TECHNOLOGIE : Indiana Drone en quête des civilisations oubliées


On sait que les satellites peuvent être utiles pour des détails sur des zones de la Terre, et les drones qu’on entend parler pour tout et n’importe quoi peuvent aussi faire des recherches intéressantes dans des endroits difficiles d’accès. En archéologie, ces technologies viennent aider à découvrir des nouveaux sites et à mieux étudier les anciennes civilisations
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TECHNOLOGIE : Indiana Drone en quête des civilisations oubliées

 

Germa, capitale des Garamantes (Libye)- Photo Katy Tzaralunga/CC/Flickr

Germa, capitale des Garamantes (Libye)- Photo Katy Tzaralunga/CC/Flickr

Non, les drones ne sont pas seulement ces objets meurtriers, dangereux ou inutiles. Leur survol à basse altitude de régions inexplorées révèlent des vestiges archéologiques, rappelle le magazine Science

Qu’est ce que le désert du Sahara et la forêt amazonienne ont en commun ? Jusqu’à maintenant, les archéologues pensaient que ces deux environnements étaient totalement dépourvus de grandes structures élaborées par la main de l’homme. Mais la présentation de deux archéologues au congrès de l’Association américaine pour l’avancement des sciences (AAAS) a changé la donne, rapporte le magazine Science.

David Mattingly, un archéologue de l’université de Leicester, au Royaume-Uni, et le paléoethnobotaniste José Iriarte, de l’université d’Exeter, au Royaume-Uni, y ont présenté comment une technologie de teledétection embarquée sur des satellites ou des drones révèle les traces de civilisations passées, des traces « qui se cachent en pleine lumière », commente le magazine.

Une concentration de vestiges en plein désert

David Mattingly étudie la civilisation des Garamantes, un peuple berbère qui a construit des villes, des forts, des fermes autour d’oasis dans le Sahara et le sud de la Libye pendant le premier millénaire avant Jésus-Christ. Cette civilisation a atteint son apogée dans les premiers siècles de notre ère, avant de décliner vers l’an 700. Les spécialistes de ce domaine ne peuvent généralement pas faire de travail de terrain de façon prolongé dans l’atmosphère chaude et sèche du Sahara, explique Mattingly. Et le désert masque les indices sur la présence de cette civilisation. En tout cas jusqu’à ce que satellites et drones s’en mêlent !

Depuis quelques années, les images satellites ont finalement révélé 158 édifices majeurs, 184 cimetières, un grand système d’irrigation. Le tout sur une aire de seulement 2 500 km².  Le chercheur et son équipe ont pu localiser les sites les plus prometteurs, et même utiliser directement les images pour reconstituer la présence de Garamantes dans la région.

Revoir la définition de la forêt vierge

En Amazonie, en revanche, les images satellites ne parviennent pas à percer la canopée. José Iriarte a donc opté pour des drones équipés de télédétection par laser (LiDAR). Ceux-ci ont mis à mal le concept de forêt vierge, jamais touchée par l’homme, en repérant des géoglyphes (des figures tracées au sol comme celles de la vallée de Nazca) et des terres noires (terra preta) enrichies par l’action de l’homme.

Depuis 2010, 450 géoglyphes ont ainsi été mis à jour, rapporte la BBC.

Les archéologues en ont conclu qu’une grande partie de la forêt avait autrefois été occupée par de grandes communautés agricoles et non pas par de petites communautés de chasseurs cueilleurs.

« Les indices suggèrent que l’Amazonie peut avoir été habitée par des sociétés importantes, peuplées, complexes et hiérarchisées, qui ont eu un impact majeur sur l’environnement », affirme José Iriarte.

Une découverte qui pourrait changer la façon dont on perçoit la biodiversité que nous devons protéger.

« Celle-ci serait donc un héritage laissé par d’autres hommes », commente le chercheur.

http://www.courrierinternational.com/

Quand l’Antarctique était couvert de forêts vierges


Il fut un temps, il y a très longtemps voir des millions d’années ou l’Antarctique était une vaste forêt .. Ces long glacier sont-il appelé a disparaitre un jour ou l’autre ? Que deviendrait cette source d’eau dans les années a venir .. ?
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Quand l’Antarctique était couvert de forêts vierges

 

Des analyses de molécules sensibles à la température montrent qu’il faisait « très bon » à cette époque, en Antarctique, avec des températures d’environ 20 degrés Celsius, a déclaré à l’AFP Kevin Welsh, un scientifique australien qui a participé à cette expédition menée en 2010 dont l’étude a été publiée dans la revue britannique Nature.

PHOTO MARIANO CARAVACA, ARCHIVES REUTERS

Agence France-Presse
Sydney

Des forages au fond de la mer au large de l’Antarctique révèlent que ce continent glacé était couvert par la forêt vierge il y a 52 millions d’années, ont annoncé jeudi des scientifiques.

Ces forages effectués au large de la côte orientale ont permis de récupérer des fossiles de pollens provenant d’une forêt « quasi-tropicale » couvrant le continent à l’époque de l’Éocène, il y a entre 34 et 56 millions d’années.

Des analyses de molécules sensibles à la température montrent qu’il faisait « très bon » à cette époque, à cet endroit du monde, avec des températures d’environ 20 degrés Celsius, a déclaré à l’AFP Kevin Welsh, un scientifique australien qui a participé à cette expédition menée en 2010 dont l’étude a été publiée dans la revue britannique Nature.

« Il y avait des forêts, pas de glace, et il faisait très bon », a-t-il ajouté.

Des niveaux élevés de dioxyde de carbone dans l’atmosphère étaient sans doute à l’origine de la chaleur et de l’absence de glace sur l’Antarctique. La quantité de CO2 à l’époque est estimée entre 990 et « quelques milliers » de parties par million (ppm).

Aujourd’hui, le taux est évalué à environ 395 ppm et les prévisions les plus extrêmes du Panel intergouvernemental sur le changement climatique (IPCC) tablent sur une nouvelle fonte des glaces « à la fin du siècle », a rappelé le scientifique, paléoclimatologue de l’Université du Queensland.

Ces découvertes sont « très significatives » pour la compréhension des changements climatiques à venir, notamment au regard de l’importance de l’Antarctique pour la planète, et de ses immenses réserves d’eau stockées à sa surface sous forme de glace, a souligné le chercheur.

http://www.lapresse.ca