Le Saviez-Vous ► Top 5 des pires odeurs du monde


Il y a des odeurs qui sont pires que d’autres, des scientifiques, médecins disent ce qui pour eux est la pire odeur. La mort en temps que tel d’un animal ou humain a une odeur assez particulière et peut être tellement forte, que cela peut donner la nausée
Nuage

 

Top 5 des pires odeurs du monde

 

Nathalie Mayer

Journaliste

 

Le monde pullule d’odeurs nauséabondes et écœurantes. Telle est la conclusion que l’on pourrait tirer des échanges publiés sur Twitter, ces dernières semaines, par quelques scientifiques aventureux. Voici quelques morceaux choisis !

L’épouvantable odeur de la tortue morte

 

Qui aurait pu soupçonner qu’une fois morte, la tortue dégage l’odeur la plus immonde qui soit ? © Unsplash, Pixabay, CC0 Public Domain

Qui aurait pu soupçonner qu’une fois morte, la tortue dégage l’odeur la plus immonde qui soit ? © Unsplash, Pixabay, CC0 Public Domain

En tête du palmarès des odeurs les plus infâmes du monde arrive, semble-t-il, celle laissée par une tortue morte. Ce sont des spécialistes des reptiles et de la faune sauvage qui le disent. Croyons-les sur parole ! D’autant que cette odeur peut encore être accentuée par les conditions dans lesquelles elle arrive à nos narines (atmosphère chaude et humide, etc.). Ainsi selon @krwedemeyer, rien de pire que le contenu stomacal d’une tortue qui a séché au four ! Rien que d’y penser…

Plus généralement, l’odeur de la mort

 

Quel que soit l’animal qui en est à l’origine, l’odeur de la mort est insupportable. © EinarStorsul, Pixabay, CC0 Public Domain

Quel que soit l’animal qui en est à l’origine, l’odeur de la mort est insupportable. © EinarStorsul, Pixabay, CC0 Public Domain

De manière assez générale, l’odeur de la mort apparaît comme l’une des plus horribles. Certains scientifiques l’ont, semble-t-il, expérimentée dans des conditions atroces. L’un raconte avec dégoût le parfum laissé dans la petite pièce chaude dans laquelle il a dû, un jour, décongeler un putois. Un autre dit être encore écœuré d’avoir eu à transporter un sac rempli de grenouilles mortes dans un train bondé !

Mention spéciale au vomi de vautour

 

Le vomi d’Urubu sent tellement mauvais qu’il fait fuir ses prédateurs. © Kasabubu, Pixabay, CC0 Public Domain

Le vomi d’Urubu sent tellement mauvais qu’il fait fuir ses prédateurs. © Kasabubu, Pixabay, CC0 Public Domain

Saviez-vous que certains vautours adoptent comme système de défense contre les prédateurs, le fait de leur vomir au visage ? Il est ainsi de l’Urubu à tête rouge, un vautour particulièrement répandu aux Amériques. La viande à moitié digérée qu’il régurgite sent tellement mauvais qu’elle dissuade les prédateurs. Si jamais elle les atteint au visage, elle peut même les brûler !

D’horribles effluves corporels

Les odeurs émanant du corps humain peuvent aussi être abominables, comme celle d’un intestin nécrosé, par exemple. © Dan Race, Fotolia

Les odeurs émanant du corps humain peuvent aussi être abominables, comme celle d’un intestin nécrosé, par exemple. © Dan Race, Fotolia

Un médecin estime que la pire odeur qui puisse exister est celle… des intestins nécrosés ! Elle combine celle des chairs mortes — charmant — et celle des selles — appétissant. L’ennui, c’est qu’en plus, cette odeur-là imprègne les vêtements et même la peau. Il est donc difficile pour les chirurgiens de s’en défaire, après une opération.

Le surströmming est-il la pire odeur du monde ?

 

Le poisson ne sent pas bon. Tout le monde le sait. Le hareng fermenté — surstömming comme l’appellent les Suédois — dégage quant à lui, une odeur infecte. © PublicDomainPictures, Pixabay, CC0 Public Domain

Le poisson ne sent pas bon. Tout le monde le sait. Le hareng fermenté — surstömming comme l’appellent les Suédois — dégage quant à lui, une odeur infecte. © PublicDomainPictures, Pixabay, CC0 Public Domain

Pour conclure cette liste en beauté, laissons là les échanges de scientifiques sur Twitter et remontons au printemps 2016. Un défi immonde avait été alors lancé sur le web : celui de sentir, sans défaillir, une boîte de surströmming ! De quoi ? De surströmming, un plat suédois constitué de harengs fermentés. Selon un rapport japonais, il s’agirait là ni plus ni moins de l’odeur de nourriture la plus putride au monde.

Le garum (garos dans la Grèce antique), dans l’antiquité romaine, à base de chair ou de viscères de poissons fermentés, était aussi réputé très nauséabond, sentant à plusieurs kilomètres des manufactures où il était fabriqué.

https://www.futura-sciences.com/

DES CHERCHEURS RECRÉENT LE GARUM, CONDIMENT VIEUX DE 2.000 ANS


Imaginez goûter a une recette datant d’au moins 2000 ans !! Une expérience qui semble intéressante et même possible vue que des chercheurs on semble t’il réussit a recréer un condiment a base de jus des restes de poissons
Nuage

 

DES CHERCHEURS RECRÉENT LE GARUM, CONDIMENT VIEUX DE 2.000 ANS

 

2009-08-18 / Guillaume Baviere via Flickr CC Licence By

Par Lucie de la Héronnière

Le garum, c’est un jus à base de restes de poissons (intestins et compagnie) et de saumure, très apprécié pour saler et aromatiser les plats… il y a 2.000 ans. Un vieux cousin éloigné du nuoc-mâm, en fait.

Des chercheurs de l’université de Cadix ont tenté de recréer cette préparation qui avait beaucoup de succès dans l’Empire Romain, pour sa saveur intense, raconte El País.

Sauver et faire renaître le garum a déjà été l’objectif de nombreux cuisiniers (comme le chef britannique Heston Blumenthal). El País souligne que ces derniers ont soit réalisé des adaptations, soit abandonné en se disant qu’il était finalement délicat de préparer de nos jours un condiment avec des restes de poissons.

Mais cette fois-ci, deux professeurs et archéologues, Darío Bernal et Enrique García Vargas, se sont mobilisés. Après deux ans de recherches, ils ont démontré que le garum n’était pas utilisé comme sauce, mais comme condiment (pour assaisonner, relever le goût). A l’époque, un des plus célèbres garum était justement celui de Cadix, grâce à ses bons poissons et ses ateliers de salaison.

A la suite de l’analyse de restes archéologiques et à la lecture de nombreux ouvrages anciens, l’équipe a élaboré une recette, pour convertir toutes les traces en mets réel. C’est le département de Technologie des aliments de l’université de Cadix qui s’est chargé de la mise en application.

Le professeur Victor Palacios explique au País que «cela a été un processus à la fois facile, parce que le mécanisme est simple, et difficile, parce que la fermentation et la putréfaction posent de nombreux problèmes, que nous devions corriger avec des apports de sel».

Le chef Mauro Barreiro se charge quant à lui des applications gastronomiques dans son restaurant. Un terrain de jeu intéressant, d’autant plus que «le garum change de goût, en fonction du poisson utilisé, pêché en hiver ou en été». Le liquide sert à assaisonner et faire mariner autant qu’à conserver. Il a ainsi déjà marié le garum à des sardines, des légumes grillés, de la viande…

Un projet de commercialisation du garum comme produit d’épicerie fine est en cours. La campagne de pub sera facile, souligne El País, il suffira de jouer avec l’idée de ce goût vieux de 2.000 ans. Et d’expliquer qu’on a mis en bouteille, dans un labo de Cadix, une saveur venue d’un passé bien lointain.

http://www.slate.fr/