Ces élèves indiens payent leurs frais de scolarité en déchets plastiques


L’école n’est pas accessible à tous les enfants du monde. En Inde, il est impossible pour des familles pauvres d’envoyer leurs enfants étudier, certains travaillent pour aider leurs parents même s’ils sont très jeunes. Au nord de l’Inde, les enfants qui amènent du plastique peuvent venir à l’école gratuitement. Ce plastique est recyclé en éco-briques pour la construction. En plus, les élèves sont formés pour enseigner aux plus petits tout en étant rémunéré. Ce n’est pas le gouvernement, mais un couple qui a fondé cette école pour faciliter l’éducation aux enfants pauvres.
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Ces élèves indiens payent leurs frais de scolarité en déchets plastiques

 

Une station de recyclage plastique en Inde, en juin 2017. Arindam Dey / AFP 

Une station de recyclage plastique en Inde, en juin 2017. Arindam Dey / AFP

Repéré par Claire Levenson

Repéré sur NDTV

Au Nord de l’Inde, une école a remplacé les frais de scolarité par du plastique qui est recyclé sur place.

Dans le village de Pamohi dans l’État d’Assam en Inde, de nombreuses familles sont trop pauvres pour payer des frais de scolarité. Créée en 2016 par un couple désireux d’améliorer l’accès à l’éducation, l’école Akshar propose une nouvelle approche permettant aux élèves d’aller à l’école gratuitement et même d’être rémunérés s’ils poursuivent leur scolarité.

Une des particularités de l’établissement est que chaque semaine, les élèves (ils sont actuellement plus de cent) viennent en cours avec des déchets plastiques à recycler. S’ils apportent vingt-cinq déchets par semaine, ils n’ont rien à payer. Le plastique est ensuite transformé sur place en éco-briques utilisées pour des projets de construction. Les fondateurs de l’école ont commencé à demander aux enfants d’apporter du plastique après avoir remarqué que des fumées toxiques se diffusaient jusque dans les salles de classe. En effet, les familles locales avaient pris l’habitude de brûler du plastique pour se réchauffer l’hiver, sans se rendre compte du danger sanitaire encouru. Le but est aussi d’apprendre à toute la communauté à mieux protéger leur environnement.

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L’autre aspect novateur de l’école est qu’en plus du cursus scolaire normal, les élèves sont formés à des activités rémunérées. Par exemple, les plus âgés apprennent à enseigner aux plus petits et gagnent ainsi de l’argent, ce qui leur évite d’aller travailler dans les carrières de pierres.

«Nous nous sommes dits qu’il devait y avoir un nouveau modèle pour les élèves qui vivent dans la pauvreté la plus abjecte. Nous avons donc créé ce modèle où les enfants apprennent et sont aussi formés à différentes professions, dont enseignant» explique Mazin Mukhtar, un ancien ingénieur qui a ouvert l’école avec sa femme, Parmita Sarma, une travailleuse sociale.

Parmi les autres compétences pratiques enseignées, il y a l’installation de panneaux solaires, la menuiserie et l’électronique. Le couple a l’intention de créer cent écoles similaires en Inde dans les cinq années à venir.

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Plus les frais sont élevés, plus les étudiants recourent aux «sugar daddies»


L’accès aux études n’est pas gratuit et pourtant, ce sont nos jeunes qui feront l’avenir. Beaucoup vont travailler dure pour arriver à tout payer alors, que d’autres vont chercher un moyen pour trouver des personnes d’âgées mûres pour payer leurs études. Est-ce normale qu’une société comme la nôtre font ce genre de choix ?
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Plus les frais sont élevés, plus les étudiants recourent aux «sugar daddies»

 

Les étudiants à la recherche d’aide financière par l’intermédiaire de « sugar daddies » sont de plus en plus nombreux au pays, particulièrement dans les universités où les droits de scolarité sont plus élevés. C’est ce que remarque le site de rencontre Seeking Arrangement.

Un texte d’Andréanne Apablaza

Plus de 200 000 étudiants canadiens sont à la recherche d’une personne plus âgée et plus fortunée pour les aider à financer leurs études. Ces chiffres proviennent d’un site web appelé Seeking Arrangement ou, en français, « À la recherche d’un arrangement ». Celui-ci se décrit comme le site numéro 1 de rencontres entre étudiants endettés et partenaires qui ont les moyens financiers de subventionner leurs études.

« Nous voyons une corrélation entre les endroits où Seeking Arrangement est plus populaire et les endroits où les droits de scolarité sont les plus élevés », explique la porte-parole du site web, Brook Urick.

Les « sugar babies », les utilisateurs prêts à accorder du temps à un partenaire en échange d’argent, reçoivent en moyenne 2700 $ par semaine en allocation, sans compter les cadeaux et les sorties, selon le site web.

seeking arrangement

La moitié des « sugar babies » canadiens inscrits sur le site de rencontre sont au niveau collégial ou universitaire. Cela représente environ 206 800 étudiants à la recherche d’une relation payante.

Une situation inquiétante selon la Fédération canadienne des étudiants et des étudiantes.

La vice-présidente, Anne-Marie Roy, estime que les sites de rencontre de « sugar daddies » sont une conséquence directe des droits de scolarité trop élevés au pays.

« Le fardeau de la dette étudiante ne nous suit pas seulement pendant nos études. Ça peut prendre une décennie, parfois même 15 ans pour rembourser une dette étudiante de nos jours », rappelle la vice-présidente.

La Fédération estime qu’en moyenne, un étudiant universitaire de premier cycle termine ses études avec une dette de près de 30 000 $.

En Saskatchewan

Seeking Arrangement publie chaque année un palmarès des universités canadiennes avec le plus grand nombre d’inscriptions.

L’Université de la Saskatchewan arrive au 9e rang avec 396 étudiants « sugar students ». À l’Université de Regina, 32 étudiants utilisent le site de rencontre dans le but d’être payés pour rencontrer un partenaire.

Selon l’Association étudiante de l’Université de Regina, il s’agit d’une forme de prostitution.

« En tant que société, c’est troublant de voir des jeunes femmes et des jeunes hommes qui pensent que ce genre d’arrangement est un choix qu’ils doivent faire pour ne pas tomber dans une dette pour le reste de leur vie », dénonce le président de l’Association, Jermain McKenzie.

L’Université de Toronto regroupe le plus grand nombre d’étudiants inscrits sur la plateforme avec 683 utilisateurs, suivie de l’Université Ryerson (577 étudiants) et de l’Université Guelph (554 étudiants).

En 2016, l’Université de l’Alberta a obtenu le plus grand nombre de nouvelles inscriptions sur le site de rencontre.

http://quebec.huffingtonpost.ca/