Gaspillage alimentaire: Montréal prête à imposer des amendes aux entreprises


A Montréal, IGA, Metro et Provigo donnent leurs denrées non vendu à Moisson Montréal pour quelle soit distribué aux moins nantis. Pourtant, le gaspillage alimentaire demeure un grand problème. La ville prévoit un règlement pour interdire le gaspillage alimentaire aux autres épiceries, restaurants, écoles, hôpital et autres industries. Si cela est bien gérer, je trouve que c’est une obligation qu’il devrait avoir partout au monde. Il n’y a aucune raison que l’on gaspille autant et que des gens continue de ne pas manger à leur faim.
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Gaspillage alimentaire: Montréal prête à imposer des amendes aux entreprises

Photo: Courtoisie | Montreal Dumpster Diving

La Ville de Montréal pourrait imposer des amendes aux épiceries et aux institutions afin de lutter contre le gaspillage alimentaire. Les élus entendent toutefois prioriser la collaboration.

La Ville présentera jeudi son Plan de gestion des matières résiduelles 2020-2022. Une des mesures phares de ce plan consiste à l’adoption d’un règlement visant à interdire aux géants de l’alimentation de jeter à la poubelle des produits qui sont encore comestibles. Une mesure qui vise à contrer le gaspillage alimentaire tout en redistribuant ces denrées aux Montréalais dans le besoin.

Le règlement viserait les épiceries et les restaurants, mais aussi les hôpitaux et les écoles, entre autres.

«On a encore des enfants qui se rendent le ventre vide à l’école le matin. Ça n’a aucun sens», a déploré mercredi la responsable de la transition écologique à la Ville, Laurence Lavigne Lalonde.

Cette dernière a donné un point de presse jeudi pour donner quelques détails sur ce plan.

Actuellement, les matières résiduelles représentent 4% des émissions des émissions de gaz à effet de serre de la métropole. La majeure partie des émissions associées à ce secteur sont reliées à l’enfouissement, selon des données de la Ville.

«Les produits alimentaires, c’est une part importante de ce qu’on retrouve dans les déchets qu’on envoie à l’enfouissement.» -Laurence Lavigne Lalonde

Partenariats

Depuis 2013, la banque alimentaire Moisson Montréal récupère les invendus dans une centaine d’épiceries de la métropole. Celles-ci appartiennent aux chaînes IGA, Metro et Provigo.

«Ces trois grandes bannières nous ont donné un million de kilogrammes de denrées qui seraient allées autrement dans l’enfouissement, seulement l’an dernier», a souligné à Métro le directeur général de Moisson Montréal, Richard Daneau. 

L’objectif de la Ville est donc d’inclure l’ensemble des épiceries dans des partenariats avec des banques alimentaires ou de petits organismes locaux. Elle entend aussi élargir cette initiative aux écoles, aux hôpitaux et aux restaurants, entre autres.

«Et par la suite, s’il reste des denrées, on veut que ça soit composté en non enfoui. Parce que comme ça, ça peut être valorisé», a ajouté Mme Lavigne Lalonde.

La Ville espère ainsi s’approcher de la cible qu’elle s’est fixée de rendre la métropole zéro déchet d’ici 2030.

Amendes

Des amendes seront par ailleurs prévues pour les entreprises et les institutions qui refuseront de mettre en place les mesures nécessaires pour contrer le gaspillage alimentaire.

«Nous allons les accompagner [les entreprises], mais en même temps, je m’attends à des résultats», a laissé tomber la mairesse de Montréal, Valérie Plante.

Le nouveau plan de gestion des matières résiduelles de la Ville fera prochainement l’objet d’une consultation publique. Une consultation portant spécifiquement sur le gaspillage alimentaire pourrait par ailleurs s’ajouter à celle-ci. Une pétition à cet effet a d’ailleurs recueilli plus de 10 300 signatures en moins de deux mois.

Enjeu financier

Le directeur général de Moisson Montréal voit d’«un bon oeil» le plan proposé par la Ville. Il soulève néanmoins que l’élargissement du plan de récupération des denrées alimentaires aux restaurants et aux institutions comme les écoles et les hôpitaux risque de soulever des défis.

«L’enjeu financier va rapidement arriver parce que les frais associés au transport [des denrées], c’est une grosse partie de nos dépenses», a indiqué M. Daneau. 

La banque alimentaire dispose actuellement d’un laboratoire qui analyse les denrées alimentaires qu’elle reçoit avant de les redistribuer à quelque 250 organismes de l’agglomération. Cela permet de s’assurer que les produits reçus ne contiennent pas de bactéries nuisibles à la santé.

«Il y a tout un enjeu de salubrité qu’il faudra valider dans le détail. Ce n’est pas parce que ce sont des gens en situation de pauvreté qu’il faut tourner les coins ronds en matière de salubrité et d’hygiène», a noté M. Daneau.

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Voici ce que j’ai appris en fouillant les poubelles


Je trouve admirables ceux qui sont capables de fouiller dans les poubelles des épiceries et des restaurants pour se nourrir. Ces gens pourraient faire leur épicerie comme tout le monde, sans pour autant se payer du luxe. Alors que dans les poubelles, on trouve de tout qui est encore consommable. Chez moi, certains supermarchés baissent les prix pour des aliments qui ne sont pas conformes ou encore près de la date de péremption ou de dernier recours. Alors que d’autres donnent leur surplus à des organismes, mais il reste beaucoup à faire.
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Voici ce que j’ai appris en fouillant les poubelles

 

CAMERON MACLEISH

  • Par Cameron Macleish, HuffPost US

Ceux qui n’ont pas l’habitude de faire les poubelles seront sans doute dégoûtés. Je l’étais aussi la première fois que j’en ai entendu parler.

J’ai à côté de moi du pain croustillant, des légumes frais, des fromages fins et de beaux morceaux de viande. Je n’ai pas les moyens de m’offrir ces aliments. Enfin, je ne les aurais pas… s’ils n’étaient pas gratuits.

Ce festin composé d’aliments de très bonne qualité, apparemment disponible en abondance, provient des fouilles de poubelles que j’effectue aux États-Unis. Voilà quatre ans que je récupère de la nourriture dans les bennes à ordures des magasins.

Ceux qui n’ont pas l’habitude de faire les poubelles seront sans doute dégoûtés. Je l’étais aussi la première fois que j’en ai entendu parler. C’est normal: on associe les poubelles à la nourriture avariée et autres déchets. Mais on y trouve aussi des quantités incroyables de nourriture parfaitement comestible jetée parce que la date de péremption est passée ou tout simplement parce qu’elle n’a plus l’air « parfaite ». Les bananes à peine talées en sont un bon exemple.

Ma première incursion dans le monde des fouilleurs de poubelles date de mes études à Londres. Mon emploi du temps m’obligeait souvent à faire mes courses le soir, au moment de la fermeture des magasins. C’est là que j’ai vu pour la première fois de grandes quantités de produits frais partir à la poubelle. Et quand j’essayais de convaincre les employés du magasin de me les vendre moins cher, ils secouaient la tête et m’opposaient « la politique de l’entreprise » et « le risque de responsabilité ».

Les années suivantes, lors de mes voyages autour du monde, la fouille de poubelle a représenté une source de nourriture fiable. Au fur et à mesure, je me suis aperçu que ce gaspillage alimentaire ne se limite pas à certains lieux ou communautés. C’est un phénomène mondial.

À l'extérieur d'une épicerie, les fruits et légumes frais côtoient les

FUTUREWALK VIA GETTY IMAGESÀ l’extérieur d’une épicerie, les fruits et légumes frais côtoient les ordures.

Aujourd’hui, je suis de retour aux États-Unis, où 40% de la nourriture produite annuellement part à la poubelle (si vous vous posez la question, sachez que la fouille de poubelles y est le plus souvent légale tant que l’on n’entre pas par effraction) alors qu’on estime à 40 millions le nombre d’Américains en insécurité alimentaire, dont plus de 12 millions d’enfants.

L’impact environnemental n’est pas négligeable non plus. Il en faut, des terres, pour nourrir les 7,7 milliards de personne que compte la planète: 11% de la surface terrestre est réservée à la seule production végétale.

Produire de la nourriture requiert de grandes quantités d’eau ainsi que des engrais et des pesticides qui polluent nos cours d’eau, sans oublier l’énergie nécessaire pour acheminer la nourriture jusqu’aux consommateurs. De plus, lorsqu’elle pourrit, elle génère des émissions de méthane, un puissant gaz à effet de serre qui contribue au réchauffement climatique.

Avec notre système agricole moderne, la plupart des gens sont déconnectés des réalités de l’alimentation. Là où nous devions autrefois chasser, cueillir, élever, cultiver, récolter, nous n’avons plus qu’à consommer (au moyen d’une visite au supermarché ou au restaurant). Non contents de payer des gens pour produire et jeter notre alimentation, nous laissons des entreprises nous imposer la saveur et l’apparence idéales de la nourriture pour nous vendre leurs produits. Les fruits et légumes qui ne sont pas calibrés sont éliminés et seules certaines parties des animaux (telles que les filets, les cuisses et les ailes) sont considérées comme comestibles dans de nombreuses cultures occidentales. Le reste part à la poubelle.

Nous tenons notre alimentation pour acquise et nous avons oublié le privilège que constitue ce surplus de nourriture facilement accessible.

Cameron Macleish devant un repas pantagruélique à base d'aliments sortis des poubelles dans sa communauté...

CAMERON MACLEISHCameron Macleish devant un repas pantagruélique à base d’aliments sortis des poubelles dans sa communauté de résidence lors de l’un de ses voyages.

En cherchant un moyen de résoudre ce problème, j’ai créé l’émission Cooking with Trash sur YouTube, pour donner un plus large écho à cette crise du gaspillage alimentaire et promouvoir la fouille de poubelles comme solution partielle.

A force d’être sollicités, les magasins commencent aussi à agir. Aux États-Unis, des organisations comme Feeding America et Food Not Bombs collectent auprès de divers magasins des aliments « invendables » et les redistribuent à ceux qui sont en situation d’insécurité alimentaire. En plus d’être déchargées de toute responsabilité vis-à-vis des aliments qu’elles donnent aux organisations à but non lucratif depuis la loi du bon Samaritain de 1996, les entreprises bénéficient de déductions fiscales. Combinés, ces programmes et ces lois incitent les commerces à recycler les aliments invendus.

Il n’y a pour autant aucune excuse à un tel gaspillage alimentaire et, tout fouilleur de poubelles que je suis, j’espère que je n’y trouverai un jour plus d’aliments comestibles. En attendant, la fouille de poubelles représente pour nous un moyen de lutter contre le gaspillage alimentaire. Ce n’est certes pas une solution durable, mais c’est un début.

Ce blogue, publié sur le HuffPost américain, a été traduit par Catherine Biros pour Fast ForWord.

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Récupération des invendus des épiceries: une année record, dit Moisson Montréal


Montréal peut être fier malgré la difficulté de nourrir toutes les personnes dans le besoin d’avoir mis sur pied un projet pour diminuer le gaspillage alimentaire dans les épiceries et a redistribuer à des organismes communautaires.
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Récupération des invendus des épiceries: une année record, dit Moisson Montréal

 

Récupération des invendus des épiceries: une année record, dit Moisson Montréal

Archives Métro

Le programme de récupération de nourriture en supermarché a permis à 1,2 million de kilos d’invendus d’éviter les vidanges à Montréal lors de la dernière année, et de plutôt servir à nourrir des gens dans le besoin. Une année record, estime François Jolicoeur, de Moisson Montréal.

Moisson Montréal redistribue la nourriture obtenue à une longue liste d’organismes communautaires qui s’occupent de nourrir les Montréalais.

M. Jolicoeur, directeur du développement des affaires de l’organisme de bienfaisance, se réjouit du fait que la récolte de nourriture en supermarché leur a permis de mettre la main sur 500 000 kg de viande, des denrées qui se retrouvent plus rarement dans leurs entrepôts.

Les épiceries partenaires du programme sont une centaine et appartiennent aux trois grandes bannières, soit Métro, Loblaws et Sobeys. Le programme de récupération en épicerie existe depuis l’année 2013-2014. Et il a connu une croissance continue depuis, souligne M. Jolicoeur.

«Cela permet deux choses», dit-il. C’est pour le bénéfice des quelque 250 organismes communautaires que Moisson Montréal dessert dans la ville, et aussi, «ça nous aide à lutter contre le gaspillage alimentaire».

Les camions de Moisson Montréal sillonnent les rues de Montréal et se rendent dans les supermarchés participants. Ceux-ci ont déjà mis la nourriture — près de la date de péremption, mais toujours comestible — de côté ou encore au congélateur pour la viande.

«On a des protocoles pour s’assurer que la nourriture périssable soit conservée dans de bonnes conditions et soit encore propre à la consommation», indique-t-il.

Le mot-clé est «rigueur», laisse-t-il tomber. Il cite par exemple le taux de rejet moyen de la viande récupérée: il n’est que de 7%, indique-t-il, ce qui signifie que la très grande majorité des barquettes de poulet, de porc ou de boeuf sont distribuées aux organismes communautaires.

Moisson Montréal se réjouit de la vitalité de ce projet qui permet de nourrir ceux dans le besoin tout en réduisant le gaspillage alimentaire. Recyc-Québec dit avoir offert du financement au programme, ce qui a permis de financer les équipements et les fournitures nécessaires à son déploiement à plus grande échelle en 2015 et 2016.

En 2017-2018, Moisson Montréal a redistribué près de 16 millions de kilos de nourriture et d’autres produits essentiels. Environ 136 500 personnes en ont bénéficié en 2017.

https://journalmetro.com/

Des coquerelles pour réduire le gaspillage alimentaire


Trouver des coquerelles chez-soi, il faut appeler les exterminateurs. Pourtant, en Chine, ils ont trouvé une manière écologique de les utiliser pour lutter contre le gaspillage alimentaire par leur appétit vorace. Quand ils meurent, ces insectes sont réduits en farine haute en protéine et nourrissent les volailles et le cycle continu.
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Des coquerelles pour réduire le gaspillage alimentaire

 

La mention «meilleur avant» favorise le gaspillage alimentaire


Êtes-vous de ceux qui jeter les aliments quand, arrive à la date de péremption ? Pourtant, la plupart des aliments sont encore bons pour la consommation. Peut-être que l’idée de changer la notification aiderait à diminuer le gaspillage alimentaire
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La mention «meilleur avant» favorise le gaspillage alimentaire

 

Une récente étude démontre que les Canadiens sont... (ARCHIVES LA PRESSE)

 

Une récente étude démontre que les Canadiens sont parmi les plus grands gaspilleurs de nourriture dans le monde.

BOB WEBER
La Presse Canadienne

Ne jetez pas votre pot de yogourt même si la date inscrite dans la mention «meilleur avant» est dépassée depuis quelques jours, prévient une enquête nationale visant à réduire l’immense gaspillage alimentaire au Canada.

Le Conseil national zéro déchet soutient que la mention «meilleur avant» sur les étiquettes des aliments crée de la confusion et représente une cause majeure de gaspillage alimentaire au pays.

D’après Denise Philippe, conseillère politique senior au sein du Conseil national zéro déchet, les gens ne savent pas ce que veut véritablement dire la date «meilleur avant». Selon Mme Philippe, qui a participé à la rédaction du rapport, lorsque les consommateurs voient cette indication, ils croient que l’aliment représente un risque pour la santé une fois la date échue. Ce qui n’est pas le cas, rassure-t-elle.

Une récente étude démontre que les Canadiens sont parmi les plus grands gaspilleurs de nourriture dans le monde. Chaque citoyen canadien jetterait près de 400 kilogrammes de nourriture par année, dont 47% à la maison.

Le Conseil national zéro déchet combat ces pertes depuis 2016 et l’étiquette «meilleur avant» semble représenter un ennemi majeur.

À l’exception de rares produits comme les oeufs, la date «meilleur avant» réfère à un niveau de qualité du produit et non pas à un enjeu de sécurité. Denise Philippe ajoute que bien des produits alimentaires affichent une date, alors qu’ils n’en ont même pas besoin.

«Une croustille peut probablement être légèrement plus croquante si on la mange avant la date et légèrement moins croquante après. Et vous seriez étonné de savoir à quel point un yogourt peut se conserver longtemps», mentionne la membre du comité.

Le vocabulaire utilisé et l’inscription ambiguë de la date contribuent aussi à confondre les consommateurs, d’après Mme Philippe.

Ce qui a pour conséquence d’envoyer des tonnes d’aliments sains et comestibles directement à la poubelle dans les cuisines résidentielles ou dans les épiceries.

«Des palettes entières d’humus parfaitement comestible sont retirées des épiceries juste avant l’échéance de leur date »meilleur avant«», déplore Denise Philippe.

Celle-ci propose que le Canada uniformise sa terminologie en utilisant des expressions comme «consommer avant», «congeler avant» ou «a meilleur goût avant» afin de départager si la date représente un enjeu de santé ou de qualité.

D’autres recommandations sont suggérées dans le rapport du comité, dont celle d’harmoniser les règles entourant les dons de nourriture et l’envoi de nourriture à l’enfouissement. L’étude réclame aussi un meilleur contrôle des inventaires chez les transformateurs et les détaillants alimentaires.

Le gouvernement fédéral s’est engagé à réduire le gaspillage alimentaire de moitié d’ici 2030. Il prépare aussi la rédaction d’une politique nationale de l’alimentation qui devrait s’attaquer au gaspillage.

http://www.lapresse.ca/

Et si vos aliments se conservaient 3x plus longtemps


Un procédé utilisé dans une ville du Québec pour le moment permet de conserver les aliments frais beaucoup plus longtemps. Cette technique détruit toutes les bactéries comme la listeria, E. Coli … Ce qui permet de réduire ou même éliminer l’emploi des additifs et des agents de conservation chimiques.
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Et si vos aliments se conservaient 3x plus longtemps

 

GETTY IMAGES

  • Philippe Lépine  Journaliste Bien-Être, HuffPost Québec

Un procédé désormais approuvé par Santé Canada permet de rallonger jusqu’à trois fois la durée de conservation des aliments frais, réduisant par le fait même le gaspillage alimentaire au pays.

Les dates de péremption vous feront moins paniquer.

La technologie HPP (Hydro Procédé de protection) développée en collaboration avec le Centre développement bioalimentaire du Québec (CDBQ) consiste à insérer un aliment emballé dans une enceinte remplie d’eau dans laquelle on fera subir une haute pression pour neutraliser les bactéries (telles que listeria, E. coli, et salmonella) autant à la surface qu’au coeur des aliments.

Le procédé – que seule une entreprise de Saint-Hyacinthe offre au Canada pour l’instant – permet donc de prolonger substantiellement la date de péremption des produits désormais exempts de bactéries, sans toutefois altérer leur fraîcheur, les valeurs nutritives ou leur goût. Il permet également de réduire, voire éliminer, l’emploi d’additifs et agents de conservations chimiques.

La durée de conservation des terrines, mousses et rillettes peut par exemple passer de 45 jours (en temps normal) à 150 jours avec le HPP. Au lieu de 7 jours, les oeufs cuits durs demeureront bons à la consommation jusqu’à 30 jours.

    Quelques données sur le gaspillage :

40% de la nourriture produite est jeté.

Chaque Canadien jette en moyenne 1000 $ de nourriture annuellement.

Dans le monde, environ 1,3 milliard de tonnes d’aliments sont jetées chaque année, une quantité qui pourrait nourrir 7 fois la population qui ne mange pas à sa faim

En 2050, la Terre comptera 9 milliards de bouches à nourrir (d’où le nom Projet 9)

Pour savoir si les aliments ont été traités, vous trouverez le logo ci-dessous sur l’emballage.

COURTOISIE

Plus d’une dizaine d’entreprises alimentaires dont Les Cuisines gaspésiennes, Les Viandes du Breton, ou Produits Alimentaires Viau qui font la pancetta Fantino & Mondello utilisent désormais le procédé.

COURTOISIE

D’autres entreprises sont invitées par le CDBQ et Recyc-Québec à suivre le mouvement dans le cadre du Projet 9 visant à sensibiliser consommateurs et producteurs au gaspillage alimentaire.

http://quebec.huffingtonpost.ca/

 

Seconde vie: une initiative d’ici pour lutter contre le gaspillage des fruits et légumes


Des jeunes entrepreneurs ont décidé de prendre en main le gaspillage alimentaire des produits de la terre, autant les fruits et légumes bio que non-bio. C’est une belle initiative qui permet d’éviter de trop nourrir les poubelles
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Seconde vie: une initiative d’ici pour lutter contre le gaspillage des fruits et légumes

 

ANNE STEPHNESON / EYEEM

Ou comment donner une seconde chance aux fruits et légumes

Heureusement, il existe maintenant plusieurs façons de réduire le gaspillage alimentaire. En plus du compost et de la commercialisation des fruits et légumes moches dans les supermarchés, voilà qu’il est maintenant possible de commander notre panier de fruits et légumes à peine moins beaux que ceux vendus à plein prix en épicerie.

L’entreprise Seconde Vie permet une fois de plus de réduire le gaspillage alimentaire. Fondée par les jeunes entrepreneurs, Thibaut Martelain et Quentin Dumoulin, l’idée leur est venue à la suite d’une visite à la ferme, où ils ont constaté le gaspillage immense au cours de la production maraîchère. Au lieu de voir les fruits et légumes légèrement défraîchis se retrouver à la poubelle, ils ont décidé de leur donner une deuxième chance.

Le concept est simple

Il suffit de commander notre panier en ligne en précisant la fréquence à laquelle nous aimerions les recevoir, chaque semaine ou aux deux semaines. Il faut ensuite choisir le point de cueillette qui nous convient le mieux. Il en existe actuellement une quarantaine principalement sur l’île de Montréal, en plus de trois endroits sur la Rive-Sud.

« Le contenu des paniers varie chaque semaine et nous essayons de nous adapter au maximum aux produits de saison. La composition des paniers est diffusée chaque samedi sur notre site internet » ajoute, Laetitia Penn, responsable marketing chez Seconde Vie.

À titre d’exemple, un panier bio (en surplus, mais pas vraiment difformes ou sur le point de moisir) pour une personne comprenant des fruits et des légumes coûte 22$. Alors que le panier pour une personne de produits locaux (non bio), difformes ou en surplus coûte 9,25$. Dans tous les cas, la quantité est souvent suffisante pour une semaine, à moins d’avoir des envies ou besoins précis de certains produits. Qui plus est, il n’y a aucune obligation d’achat, puisque la facturation se fait à chaque commande. Si on souhaite annuler notre commande ou changer la fréquence de livraison, on a qu’à leur faire savoir.

D’autres façons d’agir

En plus de cette nouvelle initiative pour éviter le plus possible le gaspillage alimentaire, il y a plusieurs autres gestes concrets que nous pouvons poser pour réduire les pertes d’aliments comestibles et ainsi minimiser notre empreinte écologique au passage.

En voici quelques-uns :

Conservez vos retailles de légumes (vert de poireau, pelure de pomme de terre, bout de carotte et de céleri) au congélateur et ajoutez-les à vos bouillons maison.

Planifiez vos achats en faisant un inventaire de ce que vous avez déjà dans votre garde-manger, réfrigérateur et congélateur.

Évitez d’acheter de grandes quantités d’aliments frais si vous n’avez pas prévu de les cuisiner.

Indiquez la date d’entreposage sur les aliments pour garder le fil de leur durée de conservation au congélateur et placez ceux ayant la date la plus éloignée à l’avant du congélateur.

Même chose dans le frigo, mettez les aliments à consommer rapidement à la portée de la main

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http://quebec.huffingtonpost.ca

Quand les ordures des uns font les repas des autres


Un endroit où il y a beaucoup de gaspillage alimentaire, c’est bien dans les restaurants. Ce chef cuisinier et restaurateur agit de façon très responsable d’offrir au plus démunis des repas gratuits avec une alimentation équilibrée et qui a semble-t-il à meilleur goût que les soupes populaires.
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Quand les ordures des uns font les repas des autres

 

Le chef Jagger Gordon attire les passants devant son stand de nourriture, près du centre-ville de Toronto.

Le chef Jagger Gordon attire les passants devant son stand de nourriture, près du centre-ville de Toronto.   Photo : Christian Noël

Un restaurateur torontois lutte contre le gaspillage alimentaire, un repas gratuit à la fois. Le chef Jagger Gordon récupère des aliments destinés aux poubelles par les grandes chaînes et prépare des repas gratuits pour les plus démunis.

Un texte de Christian Noël

« Avez-vous faim? Venez, venez, c’est gratuit! » Le chef Jagger Gordon attire les passants devant son stand de nourriture, près du centre-ville de Toronto. Stephany Grieve s’arrête pour commander un sandwich au salami.

Je n’ai plus d’argent jusqu’à la fin du mois. Mais ici, je peux manger gratuitement. Stephany Grieve

« C’est délicieux dit-elle, c’est mon troisième sandwich cette semaine. »

C’est meilleur que les autres soupes populaires qui offrent aussi de la nourriture gratuitement parce que c’est frais et fait juste pour moi, dit-elle.

Les ordures des uns…

Le restaurant Soup Bar du chef Gordon n’est pas encore officiellement ouvert, mais déjà, des dizaines de personnes viennent s’approvisionner à son comptoir de rue. Gratuitement.

Stephany Grieve profite d'un repas gratuit au Soup Bar pour l'aider à joindre les deux bouts.

Stephany Grieve profite d’un repas gratuit au Soup Bar pour l’aider à joindre les deux bouts.   Photo : Radio-Canada

Ses clients (ils les appellent ses « invités ») viennent de toutes les couches de la société. Des assistés sociaux, des étudiants, des femmes monoparentales, des personnes âgées, des travailleurs qui peinent à joindre les deux bouts.

Au menu, des sandwichs, et bientôt, de la soupe. Tous les repas sont préparés avec des ingrédients « recyclés ».

Le pain, la viande, le fromage à la crème, tous les ingrédients utilisés sont passés à deux doigts de se retrouver aux poubelles. Chef Jagger Gordon

Il convoite les fruits et légumes meurtris ou imparfaits et des produits qui approchent de leur date de péremption. Le chef conserve les morceaux de choix afin de préparer des repas nutritifs et équilibrés.

Dans sa sélection d’ingrédients cette journée-là : du capicollo mal tranché, d’une épaisseur inégale; des sachets de biscuits mal emballés; et du fromage à la crème végétalien qui n’expire que dans 10 jours.

Le chef Jagger Gordon

Le chef Jagger Gordon   Photo : Radio-Canada

« Les grandes chaînes se débarrassent de ce type d’aliments, afin de libérer l’espace sur les tablettes ou dans leurs entrepôts pour des produits plus frais. Je les achète à bas prix, parfois 10 fois moins cher. »

Il recueille ainsi de 100 à 200 kilogrammes de nourriture par jour, « assez pour nourrir une centaine de familles ».

Donner au suivant

Le modèle d’affaires survit grâce au système de paiement que le chef Gordon a mis en place.

« C’est une approche communautaire », explique-t-il.

Le client qui a les moyens de payer donne un montant d’argent de son choix. Pour chaque tranche de 2,50 $, il reçoit un jeton, qu’il glisse ensuite dans un bocal sur le comptoir.

Les clients du Soup Bar peuvent laisser un montant d'argent de leur choix ou acheter leur repas à l'aide d'un jeton payé par quelqu'un d'autre.

Les clients du Soup Bar peuvent laisser un montant d’argent de leur choix ou acheter leur repas à l’aide d’un jeton payé par quelqu’un d’autre.  Photo : Christian Noël

Si le prochain client n’a pas d’argent, il peut payer son repas à l’aide d’un de ces jetons. C’est une façon de donner au suivant. Chef Jagger Gordon

C’est une initiative « merveilleuse » aux yeux de Jennifer Hind, une étudiante de niveau collégial.

« Nous avons tellement de gens à Toronto qui se nourrissent mal ou pas du tout, faute d’argent. C’est une véritable crise. » L’initiative du chef Gordon, selon elle, redonne une certaine dignité aux gens affamés.

Et en plus, la nourriture est excellente, ajoute Jennifer. « La viande est fraîche, le pain goûte comme tout droit sorti de la boulangerie. On ne peut pas demander mieux. »

Des milliards de dollars de gaspillage

Pendant que le chef Gordon sert ses « invités », un camion d’une grande boulangerie industrielle de l’Ontario (qui préfère rester anonyme) s’arrête pour effectuer une livraison. Près d’une centaine de petits pains, de baguettes et de focaccias se retrouvent sur la table du restaurant.

Tout ce pain allait se retrouver aux ordures d’ici la fin de la journée Chauffeur de la boulangerie

Photo : Christian Noel

« Nous offrons du pain frais du jour aux restaurants et aux hôtels de Toronto poursuit le chauffeur. À la fin de la journée, il faut se débarrasser des restants pour préparer la commande du lendemain. »

Du gaspillage de nourriture qui atteint une ampleur sans précédent au Canada, selon une étude de VCM International, une firme de consultants dans le domaine de la restauration.

En 2010, 27 milliards de dollars de nourriture se sont retrouvés aux dépotoirs. En 2014, c’était 31 milliards de dollars. Dans les restaurants, les épiceries, les hôtels, mais surtout, à la maison.

Le Canada, selon le chef Gordon, devrait s’inspirer de la France, qui a adopté une loi l’an dernier afin de réduire le gaspillage alimentaire, dans les secteurs de la restauration et du commerce de détail.

Je lance un défi au premier ministre Trudeau de s’attaquer au gaspillage alimentaire. Chef Jagger Gordon

« Un projet comme le mien offre une solution symbolique », concède le chef Jagger.

Mais il espère sensibiliser les Canadiens à faire leur part, afin d’éliminer le gaspillage tout en nourrissant les plus démunis.

http://ici.radio-canada.ca/

4500 litres d’eau dans mon steak?


C’est un indice intéressant de savoir la quantité d’eau pour produire un simple steak. Cela fait prendre conscience de tout cela comporte. Cependant, je pense que diminuer sa viande est une bonne idée à défaut d’être féru en végétarisme ou végétalien pour ne pas manquer des éléments essentiels que notre corps à besoin. Je me demande quand même si tout le monde était végétarien, quelle serait l’empreinte d’eau, car il faudrait axer encore plus sur l’agriculture. Pour le moment, soyons réalistes, nous pouvons quand même faire quelque chose de concret en diminuant notre consommation de viande et suivre ce genre d’étude
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4500 litres d’eau dans mon steak?

 

Agence Science-Presse  |  Par Eve Beaudin

Y a-t-il vraiment 4500 litres d’eau dans un steak ? Pour répondre à cette question, il faut se référer à une mesure appelée l’empreinte eau, qui désigne le volume d’eau douce nécessaire à la production d’un produit ou d’un aliment.

Le concept d’empreinte eau, proposé en 2002 par le professeur en gestion de l’eau Arjen Hoekstrax, des Pays-Bas, a conduit à la création en 2008 du Water Footprint Network, un réseau de partenaires corporatifs et universitaires voué à promouvoir ce concept et à développer des outils pour mesurer une utilisation durable de l’eau.

L’intérêt de l’empreinte eau, c’est qu’elle met en lumière l’eau cachée dans nos aliments. On a beau savoir que l’agriculture est très gourmande en eau, cela devient plus compréhensible — et frappant — quand on accole un volume d’eau précis aux aliments que nous consommons. Qui aurait cru par exemple qu’il fallait 1000 litres d’eau pour faire pousser un seul kilo de blé et 322 litres d’eau pour produire un kilo de légumes ?

À partir de ces données, les scientifiques du Water Footprint Network sont en mesure d’estimer la quantité d’eau nécessaire à la production de plusieurs aliments : 40 litres d’eau sont dissimulés dans une tranche de pain, la production d’une seule tasse de café engloutit 140 litres et un petit bol de 100 grammes de riz siphonne près de 340 litres d’eau !

 

 

Parce que l’élevage contribue au réchauffement climatique

Selon le rapport du FAO L’Ombre portée de l’élevage, celui-ci serait responsable de 18% des émissions de gaz à effet de serre dans le monde.

À titre comparatif, le transport est responsable de 13% de ces émissions.


Comme le résume l’un des contributeurs à La Vérité sur la viande, un carnivore qui roule à vélo pollue plus qu’un végétarien roulant en hummer.

La viande, très gourmande en eau

En plus de l’eau qu’ils boivent, les animaux d’élevage en consomment aussi par le biais des céréales et de l’herbe qu’ils mangent. Prenons l’exemple d’un bœuf d’élevage, la viande qui demande le plus d’eau à produire. Le Water Footprint Network calcule que l’animal mettra environ trois ans pour atteindre l’âge adulte et produire 200 kg de viande. Durant sa vie :

  • l’animal aura bu 24 000 litres d’eau ;
  • quelque 7 000 litres d’eau auront été nécessaires à son entretien ;
  • il aura mangé en moyenne 1300 kg de grains (blé, maïs, soja, avoine)
  • et 7200 kg d’herbe (pâturage, foin sec, ensilage et autres fourrages) dont le bilan en eau atteint 3 millions de litres.

En additionnant ces volumes, on en arriverait à un total de 15 000 litres d’eau pour produire 1 kg de bœuf. Autrement dit, si le steak de notre lecteur pèse 300 grammes, il semble effectivement qu’il aura fallu 4500 litres d’eau pour le produire, soit l’équivalent de 30 baignoires ! À avaler son steak de travers, non ?

Avantages et limites de l’empreinte d’eau

Les chiffres avancés par le Water Footprint Network sont des estimations globales moyennes. D’ailleurs, l’organisation le souligne dans ses documents explicatifs, dont celui-ci, qui date de 2008 : l’empreinte d’eau du bœuf varie énormément en fonction du climat, du type de sol, du mode d’élevage et de l’alimentation donnée au bétail.

Cependant, de nouvelles méthodes de calcul apportent un peu plus de précision. C’est le cas de l’Analyse de cycle de vie (ACV), une approche standardisée au niveau international qui est en mesure d’évaluer l’empreinte eau des aliments, en plus de ses impacts sur l’environnement et la santé humaine. Pour en savoir plus.

Depuis quelques années, l’approche ACV a été appliquée pour estimer l’empreinte eau de certaines productions animales. On peut d’ailleurs lire dans un article du journal La Presse, en 2015, que les Éleveurs de porcs du Québec ont fait faire une analyse de cycle de vie qui a révélé que la production porcine québécoise consommerait moins d’eau que la moyenne mondiale et que 60 % de la consommation totale d’eau nécessaire à cette production était relié à l’alimentation des cochons (grains et moulée).

Quelques chiffres pour connaître (et diminuer) son empreinte eau

  • L’agriculture représenterait environ 90 % de l’eau consommé par l’humanité ;
  • Le quart de l’eau consommée par un Nord-Américain est utilisé pour boire, se laver et nettoyer sa maison. Les trois quarts restants sont attribuables à l’empreinte eau de sa nourriture ;
  • Il faut environ 15 000 litres d’eau pour produire un kilo de bœuf, 4800 litres pour la même quantité de porc et 3900 litres pour un kilo de poulet ;
  • Manger des portions de viande plus petites est un premier pas pour diminuer son impact. Selon le Guide alimentaire canadien, une portion de 75 grammes de viande est suffisante ;
  • Un omnivore aurait une empreinte d’eau moyenne de 3600 litres d’eau par jour, alors qu’un végétarien qui mange encore des produits laitiers aurait une empreinte d’eau quotidienne de 2300 litres ;
  • Un omnivore qui remplacerait 50 % des produits animaux dans sa diète par des végétaux (légumineuses, noix, etc.) pourrait diminuer de 30 % son empreinte eau ;
  • On estime qu’environ 50 % des aliments sont jetés. Si on réduit le gaspillage alimentaire, on réduit grandement notre empreinte eau.

Que pensent les chercheurs spécialisés en analyse de cycle de vie des moyennes établies par le Water Footprint Network ? Le Détecteur de rumeurs a contacté Anne-Marie Boulay, chercheuse postdoctorale au CIRAIG de Polytechnique Montréal et à LIRIDE de l’Université de Sherbrooke.

« Leur indice est un outil très utile pour mesurer le volume d’eau nécessaire pour obtenir un aliment. Mais la même quantité d’eau utilisée pour élever du bétail n’aura pas les mêmes impacts selon qu’elle soit utilisée au Canada, en Argentine ou en Australie. C’est pourquoi l’analyse de cycle de vie a mis au point des indicateurs qui prennent en compte ces impacts », explique-t-elle.

La chercheuse est également coprésidente d’un groupe de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture qui vise à mettre au point une mesure précise pour évaluer l’empreinte d’eau des élevages et leur performance environnementale. Ultimement, ce nouvel indicateur pourrait apporter des informations plus précises sur l’emballage des aliments, qui indiqueraient à l’acheteur combien d’eau il a fallu pour produire son pain, sa pomme et son steak !

Verdict

Il est possible que le steak ait demandé plus ou moins de 4500 litres d’eau, selon sa provenance, le mode d’élevage et l’alimentation du bétail. Dans l’attente d’informations plus précises qui seront peut-être un jour apposées sur l’emballage de son steak, le lecteur pourrait se référer aux conseils du Détecteur de rumeurs pour réduire son empreinte eau.

http://quebec.huffingtonpost.ca

Les supermarchés donnent la main aux banques alimentaires


Les banques alimentaires au Québec viennent de réussir un grand coup pour aider plus de 400 000 personnes, dont près de 150 000 enfants chaque mois. En plus, cela va limiter les gaspillages alimentaires des supermarchés tels que Provigo, Maxi, Metro, Super C, IGA, ainsi que d’autres comme Cascades fournira les boites et le reste sera les subventions pour le transport, essence, réfrigération ….
Nuage

 

Les supermarchés donnent la main aux banques alimentaires

 

D'ici trois ans, les promoteurs du projet espèrent... (PHOTO MARTIN TREMBLAY, ARCHIVES LA PRESSE)

D’ici trois ans, les promoteurs du projet espèrent atteindre 611 magasins et récupérer ainsi 8 millions de kilos de denrées annuellement.

PHOTO MARTIN TREMBLAY, ARCHIVES LA PRESSE

 

LIA LÉVESQUE
La Presse Canadienne

Les banques alimentaires du Québec et les grands supermarchés se donnent enfin la main pour récupérer la nourriture invendue afin de venir en aide aux gens dans le besoin et d’éviter en plus le gaspillage.

Un projet-pilote en ce sens avait déjà été lancé et, fort de son succès, la collaboration sera étendue à 611 magasins participants des bannières Provigo, Maxi, Metro, Super C et IGA d’ici trois ans.

L’annonce en a été faite vendredi à Montréal, dans les locaux de la Maison bon accueil, en présence de Dominique Anglade, ministre de l’Économie et députée de la circonscription dans laquelle se trouve la Maison bon accueil, et Lucie Charlebois, ministre déléguée à la Santé publique et aux Saines habitudes de vie. Recyc-Québec accorde une subvention de 395 200 $ pour démarrer le projet à plus grande échelle.

«C’est une première au Canada», a soutenu la ministre Charlebois.

Il semble qu’il ait été particulièrement difficile d’assurer le fonctionnement d’un tel système.

Les supermarchés fournissent les denrées; des partenaires comme Cascades fournissent les boîtes de carton et la subvention sert à défrayer les coûts du transport, de l’essence, de l’entreposage, du système de congélation, a expliqué Annie Gauvin, directrice générale des Banques alimentaires du Québec.

Le projet-pilote avait permis de récupérer 2,5 millions de kilogrammes de denrées, dont 500 000 kilos de viande, grâce à la participation de 177 supermarchés.

Dans la prochaine année, 175 autres supermarchés s’ajouteront à la liste.

D’ici trois ans, les promoteurs du projet espèrent atteindre 611 magasins et récupérer ainsi 8 millions de kilos de denrées annuellement.

Les banques alimentaires soulignent de leur côté que les demandes d’aide sont en hausse et qu’elles ne suffisent pas à la tâche.

«Ce projet-là est un projet des plus importants, au niveau économique, au niveau de la sécurité alimentaire pour le Québec, mais aussi c’est un projet qui s’inscrit vraiment dans un projet de société», a lancé Mme Gauvin.

«À chaque mois, on reçoit 1,8 million de demandes. De ces 1,8 million, on répond à 400 000 personnes, 150 000 enfants», a-t-elle souligné.

Même si la subvention octroyée n’est pas récurrente, Mme Gauvin se dit confiante de pouvoir poursuivre dans la même veine lorsqu’elle aura été épuisée.

Le réseau des Banques alimentaires du Québec soutient 30 membres appelés Moisson – des banques alimentaires régionales – qui, à leur tour, approvisionnent 1000 organismes communautaires. Ce sont ces 1000 organismes qui apportent une aide alimentaire à 400 000 personnes, dont près de 150 000 enfants.

http://www.lapresse.ca/