Quand les ordures des uns font les repas des autres


Un endroit où il y a beaucoup de gaspillage alimentaire, c’est bien dans les restaurants. Ce chef cuisinier et restaurateur agit de façon très responsable d’offrir au plus démunis des repas gratuits avec une alimentation équilibrée et qui a semble-t-il à meilleur goût que les soupes populaires.
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Quand les ordures des uns font les repas des autres

 

Le chef Jagger Gordon attire les passants devant son stand de nourriture, près du centre-ville de Toronto.

Le chef Jagger Gordon attire les passants devant son stand de nourriture, près du centre-ville de Toronto.   Photo : Christian Noël

Un restaurateur torontois lutte contre le gaspillage alimentaire, un repas gratuit à la fois. Le chef Jagger Gordon récupère des aliments destinés aux poubelles par les grandes chaînes et prépare des repas gratuits pour les plus démunis.

Un texte de Christian Noël

« Avez-vous faim? Venez, venez, c’est gratuit! » Le chef Jagger Gordon attire les passants devant son stand de nourriture, près du centre-ville de Toronto. Stephany Grieve s’arrête pour commander un sandwich au salami.

Je n’ai plus d’argent jusqu’à la fin du mois. Mais ici, je peux manger gratuitement. Stephany Grieve

« C’est délicieux dit-elle, c’est mon troisième sandwich cette semaine. »

C’est meilleur que les autres soupes populaires qui offrent aussi de la nourriture gratuitement parce que c’est frais et fait juste pour moi, dit-elle.

Les ordures des uns…

Le restaurant Soup Bar du chef Gordon n’est pas encore officiellement ouvert, mais déjà, des dizaines de personnes viennent s’approvisionner à son comptoir de rue. Gratuitement.

Stephany Grieve profite d'un repas gratuit au Soup Bar pour l'aider à joindre les deux bouts.

Stephany Grieve profite d’un repas gratuit au Soup Bar pour l’aider à joindre les deux bouts.   Photo : Radio-Canada

Ses clients (ils les appellent ses « invités ») viennent de toutes les couches de la société. Des assistés sociaux, des étudiants, des femmes monoparentales, des personnes âgées, des travailleurs qui peinent à joindre les deux bouts.

Au menu, des sandwichs, et bientôt, de la soupe. Tous les repas sont préparés avec des ingrédients « recyclés ».

Le pain, la viande, le fromage à la crème, tous les ingrédients utilisés sont passés à deux doigts de se retrouver aux poubelles. Chef Jagger Gordon

Il convoite les fruits et légumes meurtris ou imparfaits et des produits qui approchent de leur date de péremption. Le chef conserve les morceaux de choix afin de préparer des repas nutritifs et équilibrés.

Dans sa sélection d’ingrédients cette journée-là : du capicollo mal tranché, d’une épaisseur inégale; des sachets de biscuits mal emballés; et du fromage à la crème végétalien qui n’expire que dans 10 jours.

Le chef Jagger Gordon

Le chef Jagger Gordon   Photo : Radio-Canada

« Les grandes chaînes se débarrassent de ce type d’aliments, afin de libérer l’espace sur les tablettes ou dans leurs entrepôts pour des produits plus frais. Je les achète à bas prix, parfois 10 fois moins cher. »

Il recueille ainsi de 100 à 200 kilogrammes de nourriture par jour, « assez pour nourrir une centaine de familles ».

Donner au suivant

Le modèle d’affaires survit grâce au système de paiement que le chef Gordon a mis en place.

« C’est une approche communautaire », explique-t-il.

Le client qui a les moyens de payer donne un montant d’argent de son choix. Pour chaque tranche de 2,50 $, il reçoit un jeton, qu’il glisse ensuite dans un bocal sur le comptoir.

Les clients du Soup Bar peuvent laisser un montant d'argent de leur choix ou acheter leur repas à l'aide d'un jeton payé par quelqu'un d'autre.

Les clients du Soup Bar peuvent laisser un montant d’argent de leur choix ou acheter leur repas à l’aide d’un jeton payé par quelqu’un d’autre.  Photo : Christian Noël

Si le prochain client n’a pas d’argent, il peut payer son repas à l’aide d’un de ces jetons. C’est une façon de donner au suivant. Chef Jagger Gordon

C’est une initiative « merveilleuse » aux yeux de Jennifer Hind, une étudiante de niveau collégial.

« Nous avons tellement de gens à Toronto qui se nourrissent mal ou pas du tout, faute d’argent. C’est une véritable crise. » L’initiative du chef Gordon, selon elle, redonne une certaine dignité aux gens affamés.

Et en plus, la nourriture est excellente, ajoute Jennifer. « La viande est fraîche, le pain goûte comme tout droit sorti de la boulangerie. On ne peut pas demander mieux. »

Des milliards de dollars de gaspillage

Pendant que le chef Gordon sert ses « invités », un camion d’une grande boulangerie industrielle de l’Ontario (qui préfère rester anonyme) s’arrête pour effectuer une livraison. Près d’une centaine de petits pains, de baguettes et de focaccias se retrouvent sur la table du restaurant.

Tout ce pain allait se retrouver aux ordures d’ici la fin de la journée Chauffeur de la boulangerie

Photo : Christian Noel

« Nous offrons du pain frais du jour aux restaurants et aux hôtels de Toronto poursuit le chauffeur. À la fin de la journée, il faut se débarrasser des restants pour préparer la commande du lendemain. »

Du gaspillage de nourriture qui atteint une ampleur sans précédent au Canada, selon une étude de VCM International, une firme de consultants dans le domaine de la restauration.

En 2010, 27 milliards de dollars de nourriture se sont retrouvés aux dépotoirs. En 2014, c’était 31 milliards de dollars. Dans les restaurants, les épiceries, les hôtels, mais surtout, à la maison.

Le Canada, selon le chef Gordon, devrait s’inspirer de la France, qui a adopté une loi l’an dernier afin de réduire le gaspillage alimentaire, dans les secteurs de la restauration et du commerce de détail.

Je lance un défi au premier ministre Trudeau de s’attaquer au gaspillage alimentaire. Chef Jagger Gordon

« Un projet comme le mien offre une solution symbolique », concède le chef Jagger.

Mais il espère sensibiliser les Canadiens à faire leur part, afin d’éliminer le gaspillage tout en nourrissant les plus démunis.

http://ici.radio-canada.ca/

4500 litres d’eau dans mon steak?


C’est un indice intéressant de savoir la quantité d’eau pour produire un simple steak. Cela fait prendre conscience de tout cela comporte. Cependant, je pense que diminuer sa viande est une bonne idée à défaut d’être féru en végétarisme ou végétalien pour ne pas manquer des éléments essentiels que notre corps à besoin. Je me demande quand même si tout le monde était végétarien, quelle serait l’empreinte d’eau, car il faudrait axer encore plus sur l’agriculture. Pour le moment, soyons réalistes, nous pouvons quand même faire quelque chose de concret en diminuant notre consommation de viande et suivre ce genre d’étude
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4500 litres d’eau dans mon steak?

 

Agence Science-Presse  |  Par Eve Beaudin

Y a-t-il vraiment 4500 litres d’eau dans un steak ? Pour répondre à cette question, il faut se référer à une mesure appelée l’empreinte eau, qui désigne le volume d’eau douce nécessaire à la production d’un produit ou d’un aliment.

Le concept d’empreinte eau, proposé en 2002 par le professeur en gestion de l’eau Arjen Hoekstrax, des Pays-Bas, a conduit à la création en 2008 du Water Footprint Network, un réseau de partenaires corporatifs et universitaires voué à promouvoir ce concept et à développer des outils pour mesurer une utilisation durable de l’eau.

L’intérêt de l’empreinte eau, c’est qu’elle met en lumière l’eau cachée dans nos aliments. On a beau savoir que l’agriculture est très gourmande en eau, cela devient plus compréhensible — et frappant — quand on accole un volume d’eau précis aux aliments que nous consommons. Qui aurait cru par exemple qu’il fallait 1000 litres d’eau pour faire pousser un seul kilo de blé et 322 litres d’eau pour produire un kilo de légumes ?

À partir de ces données, les scientifiques du Water Footprint Network sont en mesure d’estimer la quantité d’eau nécessaire à la production de plusieurs aliments : 40 litres d’eau sont dissimulés dans une tranche de pain, la production d’une seule tasse de café engloutit 140 litres et un petit bol de 100 grammes de riz siphonne près de 340 litres d’eau !

 

 

Parce que l’élevage contribue au réchauffement climatique

Selon le rapport du FAO L’Ombre portée de l’élevage, celui-ci serait responsable de 18% des émissions de gaz à effet de serre dans le monde.

À titre comparatif, le transport est responsable de 13% de ces émissions.


Comme le résume l’un des contributeurs à La Vérité sur la viande, un carnivore qui roule à vélo pollue plus qu’un végétarien roulant en hummer.

La viande, très gourmande en eau

En plus de l’eau qu’ils boivent, les animaux d’élevage en consomment aussi par le biais des céréales et de l’herbe qu’ils mangent. Prenons l’exemple d’un bœuf d’élevage, la viande qui demande le plus d’eau à produire. Le Water Footprint Network calcule que l’animal mettra environ trois ans pour atteindre l’âge adulte et produire 200 kg de viande. Durant sa vie :

  • l’animal aura bu 24 000 litres d’eau ;
  • quelque 7 000 litres d’eau auront été nécessaires à son entretien ;
  • il aura mangé en moyenne 1300 kg de grains (blé, maïs, soja, avoine)
  • et 7200 kg d’herbe (pâturage, foin sec, ensilage et autres fourrages) dont le bilan en eau atteint 3 millions de litres.

En additionnant ces volumes, on en arriverait à un total de 15 000 litres d’eau pour produire 1 kg de bœuf. Autrement dit, si le steak de notre lecteur pèse 300 grammes, il semble effectivement qu’il aura fallu 4500 litres d’eau pour le produire, soit l’équivalent de 30 baignoires ! À avaler son steak de travers, non ?

Avantages et limites de l’empreinte d’eau

Les chiffres avancés par le Water Footprint Network sont des estimations globales moyennes. D’ailleurs, l’organisation le souligne dans ses documents explicatifs, dont celui-ci, qui date de 2008 : l’empreinte d’eau du bœuf varie énormément en fonction du climat, du type de sol, du mode d’élevage et de l’alimentation donnée au bétail.

Cependant, de nouvelles méthodes de calcul apportent un peu plus de précision. C’est le cas de l’Analyse de cycle de vie (ACV), une approche standardisée au niveau international qui est en mesure d’évaluer l’empreinte eau des aliments, en plus de ses impacts sur l’environnement et la santé humaine. Pour en savoir plus.

Depuis quelques années, l’approche ACV a été appliquée pour estimer l’empreinte eau de certaines productions animales. On peut d’ailleurs lire dans un article du journal La Presse, en 2015, que les Éleveurs de porcs du Québec ont fait faire une analyse de cycle de vie qui a révélé que la production porcine québécoise consommerait moins d’eau que la moyenne mondiale et que 60 % de la consommation totale d’eau nécessaire à cette production était relié à l’alimentation des cochons (grains et moulée).

Quelques chiffres pour connaître (et diminuer) son empreinte eau

  • L’agriculture représenterait environ 90 % de l’eau consommé par l’humanité ;
  • Le quart de l’eau consommée par un Nord-Américain est utilisé pour boire, se laver et nettoyer sa maison. Les trois quarts restants sont attribuables à l’empreinte eau de sa nourriture ;
  • Il faut environ 15 000 litres d’eau pour produire un kilo de bœuf, 4800 litres pour la même quantité de porc et 3900 litres pour un kilo de poulet ;
  • Manger des portions de viande plus petites est un premier pas pour diminuer son impact. Selon le Guide alimentaire canadien, une portion de 75 grammes de viande est suffisante ;
  • Un omnivore aurait une empreinte d’eau moyenne de 3600 litres d’eau par jour, alors qu’un végétarien qui mange encore des produits laitiers aurait une empreinte d’eau quotidienne de 2300 litres ;
  • Un omnivore qui remplacerait 50 % des produits animaux dans sa diète par des végétaux (légumineuses, noix, etc.) pourrait diminuer de 30 % son empreinte eau ;
  • On estime qu’environ 50 % des aliments sont jetés. Si on réduit le gaspillage alimentaire, on réduit grandement notre empreinte eau.

Que pensent les chercheurs spécialisés en analyse de cycle de vie des moyennes établies par le Water Footprint Network ? Le Détecteur de rumeurs a contacté Anne-Marie Boulay, chercheuse postdoctorale au CIRAIG de Polytechnique Montréal et à LIRIDE de l’Université de Sherbrooke.

« Leur indice est un outil très utile pour mesurer le volume d’eau nécessaire pour obtenir un aliment. Mais la même quantité d’eau utilisée pour élever du bétail n’aura pas les mêmes impacts selon qu’elle soit utilisée au Canada, en Argentine ou en Australie. C’est pourquoi l’analyse de cycle de vie a mis au point des indicateurs qui prennent en compte ces impacts », explique-t-elle.

La chercheuse est également coprésidente d’un groupe de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture qui vise à mettre au point une mesure précise pour évaluer l’empreinte d’eau des élevages et leur performance environnementale. Ultimement, ce nouvel indicateur pourrait apporter des informations plus précises sur l’emballage des aliments, qui indiqueraient à l’acheteur combien d’eau il a fallu pour produire son pain, sa pomme et son steak !

Verdict

Il est possible que le steak ait demandé plus ou moins de 4500 litres d’eau, selon sa provenance, le mode d’élevage et l’alimentation du bétail. Dans l’attente d’informations plus précises qui seront peut-être un jour apposées sur l’emballage de son steak, le lecteur pourrait se référer aux conseils du Détecteur de rumeurs pour réduire son empreinte eau.

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Les supermarchés donnent la main aux banques alimentaires


Les banques alimentaires au Québec viennent de réussir un grand coup pour aider plus de 400 000 personnes, dont près de 150 000 enfants chaque mois. En plus, cela va limiter les gaspillages alimentaires des supermarchés tels que Provigo, Maxi, Metro, Super C, IGA, ainsi que d’autres comme Cascades fournira les boites et le reste sera les subventions pour le transport, essence, réfrigération ….
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Les supermarchés donnent la main aux banques alimentaires

 

D'ici trois ans, les promoteurs du projet espèrent... (PHOTO MARTIN TREMBLAY, ARCHIVES LA PRESSE)

D’ici trois ans, les promoteurs du projet espèrent atteindre 611 magasins et récupérer ainsi 8 millions de kilos de denrées annuellement.

PHOTO MARTIN TREMBLAY, ARCHIVES LA PRESSE

 

LIA LÉVESQUE
La Presse Canadienne

Les banques alimentaires du Québec et les grands supermarchés se donnent enfin la main pour récupérer la nourriture invendue afin de venir en aide aux gens dans le besoin et d’éviter en plus le gaspillage.

Un projet-pilote en ce sens avait déjà été lancé et, fort de son succès, la collaboration sera étendue à 611 magasins participants des bannières Provigo, Maxi, Metro, Super C et IGA d’ici trois ans.

L’annonce en a été faite vendredi à Montréal, dans les locaux de la Maison bon accueil, en présence de Dominique Anglade, ministre de l’Économie et députée de la circonscription dans laquelle se trouve la Maison bon accueil, et Lucie Charlebois, ministre déléguée à la Santé publique et aux Saines habitudes de vie. Recyc-Québec accorde une subvention de 395 200 $ pour démarrer le projet à plus grande échelle.

«C’est une première au Canada», a soutenu la ministre Charlebois.

Il semble qu’il ait été particulièrement difficile d’assurer le fonctionnement d’un tel système.

Les supermarchés fournissent les denrées; des partenaires comme Cascades fournissent les boîtes de carton et la subvention sert à défrayer les coûts du transport, de l’essence, de l’entreposage, du système de congélation, a expliqué Annie Gauvin, directrice générale des Banques alimentaires du Québec.

Le projet-pilote avait permis de récupérer 2,5 millions de kilogrammes de denrées, dont 500 000 kilos de viande, grâce à la participation de 177 supermarchés.

Dans la prochaine année, 175 autres supermarchés s’ajouteront à la liste.

D’ici trois ans, les promoteurs du projet espèrent atteindre 611 magasins et récupérer ainsi 8 millions de kilos de denrées annuellement.

Les banques alimentaires soulignent de leur côté que les demandes d’aide sont en hausse et qu’elles ne suffisent pas à la tâche.

«Ce projet-là est un projet des plus importants, au niveau économique, au niveau de la sécurité alimentaire pour le Québec, mais aussi c’est un projet qui s’inscrit vraiment dans un projet de société», a lancé Mme Gauvin.

«À chaque mois, on reçoit 1,8 million de demandes. De ces 1,8 million, on répond à 400 000 personnes, 150 000 enfants», a-t-elle souligné.

Même si la subvention octroyée n’est pas récurrente, Mme Gauvin se dit confiante de pouvoir poursuivre dans la même veine lorsqu’elle aura été épuisée.

Le réseau des Banques alimentaires du Québec soutient 30 membres appelés Moisson – des banques alimentaires régionales – qui, à leur tour, approvisionnent 1000 organismes communautaires. Ce sont ces 1000 organismes qui apportent une aide alimentaire à 400 000 personnes, dont près de 150 000 enfants.

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Un restaurateur veut donner ses restes, mais le ministère dit non


Je me souviens, il y a quelques années d’avoir vu un itinérant fouillé dans les poubelles d’un terminus d’autobus à Montréal. Il prenait des frites et essayant tant bien que mal pour enlever les saletés qui étaient dessus. J’avais le haut coeur. Alors qu’un restaurant mette en disposition un frigidaire à l’extérieur pour ceux qui ont faim, m’apparaît moins pire que les sans-abris qui fouillent dans les poubelles qui contiennent toutes sortes de déchets qui pourraient rendre malade ces gens
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Un restaurateur veut donner ses restes, mais le ministère dit non

 

Un restaurateur veut donner ses restes, mais le ministère dit non

Photo Fotolia

Un restaurateur de Québec qui voulait faire une bonne action se retrouve plutôt dans la mire du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ).

François Bouchard, le propriétaire de Soupe et Cie dans Limoilou, a installé un réfrigérateur de couleur rose à l’extérieur de son commerce.

Il souhaite ainsi éviter le gaspillage alimentaire, tout en permettant à ceux qui ont faim de venir prendre de la nourriture gratuitement. Les clients du restaurant peuvent y laisser leurs restes, ainsi que des citoyens du secteur qui peuvent y déposer des aliments.

«J’ai vu les gens ne pas terminer leur plat, j’ai aussi vu des gens avoir faim, fouiller dans les poubelles. J’ai fait 1+1, j’ai mis un frigidaire à l’extérieur et j’ai dit aux gens  »si vous voulez, vous pouvez donner vos restants ».»

Selon le MAPAQ, cette pratique ne respecterait pas les règles de salubrité alimentaire. «Elle m’a dit  »si les gens mangent dans vos poubelles, vous êtes responsables de vos poubelles. Si les gens s’intoxiquent à manger dans vos poubelles, vous êtes responsables »», a expliqué François Bouchard à TVA Nouvelles.

Une pétition afin de soutenir le commerçant dans cette initiative de solidarité avait permis d’amasser 1200 signatures, mercredi matin.

http://fr.canoe.ca/

Ces facteurs psychologiques qui poussent au gaspillage alimentaire


On est prêt a pointer les supermarchés du gaspillage alimentaires, mais nous sommes nous aussi responsables de nos achats et du gaspillage que nous engendrons à plusieurs niveaux
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Ces facteurs psychologiques qui poussent au gaspillage alimentaire

 

LA DISCO SOUPE, MOUVEMENT FESTIF QUI CONSISTE À CUISINER DES LÉGUMES ET FRUITS INVENDUS EN MUSIQUE AFIN DE LUTTER CONTRE LA GASPILLAGE ALIMENTAIRE.

© LANCELOT FREDERIC/SIPA

Le gaspillage alimentaire ne relève pas seulement de la responsabilité des supermarchés : chez le consommateur, des mécanismes psychologiques –  largement inconscients – le conduisent à gaspiller, mettent en évidence des recherches françaises.

« Le gaspillage alimentaire commence dans les supermarchés. Il y a une profusion de produits sur les rayons, et tous ne sont évidemment pas vendus. Quand au consommateur qui repart chez lui avec des produits, certains mécanismes psychologiques, largement inconscients, le conduisent à gaspiller », explique Mia Birau, chercheuse à l’École de management de Grenoble et dont les travaux sont consacrés au comportement du consommateur, dans un communiqué faisant la synthèse de ses résultats.

Un axe de recherche à l’enjeu majeur, un tiers de la production mondiale de nourriture finissant à la poubelle !

Chez le consommateur, un conflit entre motivation et inconscient

L’on peut s’en douter facilement : si les consommateurs gaspillent, c’est notamment car ils ont eu les yeux plus gros que le ventre au moment de faire leurs courses et que leur réfrigérateur regorge de produits périmés. Effectivement, la gestion du stock est un problème crucial. Selon cette étude, les consommateurs ont tendance à sous-estimer le remplissage de leur congélateur et de leurs placards et pensent être en mesure de consommer tous les produits achetés avant la date de péremption ! Facteur aggravant : l’on a tendance à cuisiner d’abord les derniers produits achetés. Les plus anciens se retrouvent inutilisés, puis jetés.

« D’ailleurs, l’existence d’un compost transforme quasiment en acte vertueux le fait de jeter… », fait remarquer Mia Birau.

Au moment du repas, il peut y avoir un conflit entre les motivations qui sont à l’origine de l’achat et l’inconscient du consommateur : en effet, c’est le souci diététique qui pousse à acheter une salade, mais une fois à table, on se laisse plutôt tenter par une pizza… De la même façon, on achète un nouveau yaourt « pour changer », male nouveau is on continue à consommer ses yaourts habituels : yaourt se retrouve à peine goûté. Ces recherches mettent en évidence un autre facteur inconscient, moins attendu et qui semble plus difficile à changer.

« Si le consommateur achète trop, c’est aussi parce qu’il veut se rassurer sur son niveau de vie et conforter son image de « bon parent » prévoyant », explique la chercheuse.

Alors que faire contre le gaspillage alimentaire ? Lancer de nouvelles campagnes d’information ? Mia Birau est pour, à condition qu’elles sortent de l’aspect culpabilisant pour le consommateur, les rendant « largement inefficaces », selon elle.

« Quand, en revanche, le message met en cause les supermarchés et les restaurants, en affirmant qu’ils ont aussi leur part de responsabilité, le consommateur se sent moins coupable et est plus disposé à faire des efforts », ajoute-t-elle.

Selon ses recherches, celui-ci est davantage disposé à faire plus d’effort s’il a le sentiment que ce qu’on lui demande est facile. Autre point important que devraient intégrer les campagnes d’information selon ces recherches : la pédagogie autour de la date de péremption. Cette dernière, trop souvent perçue comme une alerte immédiate sur la sécurité alimentaire du produit, a bien entendu sa part de responsabilité dans le gaspillage…

Mia Birau souhaite désormais orienter ses recherches sur le niveau d’acceptation des consommateurs quant aux fruits et légumes « moches », et le prix auxquels ils seraient prêts à les acheter.

« Des premières études sur le sujet suggèrent que le consommateur est prêt à acheter des produits « moches », car il a l’impression qu’ils sont naturels, locaux, sains, voire bio, et qu’il est prêt à payer le même prix pour un produit déformé que pour un produit classique », conclut la chercheuse.

La fin programmée des fruits et légumes aux dimensions parfaites ?

http://www.sciencesetavenir.fr/

Ne pas confondre «meilleur avant» avec «expiré»!


Il y a une différence importante entre dates de péremption et dates expirations. Savoir faire cette différence permet de diminuer le gaspillage alimentaire
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Ne pas confondre «meilleur avant» avec «expiré»!

 

FRIDGE

Fondation David Suzuki  |  Par Mode de vie & compagnie

Cet article a initialement été publié sur le webzine Mode de vie & compagnie de la Fondation David Suzuki.

Saviez-vous que le lait peut être consommé 7 jours après la date «meilleure avant», et ce, qu’il soit ouvert ou non?

Un yogourt avec une date de péremption d’aujourd’hui est toujours bon (et sans danger) et peut être consommé pour encore 7 à 10 jours!

Interpréter les dates de péremption comme si elles étaient des dates d’expiration contribuent au gaspillage alimentaire et, chaque année, une quantité incroyable, soit un tiers — 1.3 milliards de tonnes — de la nourriture mondiale est gaspillée après avoir été récoltée : 45 % des fruits et légumes, 35 % du poisson et des fruits de mer, 30 % des céréales, 20 % des produits laitiers et 20 % de la viande.

Les dates de péremption sont liées à la qualité alimentaire — la fraîcheur, la texture, la saveur et la valeur nutritionnelle — et non pas à la salubrité. Elles ne sont pas des dates d’expiration.

Combien de temps après une date de péremption puis-je consommer sans risque des œufs, du lait, de la moutarde, des céréales, etc.?

Sauve ta bouffe partage des délais de conservation, par exemple, vous pouvez consommer des œufs un mois après la date de péremption.

Befoodsafe (en français) explique combien de temps la nourriture se conserve.

Extenso partage un guide du garde-manger pour les marchandises sèches.

Où verrez-vous des dates de péremption?

– Les dates de péremption sont seulement exigées sur les produits alimentaires qui restent frais pendant 90 jours ou moins. Certains produits qui ne les requièrent pas en ont tout de même un, comme l’eau en bouteille par exemple.

Qu’arrive-t-il à la nourriture après sa date de péremption?

Lorsque la date de péremption est dépassée, la nourriture peut perdre une certaine fraîcheur et des changements au niveau de sa saveur et de sa texture peuvent se produire. Certains aliments perdent de leur valeur nutritive, par exemple, ils peuvent contenir moins de vitamine C.

Ne pas confondre «meilleure avant» avec «expiré» mènera à :

1. Moins de gaspillage alimentaire

2. Une économie d’argent

3. Réduire les déchets alimentaires allant à la poubelle (déchets qui contribuent aux émissions croissantes de méthane et ont un impact significatif sur les aléas des changements climatiques).

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Des plats concoctés avec des aliments trouvés dans les poubelles


Plus de 1,3 milliard de tonnes d’aliments jetés, mais des gens sont capable de faire des bonnes choses avec des aliments qui même si la date est périmée, c’est encore bon. L’idée de lancer une application pour mettre en contact des consommateurs ayant de la nourriture en surplus et d’autres cherchant à récupérer des aliments tout simplement génial
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Des plats concoctés avec des aliments trouvés dans les poubelles

 

À Brighton, Adam Buckingham nourrit chaque semaine 200... (PHOTO AFP)

À Brighton, Adam Buckingham nourrit chaque semaine 200 personnes dans un café RJFP installé dans une église. Parmi les dons de nourriture, des jambons Serrano et une grosse quantité de chocolat.

PHOTO AFP

RUTH HOLMES
Agence France-Presse
Londres

 

Ancien chef, Adam Smith s’est reconverti dans la lutte contre le gaspillage alimentaire en ouvrant dans le nord industriel de l’Angleterre un café où l’on ne sert que des plats concoctés à partir d’aliments rescapés des poubelles. Un projet qui s’est rapidement étendu.

«Dès le premier jour, j’ai cherché à nourrir le monde et c’est toujours ce que je cherche à faire», déclare-t-il à l’AFP en revenant sur l’ascension de son empire éthique, the Real Junk Food Project (RJFP), qui compte désormais 120 cafés affiliés dans le monde.

Il s’appelle Adam Smith mais n’a rien à voir avec son célèbre homonyme du XVIIIe siècle, théoricien du libéralisme économique et auteur de La richesse des nations.

Lancé en décembre 2013 dans un centre communautaire du quartier défavorisé d’Armley à Leeds, son projet réunit aujourd’hui des établissements en Australie, en France, en Corée du Sud, aux États-Unis… et jusqu’au Nigeria.

«Les gens commencent à nous prendre au sérieux», se félicite Adam Smith, au retour d’un événement de sensibilisation à la lutte contre le gaspillage au parlement britannique, où il a servi aux députés des plats composés d’aliments récupérés dans les poubelles.

Le concept est simple: récupérer de la nourriture qui autrement serait jetée – en général parce que la date limite de consommation est dépassée – et la transformer en des plats parfaitement comestibles.

Depuis les débuts du Real Junk Food Project, près de 200 tonnes d’aliments ont été «interceptées» et réutilisées dans les cafés affiliés, indique Adam Smith.

Quelque 1,3 milliard de tonnes d’aliments jetés

Selon les Nations Unies, près d’un tiers de la nourriture produite dans le monde pour les humains chaque année est perdue ou jetée, soit approximativement 1,3 milliard de tonnes.

En offrant des repas en échange d’une contribution libre et volontaire dont le consommateur fixe lui-même le montant, les cafés RJFP contournent les règlementations en matière d’alimentation qui interdisent au Royaume-Uni la vente de nourriture périmée.

«Nous jugeons par nous-mêmes si la nourriture est propre à la consommation en la goûtant ou en la sentant», explique Adam Smith.

Son intention première n’était pas de nourrir les pauvres. Mais dans de nombreuses communautés, le système qu’il a initié est devenu un moyen d’aider les personnes à faibles revenus ou sans ressource.

Aidée de 90 bénévoles, Shena Cooper, une retraitée, dirige le café RJFP Elsie’s à Northampton, dans le centre de l’Angleterre.

«Certaines personnes viennent pour un café et une part de gâteau et donnent quelques livres. Mais d’autres n’ont pas les moyens de contribuer», explique-t-elle.

Les bénévoles doivent relever le défi de créer des plats savoureux avec les aliments qu’ils trouvent, un challenge qui fait «partie du plaisir pour eux», note-t-elle.

Au Elsie’s ce mois-ci, un chef invité a transformé des produits locaux aux dates de consommation dépassées en un repas qui se voulait gourmet avec en entrée, crostini accompagné d’une sauce à la poire, puis saucisse tressée avec son cake de polenta avant de conclure sur un dessert à la figue et au chocolat.

Ici, «vous pouvez avoir bonne conscience en mangeant un gâteau!», plaisante Heike Mapstone, employée dans un centre d’appels. À ses yeux, ce café est «une super idée».

Shena Cooper a conscience que son initiative ne représente «que la partie émergée de l’iceberg» en matière de lutte contre le gaspillage, mais elle espère qu’au bout du compte les efforts cumulés permettront «de montrer le système alimentaire tel qu’il fonctionne vraiment».

Connectés contre le gâchis

«Il y a tellement de choses choquantes», juge-t-elle. «Le fait qu’on fasse faire la moitié du tour du monde en avion à des bananes que l’on jette ensuite à la décharge est ridicule!»

À Brighton, Adam Buckingham nourrit chaque semaine 200 personnes dans un café RJFP installé dans une église. Parmi les dons de nourriture, des jambons Serrano et une grosse quantité de chocolat.

«Ça choque les gens de savoir que toute cette nourriture aurait pu finir à la poubelle», dit-il, appelant à un changement des lois et des mentalités.

Dans le nord de Londres, un duo d’entrepreneurs, Tessa Cook et Saasha Celestial-One vient, lui, de lancer une application («Olio») destinée à mettre en contact des consommateurs ayant de la nourriture en surplus et d’autres cherchant à récupérer des aliments.

«Nous avons fait une étude de marché et nous avons découvert qu’un tiers des gens souffrent à l’idée de jeter de la nourriture», explique Tessa Cook. «Pour moi, ça a été une révélation».

Une quinzaine de «fournisseurs», des particuliers et des entreprises, ont pour l’instant adhéré au système, qui se limite à l’enceinte de Londres. Mais Tessa Cook espère pouvoir élargir le champ rapidement.

http://www.lapresse.ca/