100 millions de trous noirs près de chez vous!


Il y a les trous noirs supermassifs qui leur création demeure encore un mystère et les trous noirs stellaires que les scientifiques commencent à comprendre de plus en plus, lors  de l’effondrement d’étoiles qui explosent en supernova. Ils ont pu estimer comment il pourrait y avoir de ces trous noirs
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100 millions de trous noirs près de chez vous!

 

Représentation artistique d'un trou noir

Représentation artistique d’un trou noir   Photo : ESO

Notre voisinage galactique contiendrait des dizaines de millions de trous noirs stellaires, montre un recensement cosmique réalisé par des astrophysiciens américains.

Un texte d’Alain Labelle

Les trous noirs stellaires se forment lors de l’effondrement gravitationnel d’étoiles massives qui explosent en supernovae. Ils sont différents des trous noirs supermassifs qui, eux, se forment au cœur de certaines galaxies, comme notre Voie lactée, dont le mode de création reste mystérieux.

Le chercheur James Bullock et ses collègues de l’Université de la Californie à Irvine ont ainsi dressé l’inventaire des trous noirs stellaires pour s’apercevoir qu’ils étaient beaucoup plus nombreux que ce que l’on estimait à ce jour.

Nous pensons qu’il pourrait y avoir pas moins de 100 millions de trous noirs uniquement dans notre galaxie.James Bullock

M. Bullock et son équipe ont commencé leur recensement il y a un an et demi, après l’annonce, par des collègues, de la détection d’ondes gravitationnelles nées pendant la dernière fraction de seconde avant la fusion de deux trous noirs.

« Fondamentalement, la détection de ces ondes fut une énorme percée; elle confirmait une prédiction majeure de la théorie de la relativité générale d’Albert Einstein », explique M. Bullock.

Lorsque nous regardons le phénomène astrophysique derrière ces résultats, c’est fascinant : la fusion de deux trous noirs représentant chacun 30 fois la masse du Soleil. James Bullock

Les scientifiques se sont alors demandé si des trous noirs de cette grosseur étaient communs et si leur fusion était un phénomène rare.

Représentation artistique montrant la fusion de deux trous noirs produisant des ondes gravitationnelles.

Représentation artistique montrant la fusion de deux trous noirs produisant des ondes gravitationnelles.   Photo : LIGO

L’équipe californienne s’est donc penchée sur leur nombre à partir des données recueillies lors de la détection d’ondes gravitationnelles.

En se basant sur ce que l’on sait de la formation d’étoiles dans les galaxies de différents types, on peut déduire quand et combien de trous noirs se sont formés dans chaque galaxie. Oliver Elbert

« Les grandes galaxies abritent des étoiles plus anciennes, et elles hébergent aussi des trous noirs plus anciens », explique Oliver Elbert

Ainsi, les scientifiques estiment que le nombre de trous noirs d’une masse donnée dans une galaxie dépend de sa taille.

La raison est simple. C’est que ces grandes galaxies contiennent de nombreuses étoiles riches en métaux, et que les plus petites galaxies sont dominées par de grandes étoiles possédant moins de métaux.

Les étoiles qui contiennent beaucoup d’éléments plus lourds, comme notre Soleil, les brûlent au cours de leur existence.

Ainsi, quand arrive la dernière étape de leur vie, l’explosion en supernova, il y a moins de matière, ce qui entraîne un trou noir de masse inférieure.

De leur côté, les grandes étoiles avec une faible teneur en métaux ne perdent pas autant de leur masse durant leur vie, alors, lorsque l’une d’entre elles meurt, la quasi-totalité de sa masse se retrouve dans le trou noir.

Nous avons une très bonne compréhension de l’ensemble des populations d’étoiles dans l’Univers et de leur masse lorsqu’elles naissent, de sorte que nous pouvons estimer combien de trous noirs peuvent s’être formés avec 100 masses solaires ou 10 masses solaires par exemple. James Bullock

C’est ainsi que l’équipe de recherche a pu établir le nombre approximatif de trous noirs dans la Voie lactée.

Elle a aussi été en mesure d’estimer le pourcentage de fusion du type des trous noirs observés lors de la détection d’ondes gravitationnelles. Entre 0,1 % et 1 % des trous noirs doivent fusionner pour permettre l’observation de ce type d’ondes.

Le détail de ces travaux est publié dans les Monthly Notices of the Royal Astronomical Society.

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L’homme, « poussière intergalactique d’étoiles »


Me semble que c’est logique que nous avons en nous et ce qui nous entourent des atomes qui viennent de l’espace.
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L’homme, « poussière intergalactique d’étoiles »

 

 

Photo : NASA

Jusqu’à la moitié de la matière qui constitue notre galaxie la Voie lactée, et par le fait même les humains, proviendrait de galaxies lointaines, montrent les travaux d’astrophysiciens canadiens et américains.

Un texte d’Alain Labelle

L’astrophysicien québécois Hubert Reeves explique poétiquement dans son livre de vulgarisation Poussière d’étoiles paru en 1984 que tous les noyaux des atomes qui nous constituent ont été engendrés au centre d’étoiles mortes il y a plusieurs milliards d’années.

Nous savons aujourd’hui que cette matière ne parvient pas uniquement de notre voisinage galactique ni même de la Voie lactée.

Selon les astrophysiciens Claude-André Faucher-Giguère (originaire de la Beauce) et Daniel Anglés-Alcázar de l’Université Northwestern à Chicago, près de 50 % des atomes présents en nous et autour de nous dans le système solaire n’ont pas comme origine notre propre galaxie.

Considérant qu’une bonne partie de la matière qui nous forme provient d’autres galaxies, nous pourrions nous considérer comme des voyageurs spatiaux ou des immigrants extragalactiques. Daniel Anglés-Alcázar

Les scientifiques en viennent à cette conclusion après avoir réalisé des simulations informatiques 3D. Les différents modèles montrent que les supernovas, des étoiles en fin de vie, éjectent de très grandes quantités de gaz en explosant. Selon eux, ce phénomène serait capable de propulser des atomes d’une galaxie à l’autre, rien de moins.

Il est probable qu’une grande partie de la matière de la Voie lactée logeait dans d’autres galaxies avant d’être expulsée par un vent puissant.

Daniel Anglés-Alcázar

Ce transfert de masse par les vents galactiques, qui a pu prendre plusieurs milliards d’années, pourrait être à l’origine de la moitié de la matière présente dans les grandes galaxies.

Cette étude modifie notre compréhension de la formation des galaxies après le Big Bang. […] Nos origines sont beaucoup moins locales que ce que l’on pensait auparavant. Claude-André Faucher-Giguère

L’équipe de chercheurs entend maintenant comparer ses simulations à l’aide des données recueillies par le télescope orbital Hubble et certains télescopes terrestres.

Après le Big bang

La théorie généralement admise est qu’après le Big Bang il y a 13,8 milliards d’années, l’Univers était rempli d’un gaz uniforme composé d’éléments légers comme l’hydrogène et l’hélium. Des centaines de millions d’années après, ce gaz primordial s’est condensé pour former les étoiles et les galaxies.

Le détail de ces travaux est publié dans les Monthly Notices of the Royal Astronomical Society.

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Les trous noirs supermassifs «dévorent» fréquemment les étoiles


Je trouve les trous noirs très mystérieux, ils avalent des étoiles, des galaxies… Ils sont très voraces. Un trou noir est présent dans chaque galaxie et notre galaxie ne fait pas exception. Un jour, la terre et notre galaxie, dans environs 5 milliards seront engloutis par ce trou noir
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Les trous noirs supermassifs «dévorent» fréquemment les étoiles

Au centre de chaque galaxie, y compris la... (Photo AFP)

 

Au centre de chaque galaxie, y compris la nôtre, siège un trou noir supermassif. Leur gravité est si puissante que même la lumière ne peut s’en échapper. Leur masse représente entre un million et un milliard de fois celle du Soleil.

PHOTO AFP

Les étoiles sont déchiquetées et dévorées par les trous noirs supermassifs 100 fois plus souvent qu’on ne le pensait jusqu’alors, lorsque deux galaxies entrent en collision, affirme une étude publiée lundi.

Les astronomes pensaient que ce type d’événement était très rare et se produisait tous les 10 000 à 100 000 ans par galaxie, notent les auteurs de ces travaux publiés dans la revue Nature Astronomy.

Au centre de chaque galaxie, y compris la nôtre, siège un trou noir supermassif. Leur gravité est si puissante que même la lumière ne peut s’en échapper. Leur masse représente entre un million et un milliard de fois celle du Soleil.

Normalement, ces trous noirs supermassifs sont en sommeil et les étoiles tournent autour de lui.

Mais si l’orbite d’une de ces étoiles se modifie légèrement, celle-ci risque de s’approcher trop près du trou noir.

Sous l’effet du champ gravitationnel de celui-ci, l’étoile se déchire. La matière qui s’en échappe est irrésistiblement attirée vers le trou noir, elle fonce de plus en plus vite, s’échauffe et émet une lumière très importante. Les astronomes ont appelé ce phénomène TDE, pour Tidal Disruption Event (événement de rupture lié aux effets de marée).

Une équipe de l’Université de Sheffield (Royaume-Uni), menée par le professeur Clive Tadhunter, a détecté un de ces flashs de lumière provenant d’une étoile en train de se faire dévorer, au sein d’un «petit» échantillon de 15 galaxies.

«Chacune de ces galaxies est en train de vivre une collision avec un galaxie voisine», précise James Mullaney, l’un des auteurs de l’étude.

«Nos travaux ont permis de découvrir que lorsque deux galaxies entrent en collision, celle-ci accroît considérablement la fréquence des événements où les étoiles sont avalées par un trou noir supermassif», déclare-t-il à l’AFP.

«Nous pensons que la collision modifie l’orbite de l’étoile», qui est alors attirée vers le trou noir, explique-t-il.

Les astronomes ont utilisé les données du télescope spatial infrarouge Herschel développé par l’Agence spatiale européenne.

En comparant les observations de la zone des 15 galaxies réalisées en 2005 puis en 2015, les astronomes ont noté un changement notable pour l’une des galaxies située à 1,7 milliard d’années-lumière de la Terre.

Grâce aux données du Catalina Sky Survey qui surveille notamment la luminosité des objets célestes, ils ont pu mettre en évidence la survenue d’un TDE en 2010 dans cette galaxie (F01004-2237).

«Sur la base de nos résultats, nous nous attendons à ce que ce type d’événement TDE devienne commun lorsque notre galaxie, la Voie lactée, finira par fusionner avec la galaxie voisine d’Andromède, dans environ 5 milliards d’années», anticipe Clive Tadhunter.

«A ce moment-là, le trou noir de la Voie lactée mettra en pièce une étoile tous les 10 ou 100 ans», selon James Mullaney. «Vu de la Terre, on verrait des +éclats» de lumière durant des mois ou des années», plus brillants que toutes les étoiles, ajoute-t-il.

Une sorte de bouquet final? Mais il n’y aura vraisemblablement plus personne pour profiter du spectacle.

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Sept planètes de la taille de la Terre découvertes autour d’une petite étoile


La Nasa a annoncé a grande pompe d’une grande découverte de 7 planètes qui gravite autour d’une petite étoile. D’après les premières études, certaines seraient propices à la vie. Il reste encore d’autres études pour confirmer l’état de l’atmosphère pour en être certain
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Sept planètes de la taille de la Terre découvertes autour d’une petite étoile

 

Cette illustration d'un artiste montre une possible surface... (NASA/JPL-Caltech)

Cette illustration d’un artiste montre une possible surface de TRAPPIST-1f, l’une des planètes découvertes dans le système TRAPPIST-1. Les scientifiques utilisant le télescope Spitzer ont découvert qu’il y avait sept planètes de la taille de la Terre dans ce système.

NASA/JPL-CALTECH

 

PASCALE MOLLARD-CHENEBENOIT
Agence France-Presse
Paris

Des astronomes ont découvert autour d’une étoile naine un fascinant système de sept planètes de la taille de la Terre dont trois d’entre elles pourraient abriter des océans d’eau liquide et donc potentiellement de la vie, revèle une étude publiée mercredi dans Nature.

Figurent sur cette illustration le système solaire et... (Illustration de la NASA) - image 1.0

 

Figurent sur cette illustration le système solaire et celui de la petite étoile TRAPPIST-1.

ILLUSTRATION DE LA NASA

« À présent, nous avons la bonne cible » pour rechercher la présence de vie éventuelle sur des exoplanètes, a déclaré Amaury Triaud, de l’Université de Cambridge, coauteur de l’étude.

Les sept planètes, qui pourraient avoir des températures assez proches de celles de la Terre, tournent autour d’une toute petite étoile peu lumineuse et ultra-froide TRAPPIST-1, située dans notre galaxie, à « seulement » 40 années-lumière de nous.

« Vingt ans après les premières exoplanètes, il s’agit sans nul doute d’une des plus grandes découvertes dans le domaine des planètes extrasolaires », estime Didier Queloz, de l’Université de Genève, coauteur de l’étude. « La recherche du vivant sur une autre planète est aujourd’hui à portée de main », ajoute-t-il.

L’équipe internationale, dirigée par l’astronome belge Michaël Gillon de l’Université de Liège, avait déjà découvert fin 2015 trois de ces planètes à partir du petit télescope TRAPPIST de l’ESO (Observatoire européen austral) basé au Chili.

Mais grâce notamment au télescope spatial Spitzer de la NASA, les scientifiques ont pu progresser à grands pas dans leurs observations et ont recensé finalement sept planètes de la taille de la Terre.

« C’est la première fois que l’on détecte autant de planètes de taille terrestre dont trois potentiellement « habitables », pour lesquelles une étude poussée est possible avec la technologie actuelle, y compris la détermination de la composition atmosphérique et la recherche de traces chimiques de vie », déclare à l’AFP Michaël Gillon, principal auteur de l’étude.

Le système planétaire a été détecté grâce à la méthode des transits. Elle permet de repérer la présence d’une planète lorsque celle-ci passe devant le disque de son étoile, car cela provoque une légère baisse de la luminosité (appelée transit).

« C’est le Graal pour les astronomes »

« Ce qui est surprenant c’est que les sept planètes ont une grande régularité en taille », déclare à l’AFP Franck Selsis, chercheur CNRS à l’Université de Bordeaux, et coauteur de l’étude.

Leur rayon est plus ou moins 15 % celui de la Terre.

Elles ont des insolations et donc des températures moyennes proches de celles de la Terre.

Six de ces planètes tournent autour de la naine rouge en 1,5 à 12 jours. Elles sont beaucoup plus proches de leur étoile que la Terre du Soleil. Du fait des forces de marée, elles présentent toujours la même face à leur étoile.

Trois des planètes (TRAPPIST-1 e, f et g) se trouvent dans la zone « habitable » du système, c’est-à-dire susceptible d’abriter de l’eau liquide sur la majeure partie de la surface. « C’est le Graal pour les astronomes », souligne l’ESO.

« L’eau liquide est un prérequis à l’existence de la vie » même si cela n’est pas une condition suffisante, car il faut aussi « la présence des bonnes molécules », rappelle Franck Selsis.

« Coup de chance », les planètes sont « en résonance » entre elles, ce qui permet de mesurer leur masse, indique à l’AFP Didier Queloz.

Les premières indications de la masse pour six d’entre elles suggèrent la nature tellurique de ces planètes, c’est-à-dire qu’elles sont solides et composées en partie de roches.

En outre, « grâce au contraste de taille favorable entre les planètes et leur petite étoile, nous allons pouvoir mesurer leur atmosphère », se réjouit Didier Queloz. « C’est absolument unique. »

L’étude de cette suite de planètes va s’intensifier avec le télescope spatial James Webb qui sera lancé par la NASA en 2018.

« Il va nous permettre de caractériser les propriétés des atmosphères de ces planètes et peut-être même de trouver des biomarqueurs c’est-à-dire des molécules comme l’eau, l’ozone, le gaz carbonique, le méthane, qui pourraient indiquer qu’il y a de la vie sur ces planètes », précise Michaël Gillon.

Le spectacle sur ces planètes doit être « assez beau », selon Amaury Triaud. « Il doit y avoir environ 200 fois moins de lumière qu’à midi sur la Terre ». Cela doit ressembler un peu à « la fin d’un coucher de Soleil », selon lui.

En plus d’être publiée dans le revue, la découverte a été annoncée par la NASA lors d’une conférence de presse à 13h, une annonce qui était très attendue.

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Poussée par un vide, notre galaxie fonce à plus de 2 millions de km/h


On ne s’aperçois pas sur Terre qu’elle tourne vite autour du soleil, que le soleil tourne encore plus vite au centre de la Voie Lactée, et que cette dernière navigue dans ce grand espace à une vitesse phénoménale. Où allons nous comme cela ?
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Poussée par un vide, notre galaxie fonce à plus de 2 millions de km/h

 

La Voie lactée

Notre galaxie, la Voie lactée   Photo : ESO / Serge Brunier, Frederic Tapissie

C’est un répulseur dipôle qui est responsable du déplacement de la Voie lactée à 630 kilomètres par seconde, montrent les travaux d’une équipe internationale d’astrophysiciens menée par Yehuda Hoffman, de l’Université hébraïque de Jérusalem, en Israël.

Explications

Un texte d’Alain Labelle


Cette découverte vient répondre à une énigme en astrophysique vieille de plus de 40 ans. Les scientifiques tentaient de comprendre ce qui cause le déplacement de la Voie lactée ainsi que sa direction. Elle fait la Une de la nouvelle revue Nature Astronomy du groupe Nature consacrée aux sciences de l’Univers.

L’un des responsables du mouvement de notre galaxie est donc un immense vide qui exercerait une force de répulsion sur la Voie lactée. Ce « repousseur » contribue aux forces gravitationnelles qui nous font naviguer à près de 2,3 millions de km/h sur la toile cosmique, la structure suivant laquelle la matière s’organise à grande échelle, notamment sous la forme de filaments qui connectent des galaxies entre elles et séparent des vides.

Personne ne le ressent, mais notre petite planète est constamment soumise à plusieurs types de mouvements :

  • La Terre tourne sur son axe à la vitesse d’environ 1600 km/h;
  • Elle tourne autour du Soleil à 100 000 km/h;
  • Le Soleil orbite autour du centre de la Voie lactée à 850 000 km/h;
  • Notre galaxie navigue à près de 2,3 millions de km/h, soit 630 km par seconde.

Le « Grand attracteur »

Pour expliquer le déplacement de notre galaxie, les scientifiques se sont d’abord intéressés au rôle éventuel d’un excès de galaxies situées dans la direction générale de notre mouvement. Dans les années 1980, le suspect a été appelé le « Grand Attracteur », une région d’une demi-douzaine d’amas riches en galaxies à une distance de 150 millions d’années-lumière de nous.

Puis, l’attention a été portée sur une entité plus importante, toujours dans la même ligne de visée et directement derrière le Grand Attracteur : la Concentration d’amas de galaxies de Shapley, située à 600 millions d’années-lumière de nous.

Mais, au fil des ans, le débat s’est enlisé sur l’importance relative de ces deux attracteurs puisqu’ils ne pouvaient pas expliquer notre mouvement, d’autant qu’il ne pointe pas exactement dans la direction de Shapley comme cela devrait être le cas.

Cette cartographie des courants de matière (les flèches directionnelles) et des surfaces équipotentielles gravitationnelles (régions de l’espace « ressentant » la même attraction de gravitation - en vert et en jaune) permet, en visualisant son influence, de matérialiser la région du Dipole Repeller, ainsi que les nœuds et filaments de la toile cosmique (surfaces rouges et grises). La structure à grande échelle de notre Univers local est ainsi représentée. La flèche jaune est positionnée sur notr

Cette cartographie des courants de matière (les flèches directionnelles) et des surfaces équipotentielles gravitationnelles (régions de l’espace « ressentant » la même attraction de gravitation – en vert et en jaune) permet, en visualisant son influence, de matérialiser la région du Dipole Repeller, ainsi que les nœuds et filaments de la toile cosmique (surfaces rouges et grises). La structure à grande échelle de notre Univers local est ainsi représentée.   Photo : Y. Hoffman, D. Pomarède, R.B. Tully, H. Courtois

C’est à ce moment que l’hypothèse d’une région sous-dense, un « vide » extragalactique, est alors apparue pour élucider ce phénomène.

Si vous créez un vide dans une région de l’Univers, les éléments qui se trouvent en périphérie vont s’éloigner, car ils vont être attirés par d’autres régions sous l’effet de la gravitation. Daniel Pomarède, ingénieur chercheur au CEA

Savoir où nous allons

Les astrophysiciens savent donc quelle voie suit notre galaxie, attirée par la lointaine concentration de masse Shapley et repoussée par le répulseur dipôle, une région faite de « rien », même pas de matière invisible, dont finalement on ne connaît pas grand-chose.

C’est pourquoi les astrophysiciens préparent maintenant des relevés ultra-sensibles en optique, proche infrarouge et radio qui permettront d’identifier les rares galaxies qui peuvent résider dans et autour d’un tel vide afin d’en approfondir notre connaissance.

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Les humains sont bien composés de poussières d’étoiles


La question taraude depuis toujours notre origine en temps qu’être humain, et l’origine de la vie en générale. La science de l’espace semble donner des réponses que l’homme est fait certes de poussière, mais de poussière d’étoiles
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Les humains sont bien composés de poussières d’étoiles

Les humains sont bien composés de poussières d'étoiles

Les astronomes ont quantifié les éléments de la vie dans des étoiles de la Voie lactée.Photo Fotolia

«L’azote de notre ADN, le calcium de nos dents, le fer de notre sang, le carbone de nos tartes aux pommes ont été façonnés à l’intérieur des étoiles en effondrement. Nous sommes faits de poussières d’étoiles», expliquait en 1980 le célèbre scientifique et astronome américain Carl Sagan dans son émission Cosmos.

Plus de trente ans après, une équipe a démontré une nouvelle fois que cette affirmation n’est pas qu’un simple cliché que l’on se plait à répéter. Les éléments de la vie qui ont permis notre existence sont bel et bien nés dans les étoiles. Cette conclusion est tirée du programme Sloan Digital Sky Survey (SDSS) dont les derniers résultats viennent tout juste d’être dévoilés.

UNE PLONGÉE DANS 150 000 ÉTOILES

Démarré en 2000, le SDSS vise à étudier les objets célestes, y compris les étoiles et galaxies, en utilisant un télescope de 2,5 mètres installé à  l’observatoire d’Apache Point au Nouveau Mexique. Depuis 2008, le programme a toutefois entamé une nouvelle étape. Il s’est changé en une étude spectroscopique des astres grâce à  un dispositif appelé APOGEE (Apache Point Observatory Galactic Evolution Experiment).

Cet instrument est un spectrographe qui collecte la lumière située dans la partie proche de l’infrarouge du spectre électromagnétique et la disperse afin de révéler les différents éléments contenus dans l’atmosphère des étoiles. Grâce à  lui, les astronomes ont pu passer en revue un catalogue de 150 000 étoiles contenues dans notre galaxie, la Voie lactée.

Pour chacune d’elle, ils ont ainsi réussi à  quantifier pas moins d’une vingtaine d’éléments chimiques parmi lesquels ceux que les astronomes ont réuni sous l’acronyme CHNOPS: le carbone, l’hydrogène, l’azote, l’oxygène, le phosphore et le soufre. Tous ces éléments sont considérés comme des «briques» qui ont permis l’existence de la vie sur Terre.

97 % DE POUSSIÈRE D’ÉTOILES

Jamais auparavant on avait quantifié les éléments CHNOPS pour un nombre aussi élevé d’étoiles. Et les résultats se sont révélés fascinants.

«Pour la première fois, nous pouvons étudier la distribution des éléments à  travers notre galaxie. Et ces éléments incluent des atomes qui composent 97 % de la masse du corps humain», explique Sten Hasselquist de l’Université d’État du Nouveau Mexique.

On sait aujourd’hui que la masse du corps humain est composée à  65 % d’oxygène alors que cet élément représente à  peine 1 % de la masse totale des éléments présents dans l’espace. Mais si les étoiles sont essentiellement composées d’hydrogène, leur spectre affiche tout de même de petites quantités d’éléments plus lourds comme l’oxygène.

Avec les nouveaux résultats livrés par APOGEE, les astronomes ont constaté que davantage de ces éléments plus lourds étaient présents à l’intérieur de la galaxie. C’est précisément là que se trouvent les étoiles les plus âgées, ce qui suggère que les éléments de la vie ont probablement été synthétisés plus tôt dans les parties internes que dans les parties externes de la galaxie.

La plupart des atomes de notre corps auraient ainsi été créés dans le passé à l’intérieur même des étoiles avant de réaliser de longs voyages à travers l’espace pour finir jusqu’à notre planète, la Terre.

COMPRENDRE LA FORMATION DES ÉTOILES ET GALAXIES

Ces données fournissent de nouvelles pistes pour comprendre l’apparition de la vie dans notre galaxie.

«Du point de vue humain, c’est une grande prouesse d’être capable de cartographier l’abondance de tous les éléments majeurs rencontrés dans le corps humain au sein de centaines de milliers d’étoiles de notre Voie lactée», a commenté Jennifer Johnson de l’Ohio State University.

«Ceci nous permet de poser des limites sur où et quand dans notre galaxie, la vie a bénéficié des éléments requis pour évoluer en une sorte de « zone habitable temporelle galactique »», a poursuivi la spécialiste dans un communiqué.

Mais ces conclusions pourraient aussi aider les astronomes à  mieux comprendre la formation et l’évolution des galaxies et de leurs étoiles en général.

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Les extraterrestres seraient-ils aussi méchants que dans «Independence Day»? Ce qu’en dit la science…


Il y a-t-il de la vie à l’extérieur de la Terre, quelque part dans l’univers ? Pourquoi pas ! Va-t-on le découvrir un jour ? Peut-être ! Il se peut que ce soit eux qui viennent nous rendre visite. Seront-ils gentils ou des exterminateurs ?
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Les extraterrestres seraient-ils aussi méchants que dans «Independence Day»? Ce qu’en dit la science…

 

Par Grégory Rozières

Vingt ans après, Independence Day revient sur grand écran ce dimanche avec « Resurgence » pour nous faire frissonner à l’idée qu’une espèce d’extraterrestres extrêmement méchants pourrait venir nous dire bonjour… et surtout au revoir.

Ce film n’est pas le seul à imaginer des aliens particulièrement menaçants et hostiles. Mars Attacks!, la Guerre des mondes, Starship Troopers, nombreuses sont les oeuvres à partir du principe que si les aliens existent (ce qui semble statistiquement assez probable) et s’ils viennent nous visiter (ce qui semble statistiquement assez improbable), ce ne sera pas pour nous donner le remède contre le cancer, le moteur hyperspatial et la réponse à la grande question sur la vie, l’univers et le reste.

C’est somme toute assez logique. Dans une histoire, il est commode d’avoir un personnage antipathique et quoi de mieux qu’un extraterrestre totalement étranger à notre monde et surpuissant. Mais si une rencontre du troisième type arrivait vraiment, que se passerait-il? Si la question est très théorique, elle est aussi très importante et de nombreux astrophysiciens, astrobiologistes et autres cosmologistes se la sont posés.

Et ce qu’ils en pensent n’est pas vraiment rassurant.

Pour Hawking, nous serons leurs Amérindiens

Le scientifique le plus connu à s’être positionné sur la question, Stephen Hawking, est plutôt alarmiste.

Dès 2010, le physicien affirmait que « si les aliens nous visitent, le résultat sera proche de ce qui s’est passé quand Christophe Colomb a touché terre en Amérique, ce qui a mal fini pour les Amérindiens ».

Si Stephen Hawking pense qu’il faut chercher la trace de vie extraterrestre (il a d’ailleurs investi pour cela) et souhaite que notre espèce quitte le berceau terrestre, il conjure l’humanité de ne pas chercher à contacter d’éventuels aliens.

Il imagine en effet que des extraterrestres puissent être devenus nomades, après avoir ravagé leur monde (ça ne vous rappelle rien?), essayant de trouver des planètes accueillantes et pleines de ressources. Ses propos ont été commentés par plusieurs scientifiques, dont certains étaient d’accord, voire encore plus pessimistes que lui, selon le site Phys.

Blair Csuti, biologiste: « Des aliens visitant des planètes nouvellement découvertes, comme la Terre, placeraient leur propre intérêt avant ceux d’indigènes naïfs ».

 

Robert Ehrlich, physicien, est d’accord avec Stephen Hawking, affirmant même que nous serions face à une menace encore plus solide, prenant la forme de « robots adaptables dont le processus mental refléterait celui de leurs expéditeurs ».

 

D’autres sont plus optimistes, comme le physicien GianCarlo Ghirardi: « Si les aliens d’Hawking sont proches des humains, alors je suis optimiste sur le fait que leur développement scientifique a dû être accompagné d’un développement éthique ».

Gentils, mais pas avec nous

En 2011, un scientifique spécialisé dans les exoplanètes travaillant pour la Nasa a écrit (pour son propre compte) un long article avec d’autres amis chercheurs sur les scénarios possibles en cas de contact extraterrestre. Si certains étaient neutres ou positifs, ceux négatifs ne faisaient pas rêver.

Ceux-ci pourraient, au choix, nous manger, nous réduire en esclavage ou tenter de nous éradiquer. Mais ils pourraient également nous faire du mal sans vraiment le vouloir, par exemple avec des maladies inconnues sur Terre. Nous pourrions même être une simple victime collatérale d’un accident suite à une expérience à l’échelle galactique.

Les auteurs imaginent également un scénario où une espèce extraterrestre surpuissante nous détruirait… pour protéger les autres peuples de la galaxie de notre volonté colonisatrice. Pour les auteurs, le moment serait en effet judicieux: nous commençons à utiliser énormément de ressources et à avoir une capacité technologique importante et visible depuis l’espace, à cause des gaz à effet de serre notamment. Mais nous sommes encore concentrés sur une seule planète, une cible facile.

Une alternative peu réjouissante

Simon Conway Morris, de l’université de Cambridge, estime également que les aliens, s’ils existent, sont dans une logique d’acquisition et de consommation de ressources, comme nous. Dans un article publié dans Oxford Journals, le paléontologue estime que l’évolution est prévisible et que si la biosphère extraterrestre a produit des créatures intelligentes, elles doivent nous être semblables et avoir besoin de ressources.

« Si des extraterrestres intelligents existent, ils doivent nous ressembler, et vu notre pas si glorieuse histoire, cela donne matière à réfléchir », affirme-t-il.

Mais sa véritable hypothèse, c’est que nous sommes seuls dans l’univers, ce qui expliquerait pourquoi aucune civlisation alienne assoiffée de ressources n’est pas encore venu nous trouver. Une réponse comme une autre au fameux paradoxe de Fermi, qui se demande comment avec des milliards de planètes habitables depuis des millions d’années, aucun extraterrestre n’a encore pointé le bout de son nez (ou de sa tentacule).

Pour vivre heureux, vivons cachés

L’idée d’être repéré par des extraterrestres belliqueux fait tellement gamberger les scientifiques que deux d’entre-eux se sont demandé en mars dernier comment nous pourrions cacher la Terre toute entière aux yeux des aliens. Actuellement, nous arrivons à repérer des planètes à des centaines d’années lumières en observant la trace de leur passage en orbite devant leur étoile, grâce au télescope Kepler.

Les chercheurs ont donc calculé combien il nous faudrait envoyer de lasers dans l’espace pour faire croire à un Kepler-extraterrestre qu’il n’y a rien à voir dans ce coin paumé de la galaxie. Pour la faire courte: beaucoup trop, il faudrait réussir à dégager une puissance supérieure à un dixième de la lumière émise par le soleil pendant dix heures par an.

Heureusement, les scientifiques ont eu une autre idée: émettre toujours des lasers, mais plus de 180 fois moins.

« Ainsi, la Terre apparaîtrait comme une planète où la vie ne s’est jamais développée », affirment les chercheurs.

science extraterrestres

Un peu d’optimisme pour finir

Heureusement, tous les scientifiques ne sont pas d’accord. Certains estiment que des aliens extrêmement avancés seraient, par nature, bienveillants.

Et leur principal avocat, qui a récemment répondu au cri d’alarme de Stephen Hawking, est bien placée pour parler de cela: Jill Tarter est l’ancienne dirigeante du SETI, le programme américain lancé en 1960 qui vise justement à écouter le ciel et les étoiles pour tenter de percevoir un signal extraterrestre.

 Interrogée par BusinessInsider, elle estime que « l’idée d’une civilisation qui a réussi à survivre aussi longtemps que nous… et le fait qu’elle continuerait de disposer d’une technologie agressive, pour moi, cela n’a pas de sens ».

Pourquoi? Car pour elle, « la pression de la survie à long terme » requiert une évolution de notre intelligence vers quelque chose de plus collectif, capable de répondre aux problèmes mondiaux. Bref, que pour survivre à un niveau aussi important de technologie, il faut avoir mis de côté l’agressivité qui accompagne l’être humain depuis la nuit des temps.

Et justement, Jill Tarter a des raisons d’être optimiste.

« Nous sommes plus aimables et plus doux que nous ne l’avons jamais été par le passé »; estime-t-elle.

Et de citer un livre de la psychologue Steven Pinker, qui affirme preuve à l’appui que la violence a diminué depuis les débuts de la civilisation humaine jusqu’à aujourd’hui.

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Les extraterrestres pourraient bien nous contacter, mais ne comptez pas là-dessus avant des siècles


Quoiqu’hypothétique, je trouve intéressant comment l’astrophysicien a amené l’idée que nous ne pouvons pas avoir de contact par nos ondes radios avec des extraterrestres et que nous ne pouvons pas les entendre du moins pour le moment.
Nuage

 

Les extraterrestres pourraient bien nous contacter, mais ne comptez pas là-dessus avant des siècles

 

Par Grégory Rozières

Ce qui est bien avec le cinéma, c’est que quand E.T. téléphone maison, la réponse arrive rapidement. Dans le monde réel, comme rien (jusqu’à preuve du contraire) ne peut voyager plus vite que la lumière, on sait qu’un simple coup de fil pourrait prendre des milliers d’années.

C’est en partant de ce principe qu’un étudiant et un professeur d’astrophysique de l’université de Cornwell ont publié un article dans lequel ils ont calculé la probabilité que nous puissions recevoir un signal extraterrestre. Malheureusement, il semblerait que nous ne soyons pas près de rentrer en contact avec une autre intelligence.

« Il est possible de les entendre à n’importe quel moment, mais il est plus probable que nous entendions quelque chose d’ici 1500 ans environ », selon Evan Solomonides, qui a présenté ses travaux à une réunion de la Société américaine d’astronomie jeudi 16 juin.

C’est en effet en 3596 après Jésus-Christ qu’au moins la moitié de la galaxie aura été parcourue par des ondes radio artificielles, telles celles pouvant être émises par nos technologies, selon leurs calculs.

C’est la taille qui compte

Ce chiffre vous semble énorme? En réalité, il est plutôt faible, comparé à la taille de notre galaxie. Petite explication. Notre galaxie est gigantesque. Le rayon de son disque fait quelque 32.600 années-lumière, ce qui veut dire qu’il faut autant d’années à la lumière pour parcourir cette distance.

Les chercheurs se sont donc demandé combien de kilomètres les ondes électromagnétiques émises par notre civilisation ont parcourus dans l’espace. Le premier signal humain suffisamment puissant pour quitter l’atmosphère et se répandre dans notre voisinage stellaire est la voix d’Adolf Hitler, lors des Jeux olympiques de 1936.

Si cela pouvait expliquer pourquoi personne ne nous a répondu, le fait est que ce signal n’a en réalité pas été « si » loin », en 80 ans. Il a couvert 4 millions « d’années-lumière carrées », si l’on part du principe que la galaxie est un disque plat (c’est plus compliqué, mais on ne sait pas exactement quelle est sa forme, alors les chercheurs ont choisi de faire simple).

Ce qui veut dire, si l’on prend en compte les récentes études sur la densité de notre voisinage galactique, que le message a atteint 8500 étoiles et 3555 planètes similaires à la Terre. Si cela vous semble énorme, c’est en réalité ridicule : cela représente 0,1 % de la surface de la Voie lactée, qui compte 200 milliards d’étoiles.

Rassurez-vous : même si l’on attend assez longtemps, la puissance de l’émission envoyée en 1936 ne permet pas de couvrir toute la galaxie loin de là. Mais depuis, nous avons fait des progrès, et nos plus puissantes émissions (envoyées notamment par le télescope d’Arecibo) peuvent parcourir près de 10.000 années-lumière. Mais elles ont été envoyées il y a seulement quelques décennies.

Copernic et Fermi à la rescousse

Bon, d’accord, nos émissions radio n’ont peut-être pas atteint grand monde (tant mieux, pour la première). Mais si la galaxie est autant remplie de planètes, pourquoi n’avons nous pas reçu des ondes radio émises depuis des civilisations extraterrestres? C’est la question posée par le paradoxe de Fermi (lire plus à ce sujet ici).

Et c’est pour y répondre que l’astrophysicien en devenir Evan Solomonides a réalisé tous ces calculs. En se basant sur l’équation de Drake, qui permet de calculer la probabilité que d’autres civilisations extraterrestres aient existé dans notre galaxie (lire plus à ce sujet ici), il s’est demandé à quel point notre galaxie était truffée de signaux radio.

Grâce à l’équation, il a estimé que moins de 210 espèces intelligentes ont arpenté la galaxie. Mais comment définir à partir de quand une espèce a commencé à envoyer des signaux dans l’espace? En s’imaginant que l’espèce humaine n’est en rien spéciale, tout juste moyenne. Sans rancune, bien sûr. C’est le principe de médiocrité, imaginé par Copernic : la Terre n’est pas unique, ce n’est qu’une planète parmi des milliards, tournant autour d’un soleil banal.

Donner du temps au temps

Selon ce principe, nous ne sommes ni la première ni la dernière espèce intelligente de l’univers, vu que nous ne sommes pas spéciaux. En partant de cette idée, l’étudiant-chercheur a établi des probabilités pour calculer depuis combien de temps les possibles civilisations extraterrestres émettent dans l’espace.

Le résultat de tous ces calculs, c’est que même si l’on imagine que toutes ces civilisations émettent des ondes depuis des siècles, vu la taille de la Voie lactée, il faudra encore attendre 1580 ans pour que la moitié de notre galaxie ait reçu une émission radio envoyée par une espèce intelligente.

Cela ne veut pas dire pour autant que si nous n’entendons rien d’ici là, nous pourrons affirmer être la seule espèce de la galaxie, évidemment.

« Nous affirmons seulement que ce serait quelque peu improbable (50 % improbable) que nous n’ayons entendu personne d’ici là », précisent les auteurs de l’étude.

Certes, tous ces calculs prennent beaucoup de raccourcis. Ils ne répondent pas à une partie du paradoxe de Fermi, qui consiste à se dire que si des espèces intelligentes existent depuis des millions d’années, pourquoi n’ont-elles pas colonisé toute la galaxie? De plus, certaines théories affirment que la Terre n’est pas si banale que ça et que nous avons finalement eu pas mal de chance.

Mais ces calculs permettent de mieux comprendre les ordres de grandeur gigantesque de l’espace interstellaire qui nous entoure. Les auteurs incitent ainsi l’humanité à continuer d’écouter, malgré le fait que nos oreilles spatiales n’aient pour l’instantentendu que le vide.

Parole d’enfant ► Je t’aime gros comme …


Les enfants passent tous par un stade de relier l’amour à l’univers, enfin presque !
Nuage

 

Je t’aime gros comme

 

Ana dit : « Maman, je t’aime plus que toutes les galaxies”
Pascal en riant:”Je t’aime plus que ça moi… Je t’aime aussi gros que les fesses a maman »
Ana: « Ben non, tes fesses sont plus grosses”

Ana-Jézabelle, 4 ans/23 Janvier 2016

La Terre serait une pionnière dans l’histoire de l’univers


Si la Terre est une pionnière dans l’univers, peut-être, c’est pour cela que nous n’avons pas encore rencontré d’autres vies intelligentes (bon tout dépend ce que l’on croit) mais comme l’univers est en expansion, un jour qui sait !!!
Nuage

La Terre serait une pionnière dans l’histoire de l’univers

 

Illustration d’une pluralité de terres à travers le cosmos. Nous vivons sur une petite planète rocheuse formée il y a près de 4,6 milliards d’années. Selon une étude de la Nasa, toute la matière première nécessaire à la formation des étoiles et des planètes n’avait alors permis l’apparition que de 8 % de planètes de type terrestre dans la zone habitable de leur étoile. Loin d’être taries, les ressources d’hydrogène et d’hélium sont à même de fournir d’ici la fin des temps, les 92 % restants… Bref, 10 fois plus qu’aujourd’hui, des centaines de milliards d’exoterres. © Nasa, Esa, G. Bacon (STScI)

Illustration d’une pluralité de terres à travers le cosmos. Nous vivons sur une petite planète rocheuse formée il y a près de 4,6 milliards d’années. Selon une étude de la Nasa, toute la matière première nécessaire à la formation des étoiles et des planètes n’avait alors permis l’apparition que de 8 % de planètes de type terrestre dans la zone habitable de leur étoile. Loin d’être taries, les ressources d’hydrogène et d’hélium sont à même de fournir d’ici la fin des temps, les 92 % restants… Bref, 10 fois plus qu’aujourd’hui, des centaines de milliards d’exoterres. © Nasa, Esa, G. Bacon (STScI)

-Xavier Demeersman,

Selon une étude de la Nasa, la Terre serait l’un des premiers mondes potentiellement habitables apparus dans l’univers. À la naissance de notre planète, il y a 4,6 milliards d’années, seulement 8 % des exoterres susceptibles de se former à partir de la matière disponible dans l’univers, étaient nées…

Sous la férule de dogmes religieux, l’humanité a pensé durant des siècles qu’elle était le centre de l’univers. Un monde clos, un petit jardin en somme, plutôt qu’un univers infini auquel, d’ailleurs, il était interdit de songer sous peine, au mieux, d’un long enfermement et, au pire, de bûcher (ce fut les deux pour Giordano Bruno). Finalement ce décorum étriqué n’a pas résisté à la charge initiée par la révolution copernicienne. Les pionniers Galilée, Kepler, Newton et tant d’autres nous ont permis de sortir, à grands pas, des ténèbres dans lesquels nous étions enfermés.

À présent, l’univers s’est comme déplié et nous observons son expansion qui s’accélère. À plus petite échelle, autour de nous et dans toute la Galaxie, on sait que chaque étoile (ou presque) possède une ou plusieurs planètes. En 20 ans de chasse aux exoplanètes, près de 2.000 ont d’ores et déjà été confirmées. Certes, c’est encore peu quand on songe qu’il y en a certainement des centaines de milliards dans toute la Voie lactée ! En se référant aux découvertes réalisées, en l’espace de quatre ans, par le satellite Kepler — on lui doit déjà 1.030 exoplanètes (dont Kepler-452b et Kepler-186f, les « plus ressemblantes à la Terre ») sur les 1.956 connues et quelque 4.696 candidates ! — et en extrapolant les données, des chercheurs estiment qu’il y a au moins un milliard d’exoterres habitables, des planètes comparables à la nôtre. Cela fait du monde, n’est-ce pas ? Eh bien, il faut encore multiplier ce chiffre par les centaines de milliards de galaxies dans l’univers observable… Parmi elles : combien sont rocheuses, combien sont dans la zone habitable et combien sont habitées ? Nous ne pourrons certainement jamais apporter de réponses précises et définitives à ces questions qui nous taraudent, mais seulement des statistiques qui n’auront de cesse de s’affiner au fil des découvertes des prochaines décennies, siècles et millénaires…

La Terre est apparue « assez tôt »

Dans une étude qui vient de paraître dans la revue Monthly Notices of the Royal Astronomical Society, une équipe dirigée par Peter Behroozi du STScI (Space Telescope Science Institute) argue que notre douce Planète bleue est plutôt une pionnière dans l’histoire de l’univers. Lorsqu’elle s’est formée dans notre Système solaire, il y a 4,6 milliards d’années, seulement 8 % des mondes potentiellement habitables existaient déjà, selon leurs recherches. Les 92 % restants étaient à venir. C’est d’ailleurs toujours en cours et cela durera vraisemblablement jusqu’à la fin des temps, supposée dans environ 100.000 milliards d’années… (Il peut s’en passer des choses d’ici là…)

Pour arriver à cette conclusion, les auteurs ont travaillé sur la généalogie de notre planète et, par conséquent, sur celle du Soleil et de notre galaxie.

« Notre principale motivation était de comprendre la place de la Terre dans le contexte du reste de l’univers, a expliqué à la Nasa, le directeur de cette étude théorique, ajoutant que comparée à toutes les planètes qui se formeront dans l’univers, la Terre est arrivée assez tôt ».

Selon une étude de l’équipe du professeur Louis Irwin (université du Texas), il y aurait au minimum, dans notre galaxie, cent millions d’exoplanètes abritant une vie complexe. © PHL, UPR Arecibo, Nasa, Richard Wheeler
Selon une étude de l’équipe du professeur Louis Irwin (université du Texas), il y aurait au minimum, dans notre galaxie, cent millions d’exoplanètes abritant une vie complexe. © PHL, UPR Arecibo, Nasa, Richard Wheeler

Une petite fraction des réserves de gaz n’a été utilisée pour l’instant

Intime d’Hubble, l’équipe a tenu compte des recherches menées avec le télescope spatial sur la formation des galaxies et de leurs étoiles à travers les âges. Un véritable « album de famille » a ainsi pu être constitué, offrant aux chercheurs un regard inédit sur la lignée de ces luminaires et de leurs planètes.

Comme nous l’avons vu il y a quelques mois, les étoiles se formaient à un taux beaucoup plus élevé, voici 10 milliards d’années. Les galaxies s’allumaient de mille feux et grandissaient très vite. Malgré tout, rappellent les chercheurs, ce baby boom n’a puisé qu’une petite fraction de l’hydrogène et de l’hélium disponible dans l’univers. Bref, il en reste suffisamment pour assurer la gestation de centaines et de centaines de nouvelles générations d’étoiles, enrichies en matériaux lourds.

Un peu partout dans l’univers, des centaines de millions de nouvelles Terres sont donc nées depuis la formation de la nôtre et des centaines de milliards d’autres sont à venir ou sont en train d’émerger… De préférence dans les grands amas de galaxies, où la matière est plus souvent agitée et comprimée par les danses gravitationnelles sous l’influence des halos de matière noire, et aussi au sein des galaxies naines, estime l’équipe. En revanche, il s’en trouverait moins dans les galaxies semblables à la Voie lactée. Celle-ci a effectivement ralenti sa production, ses réserves ayant diminué rapidement.

En suivant le raisonnement de cette étude, nous serions en quelque sorte sur une des premières planètes susceptibles d’accueillir la vie (avec plusieurs millions d’autres dans l’univers). Les auteurs soulignent que c’est un avantage car, de par notre position spatio-temporelle, nous pouvons deviser la structure de l’univers et observer son évolution primordiale, au contraire de « ceux » qui, pénalisés par l’expansion accélérée, grandiront sur d’autres terres dans un futur lointain. Une longue histoire qui vient seulement de commencer, il y a 13,8 milliards d’années

http://www.futura-sciences.com/