Aux États-Unis, une chaîne de magasins détruit 5 millions de dollars d’armes


Une chaine de magasin de sport le Dick’s Sporting Goods, a lancé un message fort a propos des armes à feu semi-automatique utilisé dans les fusillades. Il ne fait pas juste cesser la vendre les fusils d’assaut, il les a aussi détruite une valeur de 5 millions de dollars US. Et une perte de vente d’environ 250 millions de dollars.

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Aux États-Unis, une chaîne de magasins détruit 5 millions de dollars d’armes

Des armes à vendre en Virginie, en octobre 2017. | Jim Watson / AFP 

Des armes à vendre en Virginie, en octobre 2017. | Jim Watson / AFP

Repéré par Claire Levenson

Les enseignes Dick’s Sporting Goods avaient arrêté de vendre des armes semi-automatiques après la fusillade de Parkland, en 2018.

Repéré sur CBS

Avant la fusillade qui a fait dix-sept victimes au lycée de Parkland en février 2018, la chaîne de magasins de sport Dick’s Sporting Goods vendait aussi bien des baskets et des t-shirts que des fusils d’assaut.

Après cette tuerie en Floride, son PDG Ed Stack avait annoncé que ses établissements cesseraient de vendre des armes semi-automatiques. Celles qui restaient en stock –pour une valeur totale de 5 millions de dollars– ont été détruites et transformées en ferraille.

«Je me suis dit: “Vous savez quoi? Si on veut vraiment que ces armes ne se retrouvent pas aux mains de tout le monde, il faut les détruire”», avait déclaré l’homme d’affaires.

Le tueur de Parkland avait acheté l’une de ses armes chez Dick’s, qui compte plus de 700 magasins aux États-Unis, et même si elle n’a pas été utilisée pour le massacre, la direction de la chaîne a voulu changer de politique.

Transformation radicale

Le retrait de ces semi-automatiques a fait perdre environ 250 millions de dollars à Dick’s Sporting Goods. La vente d’autres types d’armes à feu a également été bannie dans une centaine de ses magasins, tout comme la vente d’armes et de munitions aux moins de 21 ans –dans de nombreux États américains, il est encore possible d’acheter un semi-automatique à partir de 18 ans.

À la suite des nombreuses fusillades récentes, plusieurs chaînes de magasins ont pris des mesures similaires (Walmart a cessé de vendre des pistolets et n’autorise plus sa clientèle à venir armée), mais Dick’s a opéré la transformation la plus radicale jusqu’à présent.

L’annonce du groupe a été saluée par plusieurs personnalités politiques, notamment par le candidat démocrate à la présidentielle Beto O’Rourke:

«Dick’s Sporting Goods fait plus que le Congrès pour protéger les Américains des armes semi-automatiques», a-t-il tweeté.

Au début de l’année 2019, la Chambre des représentants (à majorité démocrate) avait fait passer une loi pour imposer des vérifications d’antécédents pour toutes les ventes d’armes, y compris les ventes privées ou en ligne, mais cet effort avait été bloqué au Sénat (à majorité républicaine).

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Donald Trump ne compte pas interdire les fusils d’assaut


Vous le croyez qu’il n’a pas l’appui politique ? Si Donald Trump pouvait mettre autant d’ardeur pour interdire les fusils d’assaut qui sont facilement accessibles et le plus utilisé lors des tueries de masses, cela ferait sûrement aurait fait la différence. Il aime mieux être la marionnette de la NRA. Barak Obama avait interdit la vente de d’armes a des gens ayant des problèmes mentaux, chose que Donald Trump a annulé. Même s’il remet cette interdiction, les tueurs ne sont pas tous des personnes ayant des problèmes mentaux déclaré. Il peut avoir un élément déclencheur, une radicalisation et surtout avec ses propos racistes et misogynes. Donald Trump a une responsabilité dans ces tueries, Pis de toute façon des fusils d’assaut, c’est quoi l’idée de vendre cela a des particuliers ?
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Donald Trump ne compte pas interdire les fusils d’assaut

Des partisans de Donald Trump sont venus à... (PHOTO REUTERS)

Des partisans de Donald Trump sont venus à la rencontre de manifestants anti-Trump mercredi à Dayton.

PHOTO REUTERS

Agence France-Presse
Washington

Donald Trump a affirmé mercredi qu’il n’y avait pas assez de soutien politique pour interdire la vente de fusils d’assaut utilisés lors de trois fusillades qui ont endeuillé les États-Unis en moins de 15 jours.

Le président américain a en revanche affirmé qu’il soutenait l’adoption d’une loi qui empêcherait les personnes souffrant de troubles mentaux de pouvoir acquérir des armes

«Il est important de vérifier les antécédents. Je ne veux pas mettre des armes dans les mains de gens instables mentalement, ou de gens enragés, ou haineux, de gens malades. Je suis complètement pour» une telle législation, a-t-il déclaré aux journalistes à Washington, avant de partir sur les lieux de deux fusillades qui ont fait 31 morts ce week-end.

Une des premières actions législatives de Donald Trump fut pourtant de renverser un règlement rédigé sous l’administration Obama qui restreignait ou interdisait l’accès aux armes d’assaut aux personnes souffrant de maladies mentales.

Deux jeunes tireurs ont, à moins de 13 heures d’intervalle, fait 22 morts à El Paso, dans le Texas, puis neuf à Dayton, dans l’Ohio. Avant ces tueries, un autre homme avait tué trois personnes à Gilroy, en Californie, le 28 juillet.

Tous trois étaient armés de fusils d’assaut facilement accessibles aux États-Unis. 

Interrogé sur sa volonté d’interdire ces armes, Donald Trump a écarté cette perspective.

«Je peux vous dire qu’il n’y a pas d’appétit politique pour le faire pour l’instant», a-t-il répondu.

«Je ne peux faire que ce que je veux. Je pense qu’il y a un grand appétit pour faire quelque chose pour s’assurer que les gens instables mentalement et gravement malades ne possèdent pas d’armes à feu. Et je n’ai jamais vu un appétit aussi fort qu’en ce moment», a souligné Donald Trump. 

Des fusils d’assaut ont été employés dans les fusillades les plus meurtrières de la dernière décennie. 

Après chaque tuerie, le soutien pour leur interdiction – comme ce fut le cas de 1994 à 2004 -monte mais les sondages fluctuent. 

En mai, 63% des personnes interrogées étaient favorables à l’interdiction de leur vente, selon un sondage Quinnipiac. 

Après le massacre de 58 personnes perpétré par un homme armé d’une vingtaine de fusils d’assaut à Las Vegas le 1er octobre 2017, lors d’un concert country, un sondage Gallup avait montré une Amérique divisée à part égale pour ou contre l’interdiction complète de leur fabrication, vente ou possession. 

Mais dans un même sondage mené en octobre 2018, seuls 40% soutenaient une telle interdiction.

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Les États-Unis face à la «menace» du «terrorisme blanc»


Les États-Unis sont très forts pour parler de terrorisme venant des étrangers et pourtant le terrorisme viens de leur propre pays. Ces tueries de masse sont faites par des blancs nés aux USA. Deux tueries en 2 jours aux États-Unis, cela fait présentement 531 personnes tuées et 2066 blessées en 2019 et l’année n’est pas terminée. Leurs motifs haineux sont par l’origine, la religion, ou encore l’orientation sexuelle des victimes. Et avec l’entêtement des Américains à chérir le droit des armes et de Donald Trump qui prône la haine des immigrés cela n’arrange sûrement pas la baisse du terroriste fait par des Américains.
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Les États-Unis face à la «menace» du «terrorisme blanc»


CHARLOTTE PLANTIVE
Agence France-Presse
Washington

Plusieurs voix se sont élevées dimanche aux États-Unis, au lendemain de deux tueries sanglantes, pour appeler les autorités à prendre la mesure de la « menace » que représente le « terrorisme blanc », les démocrates accusant Donald Trump de l’alimenter avec ses discours incendiaires.

« Il est clair que les vies perdues à Charleston, San Diego, Pittsburgh et, vraisemblablement désormais aussi à El Paso, sont les conséquences d’un terrorisme nationaliste blanc », a estimé un candidat à la primaire démocrate, Pete Buttigieg, en référence à des attaques menées dans une église noire, deux synagogues et à celle de samedi dans un centre commercial du Texas.

El Paso, située sur la frontière mexicaine, abrite une population à 85 % hispanique. Le tireur, un homme blanc de 21 ans, était venu de la banlieue de Dallas, à neuf heures de route, pour semer le carnage à une heure de grande affluence.

Armé d’un fusil d’assaut, il a tué 20 personnes et fait 26 blessés avant de se rendre à la police, qui soupçonne un motif raciste.

Un manifeste, attribué au tireur et circulant sur l’internet, dénonce notamment « une invasion hispanique du Texas » et fait référence à la tuerie commise par un suprémaciste blanc dans des mosquées de Christchurch en Nouvelle-Zélande (51 morts, le 15 mars).

Treize heures plus tard, un autre homme a semé la terreur dans un quartier animé de Dayton, dans l’Ohio, faisant 9 morts en moins d’une minute. Selon un témoin, c’était aussi un homme blanc.

« Diabolique »

« On a ici deux facteurs qui se combinent », a poursuivi Pete Buttigieg sur Fox News : « D’un côté la faiblesse des politiques de régulation du marché des armes, et de l’autre la hausse d’un terrorisme domestique inspiré par le nationalisme blanc. »

« On ne pourra pas protéger les États-Unis de cette menace si on n’est pas prêt à la nommer », a poursuivi le jeune maire de South Bend (Indiana). « L’administration doit arrêter de prétendre que c’est juste du hasard et qu’on ne peut rien faire. »

Le président Trump a qualifié la fusillade d’El Paso d’« acte de lâcheté », sans s’étendre sur les motifs présumés du suspect. Et le maire républicain d’El Paso a réduit la tragédie dans sa ville à l’acte d’un « homme dérangé, purement diabolique ».

Mais, même pour certains républicains, cette explication ne suffit plus.

« La lutte contre le terrorisme est déjà une priorité, je pense qu’elle devrait inclure de s’opposer avec fermeté au terrorisme blanc », a tweeté George P. Bush, le neveu de l’ancien président George W. Bush élu à un poste de responsable au Texas. « C’est une menace réelle et actuelle que nous devons dénoncer et faire disparaître », a-t-il poursuivi.

« Identité blanche »

En 2017 et 2018, selon le centre d’analyse New America, les violences d’extrême droite ont fait plus de victimes aux États-Unis que les attaques djihadistes.

Pourtant les autorités ont tardé à réagir, selon Robert McKenzie, de ce centre de réflexion.

 « Même sous le gouvernement du démocrate Barack Obama, les services de renseignements ont souvent ignoré les menaces d’extrême droite pour des raisons politiques », a-t-il écrit en début d’année.

Ce qui a changé depuis l’élection de Donald Trump en 2016, c’est le ton du débat public.

Le président a repris à son compte l’idée d’une « invasion » de migrants, a refusé de condamner les manifestations d’extrême droite à Charlottesville en août 2017, et a récemment appelé des parlementaires de l’opposition issues des minorités à « retourner » dans leur pays.

« Le président en personne promeut le racisme et la suprématie blanche », a accusé dimanche une autre candidate à la primaire démocrate, Elizabeth Warren.

Un de ses rivaux, Beto O’Rourke, est même allé plus loin, en assurant que Donald Trump « encourage non seulement la rhétorique raciste mais aussi la violence qui suit ».

« Ça ne vient pas seulement de lui », a-t-il toutefois noté, en fustigeant également la chaîne Fox News, la propagande raciste qui circule sur l’internet et « une plus grande tolérance envers le racisme » chez ses concitoyens.

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Les profs de Floride vont pouvoir être armés en classe


La belle affaire ! Comment peut-on être aussi borné ! Avoir une arme à la portée de la main, est une raison de mal s’en servir. En Floride, la loi d’armer les enseignants sur une base volontaire à fini par être accepté. Alors qu’il serait plus judicieux de règlementer de façon plus sévère le droit aux armes à feu et interdire certains types d’armes
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Les profs de Floride vont pouvoir être armés en classe

 

Agence France-Presse
Miami

Le parlement de l’État américain de Floride a adopté mercredi une loi autorisant les enseignants à porter une arme à feu en classe, une mesure extrêmement controversée et dont l’efficacité reste à prouver.

L’objectif de la nouvelle loi, qui devrait être promulguée sans hésitation par le gouverneur républicain de Floride Ron DeSantis, est d’éviter une nouvelle tuerie en milieu scolaire, après celle dans une école de Parkland où un ancien élève avait tué 17 personnes le 14 février 2018.

Le texte a été approuvé mercredi par 65 voix contre 47 à la Chambre des représentants de Floride, après avoir obtenu la semaine dernière la majorité au Sénat local. 

La loi prévoit que les professeurs puissent s’armer sur la base du volontariat, après avoir suivi une formation au maniement des armes de 144 heures.

Les opposants à la mesure soutiennent que la solution aux violences par armes à feu ne peut être d’autoriser davantage d’armes à feu. 

Ils s’alarment du danger d’accident chez des enseignants catapultés de facto dans une mission policière et qui pourraient, face à de vrais policiers, être pris par erreur pour un tireur dangereux. 

« Armer les enseignants est la recette pour une tragédie », a commenté la représentante démocrate de Floride Val Demings, ex-chef de la police de la ville d’Orlando. « La véritable solution est de garder les armes hors d’accès des mains néfastes ».

Après la tuerie de Parkland, le président Donald Trump avait proposé d’armer les enseignants aux États-Unis, mais avait refusé d’envisager l’interdiction des fusils d’assaut, un type d’arme très létal utilisé le jour du massacre.

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En Nouvelle-Zélande, même le lobby des armes approuve l’interdiction des fusils d’assaut


La Première Ministre de la Nouvelle-Zélande n’a pas froid aux yeux et veut changer les choses à propos des armes à feu. Et le lobby des armes dans ce pays appuie la décision de Madame Jacinda Ardern. C’est tellement différent des États-Unis, et pourtant, ils devraient prendre l’exemple sur la Nouvelle-Zélande. Le plus drôle est que la NRA américaine a voulu mettre son grain de sel et ils ont été repoussés en se faisant dire de s’occuper de leurs affaires. Bravo !! Car les Américains ne sont pas un modèle à suivre sur ce sujet ..
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En Nouvelle-Zélande, même le lobby des armes approuve l’interdiction des fusils d’assaut

 

Le contraste ne pourrait être plus fort avec... (PHOTO WILLIAM WEST, AFP)

 

Le contraste ne pourrait être plus fort avec les États-Unis, où la moindre tentative de toucher à la législation sur les armes est entravée par la farouche résistance de la National Rifle Association (NRA). En Nouvelle-Zélande, même les propriétaires d’armes pensent que les choses doivent changer.

PHOTO WILLIAM WEST, AFP

 

NEIL SANDS
Agence France-Presse
Wellington

Le Parlement néo-zélandais examine cette semaine un durcissement des lois sur les armes dans la foulée du carnage des mosquées de Christchurch, une réforme qui fait consensus jusque dans les rangs du lobby des propriétaires d’armes à feu.

Le contraste ne pourrait être plus fort avec les États-Unis, où la moindre tentative de toucher à la législation sur les armes est entravée par la farouche résistance de la National Rifle Association (NRA). En Nouvelle-Zélande, même les propriétaires d’armes pensent que les choses doivent changer.

L’électrochoc aura été le massacre du 15 mars dans deux mosquées de Christchurch, où 50 fidèles ont été abattus par un suprémaciste blanc australien.

« Nous voulons soutenir tous les changements que notre gouvernement décidera pour empêcher un nouvel attentat terroriste en Nouvelle-Zélande », a déclaré Nicole McKee, secrétaire du Conseil des propriétaires d’armes à feu sous licence.

Moins d’une semaine après le carnage, la première ministre Jacinda Ardern avait annoncé l’interdiction des armes semi-automatiques de type militaire (MSSA). La réforme sera présentée mardi au Parlement.

« Cibles en papier »

Il faut généralement des mois pour que ce genre de loi passe, mais Mme Ardern a jugé le sujet d’une urgence telle qu’elle devait être votée d’ici le 11 avril.

D’autres mesures devraient être prises avant la fin de l’année parmi lesquelles, potentiellement, la création d’un registre des armes, un renforcement des contrôles préalables à la délivrance de permis de port d’arme ainsi que des exigences plus fortes en matière de stockage des armes.

Chose impensable aux États-Unis, l’une des plus grandes armureries néo-zélandaises, Hunting & Fishing, a pris l’initiative d’arrêter de vendre des fusils semi-automatiques de type militaire et suspendu ses ventes d’armes en ligne.

« Ce genre d’armes de guerre n’ont pas leur place dans notre entreprise, ou notre pays », a déclaré le directeur général de Hunting & Fishing Darren Jacobs.

La Nouvelle-Zélande a sa propre National Rifle Association. Mais depuis le massacre de Christchurch, celle-ci ne cesse de rappeler qu’elle n’est qu’une petite association sportive, et non le riche et influent lobby qu’est la NRA américaine.

« Nos membres tirent sur des cibles en papier avec des fusils à verrou à un coup », explique son président Malcolm Dodson.

La NRA néo-zélandaise envisagerait même un changement de nom pour mieux se distinguer de la très controversée association américaine.

23 fois plus d’homicides

La Nouvelle-Zélande et les États-Unis présentent bien des similitudes. Voici deux anciennes colonies britanniques dont les populations d’origine européenne ont combattu les peuples indigènes et forgé au 19e siècle une mentalité de pionniers repoussant sans cesse la « frontière ».

Mais les deux pays ont une attitude fondamentalement différente sur les armes à feu, comme l’illustrent des statistiques frappantes.

En 2016, la Nouvelle-Zélande (4,7 millions d’habitants) a enregistré neuf homicides par arme à feu. Aux États-Unis (327 millions d’habitants), il y en a eu 14 415, soit un taux par habitant 23 fois supérieur.

On dénombre aux États-Unis environ 393 millions d’armes aux mains de la population, soit 1,2 par habitant. Il y en a 1,5 million en Nouvelle-Zélande, soit 0,3 par personne.

Le gouvernement néo-zélandais estime à 13 500 le nombre d’armes semi-automatiques de type militaire au sein de la population. Il y en aurait 15 millions en circulation aux États-Unis.

La différence fondamentale entre les deux pays réside dans le deuxième amendement de la Constitution américaine, hérité des pères fondateurs et qui garantit le « droit » du peuple à « porter des armes », selon Philip Alperts, spécialiste des politiques sur les armes à feu à l’Université de Sydney.

« Occupez-vous de vos affaires ! »

Ce chercheur néo-zélandais explique que la Nouvelle-Zélande considère la propriété d’une arme comme un privilège, alors qu’elle est aux États-Unis un droit inaliénable.

« Notre population serait horrifiée à la vue, aux États-Unis, de gens en train de déambuler avec une arme », dit-il, en expliquant que la sécurité est un aspect fondamental de la culture néo-zélandaise des armes à feu.

La Nouvelle-Zélande compte cependant, elle aussi, une minorité extrémiste radicale.

« La tyrannique première ministre tue le tir sportif », annonçait ainsi récemment sans nuance un des principaux sites internet néo-zélandais pro-armes.

Mais quand la NRA américaine et d’autres lobbys ont cherché à faire entendre leur voix dans le débat néo-zélandais, la réplique de l’ex-ministre de la Police Judith Collins a été sans détour.

« Occupez-vous de vos affaires ! », a-t-elle dit.

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Des centaines de Néo-Zélandais contactent la police pour rendre leurs armes


Ce n’est pas aux États-Unis que cela aurait pu être possible. La mentalité est vraiment différente ! De toute façon, à quoi cela sert d’avoir des armes de type militaire ? Ce que j’aime de cette première ministre, est qu’elle a tout de suis réagit suite à cette tuerie faite dans deux mosquées. Elle refuse de nommer le tueur par son nom, pour ne pas lui donner l’importance qu’il s’attendait. Elle a aussi durci le règlement des armes à feu. Bien sûr, il y a sûrement des gens mécontent, mais aussi moins la population semble bien répondre surtout avec le plan de rachat des armes visées, et des conséquences pour ceux qui gardent leurs armes qui sont assez onéreuses.
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Des centaines de Néo-Zélandais contactent la police pour rendre leurs armes

 

Un panneau publicitaire pour un magasin d'armes de... (PHOTO WILLIAM WEST, AGENCE FRANCE-PRESSE)

Un panneau publicitaire pour un magasin d’armes de Christchurch qui se dit le plus grand au monde

PHOTO WILLIAM WEST, AGENCE FRANCE-PRESSE

Agence France-Presse
Christchurch

 

Des centaines de Néo-Zélandais ont entamé les démarches pour rendre leurs armes, dans la foulée de l’interdiction de la vente des fusils d’assaut et armes semi-automatiques en réponse à la double tuerie des mosquées de Christchurch, a annoncé vendredi la police.

Celle-ci a également déploré un grand nombre de fausses déclarations de restitution d’armes sur son site internet. 

La première ministre Jacinda Ardern a annoncé jeudi l’interdiction de la vente des fusils d’assaut et armes semi-automatiques.

Cinquante fidèles ont été abattus il y a près d’une semaine par un suprématiste blanc australien dans deux mosquées de Christchurch, la plus grande ville de l’île du Sud, un massacre qu’il a filmé et diffusé en direct sur Facebook.

Immédiatement après le carnage, Mme Ardern avait annoncé un durcissement d’une législation qui avait permis au tueur d’acheter en toute légalité l’arsenal ayant servi à l’attaque, y compris des armes semi-automatiques.

« Pour résumer, chaque type d’arme semi-automatique utilisée dans l’attaque terroriste de vendredi sera interdit dans ce pays », a déclaré Mme Ardern. 

L’interdiction de vendre ces armes est entrée en vigueur jeudi à 15 h (22 h HE, jeudi) et une période a été décrétée pour la restitution des armes.

La chef du gouvernement a annoncé un programme de rachat pour un coût estimé entre 100 millions et 200 millions de dollars néo-zélandais (entre 92 et 183,7 millions de dollars canadiens). 

Il y aura une période d’amnistie mais toute personne qui n’aura pas rendu ses armes dans les délais s’exposera à des amendes allant jusqu’à 4000 dollars néo-zélandais (environ 3680 dollars canadiens) et trois ans de prison. 

Dans les 20 heures qui ont suivi l’entrée en vigueur de l’interdiction, près de 500 personnes ont appelé un numéro spécial mis en place par la police pour que les personnes entament les démarches de restitution, a annoncé la commissaire adjointe Tusha Penny.

Mais si le durcissement de la législation est globalement très soutenu par la classe politique, jusque dans les rangs de l’opposition, certains adversaires de cette interdiction ont voulu manifester leur mécontentement en adressant de fausses déclarations de restitution en ligne.

« Ces individus n’ont peut-être rien à faire, mais ce n’est pas le cas de la police », a-t-elle dit. « Dans les conditions actuelles, c’est inacceptable. »

La police estime à 1,2 million le nombre d’armes à feu en circulation en Nouvelle-Zélande, un pays de 4,5 millions d’habitants. Elle n’a fourni aucune estimation du nombre d’armes de type militaire détenues par la population.

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États-Unis: un homme qui retenait 11 enfants en entraînait un pour une future fusillade dans une école


Enlever des enfants, donner entre leurs mains des fusils d’assaut pour faire des fusillades dans les écoles c’est être vraiment immoral, inhumain, c’est d’être lâche  et les mots ne sont pas assez fort pour décrire ces gens .
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États-Unis: un homme qui retenait 11 enfants en entraînait un pour une future fusillade dans une école

 

Siraj Wahhaj, au centre.

THE ASSOCIATED PRESS/MORGAN LEE

Siraj Wahhaj, au centre.

Un tuteur temporaire de l’un des enfants a déclaré que l’accusé avait entraîné l’enfant à tirer avec un fusil d’assaut.

  • Agence France-Presse

Au moins un des onze enfants retrouvés dans un campement de fortune au Nouveau-Mexique, où ils étaient retenus dans des conditions horribles, était entraîné à l’usage des armes à feu « pour de futures fusillades en milieu scolaire », a indiqué mercredi un procureur de cet Etat du sud-ouest américain.

Deux hommes ont été arrêtés vendredi dans le cadre d’une opération de recherche qui durait depuis plusieurs mois pour retrouver un enfant de 3 ans, retrouvé mort, avait annoncé mardi le bureau du shérif du comté de Taos.

L’enquête des forces de l’ordre avait débuté en décembre 2017, dans le comté de Jonesboro, en Géorgie, où Siraj Wahhaj était soupçonné d’avoir enlevé son fils Abdul-Ghani.

HANDOUT . / REUTERSSiraj Wahhaj a été arrêté alors qu’il retenait 11 enfants dans des conditions inhumaines.

La mère avait affirmé à la police que l’enfant – qui souffrait d’épilepsie ainsi que de problèmes cognitifs et de développement – était allé au parc avec son père, mais qu’il n’était jamais revenu.

Le shérif Hogrefe avait obtenu le 2 août un mandat de perquisition pour un« campement de fortune entouré de pneus et d’un chemin de terre », où le père de 39 ans était supposé se cacher en compagnie d’un autre homme, identifié comme Lucas Morten.

Lors de l’opération policière menée le lendemain, les deux hommes ont été découverts à proximité, au milieu des buissons du désert du Nouveau-Mexique, avec un fusil semi-automatique AR-15, cinq chargeurs de 30 balles pleins et quatre pistolets chargés.

M. Morten a été inculpé pour avoir hébergé un fugitif et Siraj Wahhaj a été placé en détention en vertu du mandat d’arrêt émis en Géorgie pour enlèvement d’enfant.

L’homme est « un danger pour la communauté », a indiqué le bureau du procureur du 8e district du Nouveau-Mexique dans un document de justice consulté par l’AFP.

Un tuteur temporaire de l’un des enfants a déclaré que l’accusé avait entraîné l’enfant à tirer avec un fusil d’assaut pour se préparer à de futures fusillades en milieu scolaire.Bureau du procureur du 8e district du Nouveau-Mexique

Trois femmes considérées comme étant les mères des onze enfants, âgés de un à 15 ans – tous pris en charge par les autorités -, ont également été arrêtées, puis libérées en attendant la suite de l’enquête.

Mais Abdul-Ghani n’a pas été retrouvé à cette occasion. Après l’interrogatoire des suspects vendredi et samedi, les policiers sont retournés sur place. Et ils ont retrouvé ses restes.

Sa mère avait expliqué aux autorités que le père souhaitait exorciser son fils, dont il pensait que les problèmes de santé étaient dus à un démon.

Le campement, confectionné avec des palettes de bois, des bâches en plastique et autres déchets, disposait de peu de nourriture et d’eau. Ses occupants n’avaient pas de chaussures et étaient vêtus de guenilles.

https://quebec.huffingtonpost.ca/