Aux Bermudes, un escargot qu’on pensait disparu depuis 40 ans revient à la vie


Deux choses que beaucoup d’entre-nous sont contre. Les sacs de plastique et les zoos. Pourtant, un escargot emblématique des Bermudes qui a existé pendant des milliers d’années était en voie d’extinction à cause d’une espèce invasive. Cela faisait 40 ans qu’on croyait ce petit gastropode éteinte. Pourtant, ils ont trouver une petite colonie en arrière de restaurant. Ils avaient élu domicile dans des sacs de plastique pour l’humidité. Des escargots on voyager dans un zoo au Royaume-Uni pour établir une grande colonie et les introduire sur une île protégée aux Bermudes.
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Aux Bermudes, un escargot qu’on pensait disparu depuis 40 ans revient à la vie


Aux Bermudes, un escargot qu'on pensait disparu depuis 40 ans revient à la vieAvant sa redécouverte, on pensait que l’escargot terrestre des Bermudes s’était éteint.© Chester Zoo

Par Emeline Férard

Après avoir frôlé l’extinction, une espèce d’escargot endémique des Bermudes est en train de revenir à la vie. Un programme de conservation a permis de donner naissance à des milliers de spécimens en passe d’être réintroduits dans la réserve naturelle de Nonsuch Island.

C’est l’histoire d’une résurrection, celle d’un petit escargot terrestre qui a bien failli disparaitre de la surface de notre planète. Scientifiquement nommé Poecilozonites bermudensis,cet escargot mesure à peine deux centimètres et est endémique des Bermudes. Des îles océaniques isolées que les gastéropodes auraient colonisées il y a des centaines de milliers d’années.

Il fut un temps, il n’était pas difficile de croiser P. bermudensisaux Bermudes. Mais au fil des siècles, les escargots se sont faits de plus en plus rares. La faute à des espèces introduites, notamment des escargots carnivores et des vers plats, qui se sont attaqués au petit gastéropode jusqu’à le pousser vers l’extinction. Du moins c’est ce qu’on croyait jusqu’à ce qu’une petite population ne soit redécouverte en 2014.

Tout a commencé par une coquille vide

C’est à Hamilton, capitale des Bermudes que la trouvaille a été réalisée. Pour Mark Outerbridge, écologue du gouvernement des Bermudes, tout a commencé par une coquille vide apportée par un homme à son bureau :

 « il s’est avéré que oui, c’était bien un escargot terrestre des Bermudes, une espèce que nous pensions éteinte depuis 40 ans », a-t-il raconté à la BBC.

Le jour suivant, le même homme était de retour « avec une coquille fraiche et un escargot vivant dans sa main, c’est comme ça que je me suis lancé dans ce projet de conservation », a-t-il poursuivi.

Après quelques recherches, les spécialistes ont finalement mis en évidence l’existence d’une petite population vivant derrière un restaurant de la capitale.

Les gastéropodes prospéraient au milieu des déchets, en particulier dans des sacs plastique qui réunissaient toutes les conditions nécessaires à une survie en toute sécurité.

« Il s’est avéré que les sacs plastique étaient l’un des endroits où ils préféraient se trouver, parce que c’est eux qui retenaient le mieux l’humidité – et les escargots sont très vulnérables au desséchement », a relevé le Dr Outerbridge.

La découverte est même allée au-delà des espérances. Lorsque les spécialistes ont commencé à collecter quelques adultes, ils se sont aperçus qu’ils n’étaient pas seuls : les sacs plastique contenaient des centaines de jeunes individus ainsi que des nouveaux-nés. C’est ainsi que le gouvernement des Bermudes a lancé un vaste plan de sauvetage en collaboration avec une équipe du zoo de Chester au Royaume-Uni.

La renaissance d’une espèce

Des escargots tout juste éclos ont été envoyés au zoo de Chester et à la Zoological Society of London où des scientifiques ont commencé à établir des colonies. Et les gastéropodes y ont semble-t-il trouvé tout ce dont ils avaient besoin pour se reproduire puisqu’en quelques années la population est passée à plusieurs milliers d’individus.

« Au dernier recensement, nous avions environ 13.000 escargots – nous avons probablement plus que ça puisqu’ils ont eu beaucoup de bébés depuis », a précisé Amber Flewitt qui s’occupe des gastéropodes au zoo de Chester.

Trois ans après le début du programme, c’est une étape cruciale qui s’est engagée : le retour des escargots sur leurs terres d’origine.

Au dernier recensement, le zoo de Chester a recensé environ 13.000 escargots dans sa population. – Chester Zoo

Plus de 4.000 spécimens ont déjà été renvoyés aux Bermudes et libérés au sein de Nonsuch Island, une réserve naturelle que des recherches de terrain ont permis de considérer comme lieu parfait pour une réintroduction. L’île possède en effet les habitats nécessaires aux escargots et celle-ci n’est accessible que sous des protocoles strictes de quarantaine pour éviter toute introduction d’espèces étrangères.

Afin de suivre l’évolution des escargots introduits, certains individus ont été dotés de marqueurs fluorescents. Cela va permettre aux spécialistes de surveiller la dispersion des gastéropodes, leur taux de croissance, leur activité ou encore la taille de la population. Les premiers résultats suggèrent que les premiers spécimens semblent bien se porter dans leur nouvel environnement.

« Nous avons de grands espoirs »

« C’est incroyable d’être impliqué dans un projet visant à prévenir l’extinction d’une espèce », a commenté le Dr Gerardo Garcia du zoo de Chester dans un communiqué. « Cet animal est sur cette planète depuis très longtemps et nous ne pouvions simplement pas croiser les bras et regarder [ces escargots] s’éteindre pour toujours en sachant que nous étions capables de fournir une bouée de sauvetage ».

Pour réintroduire les escargots, les spécialistes ont dû trouver un endroit dénué de tout prédateur et présentant les conditions nécessaires à leur survie. – Chester Zoo

« Les escargots ont non seulement échappé au couperet de l’extinction mais ils ont aussi tellement bien rebondi en captivité que nous identifions de [nouvelles] îles aux Bermudes qui n’ont pas de prédateurs pour les réintroduire, et nous avons de grands espoirs qu’ils s’y porteront bien « , a conclu le Dr Outerbridge pour la BBC.

De nouvelles réintroductions de l’espèce Poecilozonites bermudensis considérée en danger critique d’extinction par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN),sont prévues au cours des prochains mois. Et une seconde espèce d’escargot des Bermudes, plus petite, fait actuellement l’objet d’un programme similaire de reproduction au zoo de Chester.

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Ces petites bêtes si dangereuses pour l’Homme


Des maladies causées par les insectes telles que le paludisme, la dengue, et autres maladies incestueuses ne sont plus centrés dans les pays en voie de développement. Avec la facilité de déplacement d’un pays à un autre, les changements climatiques amènent aussi vers nous ce genre de problème.
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Ces petites bêtes si dangereuses pour l’Homme

 

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Un phlébotome (petit moucheron nocturne) porteur du parasite Leishmania aspire le sang d’un être humain.Photo : OMS/S. Stammers

SANTE – Moustiques, poux, tiques, mouches, gastéropodes… Autant d’insectes petits mais dangereux car vecteurs de maladies qui entraînent chaque année la mort de millions de personnes, alerte l’Organisation mondiale de la santé à l’occasion de la Journée mondiale de la Santé célébrée chaque année le 7 avril.

 

« Ce n’est pas la petite bête qui va manger la grosse ». L’expression est bien connue mais pas tout à fait vraie. On oublie trop souvent que certains insectes comme les moustiques, mouches, tiques ainsi que les gastéropodes d’eau douce peuvent transmettre des maladies susceptibles d’entraîner la mort. Ils transmettent des maladies qui sont, elles, bien connues comme le paludisme, la dengue, le chikungunya ou la fièvre jaune. Tel est le message de la Journée mondiale de la santé 2014, organisée par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).

Ces organismes nocifs sont appelés des « vecteurs », de par leur capacité à transmettre des agents pathogènes ou des parasites d’un sujet infecté à un autre. On les trouve généralement dans les régions tropicales et là où l’accès à l’eau potable et aux systèmes d’assainissement pose problème. Par conséquent, plus de la moitié de la population mondiale est exposée au risque de ces maladies.

« Chaque année, plus d’un milliard de personnes sont infectées et plus d’un million en meurent », précise l’OMS.

La dengue présente jusqu’en Floride

Sans surprise, le paludisme est celle qui fait le plus de victimes, avec 660 000 décès en 2010. En revanche, celle qui se propage le plus rapidement dans le monde est la dengue, dont l’incidence a été multipliée par 30 au cours des cinquante dernières années. Car avec l’augmentation des voyages, les changements environnementaux et l’évolution des pratiques agricoles, beaucoup de ces pathologies se sont propagées : elles représentent actuellement 17 % de la charge mondiale des maladies infectieuses.

Ainsi, la dengue touche désormais une centaine de pays et menace plus de 2,5 milliards de personnes, soit plus de 40 % de la population mondiale. Des cas ont été signalés dernièrement en Chine, au Portugal et en Floride quand la Grèce évoque des malades du paludisme pour la première fois depuis quarante ans.

« Personne au XXIe siècle ne devrait mourir de la piqûre d’un moustique, d’un phlébotome ou d’une tique », regrette le Dr Margaret Chan, directrice générale de l’OMS.

Des moyens simples existent

Pourtant, ces maladies peuvent être entièrement évitées avec des moyens simples comme le fait de dormir sous une moustiquaire, de porter des chemises à manches longues, des pantalons et d’appliquer des produits répulsifs.

« On pourrait sauver nombre de vies et éviter bien des souffrances si l’on accordait une plus grande importance à la lutte antivectorielle dans l’action sanitaire mondiale, précise Margaret Chan. Des interventions simples et économiques ont déjà permis de sauver des millions de vies ».

Mais ces mesures ne sont pas facilement applicables quand les populations les plus touchées sont les plus démunies, qui souffrent de malnutrition, ne bénéficient pas de logements convenables, d’eau potable et de systèmes d’assainissement. Des objectifs devenus prioritaires pour l’OMS, qui a dressé en 2011 une feuille de route pour endiguer, éliminer et éradiquer les maladies tropicales négligées. Cette dernière souhaite que ce projet soit atteint d’ici l’année 2020 et donne donc un coup de projecteur sur le problème cette année.

ALEXANDRA BRESSON

http://www.metronews.fr/

La sexualité des escargots leur permet de mieux lutter contre les parasites


Il semble (si j’ai bien compris) que les escargots peuvent se multiplier avec un partenaire (sexué) ou seul comme un clônage naturel (asexué) … mais que la méthode conventionnel serait a long terme plus efficaces pour se prémunir des parasites … mais que les deux manières offrent sûrement des avantages surtout quand il y a pour une raison ou une autre absence de partenaires … La nature n’a pas fini de nous surprendre …
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La sexualité des escargots leur permet de mieux lutter contre les parasites

 

La sexualité des escargots leur permet de mieux lutter contre les parasites

Archives AFP
Associated Press
Dübendorf, Suisse

La sexualité des escargots leur permet notamment de mieux lutter contre les parasites. C’est à cette conclusion que sont parvenus un spécialiste des gastéropodes de l’Institut fédéral de recherches sur les eaux (EAWAG), à Dübendorf, en Suisse, et ses collègues nord-américains.

La reproduction par voie sexuée dans le règne animal fournit en effet, sur le long terme, des avantages en matière de résistance et de lutte contre les parasites. La question des «raisons» de la reproduction sexuée, vue sous l’angle de l’évolution, reste cependant largement ouverte, selon les biologistes.

Les micro-organismes comme les bactéries, mais aussi bon nombre de plantes et même des reptiles, se reproduisent sans passer par la voie sexuelle qui implique la fusion de gamètes mâles et femelles. Le mode asexué paraît plus simple et efficace car il n’exige pas que deux individus se rencontrent pour obtenir une descendance.

Il n’en reste pas moins que la reproduction sexuée domine très largement parmi les espèces, alors même que la voie asexuée fournit des taux de reproduction nettement supérieurs et évite de nombreuses complications aux divers stades de la formation des descendants.

Le biologiste de l’évolution Jukka Jokela, de l’EAWAG, collaborant avec des chercheurs des universités de Washington et de l’Indiana, a montré par l’étude d’escargots que la voie sexuelle présente des avantages.

Le Pr Jokela a observé pendant deux décennies des escargots d’eau, notamment une espèce néo-zélandaise, Potamopyrgus antipodarum, amenée en Europe vers 1880 avec des poissons et qui s’y est acclimatée. Le petit escargot de 5 millimètres se reproduit en Nouvelle-Zélande aussi bien par voie sexuelle qu’asexuelle (parthénogénèse). En Europe, toutefois, il ne se reproduit qu’asexuellement: les individus femelles, disposant d’un triple bagage chromosomique, produisent donc des clones d’elles-mêmes.

Le Pr Jokela et son équipe de chercheurs, selon l’EAWAG, ont tout particulièrement examiné des populations de ces petits escargots dans leurs relations avec les parasites. Il est alors apparu que les populations avec reproduction sexuée ne connaissaient pas, sur le long terme, de grande variations d’effectifs. En revanche, chez les populations à reproduction asexuée, certaines lignées originelles de clones ont souvent été remplacées par d’autres, cela en quelques années. Les premières lignées produites asexuellement, d’abord gagnantes, étaient devenues trop sensibles aux parasites. Ces derniers avaient envahi la plupart des individus des lots observés.

Selon l’EAWAG, cette évolution avait été prévue déjà par des modèles mathématiques. Première à y parvenir, l’équipe du Pr Jokela a démontré que ce modèle fonctionnait effectivement dans la nature.

 

«La reproduction sexuée fournit un avantage dans le cours de l’évolution, principalement là où il y a beaucoup de parasites», estime M. Jokela.

Cela pourrait aussi expliquer pourquoi certaines populations d’escargots observées en Europe se sont parfois rapidement et fortement multipliées puis se sont effondrées. C’est ainsi, selon l’EAWAG, qu’on pouvait trouver au cours des années 1970 quelque 100 000 individus par mètre carré dans le lac de Constance, alors qu’aujourd’hui l’espèce, partout présente, n’est nullement dominante.

http://www.cyberpresse.ca