le camp de réfugiés de Balukhali à Cox's Bazar.

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Hubaib, 3 ans, dont la mère a été tuée en Birmanie avant qu’il ne fuie vers le Bangladesh avec sa famille, tient une balle dans le camp de réfugiés de Balukhali à Cox’s Bazar.

Crédit: Ed JONES / AFP

Halima Khatun, 6 ans, est arrivée au Bangladesh en octobre. Elle tient dans ses mains un sifflet et une lame de rasoir dont elle se sert comme jouets.

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Halima Khatun, 6 ans, est arrivée au Bangladesh en octobre. Elle tient dans ses mains un sifflet et une lame de rasoir dont elle se sert comme jouets.

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Le Saviez-Vous ► Les 48 personnes les plus maléfiques ayant foulé cette Terre.


On connaît certains tortionnaires, tueurs, psychopathes, et j’en passe parmi ces 48 personnes et ce bien avant l’ère d’Internet. Qui on pense en premier parmi les pires tortionnaires de l’histoire, Hitler ? Peut-être Genghis Khan ? Vlad III l’Empaleur ? Il y en a d’autres surtout des hommes mais aussi quelques femmes. Ils sont guidés par la soif du pouvoir, la folie, la religion mal interprétée, la perfection, une idéologie … Ils ont utilisé le génocide, la torture, la vengeance et le meurtre gratuit,
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Les 48 personnes les plus maléfiques ayant foulé cette Terre.

 

Elizabeth Báthory

Vous avez vu le film « Hostel » ? Oubliez-le. Avez-vous entendu parler du conte « Dracula » ? Vlad III l’Empaleur était le personnage principal, mais Elizabeth Báthory a également inspiré cette histoire. Elle était friande de sang, en particulier de celui des jeunes filles. Plus de 650 corps de jeunes filles torturées et assassinées par ses mains ont été découverts enterrés sous sa demeure, le Čachtice Castle. Certaines légendes disent qu’elle était même cannibale, bien que cela n’a jamais été prouvé.

Talaat Pasha

Les jeunes Américains d’origines arméniennes aiment porter un t-shirt portant la mention « Tuck Furkey ». C’est un hommage au génocide commis par les anciens dirigeants du pays, lorsque c’était encore l’Empire ottoman. Le sultan de l’Empire ottoman du début du XXe siècle, Talaat Pasha a supervisé la torture, le viol, et le génocide de presque 1,5 million d’arméniens.

Josef Mengele

Certaines personnes ne sont pas nées pour diriger. Elles restent derrière les leaders. Mengele n’a peut-être pas guidé le comportement ou la rhétorique d’Adolf Hitler, mais il l’a presque surpassé. Mengele est l’homme maléfique derrière Auschwitz, qu’il a dirigé durant la Seconde Guerre mondiale. Des centaines de milliers de personnes y ont trouvé la mort dans les chambres gaz, 400 000 d’entre eux étaient juifs, mais cela ne s’arrête pas là. Mengele a supervisé d’horribles expérimentations scientifiques sur les prisonniers du camp.

Reinhard Heydrich

Un autre homme de main, même Hitler décrivait Heydrich comme « l’homme au cœur d’acier ».Les historiens s’accordent généralement sur le fait qu’il s’agissait de la personnalité la plus sombre au sein de l’élite nazie. Lorsque l’Allemagne nazie a eu besoin de trouver un endroit où mettre sa population juive, il a organisé le déplacement de 60 000 d’entre eux vers les ghettos de Pologne, puis vers les camps de la mort. Il est décédé d’une septicémie à l’hôpital de Prague. Avec un peu de chance, c’était horrible.

Oussama ben Laden

Né dans une famille aisée et ayant fait ses études aux États-Unis, Ben Laden a créé le groupe islamiste Al-Qaïda. Bien que les théoriciens du complot en débattent, l’histoire retient que Ben Laden est l’homme qui se cache derrière les attaques terroristes du 11 septembre, durant lesquelles deux avions se sont écrasés sur le World Trade Center à New York et un autre sur le Pentagone. Il a été abattu par les troupes d’élite américaines durant la présidence d’Obama.

Saddam Hussein

Premièrement, cet homme a tué plus de 2 millions de membres de son propre peuple lors de nombreux actes de génocide religieux. Il a élevé deux fils malfaisants, dont un qui a organisé l’un des plus importants vols de banque de l’histoire. Les deux fils de Saddam Hussein sont morts avant lui, et il a été pendu pour ses crimes contre l’humanité.

Heinrich Himmler

Quand Heinrich Himmler était étendu sur son lit d’hôpital à Prague, c’est Himmler, son ami, qui veillait sur lui. Himmler a presque failli détrôner Heydrch en matière de mal. Entre six et sept personnes sont mortes de ses mains. Pour renforcer la folie de sa soif de sang, Himmler appréciait les soirées calmes dans sa maison décorée de meubles réalisés avec les os et la peau de ses victimes.

« Allo, Ed Gein ? C’est Heinrich ! Tu peux me réexpliquer comment étirer la peau ? »

Adolf Eichmann

Le plus grand regret d’Eichmann concernant la Seconde Guerre mondiale était le massacre des juifs. Il déplorait le fait que les nazis n’arrivaient pas à en tuer davantage. C’est le type qui a dit :

« Si on m’avait dit que mon propre père était un traitre et que je devais le tuer, je l’aurai fait ».

Nous pouvons lui attribuer la mort de six millions de juifs. En 1960 il est passé en procès à Jérusalem et a été pendu pour ses crimes en 1962.

Maximilien Robespierre

Robespierre a été un rouage essentiel dans la machine de la Révolution française, il pensait qu’il était plus simple de tuer les gens que de leur pardonner. Sur une période de 10 mois, Robespierre a exécuté sans jugement, y compris certains de ses amis proches.

Kim Il Sung

Vous vous souvenez du conflit coréen, que l’on appelle parfois guerre de Corée, même si elle n’a jamais été officiellement reconnue comme telle ? Ce conflit a impliqué presque autant de nations que les guerres mondiales. Soutenu par les Soviétiques et la Chine, Sung était à la tête de l’invasion de la Corée du Sud. Cet évènement a entraîné la mort de 3 millions de personnes.

L’ayatollah Rouhollah Khomeini

Avant le renversement du gouvernement du Shah d’Iran, Khomeini s’exprimait contre le Shat et les États-Unis. Ses protestations l’ont mené en prison, puis en exil, mais il est revenu triomphant en Iran. Il a pris le pouvoir du pays, avant d’imposer des lois religieuses qui affectent toujours le pays. Sous le régime de Khomeini, les Iraniens risquaient la torture et l’emprisonnement s’ils s’opposaient à lui.

L’empereur Hirohito

Bien avant que nous soyons alliés avec le Japon, bien avant l’explosion des deux plus grosses bombes jamais larguées sur la planète, le Japon était un empire. Hirohito était l’empereur derrière d’énormes crimes contre l’humanité, le génocide des Chinois, des Indonésiens, des Coréens, des Indochinois, et des Philippins. Sous son commandement, les soldats ont violé plus de 200 000 femmes. Plutôt que de les capturer, ils tuaient les prisonniers de guerre et forçaient les pères à violer leurs femmes et leurs filles.

Néron

 

Rome a connu de nombreux dirigeants, nombre d’entre eux étaient doués pour faire de leur mieux pour diriger durant des périodes moins civilisées. Néro n’était pas un de ceux-là. Avant que Rome ne se convertisse au christianisme, Néro passait ses journées à torturer les chrétiens de différentes manières : empoisonnement, coups de couteau, feu, et parfois, crucifixion. Il a même imputé le grand incendie de Rome à ces chrétiens.

Caligula

Il était aussi fou que peuvent l’être les gouvernants, Hollywood a même immortalisé et dramatisé les actes de tortures déments perpétrés par Caligula. L’homme se prenait pour un dieu, intouchable. Ses actes de meurtre allaient si loin, il a massacré quelques-uns de ses alliés les plus proches, sciant ainsi la branche sur laquelle il était assis.

Attila le Hun

Le célèbre souverain du Ve siècle, Attila semait la peur au sein de l’Empire romain, de l’Orient comme de l’Occident. Lorsque Sainte Ursule, qui s’appelait alors Ursule, a refusé d’épouser Attila, il ne s’est pas laissé démonter. Pour Attila, cela signifiait tuer Ursule et 10 000 de ses compagnons.

Genghis Khan

Les historiens pensent qu’entre 10 et 30 pour cent de la population mondiale a disparu sous le règne de Genghis Khan. Il a massacré des dizaines de millions de personnes (entre 20 et 60 millions). Dans un récit d’un massacre, il a tué 700 000 personnes.

Léopold II de Belgique

De l’extérieur, le monde pensait que le roi Léopold développait le Congo, éduquait et nourrissait le peuple. Mais à l’intérieur des frontières, les hommes de Léopold torturaient et massacraient environ la moitié de la population de l’État indépendant du Congo.

Tomas de Torquemada

Torquemada, un frère dominicain, était le premier Grand Inquisiteur de l’Inquisition espagnole du XVXe siècle. Torquemada a eu un rôle clef dans le passage du décret de l’Alhambra, qui a conduit à l’expulsion de 40 000 juifs d’Espagne en 1492. Ceux qui sont restés se sont convertis au catholicisme, avec de nombreux musulmans ou ils ont été torturés et tués.

Mao Tsé-Tung

Mao, l’ancien dictateur chinois, est responsable de la mort d’environ 70 millions de personnes. Lorsqu’il était au pouvoir, la Chine a subi la pire famine et le pire génocide de l’histoire.

Ivan le Terrible

Vous n’obtenez pas un surnom comme « terrible » en envoyant des fleurs. Ivan a été intronisé grand-prince de Vladimir et de Moscou en 1533. Le lendemain il a développé un sentiment accru de paranoïa. Pour calmer ses peurs, il s’en est pris au peuple de Russie. Il a forcé des milliers de personnes à quitter leurs maisons afin de les torturer ailleurs. Ses moyens de torture intégraient toutes les douleurs imaginables, y compris le fait de faire frire les torturés vivants.

Idi Amin Dada

L’un des dictateurs les plus brutaux de tous les temps, Amin Dada est responsable de la mort de 300 à 500 000 de ses concitoyens ougandais. Les meurtres étaient brutaux, et effectués à l’aide masses. Ils étaient souvent diffusés à la télévision pour que tout le monde puisse les regarder, dans l’optique de diriger par la crainte.

Pol Pot

Les mains de Pol Pot portent les taches de sang de 3 millions de Cambodgiens, environ un tiers de la population du pays en 1979. Les cibles étaient toute personne pouvant correspondre à la définition de l’ennemi, ce qui comprenait, sans se limiter à, toute personne liée à l’ancien gouvernement, les Cambodgiens éduqués ou même ceux qui portaient des lunettes ou appartenaient à d’autres ethnies, et tous ceux qui ne pouvaient pas contribuer à l’idéologie du dictateur. Comme les balles étaient une ressource rare, Pol Pot a formé ses hommes à tuer autant que possible avec leurs mains ou à avec des bâtons. Les autres sont morts de la famine, de maladies ou d’épuisement.

Adolf Hitler

Vous vous inquiétez sans doute de ne pas voir apparaître ce nom dans cette liste. Hitler était le chef du parti nazi, qui a pris le pouvoir une fois élu par les Allemands. Il est responsable de la mort directe de 11 millions de personnes, mais la Seconde Guerre mondiale en a tué plus de 50 millions.

Joseph Staline

L’homme, que de nombreuses personnes considèrent comme responsable d’avoir terni l’idéal socialiste, a dirigé l’Union soviétique des années 20 jusqu’en 1953. Son commandement est responsable de la mort de 40 millions de personnes. Staline est celui qui a dit un jour :

 « … une mort est une tragédie, un million de morts est une simple statistique ».

Vlad III l’Empaleur

Vous vous souvenez de ce type évoqué il y a quelques lignes, non ? Vlad est celui que nous connaissons sous le surnom affectueux de Dracula. Il n’avait pas de crocs, mais avait la réputation de faire bien pire que les célèbres morsures. Vlad aimait empaler ses victimes sur des piquets, à travers le moindre orifice. Ils mourraient sur le poteau, se vidant de leur sang dans une douleur atroce. La légende dit qu’il rôtissait des enfants devant leurs parents, avant de leur faire manger leur progéniture.

Delphine LaLaurie

Marie Delphine Lalaurie a vécu au début du XIXe siècle et est plus connue sous le nom de Madame Blanque. Elle appartenait au milieu mondain créole de La Nouvelle-Orléans et était une tueuse série, tristement célèbre pour avoir torturé et tué plusieurs de ses esclaves domestiques. Lorsque sa demeure est partie en flammes le 10 avril 1834, les pompiers sont entrés dans la maison pour y trouver sept de ses esclaves brutalement mutilés et au seuil de la mort. Après un tollé public, Madame Blanque s’est retirée en exil volontaire en France. Sa maison existe encore et, selon la rumeur, est hantée.

Ilse Koch

Surnommée « la chienne de Buchenwald » ou « la sorcière de Buchenwald », et d’autres sobriquets hauts en couleur, Ilse Kocj était la femme de Karl-Otto Koch, le commandant des camps de concentration de Buchenwald et de Majdanek durant la Seconde Guerre mondiale. Elle a participé aux expérimentations effectuées sur les victimes des camps, et on lui attribue le fait d’avoir dépecé des victimes tatouées afin de conserver des souvenirs.

Shirō Ishii

Shirō Ishii était microbiologiste, officier médical de l’armée japonaise et directeur de l’Unité 731, une unité de guerre biologique de l’Armée impériale japonaise. Il a œuvré durant la Seconde Guerre sino-japonaise, un conflit opposant le Japon et la Chine, et a mené des expérimentations sur plus de 10 000 sujets humains. La majorité de ces tests ce sont avérés être fatals.

Oliver Cromwell

Oliver Cromwell était un militaire et homme politique anglais très religieux, il s’était autoproclamé « Moïse puritain » et pensait que c’était Dieu qui guidait ses conquêtes militaires. Durant sa carrière, il a été responsable de la dissolution du parlement par la force et a mené une invasion de l’Irlande. Pendant cette campagne, il a massacré des milliers d’Irlandais, affirmant qu’il s’agissait du « Jugement de Dieu », car ils étaient catholiques, il a interdit le catholicisme et a emprisonné les prêtres. Il a déporté plus de 50 000 Irlandais en tant que prisonnier de guerre et serviteurs, il est tenu responsable de la mort de près de la moitié de la population irlandaise de l’époque.

Le Marquis de Sade

Vous connaissez le mot « sadisme » ? Oui, il vient de cet homme. Le Marquis de Sade était connu pour son sadisme sexuel intense. Au cours de sa vie, il a écrit un ensemble d’œuvres philophiques et érotiques mettant l’accent sur la violence, la criminalité et le blasphème. Il a également été interné à trois reprises en asiles pour des atrocités sexuelles sur des femmes, dont le viol et la torture brutale.

Richard Kuklinski

Richard Leonard Kuklinski était un tueur à gages américain du début des années 2000 reconnu coupable de cinq meurtres. Les médias l’ont surnommé « Ice Man », car il aimait congeler ses victimes pour dissimuler le moment du décès. Bien qu’il ait été seulement condamné pour cinq meurtres, il a travaillé pour la mafia et revendique avoir tué plus de 250 hommes dans sa vie.

Charles Cullen

Charles Cullen était appelé le « killer nurse » (« l’infirmier tueur »). Durant sa carrière d’infirmier, il a été confirmé qu’il avait tué 40 patients. Durant ses entretiens avec des psychiatres professionnels et des journalistes, il était évident qu’il avait assassiné bien plus de personnes. On estime qu’il a été responsable de plus de 400 victimes, ce qui en ferait l’un des tueurs en série les plus prolifiques de l’histoire américaine.

Albert Fish

Hamilton Howard « Albert » Fish a vécu au début du XXe siècle et était un tueur en série américaine. Il a eu plusieurs pseudonymes, dont « le loup-garou de Wysteria », « l’homme-gris », « le maniaque à la lune », « le vampire de Brooklyn », et le plus connu : le croque-mitaine. Il se vantait du fait qu’au cours de sa vie il avait violé et mangé plus de 100 enfants. Il a finalement avoué trois de ses meurtres et a été exécuté par chaise électrique.

Jack l’Éventreur

Jack l’Éventreur est probablement le plus connu des tueurs en série non identifiés de l’histoire. Pendant l’ère victorienne, Jack l’Éventreur parcourait les rues de l’est de Londres. Cinq meurtres sont considérés comme étant l’œuvre de Jack l’Éventreur. Il ciblait des prostitués, les tuant en leur coupant la gorge et l’abdomen.

Kermit Gosnell

Kermit Gosnell a vécu durant la deuxième moitié du XXe siècle. Il a été accusé du meurtre de trois enfants nés vivants durant des tentatives d’avortements. Ses collègues et lui ont été jugés pour plusieurs chefs d’accusation, dont avortements illégaux. Un nouveau chef d’inculpation pour meurtre a été ajouté, après qu’il ait été jugé responsable de la mort d’une de ses patientes après un avortement. Il a été condamné à une peine d’emprisonnement à vie sans libération conditionnelle.

Feliks Dzierżyński

Feliks Edmundovich Dzierżyński surnommé « Félix de fer » était connu pour avoir créé la police secrète russe et l’avoir administrée. Durant la Terreur rouge, les forces secrètes russes ont été responsables de milliers d’exécutions massives. Leurs victimes étaient abattues sans procès dans ses sous-sols et sur des places publiques. Dzierżyński a déclaré à propos de ses opérations et de ses décisions :

« Nous représentons la terreur organisée, cela doit être affirmé très clairement ».

Jon Burge

Jon Graham Burge est un ancien détective de la police de Chicago qui a été accusé de nombreux crimes en 2009. Il a utilisé la torture sur plus de 200 suspects afro-américains afin d’obtenir des informations. Les supplices incluaient des lacérations, des raclées, et des brûlures au second degré. Des années 80 au début des années 2000, il a été accusé de nombreux faits de brutalité policière. Il a fallu attendre 2001 pour qu’une enquête soit ouverte, et il a finalement été arrêté en 2008 et condamné en 2009.

Raspoutine

Grigori Raspoutine était un mystique et saint homme autoproclamé russe qui a réussi à s’insérer dans la famille royale des Romanov avant la Révolution bolchévique. Il a utilisé son influence pour contrôler la famille Romanov de l’intérieur, et selon certaines théories les a même menés à leur perte.

Charles Manson

Charles Manson est un gourou et meurtrier américain qui a été reconnu coupable de sept meurtres différents. Il a guidé la Manson Family, une communauté responsable du meurtre de l’actrice Sharon Tate, et d’une tentative d’assassinat du président Gerald Ford.

Miyuki Ishikawa

Miyuki Ishikawa était une sage-femme japonaise reconnue coupable du meurtre de presque 200 nourrissons dans les années 40. Ces morts étaient principalement dues à la négligence, et elle pensait leur faire une faveur, car ils étaient nés de familles défavorisées et elle considérait qu’ils n’auraient jamais une bonne vie. Elle reste l’un des tueurs les plus prolifiques de l’histoire japonaise.

Dariya Nikolayevna Saltykova

À l’instar d’Elizabeth Bathory, Dariya Nikolayevna Saltykova était une noble russe et une sadique qui a tué et torturé plus de 100 de ses serfs, principalement des femmes et des filles. Comme la peine de mort était proscrite en Russie en 1754, elle a été exposée à Moscou pour être ridiculisée sur la place publique avant d’être emprisonnée à vie.

Ted Bundy

Ted Bundy était un tueur en série américaine responsable de trente morts dans sept États différents. Certains chercheurs estiment que le nombre de victimes était plus important. Bundy était un assassin, violeur, nécrophile et voleur. Il a décapité douze de ses victimes. Il a simplement battu à mort certaines d’entre elles durant leur sommeil. Son biographe le décrit comme

« un sociopathe sadique qui tirait son plaisir de la douleur ressentie par un autre humain et du contrôle qu’il avait sur ses victimes, au moment de la mort, et même après »

Eugen Haagen

Eugen Haagen était un des nombreux médecins nazis qui tenait des dossiers de ses patients qui cherchaient à exterminer tous ceux qui ne correspondaient pas à l’idéal biologique nazi. Il a également effectué des centaines d’expérimentations sur ses victimes.

Joseph Goebbels

Joseph Goebbels était le ministre de la propagande du Reich durant la Deuxième Guerre mondiale, en plus d’être un ami proche d’Hitler. Il chantait les louanges d’Hitler, le considérant comme un dirigeant infaillible et prestigieux. Goebbels évoquait régulièrement l’Holocauste avec Hitler, et il soutenait sans réserve cette extermination systématique.

Le tueur du Zodiaque

Le tueur du Zodiaque opérait dans le nord de la Californie dans les années 60 et 70. Il était responsable de la mort de quatre hommes et trois femmes âgés de 16 à 29 ans. On pense également qu’il a fait quatre autres victimes, mais cela n’a jamais été confirmé. Le mode opératoire variait, allant des coups de couteau répétés aux coups de feu. Bien que de nombreuses personnes aient été soupçonnées, le tueur du Zodiaque n’a jamais été retrouvé.

L. Ron Hubbard

L. Ron Hubbard est le fondateur de l’église de scientologie. Durant son existence, au sein de l’institut de Scientologie situé à Hollywood, en Californie, des milliers de personnes ont été endoctrinées, ont subi un lavage de cerveau, et ont même été torturées sous le prétexte de la religion. L’église de scientologie a soutiré des millions de dollars à ses adeptes. À la fin de sa vie, Hubbard était apparemment convaincu qu’il devenait fou, et a même fait appel à une aide psychiatrique.

Kim Jong-un

Kim Jong-un est le dictateur actuel de la Corée du Nord. Sous son règne, le régime nord-coréen a commis d’innombrables atrocités, dont des tortures, des exécutions publiques, et la création de camps de concentration. Kim Jong-un est également responsable de l’assassinat de son frère, Kim Jong-nam.

Théoneste Bagosora

Théoneste Bagosora est un ancien officier militaire rwandais responsable du génocide rwandais. Il pensait que la seule solution aux problèmes du Rwanda était d’éliminer les Tutsis. Plus de 1 000 000 de personnes ont été massacrées sous ses ordres. Il a été condamné à la prison à vie par le TPIR, mais après appel, sa sentence a été réduite à 35 ans d’emprisonnement.

http://bridoz.com

Le Saviez-Vous ► Une histoire du Canada qui n’est pas la mienne


Cette année, on fête son 150e de la Confédération canadienne. Nous sommes considérés comme un pays jeune tout comme l’Amérique avec son histoire victorieuse des premiers fondateurs, les anglais et les français. Vraiment ! Pourtant,l’Amérique était peuplé bien avant l’avenu des explorateurs européens. Pour gagner ce territoire, il a fallu comme tout autre pays conquis, implanté le pouvoir, par la destruction, le génocide et pour finir, tassé les survivants autochtones pour prendre toute la place au nom de la liberté, de la civilisation, de la culture, etc. Les Premiers Nations ont bien raison de dire que l’histoire du Canada n’est pas leur histoire .. L’histoire de l’île de la tortue
Nuage

 

Une histoire du Canada qui n’est pas la mienne

 

Gaétan Bouchard

Blogueur et artiste-peintre

L’histoire est presque toujours racontée par les vainqueurs. Les vaincus ont rarement droit au chapitre. Tout ce qu’ont fait les conquérants est noble et bon. Ils ont apporté la paix, la civilisation, la culture, la liberté, la tolérance, les tartes aux pommes… Pourtant, lorsque l’on gratte un peu, l’histoire s’avère tout autre. Les vainqueurs ont aussi apporté la guerre, le chaos, l’extermination, la discrimination raciale, l’esclavage et les génocides.

L’histoire du Canada ne fait pas exception à cette règle.

D’abord avec cette notion des deux peuples fondateurs: les Français et les Anglais. Oublions tout de suite les Anishnabegs, les Innus, les Eeyous, les Haudenosaunees et les Inuits, pour ne nommer que ceux-là. Ils n’existent tout simplement pas, tant aujourd’hui qu’hier ou demain. On ne parle à peu près jamais d’eux en toutes circonstances. On sait vaguement qu’ils savaient faire des canots d’écorce et du sirop d’érable et c’est à peu près tout. Pas un mot sur l’animisme, sur le Grand cercle de la vie, sur leur médecine, sur leurs rapports humains, sur leurs maisons. Sinon un murmure disgracieux portant sur plusieurs millénaires d’occupation humaine du territoire. Ils vivaient tous dans des tipis et disaient hugh de temps à autre. Ils mangeaient des patates et du blé d’Inde…

Ce territoire, d’ailleurs, ne portait pas le nom d’un conquérant. Il ne s’appelait pas «Amérique» pour honorer un certain Amerigo Vespucci. Les Autochtones s’entendaient presque tous pour nommer l’île de la Tortue ce territoire que nous occupons. Les membres des Premières Nations n’auraient d’ailleurs jamais pensé offenser leur toponymie en désignant les continents, les montagnes et les rivières avec des noms d’êtres humains. Leur vision de la toponymie était essentiellement poétique. Pas de Mont Washington ou de rivière Saint-Maurice, mais le Mont de-la-demeure-du-Grand-Esprit et la rivière de l’Enfilée d’aiguilles. Cela explique pourquoi les conquérants ont cru qu’ils étaient des barbares…

À Trois-Rivières, qui s’appelait autrefois Lieu-où-se-décharge-tous-les-vents (Métabéroutin), on peut voir encore ces ravages de l’histoire officielle. Un seul monument rappelle la présence des autochtones en ce lieu. Un monument à la mémoire du Sieur de Laviolette, soi-disant fondateur de Trois-Rivières. Il est situé tout près du bureau de poste, au centre-ville. On peut voir sur les plaques de bronze qui lui sont consacrées une poignée de Sauvages à genoux devant le noble seigneur… Chaque fois que je passe devant ce monument ma moitié de sang anishnabeg me colorent les joues d’indignation.

On ne souvient aucunement qu’il y avait des Anishnabegs, des Atikamekws et des Haudenosaunees qui occupaient ce territoire depuis des millénaires. On ne veut pas s’en souvenir, sinon pour nommer de temps à autre un terrain de golf ou bien un édifice de béton quelconque. Ce qui est d’autant plus ironique que les Autochtones n’en ont historiquement rien à cirer de cette vision européenne de la toponymie comme je l’ai dit précédemment.

On fête cette année le 150e anniversaire de la Confédération canadienne. Jamais les Autochtones n’ont participé à cette fondation de quelque façon que ce soit. Le Québec y est entré sans référendum. Il semblerait même que les Terreneuviens n’en voulaient pas et qu’on aurait trafiqué les résultats. Bref, il n’y a pas de quoi fêter.

Une polémique a surgi cette semaine à propos d’une série télévisée sur l’histoire du Canada diffusée par la CBC. Les Français y apparaissent sales et négligés. On occulte la déportation des Acadiens. On n’y parlerait à peu près pas des Autochtones. C’est un cas patent d’histoire telle que racontée par les vainqueurs et cela ne devrait étonner personne.

Ce n’est pas une raison de ne pas s’en indigner, évidemment.

J’aimerais néanmoins que l’indignation porte plus loin que cette vision réductrice de deux peuples fondateurs.

Il y avait peut-être 100 millions d’êtres humains sur l’île de la Tortue avant l’arrivée des conquistadors européens. Les Autochtones ont été décimés comme des bisons. Non seulement par la maladie, mais aussi par la guerre, l’assimilation et, disons-le clair et net, ce fut un génocide rarement égalé dans l’histoire universelle.

Pour un Bartolomé de Las Casas qui a élevé la voix contre ces massacres, il y eut des milliers de conquérants pour les applaudir. La civilisation européenne s’est imposée sur l’île de la Tortue comme un rouleau compresseur aplanissant tout sur son passage.

Français et Anglais sont coupables d’entretenir ce mythe des deux peuples fondateurs.

Le chef anishnabeg Capitanal, qui pourrait être considéré comme le fondateur de Trois-Rivières si nous étions moins racistes, s’était présenté à Samuel de Champlain pour lui demander qu’on y bâtisse un fort pour les protéger des attaques de leurs ennemis haudenosaunees et d’y poursuivre le commerce des fourrures avec leurs alliés les Français.

Et vous savez ce qu’il a dit à Champlain, ce Capitanal?

– Vos fils marieront nos filles et nous formerons une nouvelle nation.

Ce métissage revendiqué par Capitanal s’est bel et bien produit.

Je suis moi-même un Métis qui descend peut-être de ce Capitanal, voire des associés de Samuel de Champlain.

Ce peuple métissé est une réalité que l’on ne veut pas voir.

Le mythe du Sauvage inutile est entretenu sous d’autres formules.

Je sais que mon père cachait cet héritage pour ne pas nous faire passer pour des Sauvages. C’était une manière pour lui de nous protéger de l’histoire des conquérants... On ne voudrait pas passer pour Juif en Allemagne en 1943. Il voulait nous éviter d’être stigmatisés. Nous pouvions donc rêver avec les autres de revoir notre Normandie…

La mère de mon père était Anihsnabeg et provenait de la réserve d’Akwasasné.

Quand je pense à cette grand-mère que je n’ai jamais connue, il me semble entendre mes frères et soeurs autochtones danser pieds nus sur la Terre Sacrée. Je ressens la tristesse de ce grand orignal blessé qui s’est enfoncé dans la forêt pour y mourir en paix. Je ressens aussi l’appel des jeunes orignaux qui croient qu’on a suffisamment abusé les Autochtones et je m’écrie avec eux Idle No More!

En tant que Métis, je suis minoritaire de tous bords tous côtés.

Minoritaire en tant que francophone dans le Canada actuel.

Minoritaire par mon ascendance autochtone, au Québec comme au Canada.

Quelque chose me dit encore que mon pays s’appelle l’île de la Tortue et qu’il ne reconnait pas ces frontières artificielles créées par les conquérants.

Quelque chose me dit que l’histoire de mon pays plonge ses racines dans la nuit des temps, avant même que les Égyptiens n’aient construit leurs premières pyramides.

Avant de célébrer l’histoire du Canada ou bien du Québec, il faudrait peut-être se guérir une fois pour toutes de l’Histoire avec un grand H et remettre en question cette notion hypocrite de deux peuples fondateurs.

Comme le disait le jazzman afro-américain Sun Ra dans une formule que je rappelle souvent: History is not my story. Son histoire, ce n’est la mienne..

http://quebec.huffingtonpost.ca

Au Rwanda, des villages de réconciliation où cohabitent anciens bourreaux et victimes


Alors que le Rwanda a été abandonné par l’aide Internationale, ils essaient de reprendre une vie normal après le génocide.  C’est un tour de force d’avoir un village avec les victimes et meurtrier pour qu’une réconciliation soit possible. Bien sûr, cela demande du temps, mais déjà des gens ont fait de leurs ennemis, leurs amis. Le meurtrier qui a tué toute une famille se retrouve ami avec un survivant de cette famille.
Nuage

 

Au Rwanda, des villages de réconciliation où cohabitent anciens bourreaux et victimes

 

Repéré par Xavier Ridel

Le gouvernement et les ONG sont mobilisés pour réconcilier Hutu et Tutsi.

À une heure de voiture de Kigali, la capitale du Rwanda, se trouve Mbyo. Soit un petit village que rien ne semble démarquer des autres. Pourtant, le Guardian nous apprend qu’une communauté de 54 familles y vit, et que les victimes du génocide de 1994 y côtoient ceux qui ont tué leurs parents. Tasian Nkundiye et Laurencia Niyogira sont ainsi passé du statut d’ennemis à celui d’amis proches. Même si le premier a assassiné la famille de la seconde:

«Je lui suis très reconnaissant. À chaque fois que je lui écrivais, alors que j’étais en prison, elle ne m’a jamais dit que j’étais un meurtrier. Maintenant, je lui laisse souvent la garde de mes enfants quand je dois m’absenter du village.»

Presque surhumaine, cette réconciliation vient d’abord d’un désir gouvernemental d’arranger les choses entre les Tutsi et les Hutu. Au début des années 2000, le président Paul Kagame met en place une loi stipulant que les génocidaires peuvent sortir de prison s’ils envoient une lettre d’excuse aux victimes. Silas Uwesegumuremyi, dont le père a été tué par un de ses voisins, affirme:

«Nous devons tous garder en mémoire le rôle que nous avons joué en 1994, mais le souvenir n’amène plus de colère. Il nous renforce.»

De la rage à revendre

L’ONG Prison Fellowship Rwanda (PFR) est à l’origine du village de Mbyo. Le but de l’organisation est avant tout de reloger ceux qui ont besoin d’un toit, sans tenir compte de ce qu’ils ont fait pendant le génocide. Ensuite, elle place les survivants et les anciens criminels dans des maisons voisines, en insistant sur la nécessité du pardon. Il y a donc aujourd’hui 6 villages de la réconciliation, et 3.000 personnes y vivent; qu’il s’agisse de victimes ou de meurtriers. Alexandre Guma, directeur de la communication chez PFR, déclare:

«C’était une tragédie pour tout le monde, que vous soyez Hutu ou Tutsi. Si vous aviez tué des gens et passiez un séjour en prison, vous reveniez et trouviez souvent votre maison détruite. Si vous étiez un survivant, votre famille entière était morte, et vous n’aviez nulle part où aller.»

Certains pensent qu’il reste du chemin à parcourir, l’un des soucis principaux résidant notamment dans le fait que ces programmes s’appliquent à ceux qui ont vécu le génocide et pas à leurs enfants. C’est le cas de Reuben Kanyesgye, un ouvrier.

«Les enfants des prisonniers sont souvent vulnérables parce que leurs parents sont soumis à une longue peine. Ils grandissent très souvent avec de la rage à revendre, peinent à comprendre les erreurs de leurs parents et prennent le chemin du crime. Il faut en faire plus pour les éduquer et les protéger.»

Néanmoins, le programme reste dans l’ensemble une réussite. Quelques années auparavant, il aurait été inimaginable de penser que Tutsi et Hutu finiraient par cohabiter et vivre les uns à coté des autres.

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Le Saviez-Vous ►Le christianisme est la religion la plus criminelle de l’Histoire


    Si je mets ce billet, ce n’est pas pour calomnier le christianisme, mais simplement pour démontrer que des personnes utilisent leur religion pour des causes qui n’ont pas rapport avec la moralité de fond. C’est l’Histoire, on ne peut pas revenir en arrière, malgré tout des personnes utilisent encore à tort leur religion pour de mauvaises causes, pour de mauvais prétextes, les chrétiens comme les autres
    Nuage

     

    Le christianisme est la religion la plus criminelle de l’Histoire

    Normand Rousseau

    Humaniste

    On fait rarement la liste des crimes commis par le christianisme au cours des 20 derniers siècles. La voici très succincte.

    1. L’antisémitisme. Les évangiles sont antisémites et le christianisme a été antisémite jusqu’au concile Vatican II à la suite de la Shoah. Des milliers de victimes. Durée: 20 siècles.

    2. L’esclavage. Le christianisme s’est appuyé sur la Bible pour justifier et pratiquer l’esclavage jusqu’à la condamnation du pape Grégoire XVI en 1839. Des millions de victimes. Durée: 19 siècles.

    3. Les déicides. Le christianisme a tué tous les dieux des autres religions sur toute la planète. Des millions de victimes. Durée: 20 siècles.

    4. La guerre aux hérétiques. Dès Constantin, l’Église a éliminé tous les soi-disant hérétiques. Des milliers de victimes. Durée: 20 siècles.

    5. Les croisades. Des papes ont lancé les croisades, des agressions contre les musulmans. Des milliers de victimes. Durée: 2 siècles.

    6. Les guerres dites saintes. Le christianisme a fait de soi-disant guerres saintes aux Cathares, aux Albigeois, aux Vaudois. Des milliers de victimes. Durée: 1 siècle.

    7. L’Inquisition. Des papes ont institué l’Inquisition et la torture. Des dominicains ont été les inquisiteurs. Le christianisme a torturé et brûlé vif des milliers d’innocents. Durée: 6 siècles.

    8. La chasse aux sorcières. Le christianisme a torturé et brûlé vives environ 100 000 femmes. Durée: 2 siècles.

    9. Les guerres de religion. Les catholiques et les protestants se sont entretués par milliers, Durée: 2 siècles.

    10. La Grande Excommunication. Le pape et le patriarche ont excommunié tous les chrétiens de la planète pendant 911 ans. Le pape Paul 6 et le patriarche Athénagoras ont mis fin à cette horreur en 1965. Des millions de victimes. Durée: 9 siècles.

    11. Les deux colonialismes. Des Européens chrétiens sont responsables d’un colonialisme barbare en Amérique et d’un autre en Afrique. Des millions de victimes. Durée: 4 siècles.

    12. Les deux guerres mondiales. Des protestants et des catholiques ont été responsables de ces deux guerres barbares. 60 millions de victimes. Durée: un demi-siècle.

    13. Le massacre des Serbes. En 1941, des Croates catholiques ont exterminé sauvagement 400 000 Serbes orthodoxes.

    14. Le génocide du Rwanda. Des catholiques se sont entretués sauvagement. Un million de victimes. Durée: trois mois.

    15. Les menaces de l’enfer. Le christianisme a terrorisé des millions de chrétiens, surtout des enfants, avec ses menaces de l’enfer. Des millions de victimes. Durée: 20 siècles.

    16. La misogynie. Le christianisme a méprisé et maltraité les femmes. Des millions de victimes. Durée: 20 siècles.

    17. La pédophilie. Des prêtres ont violé des enfants et l’Église a protégé ces prêtres. Des milliers de victimes. Durée: 20 siècles.

    18. La persécution envers les homosexuels. Le christianisme a torturé et tué les homosexuels. Des milliers de victimes. Durée: 20 siècles.

    19. La canonisation d’assassins. Le christianisme a canonisé des centaines d’assassins. Des milliers de victimes. Durée: 20 siècles.

      Les crimes actuels du christianisme

    20. 26 pays chrétiens pratiquent encore l’esclavage, surtout celui des enfants.

    21. L’Église protège toujours des prêtres accusés de pédophilie. Les papes Jean-Paul 2, Benoît 16 et François peuvent être accusés de crime contre l’humanité parce que la pédophilie est reconnue comme telle par l’ONU.

    22. L’interdiction du condom. Des milliers de femmes et d’enfants meurent du sida répandu par cette interdiction.

    23. L’interdiction de la contraception. Des milliers d’enfants sont mis au monde alors que les parents sont incapables de les nourrir, de les soigner, de les faire instruire. Certains d’entre eux finissent esclaves.

      On pourrait encore allonger cette liste déjà suffisamment accablante. Ce sont des faits historiques indiscutables qui sont le prolongement criminel de la Bible.

      http://quebec.huffingtonpost.ca/

      Le Saviez-Vous ► Les 12 pires génocides de l’histoire de l’humanité


        Quand on parle de génocide, probablement que nous pensons tout de suite à Hitler avec ces camps de la mort qui a voulu exterminer les Juifs, pourtant, il y a eu d’autres génocides tout aussi horrible qui ont fait beaucoup de victimes. Voici un aperçu de 12 génocides de l’histoire, mais sachez qu’il y en a eu d’autres qui mériteraient aussi qu’on s’en souvienne. A-t-on retenu la leçon de ces crimes envers l’humanité ?
        Nuage

         

        Les 12 pires génocides de l’histoire de l’humanité

        Durant l’histoire de l’humanité, l’être humain a commis des actes de barbarie terribles qui ont marqué les esprits à jamais. Certains leader aux convictions effrayantes ont décimé des peuples pour atteindre leur but. Hommes, femmes et enfants ont souffert de la folie humaine à travers les siècles.

        Retrouvez ici la liste des pires génocides de l’histoire de l’humanité.

        • 1 Le génocide amérindien

          Le génocide amérindien dans Les 12 pires génocides de l'histoire de l'humanité

          A l’arrivée des Européens en Amérique, les natifs Amérindiens ne se doutaient pas de ce qu’ils allaient subir. Le génocide est estimé entre 80 et 100 millions de victimes. Encore à l’heure actuelle, certains survivants amérindiens se disent victime de discrimination au « pays de la liberté ».

        • 2 Le génocide du Rwanda

          Le génocide du Rwanda dans Les 12 pires génocides de l'histoire de l'humanité

          En 1994, suite à des années de tensions, le peuple Hutus décida de s’attaquer au peuple Tutsie. L’origine du conflit provient seulement d’une différence ethnique. Le Rwanda a vu une de ses population entière se faire décimé avec entre 500 000 et 1 million de morts. Devant ces horreurs, la scène internationale s’est contentée de regarder le massacre sans réellement intervenir. Il s’agit probablement de l’un des plus gros génocides de l’histoire Africaine.

        • 3 Le génocide Aborigène

          Le génocide Aborigène dans Les 12 pires génocides de l'histoire de l'humanité

          Lorsque les européens sont arrivés sur le territoire Australien, ils ne savaient pas qu’une population était présente depuis des milliers d’années, il s’agissait du peuple Aborigène. Le peuple blanc décida de tous les exterminer pour prendre le contrôle du pays. Après avoir perpétué de terribles massacres, les européens décidèrent d’inculquer la culture occidentale de force au peuple aborigène.

        • 4 Le génocide Cambodgien

          Le génocide Cambodgien dans Les 12 pires génocides de l'histoire de l'humanité

          Un mouvement politique partisan du régime communiste, appelé le mouvement des Khmers rouges est responsable de la mort de 2 millions de personnes entre 1975 et 1979. Leur objectif été d’assassiner tous ceux qui n’adhéraient pas à leurs idées, tous ceux qui ne représentaient pas les convictions du parti. Le leader de ce groupe était connu sous le nom de Pol Pot. L’ONU n’a jamais souhaité employer le terme de génocide mais celui de crime contre l’humanité.

        • 5 Le génocide Arménien

          Le génocide Arménien dans Les 12 pires génocides de l'histoire de l'humanité

          Au siècle dernier, les Turcs ottomans ont été responsable de la mort de 1.8 millions d’Arméniens entre 1915 et 1916. Durant la première guerre mondiale, la Turquie aurait été le premier peuple à mettre en place les camps de concentration où ils exécutaient le peuple Arménien. L’ONU reconnut ce génocide seulement en 1985.

        • 6 Le génocide Ukrainien

          Le génocide Ukrainien dans Les 12 pires génocides de l'histoire de l'humanité

          Le génocide Ukrainien a également été appelé « extermination par la faim ». Entre 1932 et 1933, on estime entre 2.5 et 3 millions de morts. Derrière cette tragédie, un seul homme, Joseph Staline qui décida de supprimer la nourriture au peuple Ukrainien jusqu’à qu’ils meurent. Depuis 2006, cette tragédie a été considérée comme génocide bien que cela soit encore contesté par la Russie et le Kazakhstan.

        • 7 Le génocide chinois

          Le génocide chinois dans Les 12 pires génocides de l'histoire de l'humanité

          Le parti communiste de Chine a pris le pouvoir en 1949 exterminant entre 45 et 70 millions de personnes. Les stratégies politiques de Mao ont été responsables de terribles famines à travers le pays. D’autre part, le leader faisait régner la terreur en assassinant tous ses opposants. Le régime autoritaire aura duré plusieurs décennies.

        • 8 Le génocide du peuple juif

          Le génocide du peuple juif dans Les 12 pires génocides de l'histoire de l'humanité

          Le génocide juif est certainement l’un des plus connu du 20 ème siècle avec la terreur exercée par Adolf Hitler durant plusieurs années. On estime à 11 millions le nombre de victimes soit les 3/4 des juifs d’Europe. Le leader allemand se suicida en 1945 à la fin de la guerre laissant derrière lui des millions de familles brisées

        • 9 Le génocide russe

          Le génocide russe dans Les 12 pires génocides de l'histoire de l'humanité

          Joseph Staline a exterminé une parti de son propre peuple au 20 ème siècle. Le dictateur serait responsable d’environ 20 millions de morts. Il créa les camps de concentration et d’extermination pour ceux qui ne suivaient pas ce qu’il disait à la lettre. Joseph Staline aurait déporté des millions de personnes dans les Goulag. Heureusement, le dictateur est mort en 1953

        • 10 Le génocide Tibétain

          Le génocide Tibétain dans Les 12 pires génocides de l'histoire de l'humanité

          Le génocide Tibétain a marqué l’histoire de l’Asie par le massacre des chinois contre le peuple Tibétain. Entre 1959 et 1970, le gouvernement chinois a été responsable de la mort de 1.2 millions de personnes. Suite à des manifestations du peuple Tibétain, la république de Chine a décidé d’envoyer des troupes militaires exterminant tous ceux qui suivaient les idées de leur leader « le Dalai-Lama ».

        • 11 Le génocide Kurde

          Le génocide Kurde dans Les 12 pires génocides de l'histoire de l'humanité

          Ce génocide fait parti d’un des plus terribles du 21 ème siècle qui causa la mort de 180 000 personnes. A la tête de ces horreurs, le président de la république d’Irak, Sadam Hussein. Le massacre aura duré neuf ans (1979-1988). L’un des épisodes les plus noir fût celui de la ville kurde de Halabja où 5000 personnes ont perdu la vie en l’espace de trois jours suite à des attaques chimiques. En 2006, la scène internationale condamna Sadam Hussein à la peine de mort.

        • 12 Le génocide du Soudan

          Le génocide du Soudan dans Les 12 pires génocides de l'histoire de l'humanité

          Entre la fin des années 90 et le début des années 2000, le président Soudanais Omar al-Béchir a commis un crime contre l’humanité effroyable. Il serait responsable de la mort de 300 000 personnes au Darfour. Le congrès des Etats-Unis se réunit en 2004 et vota pour la condamnation du leader Soudanais. Aujourd’hui, deux mandats d’arrêts internationaux se dressent contre lui.

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          Le Saviez-Vous ► Ce que racontent les «rouleaux d’Auschwitz»


          Le génocide juif est certainement l’un des plus connu du 20 ème siècle avec la terreur exercée par Adolf Hitler durant plusieurs années, mais ce n’est pas ce génocide qui a fait plus de victimes … Cependant, c’est probablement le plus détaillé et souligné d’année en année.
          Nuage

           

          Ce que racontent les «rouleaux d’Auschwitz»

           

          Auschwitz-Birkenau State Memorial Museum.

          Auschwitz-Birkenau State Memorial Museum.

          Nicholas Chare et Dominic Williams

          Certains membres des Sonderkommandos, les unités spéciales d’Auschwitz chargées de brûler les cadavres, ont réussi à laisser un témoignage des atrocités que les nazis leur faisaient commettre.

          Ce que l’on appelle les «Rouleaux d’Auschwitz» sont plusieurs documents de différentes natures, réalisés par des membres du Sonderkommando, ou unité spéciale, un groupe de prisonniers principalement juifs obligés de travailler dans les crématoriums d’Auschwitz-Birkenau. (Les Rouleaux ont inspiré le film Le fils de Saul, Grand Prix du dernier Festival de Cannes et qui vient d’être nominé pour l’Oscar du meilleur film en langue étrangère.)

          Ces écrits furent enfouis dans le sol des crématoires en 1944. Entre 1945 et 1980, huit cachettes de documents de cinq auteurs identifiés ont été découvertes, la plupart du temps par hasard; peu de ceux qui en connaissaient l’existence avaient survécu. Comme le montre notre ouvrage publié récemment, Matters of Testimony: Interpreting the Scrolls of Auschwitz, les documents enterrés à Auschwitz permettent de voir sous un angle nouveau et primordial le Sonderkommando et les témoignages de la Shoah.

          Les récits des survivants du Sonderkommando d’Auschwitz sont principalement des réactions d’horreur et d’incompréhension face à leur abjecte situation. Les gardes étaient souvent décrits comme des brutes avinées, qui avaient trahi leurs coreligionnaires juifs en échange d’un sursis de quelques mois. Les auteurs les plus compréhensifs les présentaient quand même comme des hommes traumatisés et dépourvus d’émotions, et les survivants de l’unité spéciale eux-mêmes racontèrent souvent qu’ils n’avaient été capables de supporter leur sort qu’en abandonnant toute vie intérieure. Les Rouleaux d’Auschwitz nous offrent la possibilité d’entendre les vraies voix de membres des Sonderkommandos, depuis ce qu’ils décrivaient eux-mêmes comme le cœur de l’enfer. Loin des automates qu’en a fait la légende, on peut ici les voir comme des humains, qui pensent et qui ressentent.

          Il est communément admis aujourd’hui que la Shoah est impossible à représenter. Les tentatives de représentation sont toujours accusées d’être des trahisons des expériences des victimes. Les Rouleaux nous montrent que certaines de ces victimes, pendant qu’elles le vivaient, ont fait tout leur possible pour faire savoir ce dont elles étaient les témoins.

          Ces extraits donnent une idée de l’éventail d’écrits que produisit le Sonderkommando.

          Auschwitz-Birkenau State Memorial Museum

          Emplacement du Crématorium III, à l’arrière du camp de Birkenau. Presque tous les manuscrits qui ont été découverts étaient enfouis ici. Ceux dont on sait précisément où ils ont été retrouvés étaient tous à gauche des ruines, sur la photo. Les SS ont fait sauter les bâtiments des crématoires avant l’évacuation du camp, en janvier 1945.

          Auschwitz-Birkenau State Memorial Museum

          Liste en polonais écrite au crayon. Cette liste rend compte du nombre de gens tués dans les crématoires pendant le mois d’octobre 1944. La liste fait état de la date, du nombre de personnes tuées, s’il s’agissait d’hommes («m.»), de femmes («kob.») ou d’enfants («dzieci»); du lieu d’où ils venaient et du crématorium dans lequel ils étaient tués. Le Sonderkommando appliquait un système de numérotation différent de celui qui est utilisé aujourd’hui par le musée d’Auschwitz: «Kr. 1» est aujourd’hui appelé Crématorium II, et ainsi de suite. Le Crématorium IV (Kr. 3 dans le système de la liste) n’est pas mentionné car il avait brûlé pendant la révolte du 7 octobre 1944. Les 460 membres du Sonderkommando fusillés après la révolte sont mentionnés sur le côté droit de la page.

          Auschwitz-Birkenau State Memorial Museum

          Détail d’une page extraite de La Déportation, texte écrit en yiddish par Leyb Langfus, le dayan (juge religieux) de Maków Mazowiecki, une petite ville au nord de Varsovie. Ce texte, qui remplit presque tout un cahier, raconte l’histoire de la déportation des Juifs du ghetto de Maków jusqu’à Auschwitz en décembre 1942. La plupart d’entre eux furent gazés à leur arrivée, mais Langfus fut désigné pour participer au Sonderkommando. Il a certainement écrit l’intégralité de ce récit après, à Birkenau. Langfus décrit de façon implacable la peur et les souffrances endurées, notamment la mort de sa femme et de son fils. Il prend également le temps d’organiser son récit en chapitres. Cet acte simple indique qu’il avait réfléchi à la manière d’organiser ces événements accablants et de les communiquer à un futur lectorat. L’encre de l’autre côté de la feuille a bavé au contact de l’eau et traversé le papier, mais la page est à peu près lisible. En haut de la page, il dit qu’il se sent écrasé de désespoir d’être incapable de protéger son fils. On distingue le titre du chapitre 4 («Fourbe supercherie») au milieu de l’image; il y explique comment les Allemands ont trompé les Juifs de Maków en leur faisant croire qu’ils allaient dans un camp de travail.

          Auschwitz-Birkenau State Memorial Museum

          Page du manuscrit de Zalman Lewental, rédigée en yiddish. Originaire de la ville de Ciechanów, au nord-ouest de Varsovie, Lewental fut déporté à Auschwitz fin 1942 et affecté au Sonderkommando en janvier 1943. On lui doit la description la plus détaillée du Sonderkommando, notamment le projet de révolte du groupe et sa réalisation, très loin de ce qui avait été prévu. Le manuscrit a été très abîmé par l’eau et les pages ont été séparées et mélangées lors d’une tentative de les sauvegarder. On ne possède aucune trace de leur ordre d’origine. Notre livre propose une reconstitution de cet ordre en se basant sur un fait simple mais négligé (et parfois difficile à voir): Lewental avait numéroté ses pages. Cet ordre montre qu’il n’a pas rédigé son récit de manière chronologique mais plutôt qu’après avoir fini d’écrire sur la révolte, il s’est mis à consigner d’autres histoires racontant comment les gens étaient arrivés à Auschwitz. Cette page (la plus ancienne, chronologiquement) parle d’événements qui se sont déroulés en 1939. En haut, on peut lire une bribe de ce qui semble être un titre. Le numéro de la page, 93, est visible dans le coin en haut à gauche. Cela laisse à penser que l’acte de résistance du Sonderkommando fut ce qui poussa Lewental à écrire, et qu’une fois cela fait, il continua à rédiger d’autres histoires, comme pour continuer à résister.

          Auschwitz-Birkenau State Memorial Museum

          La deuxième page du manuscrit de Marcel Nadjary, écrit en grec. Il s’agit du dernier des manuscrits des Sonderkommandos à avoir été découvert en 1980; parmi les autres pages, certaines ne comportent que des bribes de phrases déchiffrables, et d’autres sont complètement illisibles. Nadjary, Juif grec de Salonique, prit part à la résistance contre l’occupation allemande avant d’être capturé et déporté à Auschwitz où il arriva en avril 1944. Son récit est très différent des manuscrits mentionnés plus haut. Il s’agit d’une lettre à des destinataires qu’il nomme, laissés derrière lui en Grèce. Il montre un patriotisme farouche, illustré par des majuscules lorsqu’apparaît le mot «Grèce.»Contrairement à Langfus et à Lewental, des Juifs polonais dont l’univers entier avait été détruit, Nadjary a de l’espoir pour l’avenir de la Grèce, faute d’en avoir pour sa propre survie. Il fut l’un des rares survivants du Sonderkommando mais il mourut avant que sa lettre ne soit découverte. Même le peu de ce qui est déchiffrable dans son texte nous permet de vraiment appréhender la variété des origines des membres du Sonderkommando, qui était composé de Juifs de nombreuses nationalités différentes.

          Nicholas Chare et Dominic Williams

          http://www.slate.fr/

          Le site d’une bataille de César découvert aux Pays-Bas


          César avec sa stratégie pernicieuse a irradié un peuple de Germain, un vrai génocide. Ce site de  combat a été découvert quelque part au Pays-Bas. En fin du compte, on s’aperçoit dans l’histoire que les stratégies n’ont pas vraiment changée aujourd’hui
          Nuage

           

          Le site d’une bataille de César découvert aux Pays-Bas

           

          Jules César aurait écrasé deux groupes de Germains dans la région de Kessel au Pays-Bas lors d'une bataille évoquée dans La Guerre des Gaules. ©MINISTRY/SIPA

          Jules César aurait écrasé deux groupes de Germains dans la région de Kessel au Pays-Bas lors d’une bataille évoquée dans La Guerre des Gaules. ©MINISTRY/SIPA

          Par Bernadette Arnaud

          Des archéologues néerlandais affirment avoir découvert les traces d’une bataille de César dans le sud des Pays-Bas.

          BATAILLE. Veni, vedi, vici*… Le lieu d’une bataille décrite par César dans La Guerre des Gaules (De bello gallico), qui s’est déroulée sur un territoire jusqu’alors non identifié, aurait été retrouvé dans les régions de Kessel et Heerewaarden, dans le Brabant septentrional (Pays-Bas). C’est ce qu’a affirmé le 11 décembre 2015 l’archéologue Nico Royman, de la Vrije Université (VU) d’Amsterdam. Le grand spécialiste néerlandais de l’Age du fer a en effet révélé la mise au jour sur place d’une importante quantité d’armes (épées, fers de lance) et surtout de restes humains datés du 1er siècle avant notre ère. Ces vestiges marqueraient l’emplacement d’une bataille ayant eu lieu en 55 avant notre ère lors des guerres de conquête de Jules César, alors proconsul de Rome. Les os de la centaine de corps dégagée montreraient clairement des traces de blessures causées par des armes.

          Lors de ce violent affrontement, les légions* romaines auraient écrasé deux tribus germaniques. « C’est la première fois que la présence de César et de ses légions est explicitement démontrée sur le territoire néerlandais », a indiqué Nico Royman.

          Vue d’ensemble des restes humains mis au jour sur le site de bataille de la région de Kessel (Pays-Bas), où se seraient opposés des légions de César et deux groupes de Germains. ©Vrije Université d’Amsterdam

          Impitoyable destruction

          Les deux tribus germaniques, les Tenctères et les Usipètes, originaires de l’est du Rhin, auraient traversé le fleuve, persécutées par les Suèves, un autre groupe germain. Elles auraient alors demandé asile à César, qui aurait refusé, ordonnant à ses huit légions de les détruire impitoyablement.

          « Aujourd’hui, nous parlerions de génocide », a ajouté le chercheur.

          Mais dans son célèbre livre sur la guerre des Gaules, César rapporte (parole du vainqueur) que la cavalerie des Germains avait d’abord attaqué ses soldats, après avoir rompu une trêve par ruse. La vengeance romaine aura donc été terrible. César mentionne sans la moindre émotion que les Germains ont été surpris dans leur camps, ce qui ne laissait aucune chance, ni aux hommes, ni aux femmes, ni aux enfants d’en réchapper (lire encadré ci-dessous).

          * « Je suis venu, j’ai vu, j’ai vaincu »

          épées

          Épées et armement découverts sur le site de Kessel (Pays-Bas). © Vrije Université d’Amsterdam

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          La bataille rapportée dans le Livre 4 du « De Bello Gallico » de César, tels qu’ils apparaissent dans les chapitres 14 et 15 :

          [4, 14]

          (1) Après avoir rangé l’armée sur trois lignes et fait une marche rapide de huit milles, il arriva au camp des Germains avant qu’ils pussent savoir ce qui s’était passé. (2) Frappés tout à la fois d’une terreur subite et par la promptitude de notre arrivée et par l’absence de leurs chefs ; n’ayant le temps ni de délibérer ni de prendre les armes, ils ne savaient, dans leur trouble, s’ils devaient marcher contre nous, défendre le camp ou chercher leur salut dans la fuite. (3) Leur terreur se manifesta par des cris et un grand désordre : nos soldats, animés par la perfidie de la veille, fondirent sur le camp. (4) Là, ceux qui purent prendre promptement les armes firent quelque résistance et combattirent entre les chars et les bagages ; (5) mais la multitude des enfants et des femmes (car les Germains étaient sortis de leur pays et avaient passé le Rhin avec tout ce qu’ils possédaient), se mit à fuir de toutes parts ; César envoya la cavalerie à leur poursuite.

          [4, 15]

          (1) Les Germains, entendant des cris derrière eux et voyant le carnage qu’on faisait des leurs, jettent leurs armes, abandonnent leurs enseignes, et s’échappent du camp. (2) Lorsqu’ils furent parvenus au confluent de la Meuse et du Rhin, que l’espoir de prolonger leur fuite leur fut ravi, et qu’un grand nombre d’entre eux eut été tué, ce qui en restait se précipita dans le fleuve, et y périt, accablé par la peur, la fatigue, et la force du courant.

          « Pline l’Ancien (23-79), après avoir exprimé son enthousiasme pour l’intelligence de César, avait ajouté un commentaire étonnamment moderne. Après avoir estimé à 1 192 000 le nombre de morts causés par la guerre des Gaules, il ajoute qu’il ne fera [à César] « un titre de gloire d’un pareil crime contre l’humanité », relate dans son livre La Guerre Romaine, l’historien de l’Antiquité Yann Le Bohec, professeur émérite à la Sorbonne (Paris).

          Légion: unité d’infanterie lourde, une légion comptait environ 5000 hommes en moyenne (parfois 6000 en temps de guerre, et 4000 en période de paix). Elle était divisée en dix cohortes, constituées de trois manipules et six centuries chacune. Elle englobait aussi 132 cavaliers, obéissant à des centurions, effectif porté plus tard, à 726 au temps de l’empereur Galien (218-268). Il est bon de rappeler, pour ceux qui feront les comptes, qu’une centurie n’était jamais composée de 100 hommes, mais plutôt d’une soixantaine. Chacune était désignée par trois éléments: le titre de la légion, un numéro et un surnom, à l’exemple de laLegio III Augusta.

          Ces données sont issues de La Guerre Romaine, de Yann Le Bohec.

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          http://www.sciencesetavenir.fr/

          Le Saviez-Vous ► 10 réfugiés canadiens au parcours exceptionnel


          Des réfugiés de partout sont venu s’installer au Canada pour fuir une situation alarmante, telle que les nazis, les guerres civiles, les génocides, etc… Certains parmi eux, comme Corneille, Dany Laferrière, Phuc Phan sont connu dans le monde pour avoir réussi à se surpasser dans leur nouvelle vie
          Nuage

           

          Le Canada a accueilli des milliers de réfugiés à travers les années et bientôt 25 000 nouveaux réfugiés syriens. Voici de courts portraits de 10 d’entre eux.

          LE MINISTÈRE DE MARYAM MONSEF

          La ministre canadienne des Institutions démocratiques, Maryam Monsef

          La nouvelle ministre canadienne des Institutions démocratiques est née en Afghanistan en 1985. Son père meurt lorsqu’elle et ses deux soeurs sont toutes jeunes.

          Sa mère accumule de petits emplois pendant un temps, puis trouve refuge en Iran avant de s’installer au Canada. Maryam Monsef a 11 ans lorsqu’elle arrive au pays.

          « Mon histoire canadienne a commencé il y a 20 ans lorsque ma mère, mes deux soeurs et moi sommes arrivées à Peterborough comme réfugiées […] et mon désir de servir cette communauté a réellement commencé à ce moment-là. »

          — Maryam Monsef, octobre 2015

          Organisatrice communautaire, elle a terminé deuxième lors de l’élection à la mairie de Peterborough, en Ontario, l’automne dernier. Depuis plusieurs années, elle est très impliquée dans l’aide aux immigrants et aux réfugiés.

          LA VOIX DE CORNEILLE

          Corneille

          Auteur-compositeur-interprète, Cornelius Nyungura, de son vrai nom, est né en 1977 à Fribourg-en-Brisgau, en Allemagne. Ces parents s’y étaient installés pour étudier. En 1984, la famille retourne vivre à Kigali, au Rwanda.

          Dix ans plus tard, ses parents et ses frères et soeurs sont tués pendant le génocide. Il survit en se cachant derrière un sofa, puis en marchant jusqu’au Zaïre, devenu depuis la République démocratique du Congo. Il trouve ensuite refuge chez une tante en Allemagne.

          En 1997, il s’envole pour le Canada pour poursuivre ses études en communication à l’Université Concordia, à Montréal. Cinq ans plus tard, il lance son premier album, Quand on vient de loin, qui lui apporte le succès au Québec, comme ailleurs dans la francophonie.

          « J’espère qu’un jour, par ma notoriété et mon discours neutre, je vais rallier les gens. Tous les Hutus n’ont pas tué, tous les Tutsis n’ont pas tué. C’est ce qu’il faut retenir. »

          — Corneille, avril 2006

          LA FILLETTE AU NAPALM, KIM PHUC PHAN THI

          À neuf ans, Kim Phuc Phan Thi est gravement brûlée au napalm lors de la guerre du Vietnam. Le photographe américain Nick Ut immortalise ce moment où elle fuit, nue, les bombes le 8 juin 1972.

          La fameuse photo prise le 8 juin 1972

          Cette image qui a fait la une des médias du monde entier a permis d’illustrer et témoigner de la souffrance vécue par la population civile lors de cette guerre. Kim Phuc Phan Thi est hospitalisée pendant plusieurs mois et subit de multiples chirurgies.

          « Pour me libérer entièrement, je devais apprendre à pardonner. Cela aura été la tâche la plus difficile de toute ma vie, mais j’y suis parvenue. »

          — Kim Phuc Phan Thi, juin 2012

          Kim Phuc Phan Thi à Toronto, vendredi soir

          Traquée par les autorités vietnamiennes et utilisée comme outil de propagande, Kim Phuc Phan Thi demande finalement l’asile au Canada en 1994. Elle vit maintenant en banlieue de Toronto avec son mari et ses enfants. Elle s’occupe de la fondation qui porte son nom, dont la mission est d’aider les enfants qui sont victimes de la guerre.

          LES MOTS DE DANY LAFERRIÈRE

          dany laferriere

          Lorsqu’il a quatre ans, son père, ancien maire de Port-au-Prince, quitte Haïti. Sa mère envoie le jeune Dany à Petit-Goâve avec sa grand-mère Da pour éviter qu’il ne subisse des représailles du régime Duvalier. À 11 ans, il retourne à Port-au-Prince pour ses études secondaires. Il devient ensuite chroniqueur culturel à l’écrit et à la radio.

          À 23 ans, il quitte pour Montréal après l’assassinat de son ami journaliste Gasner Raymond, craignant de subir le même sort. Au Québec, il travaille notamment dans des usines avant d’écrire son premier roman, Comment faire l’amour avec un Nègre sans se fatiguer, qui sera traduit dans plusieurs langues.

          Tout en continuant à écrire, il est aussi chroniqueur à la télévision et la radio. En mai dernier, Dany Laferrière est devenu officiellement membre de l’Académie française.

          « C’est un étrange animal que celui qui vit loin de sa terre natale. Ces écrivains de l’exil ont donné un nouveau sens au mot voyage. Je persiste à croire que la bibliothèque est le vrai pays de l’écrivain. »

          — Dany Laferrière, mai 2015

          LES VIES DE MICHAËLLE JEAN

          La famille Jean fuit aussi Haïti au moment où le régime Duvalier est en place. En 1968, alors qu’elle a 11 ans, Michaëlle s’installe avec sa famille à Thetford Mines, au Québec.

          Michaëlle Jean

          Après des études en langues et littérature, elle commence une carrière de journaliste et animatrice à Radio-Canada, en 1988, puis à CBC. En 2005, le premier ministre Paul Martin la nomme gouverneure générale. Son mandat n’est pas renouvelé par le gouvernement Harper.

          « Quand on est une femme d’action comme moi, ce que l’on souhaite, c’est de toujours porter son énergie là où on peut contribuer à faire une différence. »

          — Michaëlle Jean, avril 2010

          Par la suite, Michaëlle Jean se tourne vers la diplomatie en devenant envoyée spéciale de l’UNESCO pour Haïti. Depuis le début de l’année, elle est maintenant secrétaire générale de l’Organisation internationale de la francophonie.

          LES MÉTIERS DE KIM THUY

          Née à Saïgon en 1968, elle quitte le Vietnam avec ses parents et ses deux frères à bord d’un bateau de boat people lorsqu’elle a 10 ans pour fuir le régime communiste. La famille Thuy se retrouve dans un camp de réfugiés en Malaisie avant de s’installer à Granby, au Québec.

          L'auteure Kim Thúy

          « Quand on partait, on avait l’impression que la communauté internationale nous attendait, alors que les migrants d’aujourd’hui, j’ai l’impression que personne ne les attend. »

          — Kim Thuy, avril 2015

          Après avoir étudié la linguistique et la traduction, elle termine un deuxième baccalauréat en droit. Celle qui était traductrice et interprète devient alors avocate, puis restauratrice.

          Sa prochaine profession : auteure. En 2009, avec son récit à saveur autobiographique, Ru, elle connaît le succès. Kim Thuy obtient d’ailleurs le prix du gouverneur général pour ce roman. En plus d’écrire, elle est chroniqueuse à la radio et à la télévision.

          LES RYTHMES RAP DE K’NAAN

          L’auteur-compositeur-interprète est né en 1978 à Mogadiscio, en Somalie. À 13 ans, Keinan Abdi Warsame, de son vrai nom, quitte son pays avec sa mère et ses frères et soeurs en pleine guerre civile. Ils se rendent à New York, où son père travaille comme chauffeur de taxi.

          La famille Warsame quitte ensuite Harlem pour Toronto. Jeune, il a connu pendant près de huit ans l’enfer des gangs de rue dans la capitale ontarienne. Il raconte cette vie difficile dans ses chansons.

          « En tant que Canadien, j’ai toujours senti que je devais expliquer l’Afrique à mes voisins pour leur dire : « Eh! ce n’est pas ce que vous croyez! » »

          — K’naan, juillet 2010

          Son titre le plus connu : Wavin’ flag, qui fut l’hymne pour la Coupe du monde de football 2010, en Afrique du Sud.

           

          L’HISTOIRE D’ADRIENNE CLARKSON

          Née à Hong Kong en février 1939, Adrienne Louise Clarkson fuit avec sa famille au moment où les Japonais envahissent la ville après l’attaque sur Pearl Harbor. Elle a trois ans lorsqu’elle arrive au Canada. Sa famille obtient une dérogation dans le cadre de programme d’échange de prisonniers, ce qui permet de contourner l’interdiction pour les Chinois d’entrer au pays.

          La jeune Adrienne étudie la littérature anglaise à l’Université de Toronto, puis poursuit ses études à la Sorbonne, en France. Elle commence une carrière en journalisme à la télévision de CBC, en 1964. Elle publie aussi plusieurs livres.

          Adrienne Clarkson

          En octobre, Adrienne Clarkson devient la 26e gouverneure générale du Canada. Elle est la première immigrante à occuper cette fonction. Depuis, elle a notamment publié ses mémoires en deux tomes.

          « J’ai voulu raconter moi-même mon histoire et celle de ma famille. Je ne voulais pas voir l’histoire écrite par quelqu’un d’autre. »

          — Adrienne Clarkson, septembre 2008

          LA POLITIQUE VUE PAR PETER C. NEWMAN

          C’est à Vienne, en Autriche, qu’est né Peta Karel Neuman en mai 1929. Son père était un propriétaire d’usines. Juifs, ses parents et lui fuient le régime nazi en 1940 pour s’installer au Canada. Son père espère qu’il mènera une carrière dans les affaires.

          Devenu Peter Charles Newman, il choisit plutôt le journalisme. Il travaille d’abord pour le Financial Post. Par la suite, il devient éditeur du Toronto Star, puis du Maclean’s.

          Peter C. Newman, le 25 octobre 1968

          « Ayant échappé aux nazis dans une série de fuites heureuses au cours de ma jeunesse, je voulais désespérément prouver que j’étais un vrai Canadien. »

          — Peter C. Newman, au sujet de sa décision de joindre la réserve navale, août 2015, tiré du Maclean’s

          Peter Newman est aussi connu pour ses ouvrages politiques, dont une biographie sur Brian Mulroney, The Secret Mulroney Tapes: Unguarded Confessions of a Prime Minister, publiée en 2005, qui a suscité la controverse. L’ex-premier ministre lui reprochait d’avoir utilisé de façon cavalière les douzaines de conversations privées entre les deux hommes, enregistrées quand il était à la tête du pays.

          LE SAUT DE MIKHAÏL BARYCHIKOV

          C’est à Riga, en Lettonie, que naît en janvier 1948 Mikhaïl Nikolaïevitch Barychnikov, souvent présenté comme l’un des danseurs les plus importants du 20e siècle. Il commence des études en danse classique à neuf ans, puis parvient à se joindre au prestigieux ballet du Bolchoï, à Moscou.

          Mikhaïl Barychikov profite d’une tournée canadienne, en 1974, pour demander l’exil politique au Canada. En pleine guerre froide, il annonce au monde de la danse qu’il ne rentrera pas en URSS. Mais il fait surtout carrière aux États-Unis.

          Mikhail Baryshnikov, vedette de la pièce « In Paris », pose à Santa Monica, en Californie, le 9 avril 2012.

          « Lorsque je danse, je ne cherche à surpasser personne d’autre que moi. »

          — Mikhaïl Barychnikov

          En plus d’être chorégraphe, il est acteur au cinéma et à la télévision. Il joue notamment le rôle de l’artiste russe Aleksandr Petrovsky dans la série Sex and the City.

          http://quebec.huffingtonpost.ca/