Plus de 500 tribus sont mena­cées par les incen­dies en Amazo­nie


La déforestation de la forêt Amazonienne serait un facteur important des feux de forêt qui sévit au Brésil. La tribu Mura a toujours voulu garder leur territoire intact, ils luttent contre la disparition de leur habitat. Ils ne sont pas les seuls, car la forêt la plus grande au monde, abrite environ 500 tribu, sans compter de 3 millions d’espèces animales et végétales. Oui, c’est un crime, un crime contre la planète et l’humanité.
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Plus de 500 tribus sont mena­cées par les incen­dies en Amazo­nie


par  Mathilda Caron


Plus d’un million de personnes, appar­te­nant à quelque 500 tribus de la forêt amazo­nienne, sont mena­cées par les incen­dies dévas­ta­teurs qui touchent la région depuis plusieurs semaines, rappor­tait News.com.au le 22 août.

Face aux flammes, les habi­tants de la zone se mobi­lisent. La semaine dernière, les membres de la tribu Mura ont peint leurs corps en orange et ont saisi des arcs et des massues pour s’en­fon­cer dans la forêt. Leur objec­tif était de lutter contre la défo­res­ta­tion qui entraîne la dispa­ri­tion de leur habi­tat, d’après l’agence Reuters.

Selon l’ONG Insti­tuto Socioam­bien­tal, plus de 18 000 membres de la tribu Mura sont mena­cés. Ils vivent dans l’État d’Ama­zo­nas, le plus vaste et le mieux préservé de la forêt amazo­nienne du Brésil, et sont témoins de la destruc­tion constante des forêts.

Et le 24 août, une autre tribu de l’État du Mato Grosso, au sud de l’Ama­zo­nie, a montré sa déter­mi­na­tion :

« Nous allons nous battre pour défendre la forêt, pour préser­ver notre mode de vie, pour produire sans détruire », expliquent ses membres.

Au total, la plus grande forêt du monde abrite envi­ron 500 tribus, quelque trois millions d’es­pèces animales et végé­tales, et produit envi­ron 20 % de l’oxy­gène dans le monde.

Ces incen­dies sont « une tragé­die, un crime contre la planète et l’hu­ma­nité », a confié l’éco­lo­giste Adriane Muel­bert au maga­zine Natio­nal Geogra­phic.


Sources : News.com.au / Reuters / Natio­nal Geogra­phic

https://www.ulyces.co/

Le Saviez-Vous ► Top 10 des animaux les plus dangereux de la forêt amazonienne


En forêt amazonienne cache toutes sortes d’animaux, certains sont très dangereux, ils peuvent être gros, mais aussi très petits. Bref, ce n’est pas des animaux qu’on aimerait se retrouver nez à nez avec eux. Cependant, il est malheureux que certaines espèces sont en voie de disparition.
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Top 10 des animaux les plus dangereux de la forêt amazonienne

 

Les animaux les plus dangereux de la forêt amazonienne

Crédits : iStock

par Clara Zerbib, journaliste animalière

Avec sa superficie de 2,12 millions de kilomètres carrés, la forêt amazonienne est la plus grande forêt tropicale du monde. Elle abrite une flore et une faune exceptionnelle, avec des milliers d’espèces animales différentes, sans compter les millions d’insectes. Mais parmi tous ces animaux (dont la plupart sont en voie de disparition) se trouvent des créatures pour le moins dangereuses que vous n’aimeriez certainement pas rencontrer au détour d’un chemin…

1. L’anaconda géant

Aussi appelée anaconda vert, l’anaconda géant est le plus grand serpent du monde. Et pour cause, il peut mesurer jusqu’à 9 mètres de long et peser plus de 250 kg. Il vit exclusivement en Amérique du Sud, notamment dans les marais, les ruisseaux et les rivières de la forêt amazonienne. Non venimeux, ce serpent tue sa proie par constriction (en l’étouffant) puis l’avale entièrement. Ainsi, il se nourrit principalement de cerfs, de caïmans, de tortues et même de jaguars.

serpent anaconda

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Crédits : Jeff Kubina/Flickr

2. La grenouille venimeuse

Cette grenouille aux couleurs vives est considérée comme l’un des animaux les plus dangereux au monde. La raison ? Une seule dose de son venin secrété par sa peau pourrait tuer 10 humains adultes en quelques minutes !

grenouille poison

Crédits : GrrlScientist/Flickr

3. Le caïman noir

Avec une taille qui peut aller jusqu’à 6 mètres de long, le caïman noir a de quoi impressionner. Il est même considéré comme l’un des crocodiles les plus grands du monde. Avec sa mâchoire puissante, il attrape sa proie et la noie puis l’avale en entier.

caiman noir

Crédits : Bernard DUPONT/Flickr

4. Le jaguar

Le jaguar est le félin à la morsure la plus puissante du monde. En effet, cette dernière est bien plus efficace pour tuer les proies que celle du tigre ou même du lion. Et même s’il ressemble au léopard, le jaguar est plus grand et plus lourd.

jaguar

Crédits : iStock

5. L’anguille électrique

L’anguille électrique n’est pas vraiment une anguille mais plutôt un poisson qui ressemble à une anguille. Que ce soit pour chasser ou pour se défendre, cet animal a une technique imparable : libérer de l’électricité pour paralyser sa proie. Ensuite, il ne lui suffit plus qu’à attendre qu’elle se noie pour la dévorer

anguille électrique

Crédits : Doug Letterman/Flickr

6. Le piranha

Réputé pour son agressivité, le piranha n’est en fait pas aussi dangereux qu’il n’y paraît pour l’être humain. En effet, même s’il est capable de tuer de petits animaux sans aucun problème, les humains sont des proies bien trop grosses pour lui. Cependant, il est tout de même capable de leur infliger des blessures profondes grâce à ses dents tranchantes et à sa mâchoire particulièrement puissante.

piranha

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Crédits : Lilla Frerichs/Public Domain Pictures

7. Le requin-taureau

Le requin-taureau, qui dépasse rarement les 3 mètres de long, est l’un des requins les plus agressifs qui soient. Il vit dans les eaux boueuses et peu profondes de la rivière Amazone et n’hésite pas à s’attaquer aux humains. Et chose rare : il est capable de passer de l’eau salée à l’eau douce et inversement !

requin taureau

Crédits : Jeff Kubina/Wikipédia

8. La fourmi balle de fusil

La fourmi balle de fusil fait partie des insectes à la piqûre la plus douloureuse au monde. En effet, sa piqûre serait aussi douloureuse qu’un coup de fusil. De plus, l’effet de son venin peut agir pendant plus de 24 heures. Ainsi, cette fourmi de grande taille est tout à fait capable de tuer de petits animaux, comme un écureuil par exemple.

fourmi balle

Crédits : emills1/Flickr

9. L’araignée-banane

L’araignée-banane doit son nom à son habitude de se cacher dans les régimes de bananes. Mais elle se retrouve également dans les habitations, donnant lieu à de nombreux cas de morsures chaque année. En effet, dotée d’un puissant venin, cette araignée peut provoquer une paralysie et, plus rarement, la mort

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araignée banane

Crédits : Bernard DUPONT/Wikimedia Commons

10. Le mille-pattes géant à pattes jaunes

Considéré comme la plus grande scolopendre au monde, ce mille-pattes carnivore peut mesurer jusqu’à 40 centimètres de long. Animal très agressif et venimeux, sa morsure n’est cependant pas mortelle pour l’être humain, hormis chez les petits enfants, même si elle est très douloureuse. Il se nourrit de petits animaux, notamment d’araignées, de lézards, de rongeurs, de petits serpents et même de petits oiseaux.

mille pattes

Crédits : Tod Baker/Flickr

Source

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Ces scien­ti­fiques ont vu une taren­tule géante traî­ner le corps d’un opos­sum pour le dévo­rer


Une tarentule grande comme une assiette dans la forêt amazonienne s’alimente d’insectes, de lézards et de grenouilles. Jamais, les biologistes n’avaient vu une tarentule attaquer un jeune opossum dans le but de le manger
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Ces scien­ti­fiques ont vu une taren­tule géante traî­ner le corps d’un opos­sum pour le dévo­rer

 

Crédits : Univer­sity of Michi­gan/YouTube

par  Laura Boudoux

 

Au beau milieu de la forêt amazo­nienne, une équipe de biolo­gistes s’est inté­res­sée au régime alimen­taire des taren­tules et en ont surpris une dévo­rer un opos­sum entier.

Alors qu’elles se nour­rissent habi­tuel­le­ment d’in­sectes, ou encore de lézards et autres grenouilles, celle qu’ont observé les cher­cheurs de l’uni­ver­sité du Michi­gan a tué un jeune mammi­fère, plus gros qu’elle, avant de traî­ner son cadavre jusqu’à sa tanière pour pouvoir le dévo­rer en paix. Ils précisent qu’elle mesure à peu près la taille d’une « grande assiette », pattes comprises.

Le 28 février 2019, Daniel Robosky a fait part de ses décou­vertes à grand renfort de photos, et même d’une vidéo mettant en scène la terrible taren­tule en train de festoyer.

« Voilà une cause de morta­lité sous-esti­mée chez les verté­brés », assure le cher­cheur en évoquant la préda­trice, assu­rant qu’un « nombre surpre­nant de petits verté­brés d’Ama­zo­nie sont proba­ble­ment morts à cause des arthro­podes tels que les grandes arai­gnées et les mille-pattes ».

Il recon­naît que la scène de l’opos­sum l’a laissé sans voix, lui qui était plutôt habi­tué à obser­ver les taren­tules se nour­rir d’am­phi­biens.

« Nous avons examiné la vidéo, et nous avons vu une grande taren­tule, au-dessus d’un opos­sum, qui se débat­tait encore faible­ment. Après envi­ron 30 secondes, il a cessé de donner des coups de patte », raconte le biolo­giste Michael Grund­ler.

« Nous étions mi-exta­tiques mi-choqués, on n’ar­ri­vait pas à croire ce que nous voyions », se souvient-il. « Nous savions que nous assis­tions à quelque chose de spécial, mais nous ne savions pas que c’était la première obser­va­tion du genre jamais réali­sée », affirme-t-il.

Source : Michi­gan News (Univer­sité du Michi­gan)

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Un cadavre de baleine a été retrouvé en plein milieu de la forêt amazo­nienne


Comment une baleine à bosse a pu se retrouver à plus de 15 mètre de la plage dans la forêt au Brésil. En plus pour rajouter au mystère, généralement les baleines beaucoup plus loin entre août et novembre.
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Un cadavre de baleine a été retrouvé en plein milieu de la forêt amazo­nienne

 

Crédits : Bicho D’Água

par  Malaurie Chokoualé

Le mystère qui entoure la décou­verte de cette baleine à bosse sur l’île de Marajó, à l’em­bou­chure de l’Ama­zone, reste entier.

Des experts de la faune locale pistaient des rapaces dans la jungle amazo­nienne brési­lienne lorsqu’ils sont tombés sur une gigan­tesque carcasse, dévo­rée par les oiseaux. Comme les cher­cheurs qui l’ont décou­verte, The Inde­pendent s’in­ter­roge sur les circons­tances de son décès.

Diffi­cile d’ima­gi­ner comment ce masto­donte de dix tonnes a pu se retrou­ver ainsi à 15 m de la plage. Les scien­ti­fiques supposent que la baleine géante a été proje­tée lors d’une tempête, tout en recon­nais­sant qu’il est incroyable qu’elle ait pu atter­rir si loin. 

« Paral­lè­le­ment à cette décou­verte aber­rante, nous sommes décon­cer­tés par le fait qu’une baleine à bosse se trouve sur la côte nord du Brésil en plein mois de février », explique Renata Emin-Lima, cheffe de projet de l’Ins­ti­tut Bicho d’Água, un groupe de protec­tion de la nature basé à Marajó chargé d’exa­mi­ner la baleine.

En effet, les baleines à bosse sont géné­ra­le­ment obser­vées bien plus au sud, entre les mois d’août et novembre.

D’après l’avan­ce­ment de son état de décom­po­si­tion, les cher­cheurs ont estimé que l’ani­mal – de 11 m de long pour 6 m de large – serait mort plusieurs jours avant sa décou­verte. Les cher­cheurs ont prélevé des échan­tillons sur la carcasse pour une étude plus appro­fon­die. Le corps de la baleine, quant à lui, ne pourra pas être déplacé vu les diffi­cul­tés à trans­por­ter l’ani­mal à travers la jungle.

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Pas si vierge, la forêt amazonienne


Alors que l’Amazonie subit une déforestation dans la forêt qu’on croyait vierge, voilà que des vestiges du passé apparaissent. Des autochtones étaient bien plus intelligents que nous. Ils ont géré l’utilisation des terres de façon non-durable. Ils auraient modifié les forêts de bambous pour créer des petites clairières et construire leurs géoglyphes ou pour l’agriculture. Ils ont ainsi transformé leurs environnements avec des essences végétales économiquement précieuses comme les palmiers
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Pas si vierge, la forêt amazonienne

 

L'une des terrasses découvertes dans l'État d'Acre au Brésil.

L’une des terrasses découvertes dans l’État d’Acre au Brésil.  Photo : Jennifer Watling

 

La forêt amazonienne a été transformée il y a plus de 2000 ans par des humains qui y ont construit des centaines de grands et mystérieux terrassements, ont découvert des scientifiques brésiliens et britanniques.

Un texte d’Alain Labelle

L’écosystème de la forêt tropicale brésilienne ne serait donc pas vierge d’activités humaines, comme nous l’avions longtemps pensé.

Ces « enclos abandonnés » ont été découverts dans l’Acre, un État brésilien situé dans le nord-ouest du pays. Ils ont été cachés pendant des siècles par la forte végétation de la région.

C’est la déforestation actuelle qui a permis de découvrir pas moins de 450 de ces grands géoglyphes géométriques.

Ces découvertes fournissent ainsi de nouveaux éléments de connaissance sur la manière dont les peuples autochtones vivaient en Amazonie avant l’arrivée d’Européens dans la région.

Toutefois, la fonction exacte de ces sites reste inconnue. Jusqu’à maintenant, les archéologues ont récupéré très peu d’artefacts sur les lieux pendant ces excavations, si bien qu’ils doutent qu’il s’agît de villes.

En outre, leur disposition ne laisse pas à penser qu’ils aient été construits pour des raisons défensives.

Selon la chercheuse Jennifer Watling, de l’Université de São Paulo, ces structures qui occupent environ 13 000 kilomètres carrés auraient pu être utilisées sporadiquement comme lieux de rassemblement rituel.

Une chose est certaine, le fait que ces sites aient été cachés pendant des siècles sous une forêt tropicale mature remet véritablement en question l’idée que les forêts amazoniennes sont des « écosystèmes vierges ». Dre Jennifer Watling

La question qui est rapidement venue à l’esprit des chercheurs est de savoir si cette région était déjà boisée quand les géoglyphes ont été construits, et dans quelle mesure ces peuples ont modelé le paysage pour construire ces terrassements.

À l’aide de technologies récentes, l’équipe de recherche a été capable de reconstruire 6000 ans d’histoire de deux sites où l’on retrouve ces géoglyphes. Résultat : elle a découvert que des humains ont fortement modifié les forêts de bambous pendant des millénaires et ont créé de petites clairières temporaires pour construire les géoglyphes.

Au lieu de brûler de grandes étendues de forêts (soit pour la construction de géoglyphes, soit pour des pratiques agricoles), les peuples de l’époque ont transformé leur environnement en se concentrant sur des essences végétales économiquement précieuses comme les palmiers. Ils auraient ainsi créé un genre de « quincaillerie préhistorique » de produits forestiers utiles.

L’équipe pense que la biodiversité de certaines des forêts actuelles d’Acre serait un héritage de ces anciennes pratiques d’agroforesterie.

Nous constatons que les forêts amazoniennes ont été gérées par les peuples autochtones bien avant les premiers contacts avec les Européens, dont l’utilisation des terres de façon non durable pratiquée jusqu’à ce jour ne peut être donnée en exemple. Dre Jennifer Watling

« Cela devrait plutôt servir à mettre en évidence l’ingéniosité des régimes de subsistance passés qui n’ont pas conduit à la dégradation des forêts et l’importance des connaissances autochtones pour trouver des alternatives plus durables d’utilisation des terres, » ajoute-t-elle.

Le détail de cette étude est publié dans lesProceedings of the National Academy of Sciences of USA.

https://ici.radio-canada.ca/

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Les selfies, un danger pour les animaux sauvages


Si vous être contre la cruauté envers les animaux, ne prenez pas des égoportraits (selfies) avec des animaux sauvages. Des agences font des affaires d’or avec les gens qui veulent épater leurs parentés et amis pour se poser avec un animal sauvage, alors que probablement, ces animaux sont en captivité et maltraités pour satisfaire la demande des touristes
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Les selfies, un danger pour les animaux sauvages

 

GETTY IMAGES

«L’ironie, c’est que le touriste qui se prend en photo avec un animal est en général une personne qui aime les animaux»

  • Agence France Presse

De plus en plus de touristes se prennent en photo avec des animaux sauvages, une tendance qui met notamment en danger des espèces de la forêt amazonienne, alertent des militants écologistes.

Un rapport de l’ONG World Animal Protection indique une augmentation de 292% du nombre d’égoportraits avec des animaux sauvages publiés sur Instagram ces trois dernières années.

Plus de 40% des clichés analysés montrent des personnes « se comportant de façon inappropriée avec les animaux ».

Selon l’association, nombre de ces égoportraits sont en fait des mises en scène avec des animaux capturés et traités avec cruauté pour des poses avec des touristes qui ignorent tout de ces méfaits.

« À l’abri des regards, ces animaux sont souvent frappés pour être soumis, séparés de leurs mères ou de leurs enfants et maintenus secrètement en captivité », explique le rapport.

Les animaux sont aussi sans cesse attirés avec de la nourriture, une alimentation « qui pourrait avoir un impact négatif à long terme sur leur organisme et sur leur comportement ».

« Trop souvent, la cruauté qui rend ces animaux soumis et disponibles est totalement invisible aux yeux des touristes », résume le rapport.

Une pratique très répandue dans la région amazonienne: dans la ville brésilienne de Manaus, par exemple, 18 agences de tourisme mentionnées dans le rapport offrent la possibilité de « toucher des animaux et prendre des photos avec eux » dans 94% de leurs excursions.

« Nous avons des raisons de croire que la plupart ne survivent pas plus de six mois à ces maltraitances », dénonce l’ONG.

Roberto Cabral, responsable de l’Agence brésilienne de l’environnement (Ibama), a rappelé à l’AFP que maintenir des animaux en captivité pour qu’ils puissent être pris en photo avec des touristes était illégal.

Même s’il considère ce problème « minime » par rapport au braconnage et au trafic d’animaux, M. Cabral reconnaît que la pratique est courante au Brésil.

« L’ironie, c’est que le touriste qui se prend en photo avec un animal est en général une personne qui aime les animaux, mais ne se rend pas compte qu’il contribue à leur maltraitance », déplore-t-il.

http://quebec.huffingtonpost.ca

Un Canadien retrouvé après 5 ans passés dans la forêt amazonienne : «C’est incroyable qu’il soit vivant»


Partir sans papier et sans argent, partir de Toronto, traverser le Mexique et se rendre en Amérique du Sud à pied, il a été chanceux d’être retrouvé par sa famille
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Un Canadien retrouvé après 5 ans passés dans la forêt amazonienne : «C’est incroyable qu’il soit vivant»

 

Sa famille n’en revient pas de l’avoir retrouvé. Anton Pilipa, un Canadien âgé de 39 ans, a été identifié après avoir disparu pendant cinq ans dans la forêt amazonienne. Cet ancien humanitaire était atteint de troubles schizophréniques et était subitement parti en voyage sans prévenir personne.

Anton Pilipa est un homme très débrouillard. Habitant à Toronto, il est parti pour l’Argentine en 2012 afin de visiter la Bibliothèque nationale de la République à Buenos Aires. Sans bagages, sans argent et sans papiers d’identité, il s’est fait prendre en stop et a marché de longues heures. A cause de son apparence hirsute, Anton Pilipa s’est malheureusement fait refouler à l’entrée du bâtiment. Sans se décourager, le Canadien s’est aussitôt lancé dans une autre aventure : se rendre dans la jungle amazonienne.

Retrouvé dans une zone très dangereuse

Mexique, Guatemala, Panama, Colombie, Costa Rica, Argentine… L’aventurier a traversé une dizaine de pays et parcouru près de 10 000 kilomètres en cinq ans !  Pour subvenir à ses besoins, il demandait de l’aide aux touristes qu’il croisait de temps en temps et il cueillait des fruits. Anton Pilipa a finalement été retrouvé en novembre dernier par les forces de l’ordre et a été hospitalisé. Le jeune homme s’est enfui, mais a été de nouveau interpellé en janvier, dans une zone de la jungle infestée de crocodiles et de fauves. Sa famille a lancé une campagne de financement participatif pour aider à payer son billet d’avion de retour.

Son frère a témoigné à la BBC :

 « C’est incroyable qu’il soit vivant et qu’il se soit rendu aussi loin ! »

Il raconte son émotion lorsqu’il l’a revu pour la première fois depuis cinq ans :

« Il avait l’air un peu abîmé, on voyait les stigmates de son périple sur son corps et son visage. Et il avait beaucoup plus de cheveux que la dernière fois que je l’avais vu ! »

De son côté, Anton Pilipa s’estime « chanceux » d’avoir pu faire un tel périple.

« J’ai réfléchi à beaucoup de choses, j’ai dormi en plein air. C’est une façon très simple de vivre, on a besoin de peu pour vivre ».

http://www.ladepeche.fr

En Amazonie, d’étranges géoglyphes racontent une antique gestion durable


    On ne sait pas encore à quoi servaient les géoglyphes en Amazonie, mais les archéologues ont pu voir comment la forêt amazonienne à été protégé pendant des milliers d’années par les autochtones. Ils étaient donc en avance sur la protection de l’environnement
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    En Amazonie, d’étranges géoglyphes racontent une antique gestion durable

    Par Xavier Demeersman, Futura

    Publié le 09/02/2017

    La forêt amazonienne n’est plus depuis longtemps un écosystème vierge. Durant des millénaires, les peuples qui ont vécu là ont exploité cette région (qui n’a pas toujours été une forêt dense) mais d’une manière réfléchie, « durable » en langage moderne. C’est ce que montre l’étude de 450 géoglyphes, c’est-à-dire des amoncellements de pierre formant des formes régulières, repérés depuis la fin du XXe siècle dans l’ouest du Brésil.

    La déforestation qui s’accélère ces dernières décennies dans la forêt amazonienne a mis en évidence dans l’État d’Acre, à l’ouest du Brésil, près de la frontière avec le Pérou, d’étranges structures de pierre enterrées longtemps demeurées inconnues car cachées par une végétation très dense. Les premiers de ces géoglyphes découverts datent des années 1980. À présent, les archéologues en connaissent plus de 450, répartis sur 13.000 km2. Les plus grands mesurent 11 mètres de long pour une profondeur qui peut atteindre 4 mètres. S’agissait-il d’habitations ou de fortifications ? Pour l’instant, faute de vestiges, les chercheurs privilégient l’hypothèse d’aménagements dans un but de rassemblements religieux.

    Jennifer Watling, aujourd’hui archéologue à l’université de São Paulo (elle était alors postdoc à l’université d’Exeter), et son équipe ont réalisé des sondages jusqu’à 1,5 mètre de profondeur. L’équipe espérait ainsi éclaircir les mystères qui entourent ces structures mises en place, vraisemblablement, depuis le début de notre ère jusqu’à peu avant l’arrivée des premiers colons européens, il y a plus de cinq siècles. Les chercheurs voulaient aussi reconstituer les paysages qui les entouraient durant ces derniers millénaires.

    La question à laquelle ils voulaient répondre, débattue depuis des décennies, est

    « dans quelle mesure les peuples autochtones ont eu un impact sur l’environnement en construisant ces vastes terrassements aux formes géométriques ».

    Leurs conclusions, qui viennent de paraître dans la revue Pnas, font état de modifications apportées depuis environ… 4.000 ans. On est donc loin du mythe d’une forêt restée vierge et totalement sauvage.

    Et aussi, soulignent les auteurs : « en dépit du très grand nombre et de la densité des sites comptant des géoglyphes dans la région, on peut être certain que les forêts dans cette région n’ont jamais été détruites de façon étendue par ces peuples et pendant d’aussi longues périodes que durant ces dernières années ».

Plus de 450 géoglyphes comme celui-ci ont été découverts dans l’ouest du Brésil. La déforestation les a mis à nu. De récentes recherches ont montré que dans ces endroits, avant que ne s’étendait la forêt amazonienne aujourd’hui détruite, des cultures de palmiers avaient remplacé des forêts de bambous… © Diego Gurgel

Plus de 450 géoglyphes comme celui-ci ont été découverts dans l’ouest du Brésil. La déforestation les a mis à nu. De récentes recherches ont montré que dans ces endroits, avant que ne s’étendait la forêt amazonienne aujourd’hui détruite, des cultures de palmiers avaient remplacé des forêts de bambous… © Diego Gurgel

Les Amérindiens précolombiens pratiquaient une agroforesterie durable

Pour mener leur enquête, l’équipe a prospecté les sites Jaco Sá et Fazenda Colorada. Ils ont creusé des puits dans le sol, à chaque fois à l’intérieur et à l’extérieur des géoglyphes, à la recherche de diverses traces laissées par la végétation passée et en quête d’éventuelles traces de charbon qui pourraient témoigner de combustions. Leurs analyses des isotopes stables du carbone, indicateurs tangibles d’espèces végétales poussant dans des espaces ouverts comme les prairies ou au sein d’une forêt dense, ainsi que celles des phytolithes, des microfossiles de cellules végétales, ont montré que le bambou a dominé la région durant au moins 6.000 ans. Pour les chercheurs, leur présence indique aussi une certaine capacité à la résilience face aux activités humaines, et surtout à un changement climatique qui a frappé de sécheresse cette partie du monde (à la même période, la forêt tropicale de Bolivie était devenue une savane).

Les premières couches de charbon remontent à environ 4.000 ans et sont probablement liées à des activités de défrichage. Au même moment, les palmiers se sont multipliés. Pour Jennifer Watling, cette culture apportait à la fois beaucoup de nourriture et des matériaux de construction. Ces plantes étaient pionnières dans les parties éclaircies et furent dominantes durant trois millénaires. Depuis l’abandon des géoglyphes, il y a environ 650 ans, d’autres espèces à croissance plus lente ont finalement pris le pas sur les palmiers qui abondaient.

Avant les grandes déforestations d’aujourd’hui, les paysages ont donc hérité, dans une certaine mesure, des sélections opérées par ses habitants précolombiens.

Ces « jardiniers » de l’Amazonie pratiquaient en quelque sorte une agroforesterie durable, prenant soin de ne pas mettre leur forêt en péril…

http://www.futura-sciences.com

Pérou : des chercheurs découvrent un crocodile… au bec de canard !


Un crocodile qui avait une gueule assez particulière, car elle ressemblait à un bec de canard. Il n’était probablement un animal qui mangeait la même chose que les crocodiles que nous connaissons aujourd’hui.
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Pérou : des chercheurs découvrent un crocodile… au bec de canard !

 

Reconstitution en chair de Gnatusuchus pebasensis, le caïman croqueur de coquillages du miocène d'Amazonie péruvienne. Modelé par Kevin Montalban-Rivera.

Reconstitution en chair de Gnatusuchus pebasensis, le caïman croqueur de coquillages du miocène d’Amazonie péruvienne. Modelé par Kevin Montalban-Rivera. © Kevin Montalbán-Rivera / Isem

Ancêtre des caïmans, ce résident de la forêt amazonienne, identifié par une équipe de Montpellier, se nourrissait de bulots, de moules et de palourdes

Une équipe de l’Isem de Montpellier (Institut des sciences de l’évolution), épaulée par des chercheurs deToulouse et le Muséum d’histoire naturelle de Lima, a fait une découverte des plus étonnantes. Depuis 2002, l’équipe internationale prospecte le nord-est du Pérou en quête de fossiles datant d’une dizaine de millions d’années avant notre ère.

La découverte récente d’un gisement exceptionnel de sept espèces de crocodiles fossilisés est une aubaine :

« Seuls les fossiles permettent de mieux connaître les modalités d’émergence de l’écosystème amazonien et d’en caractériser le fonctionnement passé. Et ces fossiles, en particulier de vertébrés, sont bien rares ! Autant dire que dans de telles conditions de terrain, exécrables, découvrir un tel gisement est un véritable tour de force », explique Pierre-Olivier Antoine, professeur de paléontologie à l’université de Montpellier.

« Un animal exceptionnel »

« Chaque fois qu’une telle fenêtre sur le passé s’ouvre, elle fournit des données totalement inédites sur ces écosystèmes du passé. Et ce que l’on y trouve n’est que rarement ce que l’on s’attendait à y découvrir », ajoute John Flynn, conservateur des mammifères fossiles à l’American Museum of Natural History de New York.

Et pour cause, les fouilles ont notamment permis d’identifier une espèce disparue : un crocodile avec une gueule « en forme de canard » et des dents « globuleuses », qui utilisait probablement sa gueule ouverte pour remuer le fond boueux des points d’eau et y croquer des moules, des palourdes et des bulots.

« Quand on a analysé le crâne et les mâchoires de Gnatusuchus et déduit qu’il croquait des coquillages en s’aidant de mouvements latéraux de tête à la façon des ornithorynques, on a tout de suite réalisé qu’il s’agissait d’un animal exceptionnel », se souvient Rodolfo Salas-Gismondi, directeur du département de paléontologie du Muséum d’histoire naturelle de Lima.

Les chercheurs ont également découvert le premier représentant fossile du caïman amazonien actuel à la gueule plus longue et étroite adaptée à des proies plus classiques.

http://www.lepoint.fr/

Des Indiens «isolés» entrent en contact avec le monde extérieur au Brésil


Ces indigènes qui vivent depuis toujours isolés du monde d’aujourd’hui, se trouvent en péril, C’est important de préserver leur mode de vie, mais avec les conflits, l’abattage des arbres souvent illégal dans la forêt Amazonienne et des trafiquants de drogue, cela sera sans doute plus difficile
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Des Indiens «isolés» entrent en contact avec le monde extérieur au Brésil

 

Selon l'anthropologue Terri Aquino de la Funai, l'approche... (PHOTO AFP /FUNAI)

Selon l’anthropologue Terri Aquino de la Funai, l’approche a été faite probablement pour acquérir des haches, des coutelas et des casseroles.

PHOTO AFP /FUNAI

Claire DE OLIVEIRA NETO
Agence France-Presse
RIO DE JANEIRO

Nus et armés d’arcs et de flèches, des Indiens «isolés», à l’écart du monde extérieur, ont émergé de la forêt amazonienne pour entrer en contact avec des Indiens Ashaninkas du nord du Brésil, fuyant probablement des attaques au Pérou.

Le Département des Affaires indigènes du Brésil (Funai) a diffusé une vidéo montrant le moment du contact sur les berges du fleuve Envira, dans l’État brésilien de l’Acre, frontalier avec le Pérou.

Une scène montre le moment où un Ashaninka en short remet un régime de bananes à deux Indiens identifiés comme le peuple du Rio Xinane qui appartient au groupe linguistique «pano».

«La vidéo est une des scènes enregistrées au moment où les Indiens isolés entrent en contact avec l’équipe de la Funai et les Ashaninkas. C’était au second jour du contact direct, le 30 juin», explique Carlos Travassos directeur du département des Indiens isolés de la Funai cité par le site G1 de Globo.

Le service de presse de la Funai a indiqué mercredi à l’AFP que M. Travassos «était maintenant sur le terrain dans l’Acre et injoignable».

Bruits d’animaux 

C’est le 26 juin qu’a eu lieu la première approche des Indiens isolés. Ils sont apparus en train de traverser la rivière Envira. Le village Simpatia (des indiens ashaninkas) se trouve sur les berges de cette rivière.

«Ils sifflaient et faisaient des bruits d’animaux», souligne M. Travassos.

Cet expert en Indiens isolés a expliqué que les approches étaient assez rapides et que les indiens retournaient dans la forêt.

Cela a recommencé les jours suivants, jusqu’au contact direct et pacifique qui a été facilité par deux interprètes indigènes qui parlent la langue pano et ont établi une relation de confiance avec eux.

Des experts brésiliens estiment que ces Indiens isolés ont traversé la frontière du Pérou en raison des pressions exercées par les bûcherons clandestins et les trafiquants de drogue sur leurs terres.

Selon l’anthropologue Terri Aquino de la Funai, l’approche a été faite probablement pour acquérir des haches, des coutelas et des casseroles.

«Ce peuple est en quête de technologie. C’est important pour leur vie parce qu’il y a une ‘guerre’ interne entre eux et en raison du contact avec des groupes non indigènes», a-t-il dit à G1.

Selon José Correia Jaminawa, 70 ans, l’un des Indiens qui leur ont parlé, ils sont venus en quête d’armes et d’alliés.

Grippe et diphtérie 

«Ils ont raconté avoir été attaqués par des non indigènes et beaucoup sont morts après avoir attrapé la grippe et la diphtérie», a-t-il souligné, cité par G1.

La Funai a indiqué que quand le groupe d’Indiens isolés était revenu il y a trois semaines dans le village Simpatia, ils avaient la grippe. Une équipe médicale du gouvernement a été envoyée et a traité sept Indiens malades pour éviter la contamination de la tribu qui compterait une cinquantaine de personnes.

Cette information a été qualifiée «d’extrêmement préoccupante» par Survival International, le mouvement mondial pour les droits des peuples indigènes, car des épidémies de grippe ont déjà anéanti des tribus entières par le passé.

L’Amazonie brésilienne abrite le plus grand nombre de tribus isolées au monde. La Funai estime leur nombre à 77, des groupes allant de cinq à une centaine d’individus.

Leur volonté de ne pas établir de contact avec les autres tribus ou avec le monde extérieur résulte très certainement de rapports antérieurs désastreux, de l’invasion continue de leurs territoires et de la destruction de leur environnement forestier, selon Survival.

Survival a lancé une action urgente à l’attention des gouvernements brésilien et péruvien afin qu’ils protègent le territoire des Indiens isolés et a appelé les autorités à honorer leurs engagements de coopération transfrontalière.

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