Les familles de 4 générations ne sont pas si rares


Les gens vivent de plus en plus vieux et quelques générations se croisent, et il n’est pas rare de voir 4 générations se croiser
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Les familles de 4 générations ne sont pas si rares

 

 

On le sait, les gens vivent de plus en plus vieux, permettant aux familles de s’agrandir, mais aussi aux différentes générations de se côtoyer.

Sur le réseau social chinois TikTok, un phénomène viral est né. Plusieurs familles multigénérationnelles se sont mises à se filmer pour montrer à quel point leur famille était grande et leur arrière-grand-mère ou arrière-grand-père toujours aussi vivant(e)s.

https://quebec.huffingtonpost.ca/

La jeune génération


Dans le fond, ce que les jeunes vivent aujourd’hui, est très similaire à ce que vivaient les jeunes des générations passés. Juste que tout est visible de nos jours
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La jeune génération

 

“La jeune génération n’est ni plus ni moins libre ou amorale que les générations qui l’on précédée. Seulement, elle néglige, elle, de tirer les rideaux.”

de Edwige Feuillère

Climat: le monde appelé à ne «pas trahir» les générations futures


Ceux qui sont conscients de l’urgence d’agir perdent l’espoir de diminuer l’impact des changements climatiques. Ces dernières années, nous sommes témoins des conséquences. C’est cela qu’on veut laisser à nos enfants et petits enfants ? Vraiment ?
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Climat: le monde appelé à ne «pas trahir» les générations futures

 

AFP

Face au sombre constat d’un monde loin d’être sur les bons rails pour freiner le réchauffement climatique, des pays particulièrement menacés par ses impacts dévastateurs ont appelé lundi les plus riches à faire plus, pour ne «pas trahir» les générations futures.

Malgré les preuves irréfutables, le monde «ne va pas du tout dans la bonne direction» pour freiner le changement climatique, a mis en garde le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres lors d’un sommet organisé au 2e jour de la 24e Conférence de l’ONU sur le climat à Katowice, en Pologne.

Pour «beaucoup de gens, de régions et même de pays, c’est déjà une question de vie ou de mort», alors «il est difficile de comprendre pourquoi nous, collectivement, avançons toujours si lentement, et même dans la mauvaise direction», a-t-il ajouté devant un parterre clairsemé de chefs d’État et de gouvernements.

Mais pour les pays en développement déjà particulièrement touchés par la multiplication des sécheresses, des tempêtes ou l’élévation du niveau des océans, ce sont les pays riches qui doivent faire plus, pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre et pour aider le Sud à se préparer aux catastrophes.

«Nous avons le sentiment d’avoir été punis pour des erreurs que nous n’avons pas commises. La communauté internationale doit faire en sorte que justice soit faite», a déclaré la présidente du Népal Bidhya Devi Bhandari, évoquant la fonte des glaciers himalayens.

«À ceux qui traînent les pieds, je dis simplement: faites-le», a renchéri le premier ministre fidjien Frank Bainimarama, président de la COP23, appelant «sans équivoque» à relever les ambitions. «Que Dieu nous pardonne, si nous ignorons les preuves irréfutables, nous deviendrons la génération qui a trahi l’humanité».

L’Accord de Paris de 2015, dont les règles d’application doivent être finalisées pendant les deux semaines de cette COP, vise à limiter le réchauffement de la planète à +2°C par rapport à l’ère pré-industrielle et idéalement à +1,5°C.

Un récent rapport des scientifiques du GIEC, tout en évoquant les nettes différences en termes d’impacts attendus entre ces deux objectifs, a aussi souligné qu’il faudrait, pour rester sous +1,5°C, réduire les émissions de CO2 de près de 50% d’ici à 2030 par rapport à 2010.

«Le mal absolu»

Pour aider les pays en développement à réduire leurs propres émissions et à s’adapter aux impacts du réchauffement, les pays du Nord ont promis de porter d’ici 2020 leurs financements à 100G$ par an. Mais cet objectif, loin des besoins colossaux, n’est pas encore atteint.

Dans un contexte géopolitique peu propice aux engagements, et alors qu’aucun des pays du G20 n’était représenté au plus haut niveau à Katowice, la Banque mondiale a fait sensation, annonçant sous les applaudissements une mobilisation de 200 milliards de dollars pour 2021-2025.

«Cela dépend de chacun de faire tout ce qu’il peut contre le changement climatique, sinon, nos enfants et nos petits-enfants ne nous le pardonneront pas», a plaidé sa directrice générale Kristalina Georgieva.

«Les leaders politiques doivent commencer à remettre en cause les intérêts qui perpétuent la crise climatique», a de son côté plaidé Baron Divavesi Waqa, président de l’île de Nauru, en référence aux énergies fossiles. «Les puissants ont toujours joué avec d’autres règles, mais ils ne peuvent échapper aux lois de la physique.»

Invité surprise du sommet, l’ancien gouverneur de Californie Arnold Schwarzenegger a lui aussi pris pour cible les énergies fossiles.

«J’aimerais être Terminator dans la vraie vie pour voyager dans le temps et arrêter les énergies fossiles quand elles ont été découvertes», a déclaré l’ancien acteur. «Le mal absolu, ce sont les énergies fossiles, le charbon, l’essence, le gaz», a-t-il insisté devant le président polonais de la COP24 Michal Kurtyka dont le pays continue à défendre son industrie du charbon.

La Pologne a d’ailleurs ouvert à la signature des États la «déclaration de Silésie» pour une «transition juste», que certains observateurs voient comme une excuse pour ralentir le passage à une économie bas-carbone. Ce texte, signé notamment par l’UE, met en avant les risques pour les travailleurs dont les emplois pourraient disparaître en cas de sortie des énergies fossiles.

«Nous ne pouvons pas mettre en œuvre des politiques climatiques contraires à la volonté de la société et au détriment des conditions de vie», a insisté le président polonais Andrzej Duda, en référence à la crise des «gilets jaunes» qui secoue la France.

Un mouvement parti de revendications contre la hausse de la fiscalité écologique sur les carburants.

http://journalmetro.com

L’Histoire


Quand on s’intéresse un temps soit peu à l’Histoire de l’humanité, on ne peut que constater que l’humain ne retient absolument rien du passé. On répète les mêmes erreurs, peut-être avec des outils différents, mais le but est toujours le même et curieusement au moment de l’apogée d’un groupe, d’un pays en force, c’est le début de sa perte. Tout comme les plus vieux essaie d’inculquer les expériences aux plus jeunes, il est plus probablement que les erreurs se répètent
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L’Histoire

Si l’Histoire était d’une quelconque utilité, si elle servait d’exemple aux générations futures, elle ne se répèterait pas inlassablement.

Camille de Peretti

Le saviez-vous ► Vous n’aimez pas les jeunes? C’est normal. Ça fait 2.500 ans qu’on les critique


Ah, cela me fait sourire !!! Je me dis souvent qu’on a oublié que nous avons nous aussi été jeune, confronté à l’autorité des parents. Comment jugez-vous les jeunes d’aujourd’hui ? On entends tellement de critiques envers eux, alors que nous avons également subi des critiques de la part des plus vieux. Dans mon temps … Enfin du compte depuis des lustres que les générations critiquent les comportements des plus jeunes, Comme si la jeunesse était toujours en tort
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Vous n’aimez pas les jeunes? C’est normal. Ça fait 2.500 ans qu’on les critique

 

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Les millenials, une génération qu’on adore détester | Hajran Pambudi via Unsplash License by

Repéré par Aurélie Rodrigues

Repéré sur Quartzy

Les millénials, la génération qu’on adore détester, ne serait pas la seule à avoir subi des critiques de la part des générations précédentes.

La génération suivante? Elle est forcément critiquable. La preuve:

«Les jeunes gâchent tout», «La génération Y est narcissique», «Ils ont ruiné le langage écrit» ou encore «Les millennials sont fainéants».

D’après Quartzy, cette haine envers les jeunes ne serait pas nouvelle. Des écrits remontant à l’époque de la Grèce antique illustraient déjà cette tendance. Sélection des meilleurs exemples reproduits par nos confrères américains.

IVe siècle avant J-C

«Les jeunes ont l’âme élevée parce qu’ils n’ont jamais été humiliés par les misères de la vie, ni pressés par le besoin… Ils pensent tout savoir, et soutiennent leur opinion avec force; ce qui vient aussi de ce qu’ils font tout avec excès.»La Rhétorique d’Aristote

Ier siècle avant J-C

«Le jeune imberbe ne voit pas ce qui est important: il dilapide tout son argent.» Horace

«Que n’altère pas le temps destructeur? Nos pères étaient pires que leurs aïeux, nous sommes plus méchants que nos pères, et notre postérité sera plus dépravée encore.»Horace, Odes, Livre troisième

XVIIe siècle

«Où est passé la virilité et l’allure athlétique de nos aïeux disparus? Ces jeunes gens peuvent-ils être leurs héritiers légitimes? Certainement pas, cette génération de fainéants efféminés, narcissiques et émaciés ne pourrait pas descendre de la lignée des héros de la bataille de Poitiers ou Azincourt.»Extrait de lettre du magazine Town and Country réédité dans le livre Paris Fashion: A Cultural History (1771)

XVIIIe siècle

«Ce sont des sauvages ignorants et peureux… Les garçons ont des chiens aux talons et se livrent à toute sorte d’habitudes dissolues. Les filles, elles, conduisent des wagons à charbon, montent les chevaux à califourchon, boivent, se battent, fument, sifflent et ne se préoccupent de personne. La morale des jeunes est dix fois pire qu’autrefois.» Anthony Ashley Cooper, le 7ecomte de Shaftesbury lors d’un discours à la Chambre des communes du Royaume-Uni en février 1843.

Années 1920

«L’attitude émanant de la part des jeunes ne peut être décrite que comme irréfléchie, grossière et purement égoïste, comme jamais auparavant.» – «The Conduct of Young People», Hull Daily Mail, 1925.

Années 1950

«De nos jours, les jeunes sont tellement gâtés qu’ils en oublient le simple fait que l’on puisse marcher pour se rendre quelque part.» – Scottish Rights of Way: More Young People Should Use Them, Falkirk Herald, 1951.

Années 1990

«Ce qui différencie cette génération des précédentes c’est qu’elle est la première génération de l’histoire américaine à vivre aussi confortablement et à s’en plaindre aussi amèrement.»«The Boring Twenties», Washington Post, 1993.

Années 2000

«Ils ont du mal à prendre des décisions. Ils préféraient gravir l’Himalaya plutôt que de gravir les échelons de l’entreprise. Ils recherchent le divertissement/à être divertis, ils ont « soif de » mais leur capacité d’attention est aussi courte/faible/fidèle au zapping machinal avec la télévision.» – «Proceeding with Caution», Time, 2001.

Les millennials vont-ils perpétuer, à leur tour, cette haine envers les nouvelles générations? Oui, évidemment.

http://www.slate.fr/

Il faut cinq générations pour sortir de la pauvreté, selon l’OCDE


On espère toujours que nos enfants peuvent vivre décemment. Alors quand la famille est sous le seuil de la pauvreté, cela prend environ 5 générations pour qu’un membre monte les échelons, ailleurs cela peut varier de 6 a 11 générations dépendant du pays. L’éducation doit être accessible pour tous même et surtout pour les plus pauvres.
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Il faut cinq générations pour sortir de la pauvreté, selon l’OCDE

 

Sur cette photo, des piétons passent devant un... (PHOTO LOIC VENANCE, ARCHIVES AFP)

Sur cette photo, des piétons passent devant un enfant qui mendie à Nantes, en France.

PHOTO LOIC VENANCE, ARCHIVES AFP

 

Agence France-Presse
Paris

L’« ascenseur social » est en panne dans de nombreux pays industrialisés : il faudrait cinq générations en moyenne dans l’OCDE pour qu’un descendant de famille pauvre atteigne le revenu moyen de son pays, et même six en France, estime l’Organisation vendredi.

« Il n’y a plus de mobilité sociale dans les pays de l’OCDE : les revenus, la profession, le niveau d’éducation se transmettent d’une génération à l’autre », a résumé Gabriela Ramos, conseillère spéciale auprès du secrétaire général de l’OCDE, lors de la présentation du rapport à la presse.

« Dans l’ensemble de l’OCDE, il ne faudra pas moins de cinq générations en moyenne pour qu’un enfant issu d’une famille en bas de l’échelle des revenus arrive au milieu de celle-ci », a-t-elle ajouté.

La France, tout comme l’Allemagne et le Chili, font encore moins bien que cette moyenne portant sur 24 pays de l’OCDE : le rapport estime que six générations y seraient nécessaires pour que les descendants d’une famille en bas de l’échelle des revenus (les 10 % les plus bas) se hissent au niveau du revenu moyen. Soit « 180 années », a souligné Mme Ramos.

Encore pire, il faudrait neuf générations au Brésil et en Afrique du Sud, et onze en Colombie.

En revanche, au Danemark et dans les autres pays nordiques (Norvège, Finlande, Suède), deux ou trois générations seraient nécessaires, selon les estimations du rapport.

C’est en bas et en haut de l’échelle sociale qu’il y a le moins de mobilité. En moyenne dans 16 pays de l’OCDE, 17 % seulement des enfants d’origine modeste réussissent à se hisser en haut de l’échelle des revenus une fois adultes, tandis que 42 % des enfants de familles aisées réussissent à y rester.

En France, les chiffres sont très proches de cette moyenne, mais aux États-Unis ou en Allemagne, l’écart est encore plus important. En revanche, il est moins prononcé en Espagne, en Grèce et au Portugal, tout comme au Danemark.

En moyenne dans l’OCDE, 24 % seulement des enfants de travailleurs manuels deviennent cadres (27 % en France), la proportion étant double pour les enfants de cadres. Seulement 12 % des enfants de parents faiblement diplômés (17 % en France) font des études supérieures, comparé à plus de 60 % des enfants de cadres.

« Le manque de mobilité sociale n’est pas une fatalité, nous pouvons faire mieux. Avec des politiques mieux adaptées, on peut renforcer l’égalité des chances […] », a ajouté Mme Ramos.

http://www.lapresse.ca/

Quel rôle pour papi et mamie?


Être grand-parent est tellement différent que d’être parent et c’est important d’avoir de bonnes relations avec les parents et petits-enfants. Mais comment se comporter pour ne pas faire de vagues et ouvrir les hostilités. Je crois que je réussis bien sur ce côté. Les consignes, je les suis presque toutes et je ne m’impose de la façon qu’ils les éduquent ni de la façon qu’il les élève .. De toute manière dans mon temps, je n’aimais pas les mauvaises critiques sur ma famille alors mes enfants ont leurs propres expériences à vivre
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Quel rôle pour papi et mamie?

 

À la naissance des enfants, très souvent, les relations avec nos parents... (Photo The New York Times)

PHOTO THE NEW YORK TIMES

 

OLIVIA LÉVY
La Presse

À la naissance des enfants, très souvent, les relations avec nos parents changent. Les joies se multiplient… tout comme les tensions qu’il peut y avoir entre les générations. Les grands-parents sont souvent d’un grand soutien pour les parents, mais peuvent-ils critiquer ou intervenir dans l’éducation de leurs petits-enfants?

Grands-parents, mode d’emploi

Quand nous devenons parents, des changements surviennent dans les relations que nous entretenons avec nos propres parents, qui deviennent, eux, grands-parents. Comment gérer et définir les rôles de chacun? Entrevue avec la docteure en psychologie Vittoria Cesari Lusso, elle-même grand-mère et auteure de Parents et grands-parents, rivaux ou alliés?

Qu’est-ce qui a le plus changé d’une génération à une autre?

L’allongement de l’espérance de vie. C’est la première fois dans l’histoire de l’humanité que trois, parfois quatre (et même cinq) générations vivent de longues années ensemble. On se rend des services mutuels, on se fait plaisir les uns et les autres, mais il n’y a pas eu d’apprentissage à vivre ensemble pendant tout ce temps! Être des grands-parents s’invente tous les jours, et c’est un rôle qui doit être négocié avec les parents. Il y a aussi, à travers les années, le rôle de la femme qui a changé. Elle a intégré le monde du travail, ce qui fait que les grands-parents ont eu une plus grande place dans la garde des petits-enfants. L’autre phénomène que nous vivons, c’est l’éclatement des modèles familiaux. Les valeurs attachées à la vie de couple et à la vie familiale ont changé, on doit s’épanouir avant tout et viser haut dans la qualité de sa relation de couple, mais elle s’avère souvent décevante! Il y a davantage de ruptures des jeunes parents, et il y a là des conséquences sur le quotidien des grands-parents. C’est donc plein de nouvelles choses à gérer!

Quelles sont les tensions les plus fréquentes entre les parents et les grands-parents?

La sensation, parfois, qu’ont les grands-parents, c’est que les parents sont trop sévères avec leurs enfants, qui sont leurs petits-enfants! Une bonne partie des grands-parents se demandent s’ils doivent intervenir ou non. Se taire ou pas? D’autres sujets de divergence, ce sont les disputes entre cadets et aînés. Il y a aussi les questions d’éducation: les parents se plaignent que chez les grands-parents, il n’y a pas de limites et que les enfants sont insupportables quand ils reviennent chez eux! Ou alors, j’entends toujours des commentaires du genre:

«Ma mère me prend toujours pour une gamine, elle me donne des conseils et me fait des listes, alors que je suis une mère responsable!»

Il y a aussi des grands-parents qui s’approprient un peu trop leurs petits-enfants – par exemple, ils les emmènent chez le coiffeur sans consulter les parents, ce qui peut énerver!

Les grands-parents doivent-ils suivre les consignes d’éducation que leur donnent leurs enfants pour les petits-enfants?

Oui, évidemment. Il y a des grands-parents qui me disent:

«J’ai des consignes à suivre comme si j’étais une employée de ma fille ! Elle pourrait me faire confiance!»

C’est vrai que pour les bébés, par exemple, les choses ont tellement changé d’une génération à l’autre que, parfois, il est bon d’avoir des limites et des consignes très claires à suivre.

Quel est le rôle des grands-parents?

Il y a un rôle psychologique et affectif qui est très fort. Ça élargit la sphère affective des petits-enfants. Les petits-enfants, vers 4 ou 5 ans, commencent à comprendre la lignée des générations et demandent à leurs grands-parents comment étaient leurs parents quand ils étaient petits, ça les amuse beaucoup! Les grands-parents, aujourd’hui, apportent du soutien aux parents qui ont des vies très occupées (les grands-parents aussi!) en gardant leurs petits-enfants.

Vous écrivez que les rapports entre les beaux-parents et les belles-filles, ça peut être un terrain volcanique?

Ou glacial… Chaque famille a des habitudes différentes, et on a parfois l’impression d’être en terrain inconnu avec sa belle-fille ou son gendre, ou avec la famille de ceux-ci. Vous savez, des personnes complètement étrangères l’une à l’autre se retrouvent à faire partie de la même famille, quel que soit leur degré de sympathie. Les petites rivalités, ça fait partie de la nature humaine, à petites doses, disons.

Y a-t-il un stress physique et psychologique quand on garde ses petits-enfants?

Oui. Quand les grands-parents gardent leurs petits-enfants, ils peuvent être envahis par l’anxiété devant ces petits-enfants à protéger. On veut les rendre sains et saufs au papa et à la maman ! Quand l’âge avance, il faut aussi que les grands-parents acceptent leurs limites physiques, car c’est une grande responsabilité de garder des petits. On ne veut pas qu’il leur arrive quoi que ce soit. Les demandes des parents sont aussi trop grandes, parfois ils voudraient que leurs parents gardent leurs enfants pendant de longues périodes. Ils ne sont pas à leur disposition! Même les grands-parents qui sont très enthousiastes à garder leurs petits-enfants sont les premiers à dire qu’ils manquent souvent de reconnaissance de la part de leurs enfants.

«Ils pourraient nous remercier de notre disponibilité!»

C’est une joie d’avoir ses petits-enfants, mais c’est bien d’avoir aussi un petit signe de reconnaissance. Il ne faut pas non plus que les parents deviennent dépendants des grands-parents pour garder leurs petits-enfants, ça nuit aux relations familiales.

 

Parents et grands-parents témoignent 

Florence, 43 ans mère de deux enfants de 13 et 10 ans

«À l’époque de mes parents, les enfants étaient des accessoires de leur vie, alors que pour nous, nos enfants sont le centre du monde. Mes parents avaient d’abord leur vie, et ensuite, ils avaient leurs enfants. On n’a pas les mêmes priorités aujourd’hui, au point où ma mère me demande souvent : ‟Est-ce que tu ne dévoues pas trop ta vie à tes enfants? Tes enfants ne sont-ils pas trop gâtés? » Quand on devient mère, on se questionne sur l’éducation qu’on a reçue et on remet beaucoup de choses en question. Depuis que j’ai des enfants, je dirais que je suis plus proche de ma mère, même s’il y a des tensions nouvelles. […] Quand ma mère me fait des remarques sur l’éducation de mes enfants, ça m’énerve, et elle ne se retient pas pour critiquer!»

Céline Dupont, 67 ans grand-mère de deux petits-enfants de 5 et 7 ans

Il y a 11 ans, elle a déménagé de Sept-Îles à Montréal pour se rapprocher de sa fille, qui n’avait pas encore d’enfants.

«Je suis surprise de voir à quel point mes petits-enfants ont pris une si grande importance dans ma vie! Je ne pensais pas que j’allais être une mamie comme je suis ! C’est de l’amour inconditionnel, et ça m’apporte tellement de bonheur de m’occuper de mes petits-enfants. Mon lien avec ma fille a énormément changé depuis qu’elle a des enfants… Je me suis vraiment rapprochée d’elle, et nos relations se sont adoucies. On a une relation plus humaine, plus chaleureuse, plus intime, nos liens sont plus forts. J’aime la façon dont elle élève ses enfants et j’admire sa façon d’être maman. Je ne suis pas une grand-mère envahissante, je ne vais pas dire à ma fille quoi faire, je vais donner mon opinion quand ma fille me demande conseil.»

Pascale*, 57 ans mère de deux enfants de 26 et 29 ans

«Quand on devient mère, on traverse la ligne et on entre dans le camp des parents! On a énormément de caractère, ma mère et moi, et j’ai reçu une éducation très stricte. Et je dis souvent que si ma mère avait été aussi indulgente avec moi qu’elle l’est avec mes fils, je serais peut-être moins folle aujourd’hui! Je dis ça en plaisantant, mais ce n’est pas innocent comme propos! Ma mère a 84 ans, elle m’a beaucoup aidée avec mes fils quand ils étaient petits, elle a développé une relation privilégiée avec eux et je ne suis pas du tout jalouse de leur complicité, au contraire, mes fils l’adorent et je suis très contente. Et je me dis que le fait d’être une grand-maman gâteau, peut-être est-ce une façon de réparer sa maternité ? Par contre, j’avais un rapport difficile avec mon ex-belle-mère. Elle n’en faisait qu’à sa tête avec les enfants et ne respectait absolument pas nos principes d’éducation.»

Mélanie*, 40 ans mère de deux enfants de 4 et 5 ans

«Ce qui a changé depuis que je suis devenue mère de famille, c’est que je vois mes parents plus souvent. Ce qui est surprenant, c’est que mon père, qui a 80 ans, a développé une quasi-obsession pour ses petits-enfants, à tel point que c’est très difficile d’avoir une conversation avec lui si ça ne porte pas sur le sujet des petits-enfants. Ça occupe 100 % de son esprit! Il vient me voir presque tous les jours, sans ma mère! Ce qui est bien, c’est qu’il me donne un coup de main même si très rapidement, quand un enfant pleure, il dit: ‟Oh, il a besoin de sa maman, ce petit », et il me le redonne. Il passe parfois des petits commentaires sur certains éléments de l’éducation, mais il est très diplomate. Pour ce qui est de ma belle-mère, elle est toujours patiente, disponible et jamais envahissante, franchement, je suis contente de l’avoir.»

Marcel Rondeau, 67 ans grand-père de deux petits-enfants de 1 an et 3 ans

«Je suis le premier répondant pour la garde de mes petits-enfants ! Je suis beaucoup plus présent depuis que ma fille et son conjoint ont des enfants. Ça me fait plaisir de les voir et de m’amuser avec eux, et je suis content aussi de pouvoir aider ma fille à avoir un peu de répit. J’ai été absent dans le passé avec mes enfants lors de ma séparation, je les voyais environ deux fois par mois, alors c’est important pour moi d’être présent. Je suis à la retraite, j’ai du temps, et ça me fait tellement plaisir!»

Sylvie, 66 ans grand-mère de trois petits-enfants

«Ma relation avec mes deux filles a changé depuis qu’elles sont devenues des mères de famille. Il y a des désaccords sur certaines choses, par exemple, quand je vois tout l’équipement électronique de mes petits-enfants, je trouve qu’ils devraient passer plus de temps dehors! Par moments, ça manque de discipline, mais ce ne sont pas mes enfants! Je ne suis pas là pour faire leur éducation. J’offre un rôle de soutien, je prépare des repas, je vais garder, et j’ai une belle complicité avec mes petits-enfants. Oui, j’écoute les consignes que me donnent mes filles, et je me le fais rappeler si je ne les suis pas! Je crois qu’il est plus difficile d’être parents aujourd’hui! Le rythme des parents est fou, et c’est pour cette raison que les grands-parents sont plus présents aujourd’hui.»

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