Et si on jetait nos déchets dans la lave ?


Je n’aurais jamais eu l’idée de jeter des déchets dans des cratères de volcan. Et il semble que l’idée ne soit pas très bonne. Même si les déchets brulent, des gaz toxiques peuvent s’échapper dans l’air, ce qui n’est vraiment pas une bonne idée, sans parler que même si la larve est très chaude, elle ne pourrait venir à bout des déchets nucléaires.
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Et si on jetait nos déchets dans la lave ?

 

Crédits : capture Youtube USA Today / Brandon Clement

par Yohan Demeure

Les récents séismes qui se sont produits à Hawaï ont réveillé le volcan Kilauea, qui est entré en éruption. Une vidéo tournée sur place et depuis devenue virale sur le Web montre une automobile engloutie par un torrent de lave. Et si jeter nos déchets dans la lave représentait réellement une solution ?

Depuis le jeudi 3 mai 2018, le volcan Kilauea culminant à 1247 m d’altitude est entré en éruption suite à une série de séismes, dont le plus puissant affichait une magnitude de 6,9 sur l’échelle de Richter. De nombreuses coulées de lave ont été générées, et ce sont plus de 2000 personnes qui ont été évacuées.

Selon CNN, un américain de 38 ans nommé Brandon Clement s’est rendu sur l’île afin d’assister à l’éruption. Alors que ce dernier conduit sa voiture, un tas de lave menace une maison et celui-ci s’arrête pour tenter de voir si quelqu’un est encore à l’intérieur. Après avoir constaté l’absence des résidents, l’intéressé retourne à son véhicule et remarque que le tas de lave en question s’apprête à traverser la route.

Ainsi, Brandon Clement décide d’allumer la caméra située à l’avant de son véhicule afin d’immortaliser la scène. La lente traversée de la lave aura fini par engloutir une autre automobile garée sur le bas-côté, tandis que la vidéo postée sur les réseaux sociaux un peu plus tard devient rapidement virale. Celle-ci relayée par USA Todayest d’ailleurs visible en fin d’article.

Lorsque l’on voit avec quelle facilité la lave avale la voiture, une question très tentante se pose : pourrait-il s’agir d’un incinérateur à déchets naturel ? En réalité, la réponse est non, et nous avons listé les raisons montrant que cela est peu probable – et surtout pas une bonne idée. Tout d’abord, il existe très peu de volcans ayant un cratère ouvert et rappelons que s’approcher d’un volcan est très dangereux.

Par ailleurs, les déchets seraient brûlés sur place, ce qui poserait des problèmes d’accumulation du fait que la lave est très dense malgré son apparence liquide, les détritus ne s’y enfonceraient que très peu profondément. Certains objets jetés dans la lave pourraient causer des explosions et d’autres ne seraient même pas détruits, en particulier les déchets nucléaires comme l’uranium, qui nécessite une température environ quatre fois plus élevée que celle de la lave d’un volcan. De plus, la combustion de ces déchets générerait le rejet de gaz toxiques dans l’atmosphère, et ces derniers représenteraient à la fois un danger pour l’environnement et la santé humaine.

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Volcans et météorite, vainqueurs des dinosaures par K.O


 

On cherche encore comment ont disparu les dinosaures. Une météorite ? Des volcans ? Et si c’était les deux ? Des éruptions volcaniques ont eu pour résultat d’un changement climatique qui ont tué nombres de dinosaures en plus de la météorite plus tard qui n’a laissé aucune chance à d’autres dinosaures. Reste que cela demeure une hypothèse, mais envisageable
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Volcans et météorite, vainqueurs des dinosaures par K.O

L'activité volcanique et l'impact d'une météorite ont asséné un "double coup de poing" aux dinosaures, selon l'étude (c) Afp

L’activité volcanique et l’impact d’une météorite ont asséné un « double coup de poing » aux dinosaures, selon l’étude (c) Afp

Le long règne des dinosaures n’a pas été mis au tapis d’un seul coup par la chute d’une météorite, il y a 66 millions d’années : cet événement a été précédé par un changement climatique lié aux volcans, soulignent mardi 5 juillet 2016 des chercheurs. 

A la fin du Crétacé, les dinosaures non aviaires et les trois quarts des espèces de la planète ont été rayés de la carte. Une extinction de masse dont les causes continuent à faire débat parmi les scientifiques. Des chercheurs ont cherché à comprendre ce qui s’était passé à ce moment-là sur l’île Seymour, située dans l’Antarctique. Dix des 24 espèces de mollusques présentes sur l’île se sont évanouies bien avant la chute de la météorite sur le Yucatan (Mexique), souvent présentée comme la grande responsable de l’éradication des dinosaures, souligne une étude. La disparition de ces dix espèces est concomitante des immenses éruptions volcaniques du Deccan (ouest de l’Inde), qui ont provoqué le rejet d’énormes quantités de cendres, de poussières mais aussi de dioxyde de carbone dans l’air, selon cette étude parue dans Nature Communications.

Le réchauffement climatique dû aux volcans« pourrait avoir accru les pressions sur l’écosystème »

L’extinction des 14 autres espèces de mollusques est en revanche contemporaine du moment où la Terre a été frappée par cet objet venu du ciel, à la fin du Crétacé. L’impact a lui aussi déclenché un réchauffement climatique.

« Nous avons établi que les extinctions de masse de la fin du Crétacé avaient été provoquées par une combinaison d’activité volcanique et de l’impact de la météorite, assénant un double coup de poing aux dinosaures », indique Sierra Petersen de l’Université du Michigan (Etats-Unis), co-auteur de l’étude. 

Pour parvenir à cette conclusion, les chercheurs ont analysé la composition chimique de 29 coquillages fossilisés qui vivaient dans la période comprise entre 65,5 millions d’années et 69 millions d’années sur l’île Seymour. L’équipe de scientifiques a établi que les températures de l’océan antarctique avaient augmenté d’environ 7,8 degrés Celsius après des éruptions volcaniques dans l’ouest de l’Inde, qui ont duré des milliers d’années et ont répandu des gaz toxiques dans l’air.

Le thermomètre a de nouveau augmenté soudainement de 1,1 degré Celsius environ 150.000 ans plus tard, correspondant à la chute de la météorite de Chicxulub au Mexique.

« Ces nouvelles données permettent d’établir un lien direct entre le volcanisme, les événements consécutifs à l’impact de la météorite et le processus d’extinction – ce lien étant le changement climatique », ajoute Sierra Petersen.

Le réchauffement climatique dû aux volcans « pourrait avoir accru les pressions sur l’écosystème, le rendant plus vulnérable lors de l’arrivée de la météorite« , en déduisent les chercheurs.

L’équipe apporte ainsi sa pierre au débat sur la plus impressionnante extinction de masse à avoir frappé la Terre. Un débat qui n’est pas terminé.

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Le Saviez-Vous ► Guerres biologiques: l’arme invisible


En temps de guerre qu’est-ce qui est pire entre les fusils, canons, bombes, ou l’armement biologique ? Ils font tous des dégâts, trop de pertes humaines…
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Guerres biologiques: l’arme invisible

 

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Enluminure du manuscrit de Rashid ad-Din’s Jami al-Tawarikh, circa 1307. Bibliothèque de l’université d’Édimbourg.

 

Inaudible, invisible et impalpable, voilà ce que la fine pointe de la technologie de l’armement offre en termes de commodités en notre 21e siècle. L’arme biologique, une menace à l’abri des sens, est classée arme de destruction massive au même titre que l’arme chimique et nucléaire. Cela va du fait que l’emploi à fins militaires de micro-organismes pathogènes, qui composent l’arme biologique, peut occasionner des répercussions à bien plus grande échelle que les armes traditionnelles, vu notamment la toxicité et la contagiosité, largement considérés et amplifiés dans la logique militaire.

À la fin des années 1960, la communauté internationale s’est finalement inquiétée de la nature non discriminante, imprévisible, épidémiologique et difficile à traiter efficacement de l’arme ; celle-ci fut donc bannie en 1972 par la Convention sur l’interdiction des armes biologiques, qui interdit la mise au point, la fabrication et le stockage de ces armes, à l’instar des conventions régulant les armes nucléaires et chimiques.

Toutefois, l’arme biologique comporte ses enjeux propres et distinctifs, découlant notamment du fait qu’elle est beaucoup moins difficile ou coûteuse à produire que ses homologues chimiques et nucléaires.

L’ONU affirme même que «tout groupe infra-étatique déterminé à fabriquer un agent biologique peut probablement le faire avec un investissement minimal et, même si la diffusion des agents biologiques est difficile, certains moyens de dissémination peuvent être obtenus assez facilement.»

La Convention, qui n’est pas dotée de mécanismes de contrôle et de vérification suffisants, laisse la porte ouverte aux recherches et usages clandestins. Mais qu’arrive-t-il lorsqu’on fait usage de tels pouvoirs destructifs sans en avoir un savoir et un contrôle suffisant ? L’histoire nous a déjà fourni la réponse à cette question ; il suffit d’entreprendre un voyage jusqu’aux steppes asiatiques des temps médiévaux.

Là, dans une vaste étendue à l’ombre de l’intérêt du monde, où l’on pouvait compter au 13e siècle quelques cinq à dix animaux domestiques pour chaque être humain, se préparait l’essor du plus grand empire terrestre au monde. Les sociétés pastorales nomades de la Mongolie, unifiées par Genghis Khan, avaient en effet réuni un ensemble d’avantages aux dépens des sociétés sédentaires : une culture de l’équitation et de l’arc à flèches, une diète de viande et de produits laitiers, ainsi qu’un chef aux stratégies ambitieuses. L’empire mongol, dans sa lancée, conquit plus de terres en 25 ans que l’empire romain n’en eut conquis en 400, et il s’étira de la mer du Japon jusqu’en Europe, incluant sur son chemin le Moyen-Orient, la Russie et la Chine entiers.

Ce qui nous mène à un événement très particulier de l’an 1346 en Crimée mongole, plus précisément à Caffa. Cette ville portuaire était très active en commerce d’esclaves et gérée par des Génois ; ils n’entretenaient pas la meilleure relation avec les Mongols, et ces derniers firent éventuellement le siège de la ville. Toutefois, en ces temps, les Mongols avaient ramené d’Asie la peste bubonique, et lors du siège, leurs rangs tombaient de ce mal étrange et violent. Ils décidèrent donc d’en profiter, forts de leur valeur stratégique, en catapultant les cadavres pestiférés par-dessus l’enceinte, pensant que l’odeur putride ferait capituler les assiégés. De là, les Génois qui prirent la déroute par la mer emmenèrent avec eux cette peste meurtrière jusqu’en Méditerranée.

Cet événement, rapporté par Gabriele de Mussis et reconnu par la communauté scientifique, représenterait donc à la fois la première utilisation d’arme biologique et la cause du plus grand cataclysme de l’histoire de l’Europe.

En effet, la peste a tué près de 25 millions d’Européens, soit entre le tiers et la moitié de la population de l’Europe, et cette mort n’était pas la plus aisée ; Giovanni Boccacio, auteur ayant vécu les temps de peste à Florence, en décrit les symptômes premiers. Tout commençait avec la formation de bubons, ou inflammations, aux aisselles et vers l’entre-jambe. Les bubons normaux avaient une forme d’œuf, et les plus gros pouvaient même atteindre la taille d’une pomme. Ces bubons proliféraient graduellement sur le corps, pour enfin devenir des taches noires gangréneuses. À ce stade, la mort était inévitable. Et tant de gens vécurent cette mort atroce que le fléau détruisit complètement l’ordre social qui dominait l’Europe depuis la chute de Rome. Un autre Florentin relata que les citoyens du temps étaient sans relâche occupés à transporter des cadavres à travers la ville, et cela était le cas presque partout en Europe du 14e siècle. Cette grande peste fut probablement le pire désastre de santé publique de l’histoire.

Les Mongols, en catapultant d’une telle manière des cadavres pestiférés, n’avaient pas le savoir médical pour prévoir les conséquences qui en découleraient. Mais l’usage d’armes dont on ne comprend ou ne contrôle pas l’entièreté des rouages va toujours comporter cette probabilité catastrophique ; considérant le caractère clandestin du développement d’armes biologiques dans le cadre de son interdiction internationale, les quelques agents qui utilisent ou menacent d’utiliser les armes biologiques ramènent un côté inconnu et dangereux à cette forme d’arme.

La Syrie, qui en 2012 a confirmé l’existence de son programme d’armement biologique, inquiète la communauté internationale, notamment avec le programme d’orthopox qu’on la soupçonne de mener. Cette famille dangereuse de maladies infectieuses comprend pour virus principal la variole, un virus éradiqué en 1975 mais duquel certaines souches furent conservées en laboratoire et génétiquement modifiées de façon à résister aux vaccins connus.

Avec les allégations d’usage d’armes chimiques sur des civils en Syrie, il ne faudrait pas douter de la possibilité d’un usage d’armes biologiques. Par ailleurs, les armes biologiques sont parfois utilisées par des terroristes, avec motivations politiques, criminelles ou religieuses, et il est quelque peu fréquent que ces bioterroristes envoient des enveloppes contenant des préparations poudreuses d’agents pathogènes en guise de menace.

N’a-t-on pas une leçon à apprendre de l’histoire, de ce précédent mongol dévastateur ? Peut-être faudrait-il reconsidérer les mécanismes de contrôle et de vérification de la Convention sur les armes biologiques, et ce, au nom de la conservation de l’humanité.

Laurent Ipperciel
Étudiant au collège Jean-de-Brébeuf

L’utilisation d’armes chimiques dans les guerres

Guerre en Syrie

Le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a affirmé le 4 juin 2013 qu’il n’avait « aucun doute » que du gaz sarin avait été utilisé en Syrie par « le régime et ses complices », au moins dans un cas, qu’il n’a pas précisé, après l’analyse d’échantillons.

Le 26 août Laurent Fabius réaffirme son propos :

« Il y a un massacre chimique qui est établi, il y a la responsabilité de Bachar al-Assad, il faut une réaction, nous en sommes là. (…) Il y a un devoir de réaction ».

Guerre en Irak

Depuis 2007, la guerre d’Irak (qui a débuté en 2003) voit se multiplier les attentats chimiques. Le produit le plus souvent incriminé est le chlore.

Guerre du Golfe

« La guerre du golfe (1990), ‘événement majeur de l’histoire de la guerre chimique’ constitue le point culminant de la menace qu’a fait peser sur la communauté internationale l’arsenal chimique dont disposait alors Saddam Hussein » explique l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire.

Guerre Iran – Irak

1980-1988: Lors de la guerre Iran-Irak, le régime de Saddam Hussein a utilisé du gaz moutarde, du cyanure et du sarin contre des soldats et des civils iraniens.

La minorité kurde irakienne a également été visée, notamment pendant la grande attaque de mars 1988, quand l’aviation irakienne a largué sur Halabja (Kurdistan irakien) toute une gamme d’agents chimiques contre des civils, faisant 5.000 morts, en majorité des femmes et des enfants.

Guerre du Vietnam

Les Américains ont utilisé en masse les produits toxiques pendant la guerre du Vietnam (1954-1975). Pour affamer les population, les troupes américains ont notamment déversé de nombreux pesticides. En plus de détruire la végétation, ces produits ont impacté directement la population.

Guerre civile du Nord-Yémen

Entre 1963 et 1968, l’Egypte, impliquée dans la guerre qui secoue le Yémen, utilise l’ypérite.

La bataille de Zaoyang-Yichang

Entre 1937 et 1941, le Japon, important producteur d’ypérite, utilise à plusieurs reprises des gaz toxiques contre la Chine.

La guerre du Rif

En 1925, l’Espagne utilise les armes chimiques au Maroc sur les rebelles rifains opposés à la colonisation.

Première guerre mondiale

Cette photo montre des soldats australiens avec leur masque à gaz à Ypres en 1917. C’est dans cette ville de Belgique que les Allemands ont utilisé pour la première fois le gaz moutarde. La ville a aussi donné l’autre nom du gaz moutarde, l’ypérite.

Selon l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire, « les pertes totales dues aux gaz de combat […] ont été de 1.300.000 hommes (dont près de 100.000 morts au combat), alors que les pertes par les autres armes sont évaluées à 26.700.000 hommes (dont 6.800.000 sont morts au combat)

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Plosky Tolbachik en Russie Un volcan en éruption depuis plus de trois mois


Un volcan en éruption est un spectacle magnifique .qu’on peut voir sur la vidéo.. mais souvent, il trouble ceux qui vivent dans les environs .. et en Russie après 3 mois d’éruption … les nuages de cendres incommodent les habitants et donc devenir un danger pour la santé
Nuage

 

Plosky Tolbachik en Russie

Un volcan en éruption depuis plus de trois mois

 

TVA Nouvelles

Depuis plus de trois mois, le volcan Plosky Tolbachik en Russie est en éruption. Lundi, des images spectaculaires des coulées de lave ont été diffusées.


(Crédit photo: capture d’écran, APTN)

Le volcan était en dormance depuis plus de 30 ans quand il s’est réveillé le 27 novembre dernier.


(Crédit photo: capture d’écran, APTN)

Depuis, un épais nuage de cendres traverse le pays.


(Crédit photo: capture d’écran, APTN)

Les autorités ont émis des mises en garde pour s’assurer que les résidants et les touristes évitent le secteur. On craint pour des émanations de gaz toxique.


(Crédit photo: capture d’écran, APTN)

On ignore, pour l’instant, combien de temps devrait durer cette éruption.


(Crédit photo: capture d’écran, APTN)

http://tvanouvelles.ca