Fouilles à nu: uniquement «dans les cas extrêmes»


Franchement, notre gouvernement au Québec, n’est pas à ses premières bourdes en plus de coupés dans tous les services, il a été obligé de se raviser face à la colère des Québécois et de la mauvaise presse à travers le monde que le ministre de l’éducation avait pour sa part, jugé que les écoles étaient en droit de faire des fouilles à nu en spécifiant que ce soit très ‘’respectueux ‘’à des adolescentes qu’ils suspectaient de cacher de la drogue. Sauf qu’à mon avis ce n’est pas leur rôle dans ses conditions mais à la police.
Nuage

 

Fouilles à nu: uniquement «dans les cas extrêmes»

 

Marc-André Gagnon

QUÉBEC – Après les faux pas du ministre de l’Éducation, Yves Bolduc, et l’annonce du recours à un expert indépendant, le premier ministre du Québec vient de trancher:

«il n’est pas question de fouilles à nu dans nos écoles, sauf dans les cas extrêmes justifiés par les forces policières».

C’est ce qu’a déclaré Philippe Couillard pendant la période des questions à l’Assemblée nationale, jeudi, lorsque pressé par l’opposition officielle d’interdire, dorénavant, toute fouille à nu dans les écoles du Québec.

«Je n’accepterai jamais que ma fille soit fouillée à nu, peu importe les conditions, je demande au premier ministre, immédiatement, de dire aux parents qu’il met fin à cette pratique inacceptable pour nos jeunes», a lancé en chambre le chef de l’opposition par intérim, Stéphane Bédard.

«ON N’EN VEUT PAS!»

«Sur la question de la fouille à nu dans les écoles, la réponse c’est non, on n’en veut pas», a répondu le premier ministre.

«Encore une fois, il n’est pas question qu’il y ait des fouilles à nu, particulièrement chez les élèves, des mineurs, on est tous d’accord là-dessus, mais je voudrais quand même qu’on vérifie ce qui s’est passé dans cette école», a ajouté M. Couillard.

Le chef libéral a rappelé qu’un expert indépendant a été mandaté par le gouvernement afin de faire toute la lumière sur ce qui s’est passé dans le cas de cette jeune élève mineure à la Polyvalente de Neufchâtel.

«Ça ne change rien à ce que je viens de dire, mais on doit quand même vérifier, […] on doit exactement savoir ce qui est arrivé», a dit le premier ministre, estimant qu’il s’agit d’une approche raisonnable.

L’IMAGE DU QUÉBEC TERNIE

Le chef de l’opposition officielle a profité de l’occasion pour reprocher au ministre de l’Éducation, Yves Bolduc, d’avoir terni, par sa maladresse, l’image du Québec à l’international.

«Ce ne sont plus seulement les Québécois qui constatent que le ministre de l’Éducation fait fausse route, on entend maintenant les Français, les Anglais, les Américains et même les Turcs M. le président!»

En affirmant qu’il est permis de faire des fouilles à nu dans les écoles à condition «que ça soit très respectueux», le ministre Bolduc «s’est lui-même discrédité», considère Stéphane Bédard.

De son côté, le chef du deuxième groupe d’opposition, François Legault, a réclamé une fois de plus que le gouvernement nomme quelqu’un d’autre que M. Bolduc au poste de ministre de l’Éducation.

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