Un enfant blesse par balle deux camarades près de Detroit


Qu’est-ce qui est si difficile à comprendre sur les armes à feu à la maison ? Il doit être déchargés et mis sous clé ainsi que les balles. Un enfant qui se faisait garder dans une garderie (non certifié) a tiré sur deux enfants de bas âge, avec une arme trouver dans la maison de la dame, que son mari semble t’il avait laissé trainer à son insu. L’homme en question devrait être jugé sévèrement pour danger à autrui et d’irresponsabilité
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Un enfant blesse par balle deux camarades près de Detroit

 

On ne sait pas encore si l'enfant a... (PHOTO AP)

On ne sait pas encore si l’enfant a tiré un seul ou plusieurs coups de feu mais ce genre de drame survient régulièrement aux États-Unis.

PHOTO AP

 

Agence France-Presse
Chicago

Une enquête policière a été ouverte dans le Michigan après qu’un jeune enfant a accidentellement blessé par balle deux camarades avec une arme qu’il a trouvée chez sa nourrice dans le nord des États-Unis.

Les deux bambins âgés de trois ans, qui étaient en garde partagée chez cette nourrice, ont été hospitalisés, a annoncé jeudi la police de Dearborn, une banlieue de Detroit.

L’un a été blessé à l’épaule et devrait se rétablir complètement tandis que l’autre se trouve dans un état grave mais stable, sans que la police ne révèle la nature de ses blessures. Elle a en revanche précisé que l’enfant ayant tiré avait trouvé mercredi l’arme chargée dans la maison.

«La police de Dearborn a mené des entretiens avec toutes les parties impliquées et est sur le point de boucler l’enquête», a affirmé celle-ci dans un communiqué, expliquant étudier d’éventuelles inculpations.

«Je ne vais pas extrapoler sur ce qui s’est passé là-bas mais, évidemment, il y avait des armes à proximité de l’endroit où se trouvaient les enfants et cela est totalement inacceptable pour moi», avait affirmé plus tôt le chef de la police de Dearborn, Ronald Haddad.

On ne sait pas encore si l’enfant a tiré un seul ou plusieurs coups de feu mais ce genre de drame survient régulièrement aux États-Unis, où 1,7 million d’enfants vivent dans un foyer où une arme est accessible et chargée, selon la Brady Campaign, organisation de prévention de la violence par arme à feu.

Ashley Escobedo, soeur de Samantha Eubanks, la nourrice qui gardait les enfants, s’est dite «très choquée» car, selon elle, sa soeur avait interdit à plusieurs reprises à son mari de faire entrer une arme dans la maison.

Mme Eubanks vit dans la maison qui fait office de garderie avec ses six enfants et en garde plusieurs autres chez elle, selon sa famille et ses voisins. Elle ne possède toutefois pas de licence pour que sa maison soit considérée comme une crèche officielle.

Près de 1300 enfants américains meurent et 5790 autres sont blessés par arme à feu chaque année, selon une étude publiée en 2016 par le journal médical Pediatrics.

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Les écoles invitées à ne pas crier aux poux


Étant donné que l’incubation des lentes de poux est de 7 à 12 jours et que les symptômes apparaissent beaucoup plus tard, il y a de fort risques que la contamination de poux à l’école où à la garderie. Quand on reçoit une lettre d’alerte aux poux, j’ai des souvenirs d’enfance, une famille dont un des membres que je me souviens encore de son nom était stigmatiser par les autres élèves, les enfants disait qu’il ne fallait pas toucher à ce gars, ni boire au même abreuvoir que lui au risque d’attraper des poux. Cela l’a suivi tout son primaire et je ne sais même pas s’il a vraiment été infesté de poux durant ses années. C’est vrai que c’est toute une histoire si un enfant à des poux, mais cela n’est pas une question d’hygiène, cela peut arriver à tous
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Les écoles invitées à ne pas crier aux poux

 

Le ministère de la Santé recommande de ne... (PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, ARCHIVES LA PRESSE)

Le ministère de la Santé recommande de ne pas avertir les parents que des poux ont été constatés en classe avant que l’infestation ne touche 10% du groupe.

PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, ARCHIVES LA PRESSE

LOUISE LEDUC
La Presse

Si quelqu’un dans la classe ou dans le groupe de garderie de votre enfant a des poux, devriez-vous être mis au courant? Selon le ministère de la Santé, pas avant que l’infestation ne touche 10% du groupe.

En ce début d’année, une présentation faite à la Commission scolaire de Laval ces derniers jours a fait sourciller des membres du personnel.

Quand des poux sont constatés dans une classe, non, il ne faut pas d’emblée alerter tous les parents et, non, l’enfant ne doit pas être renvoyé à la maison pour qu’il y fasse un traitement.

Vérification faite, aussi bien à la Commission scolaire de Montréal qu’à la Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys (la Commission scolaire de Laval n’a pas rappelé La Presse), on s’en remet en cette rentrée aux lignes directrices pour le contrôle de la pédiculose du cuir chevelu édictées il y a quelques mois par le ministère de la Santé.

Le document gouvernemental ne pourrait pas faire un tour plus complet de la question. Plus de 80 pages bien comptées.

Selon le Ministère, sous la barre d’une réelle éclosion touchant 10% des enfants d’un groupe, les autres parents ne devraient pas être prévenus parce que l’envoi de lettres fait «monter considérablement le niveau d’anxiété et de stigmatisation» et «engendre des traitements prophylactiques inappropriés».

«Politiques sans lentes» à éviter

Les écoles doivent aussi s’abstenir de mettre en place des «politiques sans lentes» visant à exclure les enfants infestés d’un milieu jusqu’à ce que plus aucune lente ne soit trouvée sur leur cuir chevelu.

De telles politiques, est-il écrit, sont inefficaces et elles entraînent «la perte de plusieurs jours de classe pour les élèves, un isolement et une détresse sociale accrue», en plus de susciter «l’embarras, la honte et la stigmatisation ainsi qu’une diminution de l’estime de soi» chez les enfants.

«Par ailleurs, certains parents d’enfants qui avaient des lentes (fréquemment mortes) ont été accusés à tort de négligence et des enfants ont été victimes de ségrégation.»

Les autorités de santé publique font d’ailleurs remarquer que «la majorité des personnes infestées sont contagieuses plusieurs semaines avant que le diagnostic ne soit établi».

Il n’est donc pas indiqué de retirer une personne infestée jusqu’au début de son traitement.

Fait à noter, à divers endroits dans le document, on laisse la porte ouverte à des aménagements et on s’en remet au bon sens des responsables des écoles.

Ainsi, il pourrait y avoir retrait d’une personne infectée, «avec discernement et pendant une courte période», dans des situations particulières telles qu’une infestation massive (des centaines de poux et des lentes vivantes) et persistante.

«Des mesures individualisées permettant de traiter une telle infestation tout en respectant la dignité et les droits fondamentaux de la personne atteinte devraient être mises en place», est-il aussi écrit.

Parce que les poux, ça arrive même dans les meilleures familles!

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LES POUX EN QUATRE QUESTIONS :

– Les personnes aux cheveux longs sont-elles plus vulnérables?

On dit souvent que les personnes aux cheveux longs de même que celles aux cheveux bruns ou roux ont «des têtes à poux». Sans exclure cette possibilité, le ministère de la Santé relève que «le risque associé à ces caractéristiques soulève encore la controverse». Cependant, «les personnes à peau noire par rapport aux personnes à peau blanche semblent moins touchées par les poux».

– À quel âge est-on le plus à risque ? 

Tous les groupes d’âge sont touchés, mais le groupe des 3 à 11 ans est celui pour lequel le risque est le plus élevé, «avec un pic autour de 8-9 ans».

– Quelle est la période d’incubation?

On estime que la période d’incubation est de 7 à 12 jours. L’ennui, c’est que «l’infestation est souvent asymptomatique» et que l’apparition des symptômes survient après plusieurs semaines. Les enfants sont contagieux «jusqu’à l’élimination des poux et des lentes viables».

– Faut-il vaporiser toute la maison avec un insecticide?

Surtout pas. «Cette mesure est inefficace» et «peut représenter un risque important pour la santé des personnes et des animaux exposés à un produit potentiellement toxique». Inutile aussi de laver la maison au grand complet, mais les peignes et brosses doivent être trempés dans de l’eau chaude à environ 65 °C (150 °F) ou dans un produit contre les poux (non dilué) de 5 à 10 minutes. Les chapeaux, les casquettes et les vêtements doivent être séchés à l’air chaud pendant 20 minutes, nettoyés à sec ou entreposés dans un sac de plastique fermé hermétiquement pendant 10 jours. Et évidemment, il faut aussi s’attaquer aux draps et aux taies d’oreiller.

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Garderie en milieu familial Un bébé de trois mois mordu 27 fois


Comment la responsable de cette garderie (en pratique illégale au Texas) n’a pas réagit avant les premières morsures ? Le bébé a dû hurler depuis le début ? Ce n’est pas une ou deux morsures, c’est 27 !!!!
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Garderie en milieu familial

Un bébé de trois mois mordu 27 fois

 

(capture d’écran, KENS 5)

Un bébé d’à peine trois mois a été mordu plus de 27 fois alors qu’il se trouvait dans un service de garde en milieu familial, vendredi dernier, à Bentwood View, au Texas.

Le poupon avait des marques un peu partout sur le corps: sur les yeux, les joues, les jambes, le ventre et même le dos, rapporte la chaîne locale KENS 5.

(capture d’écran, KENS 5)

Selon les parents, la responsable a attendu 4 heures après les évènements avant de les aviser, en espérant que les marques allaient disparaitre.

Le poupon a probablement été mordu par un autre enfant qui se trouvait à la même garderie, mais les parents se posent de nombreuses questions: surveillait-elle les enfants, et surtout, pourquoi a-t-elle tardé avant de les avertir.

La responsable qui est sous enquête ne peut plus opérer son service de garde depuis lundi. En plus d’être liée à ce grave incident, les enquêteurs ont réalisé assez rapidement qu’elle ne détenait aucun permis, ou certification afin d’opérer, ce qui est illégal dans cet État.

La femme qui n’a pas été accusée pour l’instant s’occupait de 8 enfants, et ce depuis près de 8 ans.

Elle pourrait être accusée de négligence envers un enfant par omission.

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Oklahoma En sortie avec la garderie, deux garçons gravement brûlés


Je n’ai jamais vu des brûlures dues au soleil aussi graves que ces jeunes ont subi. La garderie est-elle en cause ? Moi, je pense que oui malgré que les enfants n’avaient pas écouté la consigne, même s’ils avaient eu un t-shirt, les bras, le cou n’auraient pas été protégés. Il fait chaud et c’est l’été, donc la crème solaire est nécessaire
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Oklahoma

En sortie avec la garderie, deux garçons gravement brûlés

 

(Crédit photo: Courtoisie, famille Broadwa)

 

Les jeunes Connor et Trey vont se rappeler longtemps de leur sortie dans des jeux d’eau avec leur garderie, vendredi dernier, à Vinita, en Oklahoma. Sans t-shirt et sans lotion solaire, les deux frères, âgés de 5 et 7 ans, ont été brûlés aux 2e et 3e degrés.

Les enfants ont même dû être transportés par avion jusqu’au Texas tellement leurs brûlures étaient sévères.

Shaunna Broadway a raconté à la chaîne NewsOn6 que ses enfants pleuraient lorsqu’ils sont rentrés de la garderie Happiness Is A Learning Center. Cloques d’eau dans le dos et sur les épaules, les jeunes frères souffraient quand leur mère a constaté la gravité de la situation.

Sans hésiter, l’Américaine a conduit ses enfants vers deux centres hospitaliers différents où ils ont reçu des antidouleurs et de la crèmepour les brûlures.

Voyant que l’état de santé de son aîné se détériorait, Shaunna Broadway est allée consulter le Hillcrest Medical Center Burn Unit, à Tulsa.

(Crédit photo: Courtoisie, famille Broadwa)

Une dizaine de minutes plus tard, ses deux garçons étaient transportés en avion jusqu’au Texas dans un hôpital spécialisé dans le traitement des grands brûlés.

«Plus de lotion solaire»

 

Selon la mère de famille, les responsables de la garderie auraient dit qu’ils «n’avaient plus de lotion solaire» lors de la sortie dans les jeux d’eau. Les accompagnateurs auraient demandé aux enfants de garder leur t-shirt, mais les jeunes auraient préféré jouer dans l’eau en maillot de bain.

(Crédit photo: Courtoisie, famille Broadwa)

«Penser qu’un enfant peut être brûlé aussi gravement lors d’une sortie avec la garderie, je n’ai pas de mot», a confié la mère monoparentale à NewOn6.

Un membre de la famille Broadway a créé une page GoFundMe pour amasser des fonds pour les jeunes frères.

La chaîne de télévision de l’Oklahoma a tenté d’obtenir une réaction de la garderie qui a préféré ne pas commenter la situation.

«Que ce soit intentionnel ou pas, ils devaient prendre soin d’eux et ne l’ont pas fait, c’est tout», a ajouté la mère des jeunes Connor et Trey.

La police locale a confirmé avoir ouvert une enquête dans ce dossier.

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Les jouets, des nids à bactéries dangereuses pour la santé


Les enfants mettent leurs petites mains partout et oui même sur les jouets. De temps à autre, il faut les nettoyer les surfaces de leurs jouets et laver les peluches.
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Les jouets, des nids à bactéries dangereuses pour la santé

 

Les jouets et peluches en tout genre sont des réservoirs de bactéries dangereuses. © Giulia van Pelt, Flickr, cc by nc nd 2.0

Elles ont beau être adorables, les peluches ne sont pas pour autant sans danger. Dans une étude récente, des chercheurs états-uniens ont montré que les jouets contenaient souvent des germes responsables d’infections graves chez les enfants. Ils préconisent donc de renforcer les méthodes de nettoyage dans les crèches et les écoles.

Les bactéries sont omniprésentes dans notre environnement. On en trouve partout : dans l’air, sur la peau, sur les poignées de porte, sur les claviers d’ordinateurs et … sur les jouets. En cette période de Noël, des chercheurs de l’université de Buffalo (États-Unis) ont voulu évaluer le risque d’infection associé aux jeux des tous petits. Leurs résultats, publiés dans la revue Infection and Immunity, font froid dans le dos.

La famille des streptocoques regroupe de nombreuses espèces de bactéries fréquemment associées à l’Homme. Si beaucoup sont totalement inoffensives, d’autres peuvent être très dangereuses pour la santé. Streptococcus pneumonia, par exemple, colonise les voies respiratoires et engendre des pneumonies graves, en particulier chez les enfants. À l’échelle mondiale, cette bactérie est responsable d’environ un million de morts chez les moins de cinq ans chaque année. Une autre espèce de streptocoques, appelée Streptococcus pyogenes, peut également conduire à différentes infections plus ou moins graves dont la plus fréquente est l’angine bactérienne.

Streptococcus pneumoniae est le plus courant des agents responsables de la pneumonie. Il est souvent regroupé par paire, comme le montre cette image de microscopie. © Sanofi Pasteur, Flickr, cc by nc nd 2.0

Les biofilms, des communautés de microbes bien protégés

Heureusement, ces deux bactéries ont du mal à se débrouiller une fois dans l’environnement et se transmettent en général par contact humain ou par inhalation de particules infectieuses présentes dans l’air. C’est en tout cas ce que l’on croyait jusqu’ici… Cependant, les études c’étaient principalement concentrées sur les bactéries planctoniques, c’est-à-dire isolées les unes des autres, qui résistent mal à la dessiccation et perdent rapidement leur pouvoir infectieux une fois en dehors de leur hôte.

Qu’en est-il vraiment ? Cette fois-ci, les chercheurs se sont penchés plus sérieusement sur la question et ont étudié ces deux bactéries lorsqu’elles se développent dans des communautés microbiennes appelées biofilms, leur mode de croissance majoritaire dans la nature. Au sein de ces structures, elles sont enveloppées dans une couche de sucres qui les protège contre les agressions environnementales, comme la dessiccation. Ils avaient vu juste. Les auteurs ont en effet montré que les bactéries présentes dans les biofilms pouvaient rester vivantes pendant de longs mois. Encore pire : même après tout ce temps, elles restent dangereuses et peuvent infecter les voies respiratoires de souris.

80 % des peluches porteuses de la pneumonie

Les scientifiques ont voulu explorer le risque associé aux biofilms présents sur les jouets pour la santé des enfants. Pour ce faire, ils se sont rendus dans une crèche et ont analysé différents objets, à la recherche des deux germes dangereux, S. pneumonia et S. pyogenes. Leurs résultats sont plutôt inquiétants. Ils ont en effet montré que quatre peluches sur cinq étaient porteuses de S. pneumonia et que plusieurs surfaces contenaient encore S. pyogenes, même après un lavage.

« Ces résultats devraient nous inciter à être plus vigilants vis-à-vis des bactéries de l’environnement », explique Anders Hakansson, le directeur de cette étude.

Selon lui, certains objets représenteraient des réservoirs de streptocoques prêts à contaminer le premier venu. Cependant, d’autres études sont nécessaires pour connaître la part des malades infectés de cette manière.

Doit-on pour autant paniquer et interdire les jouets aux enfants ?

Sans aller jusque-là, les auteurs recommandent aux crèches et aux écoles de modifier leur méthode de nettoyage afin d’éliminer plus efficacement les microbes sur les surfaces. Il est également important de régulièrement se laver les mains et de tousser dans le coude pour éviter la transmission des bactéries et des virus en tout genre.

Cependant, s’exposer aux microbes n’est pas toujours une mauvaise chose, bien au contraire. Une étude récente montrait par exemple que les jeunes enfants possédant un chien rencontraient plus souvent les bactéries de l’environnement, et avaient ainsi moins de risques de développer desallergies.

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Les enfants pauvres auraient un cerveau plus petit


La pauvreté affecte le comportement, l’apprentissage, la grosseur du cerveau d’un enfant, mais cela n’est pas écrit sur pierre, car dépendant des parents, un enfant peut très bien évoluer malgré la pauvreté Cela prouve au moins que la pauvreté n’est pas une fatalité mais une aide a la famille peut aider a sortir du cercle vicieux
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Les enfants pauvres auraient un cerveau plus petit

 

Selon une étude américaine, la pauvreté durant l'enfance... (Photo: The New York Times)

Selon une étude américaine, la pauvreté durant l’enfance pourrait faire réduire de 10% deux parties du cerveau. Le soutien et l’amour de la famille pourraient cependant contrecarrer les effets de la pauvreté

PHOTO: THE NEW YORK TIMES

MATHIEU PERREAULT
La Presse

Les enfants pauvres ont un cerveau plus petit, selon une nouvelle étude américaine. L’effet de la pauvreté est toutefois complètement effacé si les parents sont empathiques malgré leurs difficultés financières.

Les chercheurs américains, qui publient dans la revue JAMA Pediatrics, ont étudié deux zones du cerveau notamment impliquées dans la gestion du stress et dans la mémoire, soit l’hippocampe et l’amygdale. La pauvreté durant la petite enfance pourrait réduire de 10% la taille de ces deux régions.

«C’est un article très impressionnant», estime Michael Meaney, neuropsychologue à l’Université McGill. «Il y a eu des études qui ont montré que la pauvreté a des effets cognitifs et comportementaux à long terme. Mais on n’a jamais vu concrètement les effets biologiques sur le cerveau. On comprend mieux le chemin par lequel la pauvreté influence l’enfant, par le biais de la famille. Et comment la famille peut contrecarrer les effets de la pauvreté, en donnant du soutien et de l’amour à l’enfant plutôt qu’en le laissant à lui-même et en lui montrant de l’hostilité.»

Les chercheurs de l’Université Washington, à St. Louis, n’avaient pas comme objectif initial d’étudier les effets de la pauvreté.

«C’est une cohorte que nous suivons depuis 10 ans pour étudier la dépression à l’âge préscolaire», a expliqué Joan Luby, l’auteure principale de l’étude, en entrevue téléphonique. «Nous voulions voir les effets de la dépression en bas âge sur le cerveau. En évaluant l’influence de différentes variables, nous avons vu que la pauvreté était le facteur dominant.»

La psychiatre de St. Louis, souvent citée dans les articles sur la médication psychiatrique à l’âge préscolaire, suit 145 enfants. Le seuil de pauvreté établi par le gouvernement américain – 23 000$ US pour une famille de quatre – était la variable utilisée.

Les enfants riches dont les parents ne sont pas empathiques ont-ils aussi un petit cerveau?

«Pour le savoir, il faudrait avoir un échantillon plus grand d’enfants riches, dit la Dre Luby. Mais la pauvreté était de loin la variable la plus importante dans les analyses.»

Les enfants déprimés étaient surreprésentés (30%) dans l’échantillon, un facteur qui pourrait invalider la conclusion de l’étude, selon un commentaire qui accompagnait celle-ci. La Dre Luby affirme avoir vérifié cette hypothèse.

«Je pense que la dépression est plutôt une conséquence de la pauvreté, comme la taille du cerveau», avance quant à lui M. Meaney.

La dépression pourrait même être un autre legs des parents, selon Richard E. Tremblay, psychologue de l’Université de Montréal qui a souvent écrit sur l’importance de l’intervention précoce auprès des familles pauvres.

«Nous avons publié l’an dernier un article qui montre que les enfants de mères dépressives ont des amygdales plus petites, dit M. Tremblay. Ça affecte les choix de partenaires, de style de vie durant la grossesse, de carrière. Il y a un débat entre les sociologues et les biologistes. Les premiers disent que la pauvreté est causée par l’environnement, les biologistes disent que les causes de la pauvreté sont biologiques, un cerveau qui fonctionne moins bien. Cette étude montre que les deux sont vrais.»

La garderie salvatrice

 

Cette étude montre l’importance de débloquer des fonds pour que les enfants pauvres fréquentent la garderie, selon ses auteurs et selon Richard E. Tremblay, de l’Université de Montréal.

«Au Québec, le gros des investissements va à des familles qui pourraient elles-mêmes se payer la garderie, dont les enfants n’ont pas besoin de ce genre d’environnement pour les aider à réussir dans la vie. Alors que les enfants pauvres du Québec sont privés de ce dont ils ont besoin pour leur développement. On investit pour la classe moyenne, mais on oublie que ce qui nous coûte cher, ce sont ces enfants qui passent leur petite enfance chez eux dans un environnement qui est loin d’être optimum. Il faut donner aux mères pauvres des incitatifs pour envoyer leurs enfants à la garderie. Aux États?Unis, il y a plusieurs programmes qui soutiennent les mères défavorisées dès le début de la grossesse, aident à l’inscription à la garderie et les préparent à y envoyer leurs enfants. J’avais réussi à avoir des fonds pour ça il y a 15 ans, mais on ne couvre toujours qu’une femme sur cinq qui en a besoin.»

Un programme américain cité en exemple par M. Tremblay, le Partenariat infirmière-famille (NFP), permet de réduire de 67% les problèmes comportementaux et scolaires des enfants pauvres, et de 59% les arrestations avant l’âge de 15 ans.

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23% : Proportion des Montréalais qui sont sous le seuil de faible revenu, après impôts

15% : Proportion des Québécois qui sont sous le seuil de faible revenu, après impôts

31% : Proportion des familles monoparentales québécoises qui sont sous le seuil de faible revenu, après impôts

– Sources: ISQ, Ville de Montréal

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L’obésité guette davantage les enfants en garderie


Sans savoir vraiment les raisons des résultats de cette étude, il semble que l’impact sur les garderies aurait une incidence sur le poids des enfants
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L’obésité guette davantage les enfants en garderie

 

JEAN-FRANÇOIS CLICHE
Le Soleil

(Québec) Les enfants qui vont à la garderie ou en milieu familial sont plus susceptibles de faire de l’embonpoint ou de l’obésité que ceux qui sont «gardés» à la maison par leurs parents, selon une étude qui vient de paraître dans le Journal of Pediatrics et qui a été présentée mardi, au congrès de l’Acfas.

Basée sur une cohorte de 1649 enfants nés en 1998 et suivis jusqu’en 2008, l’étude a trouvé que les enfants en garderie ont 65 % plus de chance d’avoir un surplus de poids que ceux qui restent avec leurs parents.

D’autres études menées ailleurs dans le monde ont obtenu des résultats similaires mais, selon l’auteure principale du papier, Marie-Claude Geoffroy, du Centre d’épidémiologie en santé des enfants du University College de London, «on ne connaît pas les mécanismes sous-jacents qui expliquent l’association. Deux facteurs pointés du doigt d’emblée sont l’alimentation et l’activité physique, et dans des études aux États-Unis, on a montré que le menu ne répond pas toujours aux standards attendus. Il est aussi possible que les parents qui envoient leurs enfants à la garderie aient moins de temps en moyenne que les autres pour faire bouger leurs enfants. Peut-être que le stress des enfants joue aussi.»

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