On ne devient adulte qu’à partir de 30 ans


A 18 ans ou 21 ans, dépendant du pays, on passe à l’âge adulte avec tout ce que cela comporte. En réalité, ce passage ne se fait pas tout d’un coup. Chaque personne évolue à son rythme. Bien que cela soit la norme, il semblerait que les mutations du cerveau prennent environ 30 ans pour arriver à maturité, c’est-à-dire être considéré comme adulte.
Nuage

 

On ne devient adulte qu’à partir de 30 ans

 

Les résultats des recherches d'une équipe de neurologues concordent avec le sentiment grandissant parmi les jeunes générations d'un âge adulte inatteignable. | Jens Johnsson via Unsplash

Les résultats des recherches d’une équipe de neurologues concordent avec le sentiment grandissant parmi les jeunes générations d’un âge adulte inatteignable. | Jens Johnsson via Unsplash

Repéré par Audrey Renault

Selon une étude britannique, à 18 ans le cerveau est encore en développement et loin de sa maturité.

À 18 ans –21 ans dans certains pays–, vous êtes en âge de voter, de boire de l’alcool, d’aller en prison si vous commettez un crime, et de souscrire des prêts. Pourtant, si selon l’État vous êtes alors considéré comme adulte, la réalité est tout autre. Selon les recherches d’une équipe de neurologues de l’université de Cambridge, l’âge adulte diffère pour chacun et chacune.

«Donner une définition précise du passage entre l’enfance et l’âge adulte paraît de plus en plus absurde, explique Peter Jones, coauteur de l’étude. Il s’agit d’une transition bien plus nuancée qui s’effectue sur près de trois décennies.»

D’après les résultats de l’enquête, le cerveau de la plupart d’entre nous atteint sa maturité aux alentours de nos 30 ans. Avant cela, notre cortex traverse plusieurs phases de mutation qui peuvent entraîner des modifications du comportement ou de la personnalité, voire le développement de troubles mentaux.

Enfant/adulte, des catégories obsolètes

Ces résultats concordent avec le sentiment grandissant parmi les jeunes générations d’un âge adulte inatteignable.

 Le «I feel like a child syndrome» est un dérivé du syndrome de l’imposteur très répandu chez les millennials, empêtrés dans les dettes étudiantes, le chômage et un marché immobilier sinistré, et qui ne parviennent pas à cocher les étapes supposées obligatoires du passage à l’âge adulte comme trouver un job, quitter le nid familial, fonder une famille. Pas étonnant alors de constater un pic de déprime chez les jeunes de la génération Y, pour beaucoup en pleine crise du quart de siècle, cette dépression qui toucherait les deux tiers des 25-33 ans.

Pour Peter Jones, cette catégorisation enfant/adulte est une pure invention:

«Ça arrange l’éducation nationale, la justice ou le système de santé d’avoir des paliers tranchés», affirme celui qui pense tout de même que dans le cadre de la justice, un juge expérimenté n’appliquera pas la même peine à une personne de 19 ans qu’à un ou une coupable de 30 ans.

«Le système s’adapte lentement à ce qui est évident, déclare Peter Jones, il n’existe pas d’un côté l’enfance, de l’autre l’âge adulte. Les gens suivent une trajectoire. Personne n’aime l’idée d’une chenille qui se transforme instantanément en papillon.»

http://www.slate.fr/

La chirurgie des fossettes, la nouvelle opération à la mode


Payer plus de 2, 000 $ pour une chirurgie plastique qui ne dure qu’un ou deux mois, ce n’est pas exagéré ? Une mode aux États-Unis d’avoir des fossettes, il est vrai que c’est beau des fossettes, mais pas pour dépenser de l’argent de la sorte
Nuage

 

La chirurgie des fossettes, la nouvelle opération à la mode

 

© thinkstock.

Qu’est-ce qu’Ariana Grande, Kate Middleton, Miranda Kerr ou encore Harry Styles ont en commun? Les fossettes, bien sûr! Cet attribut, considéré comme un véritable atout charme par certain fait fureur. Aux Etats-Unis, une opération de chirurgie esthétique permettant de créer artificiellement des fossettes a d’ailleurs convaincu de nombreuses personnes.

© photo news.

Ces dernières années, la « dimpleplasty », la chirurgie esthétique des fossettes à la côte aux Etats-Unis. De plus en plus de personnes de la génération Y – les personnes nées entre 1980 et l’an 2000 – craquent pour cette opération rapide et peu invasive dans le simple but d’avoir, elles aussi, des creux au milieu des joues.

« La raison pour laquelle certaines personnes ont des fossettes et d’autres pas est qu’elles sont nées avec un lien étroit entre les muscles faciaux du visage et la peau, tandis que d’autres non », a expliqué le chirurgien plastique Darren Smith au magazine Allure. « Il est aisé de créer une fossette en tirant le muscle sous la peau ».

L’opération consiste à « créer un défaut dans le muscle de la joue. Le muscle est ensuite rattaché sous la surface de la peau pour que les fossettes soient visibles quand le visage s’anime, mais restent invisibles lorsqu’il est au repos », a expliqué le docteur Jones au magazine.

Selon le chirurgien, les jeunes sont attirés par cette opération car elle demande « peu de temps, elle améliore l’esthétique du visage et ne nécessite pas une anesthésie générale ».

L’opération, qui coûte entre 1.500 et 1.800 euros,(2 206 et 2 648  $) est cependant semi-permanente: ses effets disparaissent après un ou deux mois. De plus, elle n’est pas sans risque. Certaines personnes se sont en effet retrouvées avec deux trous dans les joues, à l’instar de cette Britannique qui rêvait d’avoir les mêmes fossettes que Cheryl Cole.

http://www.7sur7.be

Vous n’arrivez plus à lire des livres? Voilà pourquoi


Il semble que la génération Y (1980-1995) a plus de difficultés à se concentrer pour se plonger dans un livre étant né entre deux mondes. L’autre monde bien sûr est Internet ou tout est rapide, tout nous interpelle
Nuage

 

Vous n’arrivez plus à lire des livres? Voilà pourquoi

 

© thinkstock.

De nombreux (ex-) lecteurs ressentent de plus en plus de difficulté à rester sagement devant un livre comme autrefois, avant l’ère internet. Mais la technologie n’est pas seule responsable. Il s’agit surtout d’un problème générationnel…

Vous avez envie de lire mais à chaque tentative la mission échoue et le livre termine sur la commode, relégué aux oubliettes par un smartphone et quelques fils d’actualité? Vous n’êtes pas le seul! Il s’agit du syndrome dit de « l’insécurité du lecteur », un problème de concentration qui touche surtout la génération Y (1980-1995), relate le magazine Slate.

Solutions illusoires

La frustration qui en découle est énorme, au point de pousser les concernés à multiplier les démarches pour retrouver ce paradis de la lecture insouciante: journée déconnectée, liseuse, balade en forêt, chalet à la montagne, exil sur une île déserte… mais rien n’y fait et l’entreprise dérive souvent vers une activité étrangère à l’objectif initial.

« Nés entre deux mondes »

Selon les études menées sur le sujet, ce phénomène s’explique par la nature-même de la génération Y, une génération née « entre deux mondes »:

« Nous avons atterri dans un monde différent de celui dans lequel nous sommes nés. Mais, à l’inverse de nos parents, nous ne pouvons nous en extraire. Nous sommes obligés d’y faire face. Et nous avons peur de ne pas être à la hauteur », affirme Katy Waldman dans un article consacré.

Malaise

Bref, cette génération n’est pas née avec internet et a été éduquée à la lecture imprimée sur papier avant de devoir s’adapter au format numérique. À cheval sur deux époques, elle n’est donc ni instinctivement liée au support traditionnel ni à l’actuel. Une « gêne » que ne rencontre pas la génération suivante baignée dès l’enfance dans cet univers connecté.

Impasse

Ajoutez à cela la surabondance de contenus, le streaming en ligne, le bombardements de notifications, le FOMO (« Fear Of Missing Out », la peur de louper quelque chose), l’impossibilité professionnelle de déconnecter régulièrement, les cinq boîtes mails et les multiples applications de discussions instantanées et vous comprendrez que terminer « Guerre et Paix » ce soir ne sera pas une mince affaire… 

http://www.7sur7.be/

Les jeunes délaissent les céréales au petit-déjeuner à cause de la vaisselle


Est-ce possible ? Qu’on ne veuille ne pas faire de recette compliquée pour limiter la vaisselle à laver de temps à autre, c’est une chose, mais qu’un bol de céréale est trop ardu à laver, c’est de la pure paresse
Nuage

 

Les jeunes délaissent les céréales au petit-déjeuner à cause de la vaisselle

 

Une cuillère et des céréales | Agriculture Research Service via Wikimedia Commons (domaine public)

Une cuillère et des céréales | Agriculture Research Service via Wikimedia Commons (domaine public)

Repéré par Robin Panfili

Selon un sondage, pour 40% des jeunes, laver son bol de céréales du petit-déjeuner demande vraiment beaucoup trop d’efforts.

Du lait, des céréales et suffisamment d’énergie pour verser les deux ingrédients dans un même récipient. Voilà, à peu de choses près, les seuls efforts à fournir pour se préparer un petit-déjeuner digne de ce nom. Si, à vos yeux, la tâche ne vous paraît pas insurmontable, sachez qu’elle a aujourd’hui tendance à en décourager plus d’un.

Dans un article consacré à la place des céréales dans nos petits-déjeuners traditionnels, le New York Times rapporte une donnée surprenante. Les jeunes, plus précisément ceux de la fameuse génération Y, sont nombreux à penser que se préparer un bol de corn-flakes représente trop d’efforts. Près de 40% de ceux interrogés par Mintel, un institut spécialisé en étude de marché, délaissent les céréales à cause de la vaisselle que cela nécessite.

Le Washington Post ajoute que, pour des raisons pratiques, cette génération préfèredéjeuner à l’extérieur et acheter directement des en-cas à emporter avant de commencer la journée –des yahourts ou des sandwichs déjà cuisinés, le plus souvent. D’autres, probablement encore plus flemmards ou pressés, préfèrent même ne rien manger du tout. Et, dans ce cas précis, la vaisselle n’est évidemment plus un problème.

Changer les habitudes

Au-delà de cette étude statistique, le désintérêt croissant de la génération Y pour les céréales se fait ressentir d’un point de vue économique. En quinze ans, les ventes de céréales ont chuté de près de 30%, note le New York Times. Une tendance qui s’observe depuis la fin des années 1990.

Les céréales risquent-elles pour autant de disparaître de nos supermarchés? Non, rassurez-vous. Les marques de céréales, Kellogg’s en tête, pensent avoir trouvé la parade: changer les habitudes des consommateurs pour faire des céréables un aliment que l’on utiliserait pour la cuisine de tous les jours, et non plus uniquement pour le petit-déjeuner ou le goûter. Une stratégie payante pour John Bryant, le PDG de Kellogg’s:

«Aux États-Unis, on observe que 30% des céréales consommées sont utilisées en dehors du petit-déjeuner, contre 20% seulement quelques années en arrière.»

Pour redonner aux céréales ses lettres de noblesses, Kellogg’s s’est attaché les services de grands chefs pour une campagne publicitaire de grande envergure, en décembre 2015. Sur Instagram, ces chefs avaient pour mission de revisiter des plats à partir de céréales.

«Voilà un de nos plats préférés réalisé pour le petit-déjeuner par le chef Danny Bowien. Quel était le vôtre?»

http://www.slate.fr/