Le gazon n’est pas si vert, conclut une étude


Depuis que j’ai vu aux nouvelles, il y a quelques années, un couple faire son jardin en avant de la maison au lieu d’avoir un gazon, je doute de l’utilité d’avoir un beau gazon qui demande des soins comme la tonte et certains mettent des produits chimiques pour éviter d’avoir des mauvaises herbes. Point de vue écologique, cela affecte les insectes pollinisateurs et qu’il serait mieux dans bien des cas de remplacer une pelouse par une végétation basse qui est bon pour l’écosystème
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Le gazon n’est pas si vert, conclut une étude

 

JEAN-THOMAS LÉVEILLÉ
La Presse

Il est peut-être vert, mais il en fait bien peu pour l’environnement. Le gazon arrive bon dernier en matière de « performance écologique » des espaces verts, conclut une étude que La Presse a obtenue. La bonne nouvelle, c’est que le potentiel d’amélioration est immense. Et il pourrait se faire à coût nul.

Lutte contre les îlots de chaleur, amélioration de la qualité de l’air, enrichissement de la biodiversité, prévention des inondations : les espaces verts jouent plusieurs rôles écologiques.

Mais les surfaces gazonnées sont celles qui « offrent les moins bonnes performances », conclut une étude obtenue par La Presse et qui sera dévoilée à l’occasion du Sommet sur les infrastructures naturelles et les phytotechnologies, qui se tient aujourd’hui au Stade olympique de Montréal.

Le constat le plus frappant concerne les îlots de chaleur : les chercheurs ont relevé que la température au sol, par temps ensoleillé, pouvait être supérieure de 20 °C sur une surface gazonnée à celle sur les trois autres types de « végétation basse » étudiés.

Les « champs herbacés non entretenus », les « friches arbustives non entretenues » et les « haies arbustives entretenues » abritent également une plus grande quantité et un plus grand nombre d’espèces d’invertébrés que le gazon.

Pis encore : « la tonte du gazon a pour effet de faire disparaître la quasi-totalité des [rares] invertébrés », affirme l’étude, qui a noté un « faible rétablissement » quatre semaines après la tonte.

« Une grande partie des insectes éliminés par la tonte des gazons sont des pollinisateurs naturels. »– Jérôme Dupras, coauteur de l’étude et professeur au département des sciences naturelles de l’Université du Québec en Outaouais, en entrevue avec La Presse

Ces invertébrés entrent également dans la chaîne alimentaire de plusieurs petits animaux, comme les oiseaux et les chauves-souris ; leur présence ajoute donc « une couche de biodiversité », ajoute Jérôme Dupras, par ailleurs bassiste des Cowboys Fringants.

Il s’agit de l’une des premières études sur la question, affirme Jérôme Dupras, qui a trouvé « très peu de littérature scientifique sur la végétation basse ».

IMPACT « MAJEUR », COÛT « NUL »

Il y a 68 000 hectares de terrain ayant « le potentiel d’améliorer la quantité et la qualité des services écosystémiques » sur le territoire de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM), qui regroupe 82 municipalités, sur lequel s’est penchée l’étude.

Elle exclut donc plusieurs surfaces minéralisées qui pourraient être reverdies, soulignent les auteurs, qui recommandent à la CMM d’inclure l’aménagement d’autres zones de végétation basse que des surfaces gazonnées dans sa planification d’infrastructures naturelles.

« On aurait un impact majeur sur les îlots de chaleur, le contrôle des eaux [et] la biodiversité. » – Jérôme Dupras

L’augmentation des espaces verts à haute performance écologique offrirait également « une résilience face aux changements globaux », estime le chercheur.

Il cite l’exemple des espèces invasives, dont la « colonisation de nouveaux milieux est favorisée par des écosystèmes fragiles ».

Déjà, diverses études ont évalué que les infrastructures naturelles fournissaient des services écosystémiques d’une valeur de 2 milliards de dollars par année sur le territoire de la CMM, rappellent les chercheurs, somme qui pourrait être décuplée si le potentiel était mieux exploité.

Améliorer l’aménagement des espaces verts « peut se faire à coût nul », s’enthousiasme Jérôme Dupras.

« Ça coûte cher en termes de main-d’oeuvre et d’équipements de faire des tontes de gazon », illustre-t-il.

FACILE POUR LES PARTICULIERS

L’étude ne recommande pas de renoncer à toutes nos pelouses verdoyantes.

« C’est culturel, dit Jérôme Dupras. On ne va pas évacuer complètement le gazon. »

D’autant que le gazon a tout de même certaines utilités, surtout récréatives.

Mais sans renoncer au gazon, il est possible d’améliorer la performance écologique des espaces verts, même pour les particuliers, explique le chercheur, qui suggère d’ajouter des « graminées », par exemple.

« En diversifiant les types de végétation, on vient diversifier les niches écologiques. Ça peut rester à caractère ornemental. Ça va aider les pollinisateurs, les oiseaux. »– Jérôme Dupras

Simplement « retarder les épisodes de tonte » du gazon peut aussi faire une différence, ajoute-t-il, tout comme mettre des fleurs sur son balcon quand on n’a pas de terrain.

Jérôme Dupras espère aussi que les municipalités aideront leurs citoyens à améliorer la performance de leurs espaces verts, en procédant à des dons d’arbustes ou en leur fournissant des « trousses à outils ».

« Quand on donne des outils simples aux gens, on voit qu’ils se les approprient. »

https://www.lapresse.ca

Quand les plantes lancent un SOS, les guêpes leur répondent


L’odeur que dégage l’herbe lorsqu’elle est coupée est en fait un signal de détresse. En gros, vous respirez l’herbe qui crie de douleur. Certaines plantes aussi envoient des molécules de détresse quand elles sont attaquées par des insectes et font appelle aux guêpes. Les chercheurs on remarquer pour le maïs génétiquement modifié, que les guêpes ne viennent pas à la rescousse s’il est attaqué contrairement ceux qui ne le sont pas. La nature fait mieux que la science
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Quand les plantes lancent un SOS, les guêpes leur répondent

 

Lorsque les chenilles s'attaquent aux feuilles certaines plantes appellent les guêpes à la rescousse.

Lorsque les chenilles s’attaquent aux feuilles certaines plantes appellent les guêpes à la rescousse. BRÉVAULT/CIRAD

Par Joël Ignasse

L’odeur de l’herbe coupée diffuse une molécule qui attire les guêpes parasites s’attaquant aux insectes ravageurs. 600 molécules de signalisation ont ainsi été recensées chez les plantes.

ODEUR. L’odeur du gazon fraîchement tondu est agréable aux narines du promeneur. Il s’agit pourtant d’un véritable signal de détresse ! Celui-ci est émis par les plantes lorsqu’elles passent sous les ciseaux de la tondeuse ou quand elles sont croquées par des insectes. Ces signaux se sont pas émis en vain, puisqu’ils attirent d’autres bestioles qui s’attaquent aux ravageurs.

Une molécule aux fonctions multiples

On savait déjà que le tabac émet des signaux volatils, lorsque ses feuilles sont en train de se faire dévorer par la chenille du sphinx du tabac. Ces signaux attirent une punaise qui s’attaque aux œufs et aux larves du papillon.

Une nouvelle étude, plus générale et qui porte sur le maïs et l’herbe du gazon, est publiée dans The Plant Journal. Les chercheurs y expliquent avoir identifié une nouvelle molécule, l’acide jasmonique, capable de convoquer des guêpes parasites à la rescousse de ces plantes lorsqu’elles sont en danger.

DÉFENSES. Les scientifiques ont étudié le comportement des guêpes avec des épis de maïs génétiquement modifié pour ne pas produire d’acide jasmonique. Quand ils se font dévorer par des insectes, les guêpes ne réagissent pas. À l’inverse, avec du maïs non modifié produisant cet acide, dès qu’il y a des feuilles attaquées par des chenilles :

« les guêpes parasites arrivent en nombre vers le plant en train d’être mangé et pondent leurs œufs dans les chenilles » relate Michael Kolomiets, spécialisé en pathologie végétale et principal auteur de l’étude.

L’acide jasmonique permet également l’activation au sein de la plante d’une hormone, la jasmonate, qui déclenche d’autres mécanismes de défense contre les insectes comme la production de composés amers ou d’odeurs désagréables pour les ravageurs.

« Cette substance à une double fonction. Elle déclenche dans la plante la production de composés insecticides. Mais elle a aussi une fonction indirecte de défense en envoyant un signal de type SOS attirant les guêpes » résume Michael Kolomiets.

Il semblerait aussi que le gène qui régit la production d’acide jasmonique joue un rôle dans la résistance à la sécheresse, les plants de maïs modifié y étant plus sensibles. Les chercheurs sont en train d’explorer cet aspect et ils travaillent aussi à catégoriser les quelques 600 molécules de signalisation recensées chez les plantes

https://www.sciencesetavenir.fr/

Truc Express ► Quoi faire avec vos feuilles mortes?


C’est dommage de gaspiller l’engrais naturel pour les pelouses à l’automne avec toutes ses feuilles qui tombent. Chez-moi, ceux qui ramassent leurs feuilles peuvent les mettre dans des sacs en papier destinés aux feuilles, plantes, etc … ou une poubelle avec V écrit dessus et la ville le ramasse pour amener à l’écocentre
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Quoi faire avec vos feuilles mortes?

 

AUTOMNE. L’été a fait place à l’automne dans les derniers jours, les journées rafraichissent et bientôt, les feuilles vont tapisser le sol de la région. Plutôt que d’envoyer des sacs de feuilles au dépotoir, Eurêko propose deux solutions.

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Connaissez-vous le feuillicyclage? Cette procédure permet d’optimiser notre empreinte écologique en diminuant la quantité de matières destinées à l’enfouissement.

Julie Bolduc, chargée de projet pour Eurêko, a expliqué qu’il s’agit en fait de passer la tondeuse, lorsque possible, dans les feuilles et de laisser là les rognures produites.

« C’est d’ailleurs le meilleur engrais naturel que l’on peut avoir sur notre gazon, puisqu’en laissant les feuilles au sol, toutes les propriétés de celles-ci vont retourner dans le sol », a précisé Mme Bolduc.

Elle a d’ailleurs souligné qu’aujourd’hui, les gens ont énormément d’obligations et le feuillicyclage permet de sauver des étapes, soit de racler notre terrain et de mettre les feuilles dans des sacs.

Néanmoins, la chargée de projet a mentionné qu’on ne devrait pas laisser plus de cinq centimètres de feuilles sur notre terrain. On doit toujours pouvoir voir les herbes qui dépassent.

« Si on a trop de feuilles, on peut également déposer les rognures dans les plates-bandes ou dans notre jardin, elles agiront également comme engrais naturel », a ajouté Mme Bolduc.

Écocentre

Cette dernière a souligné qu’il reste quand même quelques personnes qui veulent absolument ramasser les feuilles pour avoir un terrain bien propre.

« C’est une vieille mentalité, mais pour ceux qui voudraient le faire, je conseille d’aller porter les feuilles à l’écocentre. Si tout le monde remplit quatre ou cinq sacs de feuilles et les met à la poubelle, on va remplir le dépotoir », a lancé Mme Bolduc.

http://www.lechoabitibien.ca/

Huit moutons chargés de tondre le gazon dans un parc montréalais


En Europe, cela se fait depuis longtemps, à Montréal, c’est une première. L’idée d’employer des moutons pour tondre la pelouse des parcs a plusieurs avantages. Ce que j’espère, c’est qu’ils ne seront pas incommodés par la pollution
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Huit moutons chargés de tondre le gazon dans un parc montréalais

 

De nouveaux arrivants ont élu domicile sur l’herbe du parc du Pélican, dans l’arrondissement Rosemont_La Petite-Patrie, à Montréal. Et ils sont plutôt chaudement habillés pour la période estivale.

Les résidants du quartier ont pu rencontrer, samedi, les six brebis et deux agneaux qui assumeront la responsabilité, durant un mois, de la tonte du gazon.

L’initiative d’écopâturage fait partie du projet pilote d’agriculture urbaine Biquette à Montréal.

Le broutage de l’herbe par des animaux a des avantages écologiques et contribue à l’aménagement paysager, a fait valoir l’une des instigatrices du projet, Marie-Ève Julien-Denis.

« Les excréments des moutons vont nourrir le sol et ça va contribuer à la biodiversité urbaine, parce que les insectes et les oiseaux ne seront plus dérangés par le bruit des tondeuses », a-t-elle expliqué.

Le recours aux brebis et aux chèvres dans les places publiques et les parcs existe en Europe depuis des siècles.

L’idée semble germer au Canada. La ville de Calgary, en Alberta, a fait appel à 106 chèvres pour éliminer le chardon et d’autres plantes indésirables d’un parc urbain.

Les moutons brouteurs du parc du Pélican, venus de la ferme gastronomique Chez Anouk, à Mont-Laurier, ont vite mis la main à la pâte. Ils semblaient d’ailleurs peu incommodés, samedi, par les quelques dizaines de curieux qui avaient bravé la pluie battante pour leur souhaiter la bienvenue.

Les Montréalais auront toutefois d’autres occasions de faire plus ample connaissance avec ces animaux. Des pique-niques et même des séances de yoga sont prévus à l’horaire des brouteurs.

Le projet Biquette à Montréal comporte aussi un volet éducatif. Les citoyens pourront notamment en apprendre davantage sur la fabrication du fromage et les vertus de la laine. Des ateliers sur l’agriculture urbaine et sur la provenance des aliments auront également lieu.

« Il y a beaucoup de citoyens qui n’ont pas nécessairement l’occasion d’aller à la campagne pour visiter des fermes », souligne Marie-Ève Julien-Denis, et c’est entre autres ce public que le projet cherche à rejoindre.

Le nouveau terrain de jeu des huit locataires temporaires du parc du Pélican sera supervisé 24 heures sur 24 par deux bergers. Un petit bâtiment a été érigé pour faire office de bergerie.

Le maire de l’arrondissement, François Croteau, a rappelé que le projet n’est pas le premier en matière d’agriculture urbaine. Un poulailler communautaire a été ouvert il y a quelques années.

« Nous voulons faire la démonstration qu’il est possible de réintégrer l’agriculture dans la vie des Montréalais », a-t-il lancé.

Les moutons rentreront au bercail dans un mois, mais les organisateurs du projet espèrent que d’autres parcs emboîteront le pas.

Le rêve le plus cher de Marie-Ève Julien-Denis est qu’un premier fromage issu des brebis montréalaises puisse être offert l’an prochain, juste à temps pour le 375e anniversaire de Montréal.

http://quebec.huffingtonpost.ca/

JE JARDINE SANS PESTICIDE


À la belle saison, nous avons envie de profiter du beau temps et tout ce qui l’entoure. Le jardinage est une belle activité estivale. Mais pour en profiter au maximum, mieux vaut s’éloigner des produits chimiques toxiques et renouer avec la nature pour un meilleur rendement
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JE JARDINE SANS PESTICIDE

 

 

    Les pesticides sont des substances chimiques toxiques largement utilisées pour protéger les cultures des insectes, des champignons et autres mauvaises herbes.

    Les agriculteurs en déversent à gogo dans les champs, mais nous aussi, dans notre propre jardin…

    Comment remplacer les pesticides domestiques et jardiner au naturel?

    Une belle pelouse sans pesticides, sans mousse ni herbes folles

  • Favorisez le désherbage manuel (binette, couteau à désherber…).

  • Contre la mousse, utilisez un scarificateur.

  • Ne disséminez pas les graines des plantes indésirables: fauchez les plantes annuelles avant l’apparition des fleurs ou au moment de leur floraison.

  • Lors de l’ensemencement de votre pelouse, choisissez un gazon approprié à la situation (type de sol, conditions d’humidité…) et à son utilisation (terrain de jeu, pelouse d’agrément…).

  • Utilisez des plantes couvre-sol sur les surfaces à l’ombre et couvertes de mousse.

  • Aérez le sol pour améliorer la rétention de l’eau et la circulation de l’air (l’asphyxie favorise la prolifération des mousses).

  • Lorsque vous tondez (à une hauteur d’environ 5-10 cm), laissez l’herbe coupée sur le sol.

  • Faites une analyse de sol en automne. Un amendement calcique (chaux…) peut être nécessaire pour rétablir le pH et ainsi limiter le développement des mousses et des herbes folles.

    Mon potager bio

    • Les paillis (organiques ou plastiques) sont indispensables pour:

      • éviter les herbes indésirables et donc la concurrence avec vos plantations,

      • conserver l’humidité (1 paillage = 2 arrosages),

      • maintenir un peu de matière, ce qui favorise la vie biologique du sol et limite le tassement.

    • Comme pour la pelouse, utilisez des plantes couvre-sol sur les surfaces à l’ombre et couvertes de mousse.

    • Plantez des variétés connues pour mieux résister que d’autres aux maladies les plus courantes: mildiou, rouille, cloque…

    • Utilisez des engrais verts réservés pour le potager. Ce sont desplantes qui, après la récolte, occuperont rapidement la terre restée nue, l’entretiennent et la protègent.

    • Compostez vous-même vos déchets pour obtenir un engrais naturel, complet, gratuit, qui favorise la vie du sol et limite d’un tiers la poubelle de déchets ménagers.

    • Pour vous débarrasser des insectes nuisibles, installez des abris pour animaux dits auxiliaires, coccinelles, perce-oreilles, hérissons, ménages…

    • Installez également des haies fleuries afin d’accueillir et nourrir des animaux et insectes auxiliaires (oiseaux, coccinelles, carabes…) et de détourner les indésirables de vos plantations.

    • Utilisez des pièges ou des barrières contre les animaux nuisibles (pièges à taupes, à limaces, voile anti-insectes, filet de protection contre les oiseaux…).

    Mis à jour par Marion Garteiser, journaliste santé
    Créé initialement par Isabelle Eustache, journaliste Santé

    Sources : Maison de la consommation et de l’environnement, http://www.mce-info.org/pesticides.php.

     

    http://www.e-sante.be/

    Une année record pour la punaise velue


    Il semble que la malheur des humains et des animaux fasse le bonheur de certains insectes … La sècheresse qui a frappé le Québec cet été a rendu notre environnement sèche .. et un parasite en a profité pour se multiplier .. Ceux qui ne peuvent arroser il  est préférable de laisser l’herbe plus haute, d’ailleurs un jardinier connu avait déjà dit il y a quelques années que nous devions changer certaines de nos habitudes sur la tonte de pelouse
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    Une année record pour la punaise velue

     

     

    La punaise velue prolifère cette année au Québec.

    Photo : IQDHO

    La punaise velue prolifère cette année au Québec.

    Les conditions estivales favorisent la prolifération de cet insecte s’attaquant au gazon

     

    La canicule et la sècheresse qui ont prévalu ces dernières semaines favorisent l’éclosion de la punaise velue, un insecte qui s’attaque aux pelouses et les fait jaunir. Plusieurs régions du Québec sont durement touchées, et déjà on parle d’une année record pour ce parasite.

    La punaise velue, également appelée punaise des céréales, est connue au Québec depuis quelques décennies déjà. Mais cette année, elle frappe beaucoup plus fort que par les années précédentes.

    « C’est vraiment une année marquante pour les punaises, elle est plus dramatique que les autres », constate Bruno Fortin, de l’Association des services en horticulture ornementale du Québec.

    « Tous nos membres, un peu partout au Québec, nous communiquent le fait qu’il y a des punaises sur leur terrain. Des avis phytosanitaires, envoyés par le Centre d’expertise en horticulture ornementale du Québec [IQDHO] il y a un mois déjà, faisaient état de la présence de la punaise dans toutes les régions du Québec et prévoyaient beaucoup de dommages. Et ça se concrétise. Depuis les derniers mois, on voit beaucoup de dommages un peu partout. »

    Les régions les plus sévèrement touchées sont, selon l’association, les grandes régions de Montréal, Québec et Trois-Rivières, l’Estrie, la Montérégie, la Haute-Côte-Nord et le Saguenay. Mais, dans l’ensemble, ce sont toutes les régions qui sont plus touchées que d’habitude, note le spécialiste des pelouses.

    Plusieurs éléments ont permis cette prolifération record. Dans un premier temps, les températures clémentes de l’hiver ont permis aux punaises velues de survivre en plus grand nombre, terrées dans le sol qui n’a pas gelé en profondeur. Davantage d’oeufs ont donc été pondus au printemps et, depuis, le temps chaud et sec a permis à l’insecte de subsister. La punaise velue suce la sève du gazon, provoquant la mort de la plante.

    « Le premier signe d’une infestation de punaises est le jaunissement de la pelouse par petites plaques inconstantes, constate Bruno Fortin. Mais cette année, avec la sècheresse qui fait des dommages, il est plus difficile pour les gens de faire la différence entre les dommages causés par la sècheresse et ceux causés par la punaise velue. »

    D’autant plus que ces insectes adorent le soleil. Ils s’attaquent donc aux pelouses exposées au soleil, ce qui augmente la confusion pour les propriétaires de pelouses, qui attribuent souvent les ravages de l’insecte au manque d’eau. D’où l’importance de faire du dépistage, selon Bruno Fortin.

    « Si l’on voit des plaques jaunes, il faut aller voir le pourtour, là où c’est vert et jaune, et fouiller le terrain avec les mains, comme si on voulait aller voir le fond de la tête d’un individu. On va voir si ça se met à fourmiller. »

    La forme de l’insecte évolue au fil de l’été. Les nymphes ne sont pas plus grosses qu’une tête d’aiguille. Elles sont rouge orangé avec des bandes sur l’abdomen. Les ailes apparaissent par la suite et la couleur passe du brun au noir jusqu’à ce que l’insecte atteigne la taille d’une fourmi noire.

    « On ne peut pas se tromper. Quand on en voit, c’est toujours beaucoup en même temps. On parle de centaines ou de milliers de punaises, selon l’infestation. »

    Pour prévenir et éloigner les parasites, mieux vaut arroser sa pelouse régulièrement, car la punaise velue déteste les sols humides. Une bonne hydratation aide également le gazon à récupérer de ces attaques. Dans le cas où la règlementation municipale interdit l’arrosage des pelouses par temps sec, Bruno Fortin recommande de garder la pelouse haute pour garder l’humidité au sol.

    « Plus une pelouse est en santé, mieux elle va résister et récupérer », conclut-il.

    http://www.ledevoir.com

    Etats-Unis : Une seance de jardinage horrifiante


    N’étant pas une adepte d’herbicide chimique, je suis quand même du même avis que les indications importantes devraient être bien indiqué sur la bouteille ou tout emballage de produit qui sont quand même dangereux et peut occasionné de gros problèmes en cas de mauvaises utilisations .. Puis ce n’est pas tout le monde qui vont lire les indications dans un livret quand il est noté un mode d’emploi sur le contenu
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    États-Unis

    Une séance de jardinage horrifiante

     

    Un père de famille de Lake Elmo, aux États-Unis, regrette très amèrement sa dernière séance de jardinage. En voulant éliminer les mauvaises herbes de sa vaste pelouse, Rob Olson a commis une erreur irréparable.

    Suivant les indications confuses des employés d’un magasin de jardinage, M. Olson a opté pour un désherbant trop agressif. Trois bouteilles de Double Play Weeds’em Out lui ont suffi pour anéantir toute trace de verdure sur sa propriété.

    Le puissant herbicide contient en effet une substance «préventive» qui s’attaque au gazon et qui empêche tous types de végétaux de pousser pendant au moins six mois.

    Le produit désherbant trop… efficace! (CNN)

    Père de deux jeunes enfants atteints de fibrose kystique, M. Olson a l’habitude d’organiser une grande levée de fonds au profit de la fondation pour la fibrose kystique. L’an dernier, ses efforts accrus avaient permis d’amasser plus de 20 000$.

    Cette année, l’organisateur se dit contraint d’annuler l’événement en raison du piètre état de sa propriété. La pelouse devrait peu à peu se décomposer, laissant place à un terrain vasard et boueux.

    Rob Olson en compagnie de ses deux enfants atteints de fibrose kystique. (CNN)

    Mécontent des indications «confuses» sur la bouteille de l’herbicide qu’il a achetée, le jardinier du dimanche a contacté la compagnie Ferti-lome qui fabrique le produit. Un représentant a rejeté les critiques de M. Olson, l’accusant en retour de ne pas avoir consulté le livret qui accompagnait le produit.

    «Je pense néanmoins que l’emballage devrait clairement indiquer que ce désherbant tue le gazon», souligne-t-il, lui qui est à la recherche d’un nouvel emplacement pour sauver sa campagne de financement annuelle.

    Une séance de désherbage catastrophique pour Rob olson. (CNN)

    http://tvanouvelles.ca