L’internet, endroit rêvé pour s’inventer un cancer


C’est une des raisons que je ne partage pas sur les réseaux sociaux surtout sur Facebook des gens qui disent avoir le cancer et souvent accompagnés de divers problèmes. Ils reçoivent des encouragements et des dons. Le problème est que souvent, c’est des gens qui recherchent l’appât du gain ou qu’ils souffrent du syndrome de Munchhausen via Internet. Faut dire qu’il y tellement d’information sur le cancer, qu’il est facile de s’inventer une maladie.
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L’internet, endroit rêvé pour s’inventer un cancer

Certaines histoires sont trop belles pour être vraies. D'autres, trop tristes... (PHOTOMONTAGE LA PRESSE)


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VIOLAINE BALLIVY
La Presse

Certaines histoires sont trop belles pour être vraies. D’autres, trop tristes pour ne pas avoir été inventées de toutes pièces. Il ne faut pas toujours se fier aux apparences… surtout sur l’internet.

Jennifer Halford n’avait pas 35 ans quand elle a découvert qu’elle souffrait d’une forme particulièrement agressive de cancer du sein. Quelques mois plus tôt, elle avait perdu sa fille cadette de 4 ans, emportée par la maladie. Quelques mois plus tard, elle perdrait sa maison, rasée par les incendies historiques de Fort McMurray. 

Destin tragique auquel il est difficile de rester insensible : sa communauté l’a soutenue, on lui a offert de l’argent, des jouets pour ses autres enfants, des vêtements. Puis un jour, tout s’est arrêté. D’un coup. La sympathie s’est transformée en colère. Jennifer Halford n’a jamais eu le cancer. Les nausées causées par la chimio, la perte de ses cheveux, elle avait tout inventé.

À sa première comparution en cour, Jennifer Halford a plaidé coupable à six chefs d’accusation. Le juge s’est montré clément : il a opté pour 2 ans de sursis et 100 heures de travaux communautaires

« Elle n’a pas agi pour l’appât du gain, mais pour compenser un manque d’attention, de soins psychologiques et physiques, de soutien émotionnel », avait plaidé son avocat.

En d’autres termes : elle ne souffrait pas d’un cancer, mais probablement du syndrome de « Munchhausen par internet ».

L’expression revient au professeur Marc Feldman, qui a été l’un des premiers à étudier comment le syndrome de Munchausen – un désordre psychologique en vertu duquel le patient simule une maladie ou un traumatisme, aussi appelé « trouble factice » – se transpose dans l’internet. Et surtout, s’y développe à la vitesse grand V. 

« On voit beaucoup plus de cas depuis le développement de l’internet », remarque Marc Feldman.

Chercher et trouver de l’information médicale (plus ou moins crédible) sur le web est un jeu d’enfant, tant les sites à prétention scientifique sont nombreux.

« Avant, les gens devaient passer des heures dans les bibliothèques pour s’informer des signes et symptômes des maladies, parler à des médecins, etc., pour berner quelques personnes de leur entourage. Maintenant, avec les forums et les réseaux sociaux, ils peuvent toucher rapidement 10 000 personnes avec leur histoire », explique l’expert, auteur du livre Dying to Be Ill (« Mourir d’envie d’être malade »).

Le cancer est la maladie la plus souvent retenue parce qu’elle est assez commune, bien documentée, s’étire souvent sur plusieurs années et attire immédiatement la sympathie – qui imaginerait qu’une personne a menti sur son diagnostic ?

« Des gens vont raser leurs cheveux et leurs sourcils pour imiter les effets de la chimio, suivre des régimes draconiens et perdre beaucoup de poids. Ils réussissent à berner leur famille, parfois même leur conjoint », dit Marc Feldman, aussi psychiatre.

Et même leur médecin, quand le malade va jusqu’à s’infliger des blessures ou s’administrer des substances toxiques.

L’appât du gain

Les malades recherchent essentiellement de l’attention, de la compassion. Un besoin essentiel de l’être humain, rappelle Samuel Vassière, professeur de psychiatrie à l’Université McGill, spécialiste des troubles factices.

« L’évolution a sélectionné deux traits indispensables à la survie de l’espèce : savoir être attentif au besoin des autres et bien s’occuper d’eux, et savoir solliciter l’attention et les soins des autres. » La maladie inventée comble ce dernier besoin. 

« En faisant semblant d’être vulnérable, on reçoit de l’attention, des soins, de l’amour. La ligne entre la tromperie et l’autotromperie est floue. » – Samuel Vassière, professeur de psychiatrie à l’Université McGill

Pour certains, la maladie permet de donner un « sens à sa vie », dit Samuel Vassière. « En s’autodiagnostiquant sur l’internet, les malades – imaginaires ou non – retrouvent un cadre prévisible d’expériences, une communauté de souffrants qui valident leurs sentiments et les rassurent, poursuit le professeur. Ils trouvent ainsi une identité. »

Ceci explique cela : la plupart des malades inventent ainsi leur maladie sans jamais solliciter de dons du public, satisfaits de l’attention des autres (ils en recevront souvent malgré tout, de témoins touchés par leur drame). Mais d’autres le font dans ce seul but. Marc Feldman explique que ces gens font plutôt preuve d’un comportement malicieux, répréhensible. Les juges sont alors généralement plus sévères, remarque-t-il.

La blogueuse australienne Belle Gibson a ainsi été condamnée, en 2018, à une amende de 450 000 $ CAN pour avoir faussement prétendu avoir guéri son cancer du cerveau grâce à un régime particulier expliqué dans un livre de recettes et une application de son cru.

Les sites tels GoFundMe ont été accusés de faciliter ce genre d’escroquerie en permettant trop facilement à tout un chacun de quémander des dons. Une Américaine a lancé le site GoFraudMe (« Allez, fraudez-moi », plutôt que « Allez, financez-moi »), frustrée d’avoir été flouée par une sollicitation frauduleuse, accusant GoFundMe de ne pas vérifier le dossier médical des solliciteurs. GoFundMe réplique qu’elle interdit à ses participants de mentir ou de tromper les internautes.

« Dans les rares cas où les autorités ou un usager découvriront qu’une campagne est utilisée à mauvais escient, les donateurs seront remboursés. » – Caitlin Stanley, porte-parole de GoFundMe

À la Société canadienne du cancer, on recommande néanmoins de faire des recherches avant de sortir son portefeuille

« Généralement, les sollicitations sont faites de bonne foi et les fraudes sont assez rares quand la collectivité est derrière, que des gens connaissent le malade, le voient, note André Beaulieu, porte-parole de l’organisme. Mais il faut faire attention. Des fois, même la famille est leurrée. »

La Société n’a toutefois pas remarqué d’impact sur les dons reçus après la condamnation de faux malades.

Marc Feldman se décrit comme un « optimiste » en affirmant que le syndrome de Munchausen peut être guéri, « à condition que la personne accepte de reconnaître qu’elle a menti, ce qui n’est vraiment pas facile, puis de suivre une thérapie ». « C’est un gros défi pour les médecins », opine Samuel Vassière.

D’abord pour reconnaître la maladie, puis pour la traiter. Ironiquement, le trouble réel dont souffrent les personnes atteintes du syndrome de Munchausen serait donc encore plus difficile à soigner que la maladie qu’elles avaient inventée.

Trois cas de cancers inventés

Dan Mallory

L’auteur du roman à succès La femme à la fenêtre (The Woman in the Window, publié sous pseudonyme), Dan Mallory, a admis, en février dernier, qu’il n’avait jamais souffert d’un cancer du cerveau, comme il l’avait pourtant affirmé. Dan Mallory avait également faussement prétendu que l’un de ses frères et sa mère avaient succombé à un cancer, alors que sa mère est en rémission depuis plusieurs années et que son frère n’en a jamais été atteint. L’auteur a reconnu ses mensonges après une enquête du New Yorker. Il a alors attribué ses dérives au trouble bipolaire dont il souffre (réellement).

Candace Ann Streng

Cette Américaine a été condamnée à 28 mois de prison pour avoir faussement prétendu souffrir d’un cancer du sein avancé et recueilli quelque 40 000 $ CAN en dons pour financer le recours à des traitements expérimentaux. Selon Marc Feldman, les femmes sont plus nombreuses que les hommes à souffrir de troubles factices.

Belle Gibson

La blogueuse australienne Belle Gibson s’est enrichie en commercialisant une application et un livre de recettes qui auraient guéri le cancer du cerveau… dont elle n’a jamais souffert. Elle a été reconnue coupable de fraude en 2017 et condamnée à rembourser l’équivalent de 450 000 $ CAN perçus illégalement. Ce qu’elle n’a toujours pas fait : lors d’une comparution en cour en juin dernier, elle a déclaré ne pas avoir les moyens de rembourser cette somme. Selon des documents déposés par les procureurs, elle aurait pourtant dépensé près de 120 000 $ CAN lors de divers voyages depuis deux ans, a rapporté The Guardian.

https://www.lapresse.ca/

Les arnaques des fraudeurs par courriel sont de plus en plus sophistiquées


J’en reçois beaucoup de courriel bidons, je ne sais pas trop pourquoi j’ai beau les bloqués, ils reviennent en changeant quelque peu leur adresse courriel. J’ai eu la Caisse Populaire, des banques européennes, FedEx, des fausses factures, etc. … En tout cas, bien que bloqué, il est important de ne pas cliquer sur les liens qu’ils indiquent dans leur message et ne jamais donnés des informations confidentiels comme les mots de passe …
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Les arnaques des fraudeurs par courriel sont de plus en plus sophistiquées


Les arnaques des fraudeurs par courriel sont de plus en plus

DUSANPETKOVIC VIA GETTY IMAGES

David Paddon
La Presse Canadienne

Près de 100 campagnes de cybercriminalité ont visé le Canada entre le 1er janvier et le 1er mai de cette année.

TORONTO — Les fraudeurs se montrent de plus en plus créatifs dans l’enrobage de courriels contenant des liens et des pièces jointes dangereux, et les entreprises canadiennes semblent plus susceptibles de se laisser prendre au piège que celles d’autres pays.

«Nous avons tout vu, des faux papiers de divorce aux faux diagnostics médicaux, qui ne s’adressent parfois même pas au destinataire du courriel», a observé Ryan Kalember, vice-président principal de Proofpoint, lors d’une entrevue réalisée en marge d’une conférence sur la cybersécurité à Toronto.

«Les humains sont des créatures naturellement curieuses. Nous allons nous faire avoir jusqu’à un certain point.»

Une analyse récente de Proofpoint a révélé que près de 100 campagnes de cybercriminalité avaient visé le Canada entre le 1er janvier et le 1er mai de cette année, en plus de milliers de campagnes génériques ayant rejoint le Canada par l’entremise d’internet.

Un type de logiciel malveillant observé par Proofpoint était DanaBot, qui a été utilisé pour envoyer des leurres évoquant Postes Canada.

«Nous avons vu plusieurs campagnes s’appuyer sur l’image de marque de Postes Canada. Et ce n’est pas inhabituel. Les leurres de livraison de colis figurent toujours dans le top cinq en termes d’hameçonnage efficace pour les fraudeurs», a expliqué M. Kalember.

Pour les personnes qui reçoivent de tels courriels, le danger est de télécharger par inadvertance un logiciel susceptible de saisir des mots de passe, envoyer davantage de pourriels frauduleux pour atteindre d’autres victimes ou verrouiller l’accès aux fichiers système.

David Masson, directeur national de Darktrace au Canada, une entreprise spécialisée dans la cybersécurité, reconnaît que les escroqueries visant à détourner des marques connues sont assez courantes à travers le monde et que l’expérience du Canada est similaire.

Mais le spécialiste note aussi que, selon les résultats d’une analyse effectuée par Darktrace l’année dernière, ses clients canadiens étaient environ trois fois plus susceptibles de télécharger des logiciels malveillants que ses clients d’autres pays.

https://quebec.huffingtonpost.ca

Une arnaque utilise le support de Microsoft et gèle notre navigateur web


Encore des pirates qui veulent voler nos données personnelles. J’ai déjà parlé des pirates appelaient des personnes pour leur dire que leur ordinateur était infecté.en 2012 Maintenant, il passe par des publicités infectées et en gelant l’appareil, ils vous incitent à les appeler pour régler le problème. Chose à ne pas faire. Cependant, il y a un moyen simple pour dégeler votre appareil, et ce, sans avoir recours au téléphone, donc pas besoin d’un pirate pour nous pourrir un peu plus la vie.
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Une arnaque utilise le support de Microsoft et gèle notre navigateur web

 

Fraude scam support Microsoft navigateur gelé

Une fausse page de support Microsoft se promène sur le web, il s’agit d’une arnaque.

 

Utilisateurs d’ordinateurs Windows, soyez aux aguets. Une fausse page du support de Microsoft est présentement utilisée par des pirates. Celle-ci a notamment l’effet de geler notre navigateur web que ce soit Chrome, Edge ou Firefox.

Plusieurs d’entre nous avons surement déjà reçu ce fameux appel de « Microsoft » pour nous dire que notre ordinateur était infecté et que l’un de leurs « super techniciens » allait gentiment nous rétablir la situation.

Évidemment cet appel est une fraude, alors que Microsoft n’appelle pas les gens de la sorte. Ce n’est qu’une tentative de s’introduire dans notre ordinateur pour venir y installer des cochonneries dessus.

Cette arnaque se promenant depuis quelques années, la plupart des gens sont maintenant au courant de la manigance. Au lieu d’appeler les gens, les pirates ont inversé leur modus operandi et nous invite cette fois à les appeler via une fausse page de support Microsoft.

Votre ordinateur est gelé? Appelez-nous!

C’est un chercheur spécialisé en fraude informatique de chez Trend Micro, Samuel P Wang, qui a découvert la dernière arnaque qui vise les utilisateurs de Microsoft.

Le principe est relativement simple. Via des publicités infectées, les pirates nous redirigent vers une page web qui ressemble en tout point à une page de support Microsoft.

Deux fenêtres vont alors apparaître à l’écran. L’une d’entre elles va nous demander notre identifiant Windows ainsi que notre mot de passe. L’autre, va non seulement nous mentionner que notre ordinateur est bloqué, mais aussi que si l’on ferme la fenêtre nos accès seront désactivés. Et pour en ajouter une couche, nos identifiants Facebook auraient également été dérobés.

Fausse page support Microsoft scam arnaque

Voici la fausse page du support Microsoft. Crédit: Trend Micro

 

Pour résoudre la situation, on nous invite à appeler à un numéro de téléphone pour qu’un technicien nous guide pour résoudre la situation.

Sans surprise, tout ceci n’est que de la bouillie pour les chats. Seulement, pour tenter de rendre le tout encore plus crédible, les pirates parviennent à travers cette page à carrément geler notre navigateur. De quoi provoquer la panique chez certains qui ne voient d’autres options que d’appeler au numéro indiqué à l’écran.

En appelant au numéro, on revient à l’arnaque initiale mentionnée en préambule de ce texte où les pirates prennent alors contrôle de notre ordinateur pour y insérer des logiciels malveillants ou voler nos informations.

Dès lors, quoi faire alors si notre navigateur est complètement gelé?

Faites simplement un clic droit avec votre souris dans la barre de tâche du bas de votre écran. Sélectionnez ensuite l’option Gestionnaire de tâches. Dans la fenêtre qui apparaît, cliquez sur le navigateur qui est gelé, puis cliquez sur Fin de tâche.

Cela aura pour effet de fermer votre navigateur. Vous pourrez alors le relancer, mais assurez-vous de ne pas restaurer les pages, car vous retournerez de nouveau sur la page frauduleuse.

https://www.francoischarron.com/

Sans-abri venu en aide à une automobiliste: une grosse arnaque


Ce sont des fraudes comme cela qui donnent mauvaise presse et qui n’aide vraiment pas les vraies personnes qui ont du coeur et qui font des choses exceptionnelles.
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Sans-abri venu en aide à une automobiliste: une grosse arnaque

 

Les trois personnes ont inventé de toute pièce l'histoire selon laquelle Johnny Bobbitt Jr, un vétéran sans abri, avait donné son dernier billet de 20$ à Katelyn McClure pour qu'elle puisse acheter de l'essence après être tombée en panne sur l'autoroute.

ASSOCIATED PRESS

Les trois personnes ont inventé de toute pièce l’histoire selon laquelle Johnny Bobbitt Jr, un vétéran sans abri, avait donné son dernier billet de 20$ à Katelyn McClure pour qu’elle puisse acheter de l’essence après être tombée en panne sur l’autoroute.

Leur récit avait suscité un vaste élan de générosité sur les réseaux sociaux: trois personnes ont été inculpées jeudi dans le New Jersey pour avoir inventé une histoire qui leur a permis de récolter 400 000 dollars de dons via le site GoFundMe.

Tout avait commencé le 10 novembre dernier, lorsqu’un couple avait lancé une page sur le site de financement participatif GoFundMe appelant à aider un ex-militaire devenu sans-abri, Johnny Bobbitt Jr.

Le couple, Katelyn McClure et son petit ami Mark D’Amico, expliquait que M. Bobbitt avait donné son dernier billet de 20 dollars à Mme McClure pour qu’elle puisse acheter de l’essence après qu’elle soit tombée en panne sur l’autoroute près de Philadelphie, et qu’ils voulaient lui témoigner leur « reconnaissance ».

La page annonçait un objectif de levée de fonds de 10 000 dollars afin d’aider M. Bobbitt à louer un appartement, trouver une voiture, et faire face à ses dépenses quotidiennes pendant six mois.

L’histoire avait ému, avait été reprise par de nombreux médias, y compris la BBC, et des milliers de personnes avaient mis la main au portefeuille, faisant monter la cagnotte à plus de 400 000 dollars.

ASSOCIATED PRESSDe gauche à droite, Johnny Bobbitt, Katelyn McClure et Mark D’Amico.

Mais la chance avait commencé à tourner en août, lorsque M. Bobbitt avait assigné en justice Mme McClure et M. D’Amico: il affirmait n’avoir vu la couleur que d’une partie des fonds collectés en son nom (75 000 dollars), et accusait le couple d’avoir détourné la générosité de milliers d’Américains à leur profit, s’offrant des voyages et même une BMW, saisie au domicile du couple en septembre.

En fait, au terme de l’enquête, il est apparu que les trois étaient de mèche depuis le départ, a expliqué jeudi Scott Coffina, procureur du comté de Burlington, lors d’un point presse retransmis par les télévisions locales.

« Une heure à peine après avoir lancé la page GoFundMe, McClure reconnaissait dans un texto à une amie que toute l’histoire selon laquelle Bobbitt l’avait aidée avait été entièrement inventée », a-t-il expliqué.

« Toute la campagne de levée de fonds reposait sur un mensonge » et avait été « concoctée pour pousser des individus au grand coeur à contribuer à la cause », a ajouté M. Coffina.

Tous les trois ont été arrêtés et inculpés de conspiration et vol par tromperie, des délits qui les exposent à « de vraies peines de prison », a indiqué un porte-parole du procureur, en indiquant que la durée exacte dépendrait notamment de leurs éventuels antécédents judiciaires.

Le site GoFundMe a assuré que les quelque 14 000 donateurs, qui ont contribué pour au total quelque 403 000 dollars, seraient remboursés, a indiqué le procureur.

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https://quebec.huffingtonpost.ca/

Ils réussissent à publier des études ridicules dans des revues scientifiques


Les domaines de la science sont des sujets sérieux, et généralement, on s’attend qu’une revue scientifique ait vérifié les sujets qui sont publier. Dans de revues de sociologies des auteurs ont quand même réussit à faire éditer des recherches bidons.
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Ils réussissent à publier des études ridicules dans des revues scientifiques

 

© Thinkstock.

Trois personnes ont réussi un canular aux Etats-Unis en faisant publier dans plusieurs revues de sociologie des articles de recherche entièrement inventés, aux conclusions ridicules, afin de démontrer, selon eux, le manque de rigueur de ces revues.

Au total, sept articles sur les vingt écrits par le trio ont été acceptés par des revues, passant l’obstacle redouté des comités de lecture censés vérifier la rigueur académique des articles.

Sujets explosifs

Ce sport n’est pas nouveau, et le canular rejoint des précédents retentissants, notamment celui du physicien Alan Sokal, qui s’était attaqué en 1996 à une revue d’études culturelles.Cette fois, les faux articles ont en commun des sujets de société explosifs: le genre, le racisme ou la sexualité, ce que les auteurs du canular appellent les « études de griefs ».

Plus d’un an de labeur

« Lorsque l’on rend des idées absurdes et horribles suffisamment à la mode politiquement, on arrive à les faire valider au plus haut niveau », affirme James Lindsay, qui a obtenu un doctorat de mathématiques en 2010 à l’Université du Tennessee et s’est consacré pleinement à ce projet depuis un an et demi.

La culture canine du viol

Les études étaient envoyées sous pseudonymes. L’une d’elles, publiée en mai dans la revue Gender, Place & Culture et finalement retirée, prétendait étudier la culture canine du viol dans les parcs à chiens, en tirant des parallèles avec les hommes. Une autre analyse pourquoi un homme se masturbant en pensant à une femme sans son consentement commet une agression sexuelle. Un papier était une réécriture féministe d’un chapitre de Mein Kampf.

Godemiché et transphobie

Certains articles étaient des essais, mais quelques uns affirmaient se reposer sur des données, comme des entretiens, ce qui est en théorie vérifiable. C’était le cas d’une étude sur l’impact de l’usage d’un godemiché anal par des hommes hétérosexuels sur leur transphobie.

Réforme espérée

« Si notre projet démontre une chose, c’est qu’on ne peut pas faire confiance à la recherche actuelle dans ces disciplines », dit à l’AFP James Lindsay.

Mais le but du projet, selon lui, est de « réformer » ces disciplines, et non de les détruire.

Une méthode dangereuse

Si le canular a fait ricaner sur Twitter, des chercheurs s’inquiétaient de la méthode et de la déontologie des faux auteurs, ainsi que des conclusions généralisatrices que certains pourraient en tirer pour les disciplines visées.

Tous concernés

Les problèmes de qualité ou de fraude ne sont limités ni aux sciences humaines, ni aux revues peu cotées. Même les plus grands journaux scientifiques doivent régulièrement retirer des articles proposés par des chercheurs parfois célébrés.

Normes de transparence

Il existe des milliers de revues scientifiques dans le monde. Des organisations ont établi des normes de transparence, mais leur adoption par les organes de publication est très variable. Pour les sciences médicales ou biologiques, ces normes consistent par exemple à remettre les données brutes au comité de lecture, afin de vérifier les résultats. Dans les sciences humaines, communiquer la retranscription d’entretiens pose des problèmes de confidentialité, explique David Mellor, du Center for Open Science.

Mais « nous encourageons le plus de transparence possible », dit-il.

Les deux autres piégeurs sont Peter Boghossian, professeur de philosophie à l’université à Portland, et Helen Pluckrose, rédactrice en chef d’AreoMagazine.com, site qui a publié un récit détaillé de la supercherie.

https://www.7sur7.be/

Perte de poids: attention aux promesses miracles


Nous sommes pollué par les produits naturels miracles pour perdre du poids, et ce, rapidement. Et pourtant, cela n’existe pas. Méfiez-vous de toutes publicités qui propose une solution sans effort.
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Perte de poids: attention aux promesses miracles

 

Une publicité vantant les mérites de pilules contenant... (Photo Hugo-Sébastien Aubert, La Presse)

Une publicité vantant les mérites de pilules contenant du Garcinia cambogia a été diffusée à la radio à la fin du mois d’août.

PHOTO HUGO-SÉBASTIEN AUBERT, LA PRESSE

ISABELLE AUDET
La Presse

Entre deux aubaines pour la rentrée, à la fin d’août, un message publicitaire radiophonique mettait en vedette une femme enthousiaste devant la perte de poids d’une copine. Après s’être fait prier, l’amie en question explique alors comment elle a perdu «10 livres» aussi facilement. Son secret: la prise de comprimés contenant du Garcinia cambogia, un fruit censé couper l’appétit.

La campagne publicitaire, diffusée sous plusieurs formes et dans plusieurs médias, s’est ajoutée à celles de nombreux fabricants de produits naturels destinés à la perte de poids.

«Il y en a vraiment beaucoup, note Paul Boisvert, docteur en kinésiologie impliqué auprès d’une clientèle en quête d’un poids santé. Par contre, il faut vraiment le dire: les produits naturels miracles pour la perte de poids, ça n’existe pas.»

Si certaines études tendent à démontrer que le Garcinia cambogia semble en effet diminuer les fringales, il reste encore à mener d’autres analyses pour conclure à une efficacité hors de tout doute, précise pour sa part Yves Jalbert, spécialiste de contenu à l’Association pour la santé publique du Québec (ASPQ). Le docteur en santé publique s’intéresse de près aux produits de gestion du poids.

Il se montre toutefois préoccupé par la publicité soulignant de façon spectaculaire les avantages de ces produits naturels. Il dénonce d’ailleurs régulièrement des campagnes publicitaires « trompeuses » auprès de Santé Canada et d’organisations de protection du consommateur.

«Ce que beaucoup de fabricants annoncent, c’est « perdez du poids naturellement », ce qui revient à dire que peu importe l’activité que vous allez faire et ce que vous mangez, vous allez perdre du poids. C’est faux.»

M. Jalbert cite au passage de nombreuses publicités où des clients satisfaits vantent les mérites d’un comprimé ou d’une méthode «qui n’a pas encore fait ses preuves».

Il ajoute que, malgré tout, les promesses atteignent leur cible.

«C’est normal: on voit ces publicités dans des médias crédibles et ces produits-là, vous les retrouvez en pharmacie. Ce n’est pas le pharmacien qui les vend, mais les gens ne font pas la différence. Ils se disent que ça va fonctionner, car c’est approuvé par Santé Canada.»

Une question de perception

La publicité diffusée sur plusieurs chaînes montréalaises à la fin du mois d’août annonçait un produit de la gamme MetaSlim, de Webber Naturals. Dans la description de son produit, sur son site web, le fabricant précise que la prise de Garcinia cambogia s’avère «idéal[e] dans le cadre d’un programme de gestion du poids, en association avec une alimentation saine et de l’exercice régulier». Cet avis mesuré tranche avec la facilité annoncée dans les publicités.

«C’est sûr qu’après, c’est toujours une question d’interprétation, de comment on comprend la pub. Il y a du deuxième et du troisième degré», indique André Gauthier, expert en marketing pour l’agence GDK, mandatée par Webber Naturals.

«L’objectif en soi est d’informer les gens qu’il existe un produit qui peut aider à la perte de poids.»

M. Gauthier assure que «les gens vont s’informer sur le produit».

«Ce n’est pas écrit « mangez de la pizza et ne faites aucun exercice, vous allez perdre du poids », soutient-il. C’est pas ça qu’on a mentionné. En aucun temps.»

Homologués… et après?

Les capsules de Garcinia cambogia ont aussi beaucoup de concurrence au rayon des aliments naturels. D’après des chiffres colligés par l’ASPQ, 1114 produits destinés à la perte de poids ont été homologués au Canada de 2010 à 2016.

Publicité ou non, il vaut mieux s’informer avant de consommer un de ces produits dans le cadre d’un programme de gestion du poids, prévient Yves Jalbert.

«Santé Canada va regarder l’innocuité du produit. Là-bas, ils vont s’assurer qu’il n’y aura pas d’effets dommageables sur la santé. Ils ne regardent pas l’efficacité», prévient-il, avant de faire remarquer que le taux d’obésité a augmenté au pays pendant la même période.

Il existe toutefois un pare-feu pour protéger les consommateurs des publicités qui pourraient les induire en erreur. En 2017, Santé Canada a traité plus d’une centaine de plaintes au sujet de la publicité sur des produits de santé. Sur le lot, une dizaine concernaient des techniques ou des produits pour perdre du poids. Certaines publicités réussissent tout de même à se faufiler et à atteindre les consommateurs, soutient M. Jalbert.

«Chaque plainte est évaluée et classée par ordre de priorité en vue de déterminer s’il y a eu non-conformité, et des mesures sont prises en fonction du risque pour le grand public», assure Santé Canada, qui invite le public à signaler les publicités qu’il considère comme mensongères.

Un effet sur la confiance

Et si le produit choisi n’amène pas les résultats escomptés?

«Les gens vont se dire: ce n’est pas le produit qui fait que ça ne fonctionne pas, c’est moi. Ça a des conséquences au niveau de la santé physique et mentale, et le développement d’une relation malsaine avec le corps. Ça entretient des attentes irréalistes, croit Karah Stanworth-Belleville, agente de développement pour ÉquiLibre, un organisme qui souhaite prévenir les problèmes liés au poids et à l’image corporelle. On veut sensibiliser les gens à cette réalité et on souhaite les aider à développer un jugement plus critique face à certaines croyances.»

ÉquiLibre affirme qu’au Québec, trois femmes sur quatre souhaitent perdre du poids.

«La recherche d’une solution miracle fait en sorte qu’on simplifie beaucoup le problème, résume Marie-Josée Leblanc, coordonnatrice d’Extenso, le centre de référence en nutrition de l’Université de Montréal. La saine gestion du poids devrait se faire de façon beaucoup plus large. L’exercice, la méditation, le bon sommeil, l’alimentation plus saine en général… c’est un ensemble de facteurs qui vont faire une différence. Ce n’est pas en mangeant un supplément qu’on va avoir des résultats.»

Gare aux produits sur l’internet

Si des centaines de produits pour la gestion du poids font tout de même l’objet d’un certain contrôle de sécurité au Canada, de nombreux produits vendus sur l’internet échappent au contrôle des grandes agences gouvernementales. Sur les réseaux sociaux, les publicités pour ce type de solutions miraculeuses abondent.

«N’achetez pas ces produits par l’internet, répète Paul Boisvert. Soyez très vigilants. Surtout si on vous promet une perte de poids rapide, sans effort. Ce sont des mots-clés pour lesquels on doit sonner une alerte: il y a anguille sous roche. Il y a énormément de fraudes sur l’internet.»

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L’étau se resserre autour de Trump après un double revers judiciaire


Avec les accusations de l’ancien avocat et l’ex-directeur de campagne du président Donald Trump et de l’implication de ce dernier, on dit que l’étau se resserre. Je me demande si cela sera suffisant à voir tout ce qu’il a fait depuis le début son mandat et il est toujours sur son trône. Les Américains peuvent-ils espérer que les prochaines élections seront légales, sans tricherie ?
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L’étau se resserre autour de Trump après un double revers judiciaire

 

Entrevue avec Charles-Philippe David, président de l’Observatoire sur les États-Unis

 

Le président américain Donald Trump a encaissé plusieurs coups qui risquent de lui faire mal, selon des analystes.

Deux anciens membres de sa garde rapprochée ont subi d’importants revers devant les tribunaux, mardi, dont son avocat personnel de longue date, qui l’implique directement en soutenant avoir agi sous sa supervision.

Michael Cohen, l’ancien avocat personnel du président Trump, a plaidé coupable mardi de huit chefs d’accusation après une entente avec la poursuite. Deux de ces chefs sont en lien avec le financement illégal des campagnes électorales. M. Cohen a entre autres avoué avoir acheté le silence de deux femmes qui allèguent avoir eu une liaison avec le président.

L’ancien avocat de M. Trump aurait agi « en coordination » et « sous la direction du candidat à la présidence » dans le but d’influer sur les élections.

De son côté, Paul Manafort, l’ex-directeur de campagne du président Trump, a été reconnu coupable de huit chefs d’accusation dans son procès pour fraude financière.

Mercredi matin, dans un tweet, Donald Trump a suggéré à « quiconque se cherchant un bon avocat de ne pas embaucher Michael Cohen ».

« L’Étau se resserre »

Le président en est forcément affaibli, selon Michael Krauss, professeur de droit à l’Université George Mason en Virginie. En entrevue à 24/60, M. Krauss estime que le fait que Michael Cohen admette qu’il voulait influencer le vote et que Trump était derrière tout ça est énorme.

« Oui, l’étau se resserre », affirme de son côté Charles-Philippe David, président de l’Observatoire sur les États-Unis de l’UQAM.

Il rappelle que tout cela est le résultat du travail du procureur spécial Robert Mueller, qui enquête sur l’ingérence russe dans la présidentielle de 2016 et sur une possible collusion entre Moscou et l’équipe de campagne de Donald Trump. Le président s’en défend et se dit victime d’une chasse aux sorcières.

« C’est la première fois qu’un président des États-Unis, au moins depuis Nixon, […] qu’un président est nommé de cette manière […] et on n’est qu’au début de cette procédure de Robert Mueller », ajoute Charles-Philippe David.

https://ici.radio-canada.ca