Psoriasis : un remède trouvé grâce à la fourmi de feu ?


    Ah la nature, elle donne beaucoup de leçons quand elle étudiée. La fourmi de feu, injecte un venin qui est proche de lipides qui favorisent une peau en santé. Grâce à cette découverte, les chercheurs croient que cela pourrait mener à un meilleur traitement pour ceux qui souffrent de psoriasis
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    Psoriasis : un remède trouvé grâce à la fourmi de feu ?

    Marie-Céline Jacquier

    Journaliste

    Des chercheurs ont mis au point des molécules proches de composés présents dans le venin de la fourmi de feu. Efficaces contre le psoriasis dans un modèle animal, ces molécules pourraient permettre de nouveaux traitements de la peau chez des patients. Enfin un remède miracle ?

    CE QU’IL FAUT RETENIR

  • La fourmi de feu Solenopsis invicta produit un venin contenant de la solénopsine, une molécule proche de lipides favorisant la santé de la peau.

  • Des chercheurs ont créé des analogues de la solénopsine et les ont testés sur des souris modèles pour le psoriasis.

  • Les analogues de la solénopsine réduisent les symptômes inflammatoires de la peau.

Le psoriasis est une maladie auto-immune assez fréquente, qui touche environ 2 % de la population française. Ses causes sont méconnues, bien que des facteurs héréditaires interviennent. Le psoriasis est une maladie chronique inflammatoire de la peau souvent traitée avec des crèmes contenant des stéroïdes (dermocorticoïdes), mais aussi des analogues de la vitamine D3. Cependant, les dermocorticoïdes présentent parfois des effets secondaires à long terme.

Le saviez-vous ?

En complément des traitements contre le psoriasis, des produits émollients peuvent aider à hydrater la peau et lutter contre sa sécheresse. Dans des cas graves de psoriasis, un traitement oral est parfois mis en place avec du méthotrexate, des dérivés de la vitamine A ou de la ciclosporine ; des anti-TNFα peuvent être administrés en injections.

Souvent présents dans des produits cosmétiques et de soin pour la peau, les céramides sont des lipides essentiels au maintien de la fonction barrière de cette dernière. Mais ces molécules sont converties par les cellules en sphingosine-1-phosphate (S1P), une molécule liée à l’inflammation et la tumorigenèse. Idéalement, il serait intéressant de disposer de molécules capables de restaurer la fonction barrière de la peau comme les céramides, sans qu’elles n’induisent d’inflammation.

Or, la solénopsine, un composé actif du venin de fourmis de feu (Solenopsis invicta), ressemble aux céramides. Des chercheurs des universités Emory et Case Western Reserve (États-Unis) ont donc eu l’idée de mettre au point des analogues de la solénopsine qui ne seraient pas dégradés en S1P. Ils ont testé leurs molécules sur un modèle de souris pour le psoriasis (les souris KC-Tie2), en appliquant sur la peau une crème pendant 28 jours.

Le psoriasis est une maladie chronique liée à un renouvellement trop rapide de l’épiderme, formant des plaques qui démangent. © quayside, Fotolia

Le psoriasis est une maladie chronique liée à un renouvellement trop rapide de l’épiderme, formant des plaques qui démangent. © quayside, Fotolia

Les dérivés de la solénopsine réduisent l’inflammation de la peau

Les analogues de la solénopsine ont réduit l’épaississement et l’inflammation de la peau : l’épaisseur de la peau des souris traitées diminuait de 30 % environ par rapport aux témoins ; de plus, les souris traitées avaient moitié moins de cellules immunitaires qui s’infiltraient dans la peau. Les composés ont aussi été appliqués à des cellules en culture. Cela a permis de diminuer la production cellulaire d’IL-22 (une interleukine qui envoie un signal inflammatoire) et d’augmenter la production d’IL-12 qui est anti-inflammatoire.

http://www.futura-sciences.com

Comment les fourmis forment des tours


Ceux qui aiment les insectes ont sûrement déjà vu des reportages sur les fourmis qui font des radeaux pour traverser une rivière ou se protéger d’un désastre comme le feu. Ces fourmis forment aussi des tours et les chercheurs ont étudié leur technique qui est vraiment intéressante à voir
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Comment les fourmis forment des tours

 

tour de fourmis

La structure obtenue par les fourmis n’est pas sans rappeler la tour Eiffel,
un autre édifice aux propriétés mécaniques spectaculaires.

Certaines fourmis se lient les unes aux autres pour former des tours. Comment font-elles pour ne pas écraser celles qui se situent à la base ? Leur secret réside dans le mouvement. Une découverte qui pourrait inspirer les essaims de robots.

Pour traverser une rivière ou se protéger d’une inondation, les fourmis de feu (Solenopsis invicta) unissent leurs forces en formant des radeaux ou en construisant des tours. Mais, dans ce dernier cas, comment maintiennent-elles la structure debout sans que celles qui se trouvent à la base de l’édifice soient écrasées ? La réponse est astucieuse : les fourmis sont continuellement en mouvement dans la tour ! Elles se comportent de façon semblable à un fluide.

Les chercheurs avaient déjà compris comment les fourmis de feu construisent des radeaux. Elles s’accrochent les unes aux autres par les pattes et s’orientent de façon à créer des cavités remplies d’air, et répartissent leur poids pour former une structure flottante. L’équipe menée par Craig Tovey, de l’Institut de technologie de Géorgie, à Atlanta, a cherché à comprendre comment les insectes réussissent à former une tour.

En laboratoire, l’équipe a filmé à l’aide de caméras ultrarapides la façon dont les fourmis s’assemblent autour d’une barre glissante en téflon. Elle a aussi marqué la moitié de la colonie avec un traceur radioactif afin de suivre les insectes dans la structure ainsi formée.

Les fourmis procèdent par tâtonnement. Elles consolident en permanence les parties les plus fragiles jusqu’à ce que la structure soit solide. Les chercheurs ont montré que chaque insecte peut supporter jusqu’à trois congénères. Et lorsqu’une fourmi est surchargée, elle lâche ses voisines et redescend en bas de la colonne. Là, elle refait surface à la base de la tour.

La structure en forme de cloche ressemble à un fluide, et chaque fourmi y supporte le même poids.

« Les fourmis se comportent comme une fontaine d’eau, mais à l’envers », explique Craig Tovey.

 

 

D’après Guy Theraulaz, du Centre de recherche sur la cognition animale de Toulouse, les spécialistes savaient que la structure des tours était dynamique, mais ces vidéos sont le premier enregistrement de ce phénomène.

En utilisant des modèles mathématiques, l’équipe a en outre réussi à prédire la forme et la vitesse de croissance des tours. Les chercheurs savaient déjà que lors de la construction d’un radeau, les fourmis de feu n’obéissent pas à un commandement centralisé, mais agissent individuellement. Ce comportement peut être modélisé avec trois règles simples qui sont ensuite intégrées dans un modèle mathématique de la structure.

Les chercheurs ont été surpris de constater que lorsque les fourmis construisent des tours, elles « obéissent aux mêmes règles individuelles et décentralisées », note Craig Tovey.

Les deux structures sont pourtant différentes : le radeau est statique, tandis que la tour est dynamique.

Ces découvertes pourraient inspirer les chercheurs qui travaillent sur la programmation d’essaims de petits robots pour accomplir une tâche.

« Comprendre comment les fourmis peuvent bâtir ce genre de structures 3D solides en ne suivant que quelques règles très simples peut nous aider à maîtriser la programmation de ces minuscules robots polyvalents. La prochaine étape est de comprendre comment les fourmis construisent des ponts », conclut Craig Tovey.

http://www.pourlascience.fr/

La douloureuse piqûre de la fourmi de feu


Un autre insecte qu’on ne voudrait pas avoir près de chez soi. Soyons content d’avoir une saison hivernale. Les fourmis de feu sont vraiment des dures à cuire ! Ces fourmis font des oeufs à toutes les minutes, leurs piqûres est très douloureuses et peuvent nuire aux espèces locales
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La douloureuse piqûre de la fourmi de feu

 

La douloureuse piqûre de la fourmi de feu

La fourmi de feu a un venin très irritant.Photo Gentside

Les fourmis de feu (Solenopsis invicta) sont réputées pour provoquer l’une des pires sensations de brûlure au monde. Néanmoins, leur venin n’est pas forcément mortel, ce qui a poussé certaines personnes à vouloir expérimenter leur piqûre. Comme on peut s’en douter, le résultat est plutôt douloureux à voir. 

Originaires du Brésil, les fourmis de feu ont réussi à coloniser une grande partie du globe où le climat leur est favorable. Ainsi, elles sont nombreuses au sud des États-Unis mais aussi aux Philippines, en Australie ou encore en Chine, là où la température ne baisse pas trop en hiver. Une invasion néfaste pour l’homme mais aussi les espèces locales.

UN VENIN TRÈS ACTIF

Lorsque vous marchez malencontreusement sur une fourmilière, quelques fourmis de feu grimpent et vous attaquent. Elles relâchent en même temps des phéromones qui attirent le reste de la colonie. Celle-ci suit alors la trace chimique laissée par les éclaireuses et vient vous piquer sans chercher à savoir si vous êtes encore un danger pour la fourmilière.

C’est à cause de ce système de défense qu’il est possible de se retrouver avec des centaines voire des milliers de piqûres sur une petite zone. Ce n’est pas tout: des scientifiques ont étudié le principe des attaques et ont découvert avec surprise un mode de fonctionnement différent des autres fourmis.

L’attaque d’une fourmi de feu débute par une morsure. Grâce à ses mandibules, elle s’accroche à sa victime pour pouvoir la piquer plusieurs fois – cinq en moyenne. Le dard contenant le venin passe à  travers la peau pour relâcher ce dernier juste dessous. Le venin s’attaque alors aux cellules en détruisant les membranes, un phénomène appelé lyse.

Puis le contenu des cellules se propage, entraînant le poison un peu plus loin et détruisant davantage de cellules. Enfin, le système immunitaire intervient contrôlant la diffusion du venin et produisant les boutons caractéristiques. La réaction est très irritante mais peu dangereuse normalement, à moins d’y être allergique.

UN OEUF PAR MINUTE

Cette espèce est très complexe à éradiquer. En effet, les scientifiques estiment que la reine peut produire un oeuf par minute, ce qui permet à de nombreuses colonies de se créer très rapidement sur un nouveau territoire. Voilà d’ailleurs comment l’invasion a démarré: des bateaux ont transporté quelques fourmis qui se sont ensuite reproduites à  très grande échelle.

De plus, ces fourmis peuvent vivre proches les unes des autres.Elles se reconnaissent entre elles grâce à une empreinte olfactive. Ainsi les différentes colonies ne s’attaquent pas mutuellement voire même s’entraident, une incongruité dans le règne animal de cette famille. Ceci implique un développement des colonies qui n’existe pas chez les autres espèces qui ont tendance à combattre pour un territoire.

Outre leur capacité invasive, les fourmis de feu sont des insectes prédateurs très dangereux pour les oeufs de mammifères, d’autres insectes et même d’autres fourmis. En effet, les ouvrières rouges utilisent une technique nommée en anglais «Gasper Flagging», qui consiste à  envoyer leur venin dans l’air sous forme de gouttelettes en agitant leur abdomen.

Cette technique leur permetd e tuer facilement des colonies d’autres espèces de fourmis. Face à un tel potentiel, certains pays, notamment l’Australie, cherchent à éliminer cette nuisance mais pour l’heure, peu de méthodes se sont avérées efficaces.

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