Un crocodile baptisé «Lemmy» en hommage au leader de Motörhead


Un chanteur bassiste connu en Angleterre et probablement ailleurs pour être considéré comme un des pionniers du heavy metal a été choisi pour que son nom puisse désigner un crocodile primitif vivant à l’époque de Jurassique
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Un crocodile baptisé «Lemmy» en hommage au leader de Motörhead

 

Lemmysuchus, qui vivait durant la période du Jurassique,... (PHOTO AFP)

Lemmysuchus, qui vivait durant la période du Jurassique, «était l’un des plus grands prédateurs côtiers de l’époque», selon le musée.

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Agence France-Presse
Paris

Lemmy Kilmister, leader du groupe britannique de heavy metal Motörhead, a désormais son fossile: un groupe de scientifiques fans du musicien disparu en 2015 a officiellement donné son nom à un redoutable crocodile primitif préhistorique.

À l’occasion d’une nouvelle description scientifique d’un fossile marin, des chercheurs du Natural History Museum (NHM) de Londres ont décidé de le baptiser «Lemmysuchus» – ce qui signifie le «crocodile de Lemmy», en hommage au chanteur et bassiste, a annoncé mercredi le musée dans un communiqué.

Le fossile a été trouvé au début du XXe siècle près de Peterborough en Angleterre. Il a été réétudié récemment par une équipe de chercheurs. Une doctorante en paléontologie, Michela Johnson, a découvert qu’il n’avait pas été correctement classifié.

Lemmysuchus, qui vivait durant la période du Jurassique (-200 millions à -145 millions d’années), mesurait environ 5,8 mètres de long, et son crâne plus d’un mètre.

«C’était l’un des plus grands prédateurs côtiers de l’époque», selon le musée.

Lemmy Kilmister... (AFP) - image 2.0

Lemmy Kilmister

AFP

Ses dents larges étaient parfaites pour broyer les proies comme les tortues.

Lorna Steel, conservatrice au musée londonien et fan de Lemmy, a suggéré que le fossile prenne le nom du rocker au look inimitable (favoris, longues moustaches, tête couverte d’un chapeau noir).

«Bien que Lemmy soit mort à la fin 2015, nous aimons à penser qu’il aurait trinqué à Lemmysuchus, une des plus méchantes créatures marines qui aient jamais habité la Terre», explique-t-elle. «En tant que fan de longue date de Motörhead, je suis ravie d’avoir la possibilité d’immortaliser cette star du rock de cette façon».

Fêtard invétéré, Ian «Lemmy» Kilmister est mort fin décembre 2015 d’un cancer à l’âge de 70 ans.

Il était considéré comme l’un des pionniers du heavy metal. Il préférait cependant qualifier Motörhead, formé en 1975, de groupe de rock’n roll.

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Fossile : un oiseau à dents découvert dans l’Arctique canadien


Des oiseaux en Arctique ? Il faut remonter de plusieurs millions d’années, alors que le climat était très favorable pour des oiseaux à dents
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Fossile : un oiseau à dents découvert dans l’Arctique canadien

 

Une représentation possible de Tingmiatornis arctica, un oiseau du Crétacé supérieur qui vivait en Arctique à l'époque où il y faisait chaud. © University of Rochester, Michael Osadciw

Une représentation possible de Tingmiatornis arctica, un oiseau du Crétacé supérieur qui vivait en Arctique à l’époque où il y faisait chaud. © University of Rochester, Michael Osadciw

Les restes d’un oiseau d’une espèce jusque-là inconnue, datant du Crétacé supérieur, ont été retrouvés en région arctique. Ils montrent que ces animaux étaient déjà assez diversifiés et l’étude du milieu environnant indique qu’il faisait alors vraiment chaud en ces hautes latitudes.

Au nord-est du Canada, en territoire Nunavut, dans les îles Sverdrup, côté océan Arctique, donc, par plus de 79° de latitude nord, une équipe de l’université de Rochester (États-Unis) a découvert les restes fossiles d’un oiseau. Vieux de 90 millions d’années, il a vécu au Crétacé supérieur, durant le « Turonien » (du nom de la ville de Tours).

Ce n’est pas l’oiseau le plus ancien, ce n’est pas non plus le premier trouvé à hautes latitudes et datant du Crétacé, mais l’animal décroche tout de même un record : celui du plus septentrional pour cette époque. Et sa découverte contraint à revisiter la géographie et le climat de la région durant cette courte période, de – 93,9 à 89,8 millions d’années.

Un ancêtre proche des oiseaux modernes

Les scientifiques ont exhumé trois os : une partie de cubitus (ou ulna en langage scientifique moderne), un humérus complet et un autre, partiel, autrement dit des fragments de l’aile de l’oiseau. Leur analyse par Julia Clark, de l’université du Texas, a permis, comme le relate le communiqué de l’université de Rochester, de rapprocher ce spécimen des oiseaux modernes et d’affirmer qu’il pouvait voler.

Probablement de la taille d’un goéland, il a été baptisé Tingmiatornis arctica par l’équipe, tingmiat signifiant « ceux qui volent » en langue inuktitut, un dialecte inuit. Il appartiendrait à la lignée des oiseaux modernes, qui ont survécu à la crise K-T (ou Crétacé-Tertiaire), qui a vu disparaître, entre autres, les dinosaures et deux autres lignées d’oiseaux, les Hesperornithes et les Ichthyornithidés. L’histoire des oiseaux étant toujours sujette à discussions, ce fossile les alimentera sûrement. (Voir notre entretien avec le paléontologue Éric Buffetaut.)

Les fossiles ont été découverts à l'extrême nord-est du Canada, non loin de l'océan Arctique. © Google Earth, Richard Bono et Rory Cottrell

Les fossiles ont été découverts à l’extrême nord-est du Canada, non loin de l’océan Arctique. © Google Earth, Richard Bono et Rory Cottrell

Des dents ?

Les auteurs lui dessinent une dentition, ce qui n’est pas une nouveauté, les oiseaux à dents étant connus de cette époque. Elles n’ont cependant pas été retrouvées parmi ces restes fossiles, comme l’indique d’ailleurs l’article scientifique paru dans la revue Nature. John Tarduno, responsable de cette étude, rapporte de précédentes découvertes de poissons d’eau douce dans cette zone, ce qui, selon lui, impose une bonne taille et des dents chez leurs prédateurs.

La reconstitution de l’environnement de T. arctica est aussi un chapitre intéressant de cette étude. L’équipe a étudié soigneusement les registres fossiles des environs, qui comportent des vertébrés, mais aussi des foraminifères (organismes planctoniques à squelette minéral), dont la composition isotopique a été analysée.

Une reconstitution de ce milieu, chaud, humide et poissonneux. On remarque l'activité volcanique, que soulignent les auteurs de l'étude. © University of Rochester, Michael Osadciw

Une reconstitution de ce milieu, chaud, humide et poissonneux. On remarque l’activité volcanique, que soulignent les auteurs de l’étude. © University of Rochester, Michael Osadciw

    Au temps où l’Arctique était chaud

    Conclusion : il faisait nettement plus chaud que ce l’on pensait à cette latitude élevée durant le Turonien. La région connaissait des minimas de températures hivernales de 14 °C, rapportent les auteurs. Mais leurs analyses indiquent, pour l’eau douce qui se trouvait là, des températures comprises entre 18 °C et 25 °C au fond des lacs, mais les eaux de surface devaient atteindre parfois 35 °C.

    Comme la géologie indique des couches basaltiques, les auteurs estiment que l’activité volcanique devait être très forte durant le Turonien et que le climat était très chaud, même à hautes latitudes. Ces oiseaux, proches des nôtres, ont dû trouver là un environnement favorable.

    Les points clés à retenir

  • Les oiseaux avaient investi les très hautes latitudes au Crétacé supérieur.

  • Leur diversification était sans doute importante.

  • Durant le Turonien, la région avait un climat chaud

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Un monstre marin du Jurassique sort de sa réserve


Le monstre du lac Loch Ness existe-il vraiment ? En tout cas, il a déjà existé il y a 170 millions d’années, et il n’avait vraiment pas l’air très amical
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Un monstre marin du Jurassique sort de sa réserve

 

Image numérique diffusée par l'université d'Edimbourg le 11 janvier 2015 montrant un dessin d'artiste d'un reptile marin Dearcmhara shawcrossi identifié à partir de fossiles trouvés sur l'île de Skye et ayant vécu il y a 170 millions d'années (c) Afp

Image numérique diffusée par l’université d’Edimbourg le 11 janvier 2015 montrant un dessin d’artiste d’un reptile marin Dearcmhara shawcrossi identifié à partir de fossiles trouvés sur l’île de Skye et ayant vécu il y a 170 millions d’années (c) Afp

Emprisonné depuis un demi-siècle dans une gangue de pierre, un gros ichtyosaure a pu enfin en être extrait puis étudié.

 

Quatre mètres de long, un gros ventre, une tête pointue ornée de centaines de dents et deux gros yeux globuleux: le monstre marin du Loch Storr, vieux de 170 millions d’années, a été exfiltré des réserves du Muséum national d’Écosse où il attendait, depuis 50 ans, son heure de gloire. Le fossile a été découvert en 1966, sur l’île de Skye en Écosse, par le directeur d’une usine électrique voisine.

Mais « pendant un demi-siècle, le musée l’a gardé en sécurité, car nous n’avions pas l’expertise nécessaire pour le libérer de la roche très dense qui l’entourait et pour l’étudier », explique à l’AFP Steve Brusatte de l’Université d’Edimbourg.

 C’est désormais chose faite : Nigel Larkin, conservateur et restaurateur de fossiles, a dégagé le monstre de la roche qui l’emprisonnait depuis des millions d’années. Puis le paléontologue Steve Brusatte et ses collègues Nick Fraser et Stig Walsh du musée national d’Écosse l’ont identifié comme étant un ichtyosaure, une famille de reptiles marins éteinte depuis.

Ils ont pu reconstituer une image claire de l’énorme créature qu’ils présentent comme un « joyau de la couronne de la préhistoire écossaise ». 

Le féroce prédateur, digne des pires monstres de films d’horreur, rodait dans nos océans il y a 170 million d’années, à l’époque où les dinosaures dominaient le monde.

« Les gens sont obsédés par le mythe du monstre du Loch Ness qui est totalement faux. Mais, ils ne réalisent pas que de vrais monstres marins ont existé ! », explique Steve Brusatte. « Ils étaient plus grands, plus effrayants, plus fascinants que Nessie », précise le paléontologue.

Les ichtyosaures ont brusquement disparu des océans des dizaines de millions d’années avant les derniers dinosaures, après un long règne de 157 millions d’années. Selon les chercheurs, cette découverte permettra d’en savoir un peu plus sur l’évolution de ces gros reptiles au cours du Jurassique moyen, une période qui a laissé peu de traces fossiles.

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