Le Saviez-Vous ► Pourquoi le froid favorise certaines maladies


L’hiver est une saison idéale pour certaines maladies respiratoires et cardiaques. Le froid, le confinement, la proximité, le manque d’exercice, le temps d’ensoleillement plus court, sont tous des conditions que le rhume, grippe, bronchite etc … puissent se développer.
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Pourquoi le froid favorise certaines maladies


Les muqueuses du nez s’assèchent en hiver faisant ainsi tomber une barrière naturelle aux virus. 132239142/contrastwerkstatt – stock.adobe.com

  • Par   Tristan Vey

Rhume, angine, grippe, bronchite…Plusieurs pathologies, notamment cardiaques et respiratoires, nous touchent plus volontiers en hiver. Voici pourquoi.

La surmortalité hivernale est un fait épidémiologique bien établi. En 2006, une étude évaluait à 15.000 le nombre de décès excédentaires survenant chaque année en hiver en France. L’accroissement est en partie lié à une hausse du nombre de maladies respiratoires, dont la grippe, et à une multiplication des accidents cardiaques. Mais quel rôle précis vient jouer le froid dans cette augmentation? Y a-t-il plus d’agents infectieux? Sommes-nous plus fragiles?

La première explication, générale, s’applique à toutes les maladies contagieuses par voie aérienne (grippe, bronchite infectieuse, rhume, angine virale, etc.).

Selon un rapport de 2009 de l’Institut de veille sanitaire sur la physiologie du froid, «la tendance à la concentration de la population dans des espaces confinés et peu ventilés (quand il fait froid) augmente le risque d’infections croisées».

Pour Bruno Lina, directeur du laboratoire de virologie et pathologies humaines de la faculté de médecine de Lyon, «le confinement est un élément déterminant» pour expliquer la recrudescence hivernale de pathologies respiratoires.

L’expression «prendre froid» vient de là

D’autre part, notre corps met en place une stratégie pour réchauffer l’air froid inspiré avant son arrivée dans les poumons. Les muqueuses nasales transfèrent à cet air de l’eau à la température du corps (phénomène qui explique au passage le «nez qui coule» en hiver). Ce transfert de chaleur humidifie l’air et provoque l’assèchement de la barrière physique que constitue le mucus. Les virus et les bactéries entrent alors plus facilement dans notre corps.

Le froid altère parallèlement le fonctionnement de notre système immunitaire.

«Les cellules se déplacent moins vite, ce qui ralentit la réponse immunitaire et laisse du temps au virus pour s’installer», note Bruno Lina. Les cils qui nettoient régulièrement nos bronches sont également moins efficaces lorsque les températures sont hivernales. Tous ces éléments expliquent, au moins en partie, la recrudescence en hiver des rhumes et autre bronchites. C’est vraisemblablement ce qui a donné naissance à l’expression «prendre froid».

Luc de Saint-Martin Pernot, médecin interniste au Centre hospitalier régional universitaire de Brest, évoque aussi, dans le numéro d’octobre 2011 du magazine Pour la science , «la sécheresse accompagnant le froid et les polluants atmosphériques, dont les concentrations augmentent car les habitations sont insuffisamment ventilées». Ces deux facteurs «provoquent une irritation des voies nasales et bronchiques», explique-t-il, ajoutant que cela augmente le «nombre de protéines ICAM-1, “serrures” par lesquelles les rhinovirus responsables du rhume entrent dans les cellules et les infectent».

Le virus plus résistant quand il fait froid

Du côté des virus, comme les rhinovirus responsables des rhumes, le froid constitue au contraire un avantage. En attendant de se mettre au chaud dans notre corps pour «éclore», le microbe est enveloppé dans une petite coque protectrice. Cette dernière est d’autant plus résistante que l’air est froid. En hiver, la diminution de l’ensoleillement limite aussi l’exposition des virus aux rayons ultraviolets qui les dégradent naturellement. Autrement dit, la durée de vie d’un virus augmente lorsque la température baisse et que le soleil se cache. Son pouvoir contagieux en est renforcé. À noter que ces deux éléments valent aussi pour le virus de la gastro-entérite dont les épidémies chez l’enfant surviennent systématiquement en hiver.

L’augmentation des pathologies cardiovasculaires est quant à elle une conséquence quasi mécanique de la température. Lorsqu’il fait froid, les vaisseaux sanguins se contractent pour limiter les pertes de chaleur de l’organisme. Cela induit une plus grande viscosité du sang qui met notre cœur à rude épreuve. Des chercheurs américains ont également soutenu en 2012 qu’une alimentation moins saine et une diminution de l’activité physique en hiver pourraient aussi expliquer cette recrudescence de maladies cardiovasculaires.

http://sante.lefigaro.fr/

Le Saviez-Vous ► Faut-il manger du riz quand on a la diarrhée ?


Légende urbaine ou vérité ? Un des remèdes de grand-mère en cas de diarrhée est de manger du riz. Est-ce efficace ? Pour ma part, je faisais de l’eau de riz pour mes enfants mélangé avec un peu du jus, car ce n’était pas vraiment ragoûtant de voir cette matière visqueuse.. Est-ce que tous les riz se valent ?
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Faut-il manger du riz quand on a la diarrhée ?

 

Bol de riz blanc.

Bol de riz blanc.

© MARTIN LEE/REX/REX/SIPA

 

Si vous (ou vos enfants) êtes un habitué de la gastro ou des voyages en Inde, vous êtes également certainement familier de ce conseil : en cas de diarrhée, mangez du riz. A suivre ?

C’est bien connu, nos mères et nos grand-mères l’ont toujours répété : le riz, ça constipe. Info ? Croyance ? Et basée sur quelles réalités scientifiques ? Petite enquête intérieure au cœur des intestins. Pour comprendre le pourquoi des humeurs changeantes de nos intestins (un coup c’est mou, un coup c’est dur), il faut d’abord se pencher sur les selles. Autrement dit, le caca, c’est quoi ? Eh bien c’est une sorte de pâte composée d’eau, de bactéries et de fibres alimentaires non digérées. Quand cette mixture est trop riche en eau et est évacuée trop souvent, on parle de diarrhée. A l’inverse, quand le mélange manque de liquide, les selles sont dures et ont du mal à se frayer un chemin jusqu’à la sortie. On parle de constipation.

La diarrhée : quand le côlon se laisse déborder

Le responsable du dosage en eau, c’est le côlon. Quand tout va bien, il est censé fabriquer l’étron de consistance idéale, avec juste ce qu’il faut de liquide. Un travail complexe quand on sait que la pâte qui lui est apportée par l’intestin précédent (le grêle) ressemble à de la soupe. Le côlon doit donc assécher ce potage. L’image d’une éponge qu’on essore est séduisante mais d’un point de vue physique, ça ne se passe pas tout à fait comme ça. En réalité, dans les cellules de la paroi intestinale sont logées de petites pompes qui transportent les minéraux (le sel essentiellement) de l’intérieur du côlon vers l’intérieur du corps. Pour équilibrer les concentration en sels de part et d’autre de la paroi intestinale, l’eau, par osmose, suit. Enfin, quand on est en bonne santé.

Car en cas de gastro-entérite, un virus maléfique nommé rotavirus empêche le gros intestin d’effectuer sa tâche correctement. La même chose se produit lors de certaines infections bactériennes. La réabsorption intestinale est alors perturbée car les petites pompes décrites ci-dessus ne peuvent plus assurer leur tâche. Du coup, l’eau reste dans le côlon, et finit par sortir par les voies naturelles en entraînant les déchets de la digestion. C’est la diarrhée.

Riz et diarrhée : les meilleurs ennemis

Que viendrait faire le riz dans cette histoire ? Eh bien, pour être franc, pas grand chose, mais quand même. Parce qu’en cas de diarrhée, le côlon est donc mis à rude épreuve. Et le riz (uniquement s’il est blanc) est un aliment sans résidus : autrement dit, une fois que votre bol de riz a franchi l’intestin grêle, il n’en reste rien. Or, pas de déchet égale pas de selle ! Et pas de selle signifie que le côlon peut se reposer un peu.

Mais la diarrhée, ce n’est pas que des excréments liquide, c’est aussi du caca fréquent. On l’a vu, la première tâche du côlon, c’est un travail d’essorage. Mais le gros intestin œuvre également dans la vitesse du transit. En temps normal, les aliments sont poussés grâce à des mouvements réflexes de l’intestin (les mouvements péristaltiques). Sans nous demander notre avis puisqu’il est doté de son système nerveux autonome, le côlon se contracte régulièrement afin d’appuyer sur son continu et de le pousser vers la sortie. Un peu comme on chasserait le dentifrice de son tube. Or, en cas de diarrhée, ces mouvements sont accélérés, d’où un besoin accru de se rendre sur le trône. Là encore, le riz n’a finalement que peu d’influence : son seul pouvoir réside toujours dans son absence de déchet. Sans caca à pousser, le péristaltisme a tendance à ralentir.

Manger du riz en cas de diarrhée ?

En conclusion : ça ne coûte rien de manger du riz en cas de diarrhée, et c’est même recommandé. Les petits grains blancs ne pourront que faire du bien à votre côlon malmené. Mais ça n’est pas un remède miracle qui dispenserait de consulter le médecin… car certains médicaments offrent des effets autrement plus efficaces. Ah, et dernier détail, le riz « anti diarrhée », il doit être blanc. Car le riz complet, chargé de fibres, aurait lui, sur votre système digestif déjà mal en point, un effet aggravant.

Marina Lena

https://www.sciencesetavenir.fr/

Le Saviez-Vous ► Virus : combien de temps survivent-ils sur nos vêtements?


Les temps plus froids s’en viennent à grand pas, avec toutes les conséquences de grippe, gastro qui sont toutes heureuses de se propager. Dépendant de la surface ou les germes sont installés, leur temps de contamination peuvent varier de quelques minutes à quelques heures, voir même des jours
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Virus : combien de temps survivent-ils sur nos vêtements?

 

Le corps humain est porteur d’une quantité très importante de germes. Une très large majorité des microorganismes sont non pathogènes et très utiles pour notre système immunitaire, mais d’autres non… Et à chaque fois que nos mains rencontrent une surface porteuse d’une mauvaise bactérie, on risque de tomber malade. 

Le virus de l’influenza, responsable de la grippe saisonnière, ne vit que 5 minutes sur notre peau. Cependant, il peut rester actif plus de 8 heures sur un vêtement, et entre 24 heures et 48 heures sur une surface sèche (comme un meuble, une poignée de porte etc.).

Gastro-entérite, un calvaire 

Deux virus sont responsables de la gastro-entérite : le norovirus et le rotavirus. Le premier, généralement le coupable de notre épidémie saisonnières, survit au moins 8 heures sur les surfaces… Et parfois même jusqu’à sept jours !

Le rotavirus, quant à lui, est un véritable supplice pour les hôpitaux et les garderies ! Il peut survivre entre 6 et 60 jours sur nos vêtements, coussins, meubles… 

Nettoyage efficace 

Pour éviter d’être sans cesse réinfecté par la même maladie, il est donc primordial de jeter ses mouchoirs usagés immédiatement après s’en être servit, et de ne surtout pas les poser sur une surface (comme un bureau ou une table). 

Ensuite, n’hésitez pas à utiliser des produits ménagers désinfectants sur vos surfaces – sans pour autant tomber dans la paranoïa.

Inutile de le répéter : il faut se laver les mains. D’abord pour éviter d’être infecté, ensuite pour ne pas transmettre ses germes.

Aussi, se tenir à distance (raisonnable) d’une personne malade n’est pas un mythe : si une personne a une infection des voies aériennes, elle émet des microgouttelettes par la toux… Mais aussi par la parole ! Et ces gouttelettes ont une portée d’un mètre cinquante.

Cependant, contrairement à l’idée reçue, retenir son souffle n’a aucun intérêt : portés par les gouttelettes, les germes sont précipités sur notre visage et les risques de maladie sont aussi importants qu’après avoir touché une poignée de porte infectée.

https://www.meteomedia.com/

Si vous avez souvent la diarrhée en vacances, c’est peut-être à cause de votre groupe sanguin


 

Partir en vacances à l’étranger est excitant, mais quand on est atteint de le tourista, cela est moins drôle. Il semble que devant la bactérie Escherichia coli que ceux du groupe sanguin A et AB sont plus suceptible d’avoir une bonne gastro-entérite aigue. Sachant cela, il pourrait aider pour élaborer un vaccin qui serait utile pour les vancanciers mais aussi pour les pays en voie de développement.
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Si vous avez souvent la diarrhée en vacances, c’est peut-être à cause de votre groupe sanguin

 

Toilettes sauvages | La Chachalaca Fotografía via Flickr CC License by

Toilettes sauvages | La Chachalaca Fotografía via Flickr CC License by

Repéré par Peggy Sastre

Repéré sur Journal of Clinical Investigation, Science News

Et de la bactérie Escherichia coli.

Complainte de l’été, course de Tokyo, danse aztèque, ventre de Delhi, maladie de la mer Rouge… Selon les langues et les pays, la tourista a plusieurs noms, mais elle reste toujours cette sale diarrhée qu’un vacancier sur deux ou sur trois chope lorsqu’il se rend à l’étranger. Dans la grande majorité des cas, cette gastro-entérite aiguë est causée par la bactérie Escherichia coli et de récents travaux scientifiques montrent que nous ne serions pas tous égaux face au pathogène.

Selon une étude publiée le 17 mai dans le Journal of Clinical Investigation, les individus de groupe sanguin A auraient ainsi près de deux fois plus de risques d’être touchés. Pourquoi? Parce que la bactérie secrète une protéine qui se fixe aux molécules de sucre présentes dans les cellules sanguines de type A et absentes chez celles de type O ou B. Des molécules que l’on retrouve aussi dans vos intestins, si vous êtes de ce groupe sanguin A, et qui offrent à la bactérie un point d’ancrage pour larguer ses toxines.

Dans l’expérience des chercheurs de l’université Johns Hopkins, 106 volontaires ont dû boire de l’eau contaminée par une souche bactérienne isolée sur un malade du Bangladesh. Cinq jours plus tard, 81% des individus de groupe A et AB étaient atteints de tourista, contre une personne sur deux chez les groupes O ou B. Qu’on se rassure: tous les cobayes ont été soignés aux antibiotiques et pètent aujourd’hui la forme.

Une découverte qui pourrait contribuer à la conception d’un vaccin ciblant spécifiquement la protéine bactérienne. Un vaccin qui ne rendrait pas des services qu’aux touristes: dans les pays en voie de développement, Escherichia coli fait partie des premières causes de la malnutrition infantile et des problèmes de croissance qui peuvent en découler.

http://www.slate.fr/

Faut-il manger du riz quand on a la diarrhée ?


Une des recette de grand-mère lors de diarrhée est de manger du riz blanc, le riz blanc permet aux intestins de se reposée, mais ce n’est pas une panacée. J’ai ajouté en bas de la page la recette d’eau de riz, c’est ce que je donnais à mes enfants mélanger avec du jus dans leurs biberons, mais si cela s’aggrave, il faut consulter ainsi chez le très jeune bébé pour éviter la déshydratation
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Faut-il manger du riz quand on a la diarrhée ?

 

Bol de riz blanc.

Bol de riz blanc.

© MARTIN LEE/REX/REX/SIPA

Si vous (ou vos enfants) êtes un habitué de la gastro ou des voyages en Inde, vous êtes également certainement familier de ce conseil : en cas de diarrhée, mangez du riz. A suivre ?

C’est bien connu, nos mères et nos grand-mères l’ont toujours répété : le riz, ça constipe. Info ? Croyance ? Et basée sur quelles réalités scientifiques ? Petite enquête intérieure au cœur des intestins. Pour comprendre le pourquoi des humeurs changeantes de nos intestins (un coup c’est mou, un coup c’est dur), il faut d’abord se pencher sur les selles. Autrement dit, le caca, c’est quoi ? Eh bien c’est une sorte de pâte composée d’eau, de bactéries et de fibres alimentaires non digérées. Quand cette mixture est trop riche en eau et est évacuée trop souvent, on parle de diarrhée. A l’inverse, quand le mélange manque de liquide, les selles sont dures et ont du mal à se frayer un chemin jusqu’à la sortie. On parle de constipation.

La diarrhée : quand le côlon se laisse déborder

Le responsable du dosage en eau, c’est le côlon. Quand tout va bien, il est censé fabriquer l’étron de consistance idéale, avec juste ce qu’il faut de liquide. Un travail complexe quand on sait que la pâte qui lui est apportée par l’intestin précédent (le grêle) ressemble à de la soupe. Le côlon doit donc assécher ce potage. L’image d’une éponge qu’on essore est séduisante mais d’un point de vue physique, ça ne se passe pas tout à fait comme ça. En réalité, dans les cellules de la paroi intestinale sont logées de petites pompes qui transportent les minéraux (le sel essentiellement) de l’intérieur du côlon vers l’intérieur du corps. Pour équilibrer les concentration en sels de part et d’autre de la paroi intestinale, l’eau, par osmose, suit. Enfin, quand on est en bonne santé.

Car en cas de gastro-entérite, un virus maléfique nommé rotavirus empêche le gros intestin d’effectuer sa tâche correctement. La même chose se produit lors de certaines infections bactériennes. La réabsorption intestinale est alors perturbée car les petites pompes décrites ci-dessus ne peuvent plus assurer leur tâche. Du coup, l’eau reste dans le côlon, et finit par sortir par les voies naturelles en entraînant les déchets de la digestion. C’est la diarrhée.

Riz et diarrhée : les meilleurs ennemis

Que viendrait faire le riz dans cette histoire ? Eh bien, pour être franc, pas grand chose, mais quand même. Parce qu’en cas de diarrhée, le côlon est donc mis à rude épreuve. Et le riz (uniquement s’il est blanc) est un aliment sans résidus : autrement dit, une fois que votre bol de riz a franchi l’intestin grêle, il n’en reste rien. Or, pas de déchet égale pas de selle ! Et pas de selle signifie que le côlon peut se reposer un peu.

Mais la diarrhée, ce n’est pas que des excréments liquide, c’est aussi du caca fréquent. On l’a vu, la première tâche du côlon, c’est un travail d’essorage. Mais le gros intestin œuvre également dans la vitesse du transit. En temps normal, les aliments sont poussés grâce à des mouvements réflexes de l’intestin (les mouvements péristaltiques). Sans nous demander notre avis puisqu’il est doté de son système nerveux autonome, le côlon se contracte régulièrement afin d’appuyer sur son continu et de le pousser vers la sortie. Un peu comme on chasserait le dentifrice de son tube. Or, en cas de diarrhée, ces mouvements sont accélérés, d’où un besoin accru de se rendre sur le trône. Là encore, le riz n’a finalement que peu d’influence : son seul pouvoir réside toujours dans son absence de déchet. Sans caca à pousser, le péristaltisme a tendance à ralentir.

Manger du riz en cas de diarrhée ?

En conclusion : ça ne coûte rien de manger du riz en cas de diarrhée, et c’est même recommandé. Les petits grains blancs ne pourront que faire du bien à votre côlon malmené. Mais ça n’est pas un remède miracle qui dispenserait de consulter le médecin… car certains médicaments offrent des effets autrement plus efficaces. Ah, et dernier détail, le riz « anti diarrhée », il doit être blanc. Car le riz complet, chargé de fibres, aurait lui, sur votre système digestif déjà mal en point, un effet aggravant.

Marina Lena

https://www.sciencesetavenir.fr/

Eau de riz contre la diarrhée

Janie G. Brunet, Shefford

Recette :

Mettez 4 c. à table de riz dans 4 tasses d’eau, assaisonnez d’une pincée de sel et deux c. à table de sucre. Laissez cuire 20 minutes. Recueillez l’eau de cuisson et prenez-la en breuvage chaud ou froid pour contrer les effets de la diarrhée.

Explication :

L’eau provenant de la cuisson du riz est considérée comme utile pour aider à traiter les diarrhées légères à modérées parce qu’elle réduit notamment le nombre de selles et améliore leur consistance. Cette solution ne serait toutefois pas suffisamment efficace pour traiter les diarrhées graves ou celles qui touchent les enfants de moins de quelques mois.

Le fait de prendre de l’eau permet de lutter contre la déshydratation, conséquence potentiellement dangereuse de la diarrhée.

http://pilule.telequebec.tv

Grippes et gastros encombrent les urgences: on peut se soigner à la maison


C’est l’hiver et une période qu’on rencontre plus de monde, alors la grippe et la gastro-entérite se propagent plus vite. Ce n’est pas nécessaire d’aller à l’urgence, cela encombre de beaucoup les hôpitaux. Au mieux, on peut demander des conseils au pharmacien, Appeler info-santé 811 (au Québec) qui serait mieux vous guider,  . Sauf bien sûr, il l’état d’une personne, il ne faut pas hésiter d’aller voir le médecin
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Grippes et gastros encombrent les urgences: on peut se soigner à la maison

 

Comme à chaque année, les hôpitaux doivent gérer un fort achalandage dans leurs salles d’urgence en ce temps des fêtes, principalement pour des grippes et des gastro-entérites.

C’est le cas aux urgences du CHU Sainte-Justine et de l’Hôpital de Montréal pour enfants qui accueillent de nombreux enfants avec des symptômes grippaux.

Le Dr Antonio D’Angelo, chef médical de l’urgence du CHU Sainte-Justine, estime que dans la plupart des cas, ces fièvres et grippes sont bénignes et pourraient être soignées à la maison. Le repos et, si nécessaire, le recours à un pharmacien pourraient être suffisants.

Le Dr D’Angelo signale qu’en plus de contribuer à propager les virus, cette augmentation de l’affluence dans les urgences prolonge le temps d’attente pour tous les patients.

Il souligne que les services d’urgence doivent être réservés aux personnes dont l’état de santé nécessite des soins « urgents », et que ceux-ci seront traités en priorité.

Il rappelle que la vaccination est le moyen le plus efficace pour réduire le nombre de visites imprévues à l’urgence et les longs temps d’attente qui s’en suivent durant la période la plus occupée de l’année.

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Boire du Coke, vraiment un remède pour la gastro?


Ma première gastro, j’ai été à l’urgence et le médecin m’a prescrit du Coca-Cola dégazéifié à la température de la pièce. Est-ce une légende urbaine ? Il semble que non, cependant, il est déconseillé pour les petits, de toute manière, il y a des produits vendus à la pharmacie pour les bébés. On peut toujours faire de l’eau de riz pour diminuer la diarrhée, mais il faut toujours faire attention à la déshydratation
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Boire du Coke, vraiment un remède pour la gastro?

Boire du Coke, vraiment un remède pour la gastro?

Le soda, bon pour soulager les symptômes de la gastro?Photos Fotolia

Chaque année, principalement durant l’automne et l’hiver, la gastro-entérite fait son grand retour. 

Dans la plupart des cas, la gastro-entérite ne dure que peu de temps et se soigne d’elle-même, sans avoir recours à  des traitements médicamenteux. Toutefois, il existe certains remèdes qui peuvent permettre de soulager les symptômes tels que la diarrhée, les nausées ou les vomissements. Parmi eux, le soda (Coca-Cola, Pepsi, ce que vous voulez…).

Cette boisson gazeuse est régulièrement recommandée par certains spécialistes mais qu’en est-il réellement? Interrogé par le site Femme Actuelle, le nutritionniste Raphaël Gruman semble confirmer son utilité. Selon ce spécialiste, le secret du soda se cache en réalité dans son contenu.

UNE BOISSON QUI RECHARGE LE CORPS

Le soda est une boisson particulièrement riche en sucres qui contient aussi des minéraux. Or, en provoquant de la diarrhée et des vomissements, la gastro expose le corps à  un risque important de déshydratation et à une grande perte de minéraux essentiels. Sans parler du fait que la maladie empêche généralement de s’alimenter normalement, aggravant les manques.

Boire du soda permet donc d’apporter du sucre et de recharger le corps en énergie. Un effet auquel s’ajoute les propriétés antiseptiques et apaisantes de certains composés contenus dans la boisson qui vont agir sur l’inflammation du système digestif. Néanmoins, pour que le soda soit efficace, il faut respecter certaines règles. 

DES RÈGLES À RESPECTER

D’après Raphaël Gruman, la boisson doit être consommée à température ambiante et sans bulles. La boire trop froide peut en effet aggraver la diarrhée et les bulles peuvent agresser la paroi de l’estomac déjà irritée. C’est d’ailleurs pour cette raison que les boissons gazeuses sont généralement déconseillées en cas de gastro.

Par ailleurs, il vaut mieux préférer la version originale aux versions diète ou zéro, et ne consommer la boisson qu’en petites quantités (environ deux verres par jour). Le remède peut être efficace chez les adultes comme les enfants, en revanche, il est fortement déconseillé chez les nourrissons.

http://fr.canoe.ca/

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Le Saviez-Vous ► Idée reçue : le froid tue les microbes


Même si des infections telle que la grippe se propagent par contact, ou la gastro par contamination des aliments ou par une personne, tous ces microbes et virus ne meurent pas par le froid.
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Idée reçue : le froid tue les microbes

 

Le froid tue les microbes. Voilà une idée rassurante : il y aurait au moins un avantage aux fortes baisses de températures (en plus des vacances au ski).  Mais est-elle fondée ?

A qui n’a-t-on jamais assuré qu’un bon froid sec allait décimer tous les microbes potentiels ? Malheureusement, ce n’est pas fondé. Les grosses épidémies de gastro ou de grippes ont d’ailleurs lieu pendant l’hiver. Les bactéries et virus sont très résistants et le froid est loin d’en venir à bout. Le mieux que le froid puisse faire est de mettre certains virus en sommeil.

Les micro-organismes se développent dans une fourchette de température entre +10 et +50°. Entre – 18 et 3°C ils entrent en hibernation… ce qui a l’avantage de ralentir leur prolifération. Mais certaines bactéries peuvent même survivre durant des années à une température de – 70°C.Et dès que l’occasion se présente, les microbes s’introduisent dans notre organisme, ce petit nid douillet à 37°. Ils s’y développent, se multiplient et nous voilà infectés !

La seule température capable de tuer les microbes est au contraire la forte chaleur, au delà de 50° !

http://www.topsante.com/

Les chiens transmettent-ils des gastro-entérites à l’Homme ?


Une gastro-entérite à la maison ? Peut-on le transmettre au chien ? Si oui, le chien peut-il est immunisé ? Et le contraire est-il possible ? En cas d’épidémie, les chiens ont-ils un rôle ?
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Les chiens transmettent-ils des gastro-entérites à l’Homme ?

 

L'Homme et le chien s'échangent-ils des maladies ? © School of Veterinary Medicine and Science University of Nottingham, UK, Flickr, CC by-nc-sa 2.0

L’Homme et le chien s’échangent-ils des maladies ? © School of Veterinary Medicine and Science University of Nottingham, UK, Flickr, CC by-nc-sa 2.0

 

Par Marie-Céline Jacquier, Futura-Sciences

 

Les propriétaires de chiens rapportent parfois des cas où l’animal et l’Homme ont, en même temps, des symptômes de gastro-entérite. Des chercheurs franco-britanniques ont montré que le norovirus humain qui cause des diarrhées peut aussi se lier aux cellules de l’intestin du chien. Inversement, la transmission du virus du chien à l’Homme serait possible mais elle reste encore à prouver.

Les norovirus font partie de la famille des Caliciviridae, qui possèdent un génome ARN simple brin. Très contagieux chez l’Homme, ces virus provoquent des vomissements, diarrhées, crampes abdominales, pendant 28 à 60 heures. En 2012, les norovirus humains ont été isolés chez des chiens européens. De plus, d’autres travaux ont trouvé une séropositivité au virus humain plus importante lorsqu’un chien est présent à la maison.

En tant que vétérinaire, Sarah Caddy rencontre souvent des propriétaires de chiens qui lui demandent s’ils peuvent transmettre des infections à leur animal et vice versa :

« Il existe de nombreuses anecdotes de chiens et d’humains [vivant] dans la même maison qui ont, en même temps, une gastro-entérite ».

C’est pourquoi, avec d’autres chercheurs britanniques et français, elle a voulu savoir si les norovirus humains pouvaient infecter les chiens. Pour cela, les scientifiques ont utilisé des particules de norovirus humain non-infectieuses, contenant seulement les protéines de la capside. Cesmolécules, externes au virus, permettent à ce dernier de se lier aux cellules hôtes. Chez l’individu infecté, le virus s’associe aux antigènes HBGA (antigènes, A, B, H…), exprimés par les globules rouges mais aussi par les cellules épithéliales intestinales. Les chiens expriment les HBGA dans leur salive et à la surface des cellules intestinales épithéliales, ce qui pourrait permettre l’attachement du virus aux cellules.

Dans le doute, mieux vaut prendre des précautions d’hygiène s’il y a une gastro-entérite humaine ou canine à la maison
Dans le doute, mieux vaut prendre des précautions d’hygiène en cas de gastro-entérite humaine ou canine à la maison. © Brian Brooks, Flickr, CC by-nc-nd 2.0

Le norovirus humain peut infecter les chiens

Dans cette recherche parue dans Journal of Clinical Microbiology, les chercheurs ont montré que des protéines virales de norovirus humains peuvent bien se lier au tissu gastro-intestinal canin, ce qui suggère que l’infection est possible. L’analyse sérologique d’échantillons a montré des preuves d’une exposition au norovirus dans 43 échantillons sur 325 chiens : il existerait donc bien une réponse immunitaire des chiens contre le norovirus humain.

Sur 67 chiens qui avaient une gastro-entérite, les virus CPV et CECoV ont été détectés respectivement chez dix et deux chiens. Mais le norovirus n’était pas une cause majeure d’infection chez ces chiens. Les chercheurs proposent que les chiens soient sensibles au norovirus, mais moins que les humains. En résumé, si l’infection est possible, en théorie, le risque de causer une maladie chez le chien semble faible.

La question d’une transmission du virus du chien à l’Homme reste en suspens. Reste à savoir également si des chiens peuvent jouer un rôle dans des épidémies humaines. Les scientifiques notent toutefois que les crises les plus importantes ont souvent lieu dans des endroits où les chiens sont absents, comme des hôpitaux ou des bateaux de croisière. En attendant que plus de données scientifiques soient disponibles, mieux vaut prendre des précautions d’hygiène en cas de gastro-entérite dans la maison, qu’elle soit humaine ou canine.

http://www.futura-sciences.com/

Les vraies maladies qu’on peut attraper aux toilettes


On ne peut pratiquement pas attraper de MST à cause des toilettes, mais par contre, il est possible que les toilettes peuvent être source d’infection directement ou indirectement
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Les vraies maladies qu’on peut attraper aux toilettes

 

On redoute souvent d’aller dans des toilettes qu’on ne connaît pas. Et même si elles sont propres en apparence, on y imagine toujours des millions de microbes qui peuvent nous rendre malades. Mais est-ce vraiment le cas ?

Medisite vous répond avec le Dr Jean-Loup Dervaux. 

La gastro-entérite, surtout si vous ne fermez pas l’abattant !

Pourquoi : Selon une étude anglaise réalisée en 2012* et publiée dans le Journal of Hospital Infection, le fait de tirer la chasse d’eau sans fermer le battant de la cuvette dissémine les bactéries et autres virus dans l’air ambiant jusqu’à 25cm au-dessus des toilettes. Par conséquent, les microbes se retrouvent sur le siège des toilettes, mais aussi sur les murs, le dévidoir du papier, le bouton de la chasse d’eau. Le virus de la gastro-entérite se trouvant dans les selles, le fait de le retrouver un peu partout et notamment sur les mains est presque une évidence !

Quelles précautions : Rien de mieux que de se laver les mains et si possible de se les sécher avec des serviettes en papier à usage unique**. De la même manière, abaisser le rabat des toilettes avant de tirer la chasse d’eau permet de prévenir ce genre de propagation.

Des infections cutanées : furoncles, panaris..

Lesquelles : Furoncles, panaris, impétigo*

Pourquoi : Ces infections sont provoquées par une bactérie appelée staphylococcus aureus, qui peut rester vivante plusieurs heures sur une surface inerte et se transmettre de peau à peau. Cela reste cependant extrêmement rare.

Que faire : Vous pouvez ajouter une barrière en papier toilette entre le siège de la cuvette et vous ou éviter de vous asseoir.

Et aussi : Il existe une allergie au siège des toilettes, déclenchées au niveau des cuisses par certaines matières plastiques comme le polyuréthane. Cela reste rare et se déclare en général plutôt en contacts répétés avec les toilettes de la maison.

* Des boutons rouges avec du pus (pustules) qui apparaissent sur une zone de peau rouge. Ils peuvent prendre très rapidement un aspect croûteux.

Peut-on attraper des MST aux toilettes ?

Est-ce possible : Oui, si vous faites l’amour dans les toilettes avec quelqu’un contaminé par une MST. Tout rapport sexuel pouvant être contaminant, que cela soit un rapport génital, anal ou oral. En dehors de cette hypothèse, les virus et bactéries responsables des maladies sexuellements transmissibles (chlamydiose, gonorrhée, herpès, hépatite B…) ne survivent que très peu de temps en dehors du corps humain qui les héberge et ne sont pas transmissibles par les voies aériennes. Il faut qu’il y ait un contact entre fluides corporels pour qu’il y ait contamination.

Quelles précautions : Le mieux est encore d’avoir toujours sur soi un préservatif, l’une des meilleures protections contre les MST.

Une infection urinaire : oui mais pas directement

Pourquoi : L’infection urinaire peut venir de façon indirecte si vous ne vous rendez pas aux toilettes quand l’envie se fait sentir. En effet, une vidange trop rare de la vessie pour toutes les femmes et petites filles qui n’osent pas s’aventurer dans les toilettes publiques et préfèrent se retenir la journée demeure une cause connue d’infections urinaires.

Quelles précautions : Y aller quand vous le sentez, puis vous laver les mains avec du savon après chaque passage aux toilettes.

Pensez à tirer la chasse… avant !

Peut-on s’asseoir sur les toilettes publiques :

« Il est préférable d’éviter sauf si un système de désinfection est prévu », explique le Dr Dervaux.

Sachez-le : L’eau qui stagne dans la cuvette est un milieu favorable à la multiplication des bacéries. Pensez à tirer la chasse au moment où vous entrez dans la cabine, l’eau entraînant une partie des bactéries.

Des objets plus sales que la cuvette des WC: Les toilettes sont beaucoup plus propres que certains objets du quotidien comme le sac à main, le téléphone, le clavier et la souris d’ordinateur, mais aussi des produits comme le maquillage ou la crème pour les mains !

* Source : Département de microbiologie au Leeds General Infirmary au Royaume-Uni et publiée dans le Journal of Hospital Infection. E.L. Best, J.A.T. Sandoe, M.H. Wilcox. Potential for aerosolization of Clostridium difficile after flushing toilets: the role of toilet lids in reducing environmental contamination risk. Journal of Hospital Infection.

** Une étude publiée en 2014 a montré que les séchoirs à air peuvent véhiculer les bactéries dans l’air vers d’autres utilisateurs à proximité. Source : Journal of Hospital Infection 2014 – Microbiological comparison of hand-drying methods: the potential for contamination of the environment, user, and bystander.

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