Sudation mortelle: trois personnes arrêtées


Il y a tellement de personnes qui proposent des activités soit-disant professionnelles pour un développement d’un mieux-être intérieur, des  »traitements » dangereux sont proposés Il était temps que ces personnes soient enfin arrêter pour avoir causé une mort terrible a une mère de famille.

Décès lors d’une expérience de sudation : la victime est « morte cuite »


Nuage

 

Sudation mortelle: trois personnes arrêtées

 

De gauche à droite: Ginette Duclos, 61 ans, Gabrielle Fréchette, 53 ans, et Gérald Fontaine, 39 ans, tous accusés en lien avec la mort de Chantal Lavigne.

PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE

Catherine Handfield
La Presse

(Drummondville) Un an presque jour pour jour après la mort d’une femme dans un séminaire d’épanouissement personnel, la responsable de la formation et ses deux assistants seront accusés de négligence criminelle, jeudi après-midi, au palais de justice de Drummondville.

 

Chantal Lavigne

L’arrestation des trois accusés tôt jeudi matin a soulagé la famille de la victime, Chantale Lavigne. Tous attendaient le résultat de l’enquête de la Sureté du Québec avec impatience.

« Je suis bien contente, a dit le père de Chantal Lavigne, Raymond Lavigne, joint à son domicile de Sainte-Sophie-de-Lévrard, près de Trois-Rivières. Ce n’est pas normal qu’une personne en parfaite santé finisse ses jours de même avec des affaires stupides de même. »

Vers 14h, Gabrielle Fréchette, 53 ans, et ses deux assistants, Ginette Duclos, 61 ans, et Gérald Fontaine, 39 ans, sont arrivés au palais de justice sous le crépitement des caméras. Les mains et les pieds menottés, ils sont restés silencieux, préférant ne pas répondre aux questions des médias. Leur avocat, Me Denis Lavigne, demandera leur mise en liberté.

Le drame est survenu le 27 juillet 2011 à la ferme Reine de la paix, à Durham-Sud, dans le Centre-du-Québec. Chantal Lavigne et huit autres participants prenaient part à une « hutte de sudation » dans le cadre d’un séminaire d’épanouissement personnel. Leurs corps étaient recouverts de boue, d’un drap et d’une pellicule de plastique pour favoriser la transpiration.

Après avoir passé plusieurs heures enveloppée ainsi, Chantale Lavigne a été transportée en ambulance à l’hôpital, où elle est morte dans les heures qui ont suivi. La jeune femme, qui ne présentait aucun problème de santé, est morte «cuite», selon les mots du coroner Gilles Sainton.

Il aura fallu attendre un an avant que des accusations ne soient portées parce que le dossier était « ardu », selon la sergente Martine Asselin, porte-parole de la Sûreté du Québec.

Dans une entrevue radiophonique, en janvier, Gabrielle Fréchette a dit avoir suivi une formation de huit mois en Bretagne pour apprendre la technique de sudation, qui vise à changer son « regard sur les évènements ».

La quinquagénaire avait exprimé sa tristesse par rapport aux évènements.

 «J’ai énormément de peine, ça a bousculé ma vie comme jamais, a-t-elle dit à l’animateur Paul Arcand. C’est sûr que je me suis remise en question du tout au tout. Après le décès de Chantal, j’ai arrêté de travailler pendant 5 mois.»

Selon son avocat, elle n’offre plus de séminaire depuis le drame.

Plus de détails suivront.

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Décès lors d’une expérience de sudation : la victime est « morte cuite »


On laisse faire des charlatans s’amuser a leur guise utilisé des personnes aux risques de leur vie. Des personnes influençables se laissent berné par des méthodes douteuses et très dangereuses .. Je ne comprend pas que cette dame puisse encore continuer ses activités alors que selon moi, elle est responsable de cette mère de famille qui laisse dans le deuil  son mari et ses enfants ..
Nuage

Décès lors d’une expérience de sudation : la victime est « morte cuite »

Chantal Lavigne est « morte cuite », selon le coroner Gilles Sainton.

Chantal Lavigne est « morte cuite », selon le coroner Gilles Sainton.

 

La Sûreté du Québec remettra prochainement son rapport au procureur des poursuites criminelles et pénales sur la mort de Chantal Lavigne, survenue lors d’une expérience de sudation en juillet dernier.

La femme de 35 ans est morte alors qu’elle participait à un séminaire de développement personnel dans une maison de Durham-Sud, dans le Centre-du-Québec. La SQ a ouvert une enquête pour négligence criminelle ayant causé la mort.

« Dans les conditions où [Mme Lavigne] est décédée, on peut dire qu’elle est morte cuite », affirme le coroner et urgentologue Gilles Sainton dans une entrevue accordée à Radio-Canada.

Selon le coroner, il y aurait pu y avoir davantage de décès. « Dans des conditions de cuisson comme ça, ça aurait pu être bien pire », affirme-t-il.

Le Centre Reine de la Paix

Chantal Lavigne était adepte d’un groupe de développement personnel depuis plusieurs années. Elle y suivait un nombre considérable de cours.

« C’était une semaine par mois au début, deux semaines par mois, trois semaines par mois. […] Ça a chamboulé toute notre façon de vivre au complet », affirme le mari de Mme Lavigne, Patrick Naud.

En juillet dernier, Chantal Lavigne et huit autres personnes participent à un séminaire portant le titre « Mourir en conscience ». Gabrielle Fréchette, chef du groupe, donne cette formation. Elle prétend qu’un esprit s’empare de son corps et parle à travers elle.

La journée du décès de Mme Lavigne, Gabrielle Fréchette décide que les personnes présentes seront enduites de boue, enveloppées dans une bâche de plastique, enfouies sous des couvertures, la tête recouverte d’une boîte de carton.

Dans un enregistrement sonore de cette séance obtenu par Radio-Canada, on peut entendre Mme Fréchette encourager les participants à respirer exagérément.

Gabrielle Fréchette

Gabrielle Fréchette

« L’heure est venue de mourir à cette dimension matière […]. Poussez, poussez, poussez très fort », peut-on entendre.

La séance de sudation dure neuf heures. Plusieurs participants sont malades. Chantal Lavigne, quant à elle, décède.

Quant au groupe dirigé par Gabrielle Fréchette, il n’a jamais cessé ses activités.

« Mes prochains rendez-vous sont en mars. Janvier et février sont pleins. Je suis rendue en mars », a dit Mme Fréchette, rencontrée chez elle.

Gabrielle Fréchette affirme n’être aucunement responsable de la mort de Chantal Lavigne. Elle dit avoir fait son devoir en appelant les secours au 9-1-1.

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