L’ours polaire ne trouve plus assez de phoques pour se rassasier


Une mauvaise surprise pour les scientifiques des conséquences sur les ours polaires face aux changements climatiques. Ils ont besoin de beaucoup plus de chasse et de se nourrir de leurs proies pour satisfaire leur métabolisme. Avec la fonte des glaces en Arctique, cela n’augure rien de bon pour ces ours majestueux qui règnent sur la banquise de l’Arctique
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L’ours polaire ne trouve plus assez de phoques pour se rassasier

 

L'Arctique se réchauffe deux fois plus rapidement que... (PHOTO REUTERS)

L’Arctique se réchauffe deux fois plus rapidement que le reste de la planète et la fonte des glaces contraint les ours à parcourir de plus grandes distances pour trouver les jeunes phoques qui sont leur nourriture de prédilection.

Agence France-Presse
Miami

Les ours polaires ne trouvent plus assez de phoques pour se rassasier et le problème va aller en s’empirant avec le changement climatique d’après une étude jeudi montrant que le métabolisme du roi de la banquise est plus élevé qu’estimé.

«Nous avons découvert que les ours polaires ont en réalité des besoins énergétiques beaucoup plus élevés que prévu», a expliqué Anthony Pagano, le principal auteur de cette étude publiée dans la revue Science.

«Ils ont besoin d’attraper beaucoup de phoques» pour satisfaire un métabolisme 1,6 fois plus important que celui avancé par de précédentes estimations, selon ce scientifique de l’université de Santa Cruz en Californie.

Les biologistes ont suivi neuf femelles en Arctique dans la mer de Beaufort, équipant les plantigrades de caméras-colliers et comparant leur urine et prise de sang à plusieurs jours d’intervalle.

L’étude s’est déroulée «au début de la période allant d’avril à juillet lorsque les ours polaires chassent le plus activement et emmagasinent la graisse dont ils ont besoin pour subsister toute l’année», a expliqué M. Pagano qui travaille également pour l’Institut d’études géologiques des États-Unis (USGS).

Et malgré cela, cinq spécimens ont perdu de la masse corporelle en l’espace de 8 à 11 jours.

«Quatre ours ont perdu 10% ou plus de leur masse corporelle», précise le rapport.

De précédentes hypothèses avaient induit les scientifiques en erreur sur le métabolisme de ces énormes mammifères.

Des chercheurs pensaient ainsi que leur technique de chasse, qui consiste essentiellement à attendre la proie, les conduisait à dépenser peu d’énergie pour se nourrir. Ou encore qu’ils pouvaient ralentir leur métabolisme lorsqu’ils n’attrapaient pas assez de phoques.

L’Arctique se réchauffe deux fois plus rapidement que le reste de la planète et la fonte des glaces contraint les ours à parcourir de plus grandes distances pour trouver les jeunes phoques qui sont leur nourriture de prédilection.

«La glace à travers l’Arctique diminue de 14% par décennie, ce qui va probablement réduire l’accès des ours à leurs proies», détaille l’étude.

La population d’ours polaires a diminué d’environ 40% au cours de la décennie écoulée, selon l’USGS.

Mais «nous disposons désormais de la technologie pour étudier leurs déplacements sur la glace, leurs activités et leurs besoins énergétiques, et nous pouvons ainsi mieux comprendre les implications des changements que nous observons sur la glace», rassure Anthony Pagano.

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Depuis 2015, la Terre surchauffe


Pas besoin d’être un expert en météorologie pour s’apercevoir que le climat change. Depuis les 3 dernières années, des évènements météo on attirer plus d’une fois notre attention. Il serait temps que les climato septiques s’ouvrent les yeux
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Depuis 2015, la Terre surchauffe

 

canicule chine

La canicule assèche une rivière en Chine, en juillet 2017.

© JNDSB / IMAGINECHINA / AFP

Par Sciences et Avenir avec AFP l

Les trois dernières années ont été les plus chaudes jamais enregistrées sur la Terre, a averti l’ONU en révélant des chiffres qui montrent un rythme « exceptionnel » du réchauffement au regard des données collectées depuis l’ère pré-industrielle.

« Il est désormais confirmé que les années 2015, 2016 et 2017 (…) sont les trois années les plus chaudes jamais enregistrées », a annoncé jeudi 18 janvier 2018, l’Organisation météorologique mondiale (OMM), agence spécialisée de l’ONU.

Selon l’OMM, ces trente-six mois « s’inscrivent clairement dans la tendance au réchauffement sur le long terme causée par l’augmentation des concentrations atmosphériques de gaz à effet de serre ».

Toutes les analyses montrent par ailleurs que les cinq années les plus chaudes dans les annales ont été enregistrées depuis 2010, a précisé la Nasa.

Des records chaque année

Sous l’effet du courant équatorial El Nino qui a été particulièrement intense, 2016 se trouve en tête avec 1,2°C de plus qu’à l’époque préindustrielle. L’ONU utilise la période 1880 – 1900 comme référence pour les conditions prévalant à cette période. L’année 2017 décroche quant à elle le record de l’année la plus chaude jamais constatée sans El Nino, qui réapparaît tous les trois à sept ans, poussant la moyenne des températures à la hausse et affectant les précipitations mondiales.

« Ces nouvelles données de température montrent que le monde se réchauffe rapidement », conclut Dave Reay, professeur à l’université d’Edimbourg, réagissant au rapport.

« Malgré des températures plus froides que la moyenne dans certaines parties du monde, le thermomètre a continué à monter rapidement sur l’ensemble de la planète à un rythme sans précédent depuis les quarante dernières années », a pointé le directeur du Goddard Institute for Space Studies de la Nasa, Gavin Schmidt.

L’OMM a rapporté que la température moyenne à la surface du globe en 2015 et 2017 dépassait de quelque 1,1°C celle de l’époque préindustrielle. Et la température moyenne en 2017 a été d’environ 0,46°C au-dessus de la normale calculée entre 1981 et 2010, montrent également les relevés. Selon les experts, il est quasiment impossible de départager 2015 et 2017 car la différence est inférieure au centième de degré, soit moins que la marge d’erreur.

Les glaces fondent

« Dix-sept des 18 années les plus chaudes appartiennent au XXIe siècle et le rythme du réchauffement constaté ces trois dernières années est exceptionnel. Ce dernier a été particulièrement marqué dans l’Arctique », avec la fonte accélérée des glaces, s’est alarmé le secrétaire général de l’OMM, le Finlandais Petteri Taalas. Cela « aura des répercussions durables et de grande ampleur sur le niveau des océans et sur la météorologie dans d’autres régions du monde », a-t-il ajouté.

« La température record devrait attirer l’attention des dirigeants mondiaux, y compris du président américain Donald Trump, sur l’ampleur et l’urgence des risques que les changements climatiques font subir aux populations, riches et pauvres, dans le monde », a estimé Bob Ward, du Grantham Research Institute on Climate Change de Londres.

Le climatosceptique M. Trump a annoncé le retrait des Etats-Unis de l’accord de Paris signé fin 2015, par lequel la communauté internationale s’est engagée à contenir le réchauffement « bien en-deçà » de 2°C.

« Avec la tendance actuelle du réchauffement, on peut déjà prévoir que d’ici 2060 ou 2070, on pourrait atteindre ce seuil », a déclaré à la presse à Genève Omar Baddour, coordinateur scientifique à l’OMM.

Et « si le réchauffement continue à être accéléré par davantage d’émissions de gaz à effet de serre, on pourra aussi atteindre ce seuil probablement bien avant ces dates », a-t-il mis en garde.

La hausse des températures ne représente qu’une partie du changement climatique, a noté l’ONU, soulignant que la chaleur de 2017 s’est accompagnée de conditions météorologiques extrêmes un peu partout dans le monde, qui ont entraîné « un ralentissement voire une régression économique », a fait observer M. Taalas.

L’ONU a utilisé les données émanant notamment de l’Agence américaine océanique et atmosphérique (NOAA), de la Nasa, du Centre Hadley du Service météorologique britannique, du Centre européen pour les prévisions météorologiques à moyen terme (CEPMMT) et du Service météorologique japonais.

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Dans ce village d’Alaska, les ours polaires trouvent refuge plus longtemps chaque année


Les ours polaires sont une espèce en danger. Malheureusement avec le réchauffement climatique, la fonte des glaces, ils ne peuvent plus aller comme avant sur la banquise pour pêcher, alors en attendant, ils risquent des confrontations dans  une village en Alaska pour la recherche de nourriture
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Dans ce village d’Alaska, les ours polaires trouvent refuge plus longtemps chaque année

 

Des ours polaires à Kaktovik, une île de la mer de Beaufort, en Alaska.  | Arthur T. LaBar
via Flickr CC License by

Des ours polaires à Kaktovik, une île de la mer de Beaufort, en Alaska. | Arthur T. LaBar via Flickr CC License by

Repéré par Camille Jourdan

Repéré sur ABC News, New York Times

Ce phénomène atteste une nouvelle fois de l’impact du réchauffement climatique sur ces animaux.

L’ours polaire prisonnier de son morceau de banquise qui fond est depuis quelques années un symbole fort du réchauffement climatique. Mais on n’y voit pas d’emblée ce même symbole lorsque des ours se retrouvent coincés dans un petit village d’Alaska, attirant des milliers de touristes chaque année. Pourtant, la présence de dizaines d’ours polaires à Kaktovik en automne montre combien le réchauffement climatique affecte ces animaux du Grand Nord. S’ils trouvent refuge dans ce village de quelques 200 habitants depuis des dizaines d’années, il est inquiétant de constater qu’ils y restent de plus en plus longtemps, raconte ABC News.

«Avant, ils arrivaient début septembre, affirme James Wilder, biologiste du Service des forêts des États-Unis. Maintenant, on les voit dès fin juillet, début août, et ils restent plus longtemps.»

 Dans un article de décembre dernier, le New York Times signalait en effet qu’en 2016, les ours avaient trouvé refuge à Kaktovik durant 56 jours en moyenne, contre une vingtaine seulement vingt ans en arrière.

Ce qui les retient sur cette petite île d’Alaska? L’attente, de plus en plus longue, de la reformation de la banquise, leur habitat naturel. Là où ils trouvent à manger, en chassant les phoques. Or, la glace fond de plus en plus tôt, et réapparaît de plus en plus tard, constatent les scientifiques. La période à laquelle les ours se rendent à Kaktovik «semble correspondre» à ce calendrier, observe James Wilder. Et cette période pourrait être amenée à se prolonger:

dans cette partie du globe, «la banquise perd 9% de sa surface tous les dix ans», s’alarment les scientifiques.

Affamés, les ours trouvent de quoi se nourrir à Kaktovik, d’abord sur les restes d’os de baleines, laissés par les pêcheurs sur la rive. Mais cela ne suffit plus: alors qu’ils allaient très rarement au cœur du village il y a encore quelques années, ces grands ours blancs se rendent maintenant presque chaque nuit dans les rues de Kaktovik, pour voler de la nourriture. Des patrouilles ont été mises en place pour les chasser.

En rejoignant ce village, les ours s’adaptent aux rudes conditions que leur imposent le changement climatique. Mais jusqu’à quand, et avec quelles conséquences? Depuis 2008, ces animaux polaires sont inscrits comme espèces en danger. On estime qu’ils sont encore  20 à 25.000 en liberté, rapporte ABC News. Mais ce chiffre pourrait baisser de 30% d’ici 2050, selon le New York Time

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Si vous songez à partir en croisière dans l’Arctique, voilà les risques


J’aurais aimé aller en Arctique, aller voir les splendeurs du froid, avec les changements climatiques, il devient plus facile de faire une croisière dans les eaux froides, mais moyennant un gros montant d’argent. Cependant, avec tous les risques même s’ils sont minimisés par le Code Polaire, j’estime que cet écosystème est quand même trop fragile pour commencer à y voir un côté touristique
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Si vous songez à partir en croisière dans l’Arctique, voilà les risques

 

Un bateau de croisière russe à Spitsbergen en Arctique | Governor of Svalbard / SCANPIX NORWAY / AFP

Un bateau de croisière russe à Spitsbergen en Arctique | Governor of Svalbard / SCANPIX NORWAY / AFP

Caroline Diard et Olivier Faury

La fonte des glaces, conséquence du réchauffement climatique, permet une intensification de la navigation polaire. Mais celle-ci est particulièrement risquée, pour les hommes comme pour l’environnement.

Les zones polaires ont toujours été l’objet d’une multitude de fantasmes et d’études, et cela s’est singulièrement renforcé ces dernières années.

En effet, la fonte des glaces, conséquence du réchauffement climatique, permet une intensification de la navigation dans ces zones. Parmi les compagnies maritimes exploitant ces mers recouvertes de glace, les croisiéristes ne sont pas en reste.

Conscientes du potentiel économique de ces espaces touristiques, des compagnies maritimes offrent aujourd’hui des croisières dans des endroits et couvrent la presque totalité de l’océan Arctique. Selon des chercheurs, les croisières en Arctique se répartissent sur trois zones, le Canada, le Groenland et les îles Svalbard.

Cependant, si elles mettent à la portée de quelques privilégiés (happy few) la possibilité de visiter ces zones reculées –le prix du voyage oscillant entre 4.000 et 50.000 dollars américains–, les risques auxquels les compagnies font face sont bien réels et leur posent un challenge inédit.

Premier risque: la résistance du navire

L’un des risques les plus visibles réside dans la capacité des navires de croisière à résister à la pression de la glace. Tout le monde a gardé en mémoire l’exemple du naufrage du Titanic qui sombra suite à une collision avec un iceberg (ce qui causa la mort de 1 500 personnes), ou encore celui du M/S Explorer qui sombra en 2007, à la suite d’une erreur d’évaluation de son capitaine, heureusement sans faire de morts.

Afin d’éviter que de tels évènements ne se reproduisent, les navires se doivent d’être dotés d’une «côte glace», qui est définie par la capacité de la coque à résister à un choc avec une glace d’une certaine épaisseur, et par la puissance des moteurs.

En fonction de cette dernière, le navire peut naviguer dans une zone recouverte d’une glace d’épaisseur et d’âge définis, seul ou assisté par un brise-glace, tel le Crystal Serenity en 2016.

Deuxième risque: l’éloignement

L’autre risque encouru par les navires de croisière en zone arctique concerne l’éloignement des zones peuplées et donc des centres de secours, susceptibles d’intervenir dans des délais suffisamment rapides. Nous pourrions citer le cas du brise-glace MV Akademik Chokalskiï qui, en décembre 2013, est resté bloqué dans les glaces pendant plusieurs jours dans une zone qui n’aurait pas dû poser de problème de navigation.

Cet incident, qui aurait coûté 2,4 millions de dollars américains, met en avant le danger que font peser les rapides changements de conditions de navigation et l’isolement sur un navire. Le pétrolier Nordvik fut quant à lui victime de dommages, à la suite d’un changement de conditions de navigation, et cela malgré l’expérience de son capitaine.

Le problème de l’éloignement est aussi mis en avant par de nombreux chercheurs et acteurs économiques. En effet, les côtes, aussi belles soient-elles, n’offrent pas suffisamment de refuges aux navires qui peuvent en avoir besoin. Pour parer à cela, de nombreux investissements ont été réalisés ces dernières années. Dont notamment la mise en place de dix centres de sauvetage et de secours (Search and Rescue Center) le long des côtes russes, et la réception de nouveaux navires dédiés à l’assistance de navires.

Troisième risque: le manque de brise-glace

Autre élément aggravant, le manque de brise-glace en activité. Actuellement, les Russes ont la flotte la plus importante de la région et sont la seule nation dont les brise-glaces sont dotés d’une propulsion nucléaire, qui leur permet une autonomie plus importante.

Malheureusement, cette flotte est vieillissante et a besoin d’être renouvelée. Afin d’y remédier, de nouveaux brise-glace devraient faire leur apparition dans les années à venir. Cette nouvelle classe de bateau, les LK-60, est plus large (32m contre 30m) et plus puissante.

Quatrième risque: le management des hommes

Un autre aléa doit être pris en considération: le facteur humain. Dans de nombreux cas, un manque d’expérience et/ou de compétence du capitaine ou des officiers peut amener un navire à s’échouer, à subir un dommage important sur la coque, ou sur le système propulsif.

Ces risques peuvent déboucher sur un évènement majeur, allant jusqu’à la perte totale du navire. L’un des exemples les plus frappant est la perte totale, mais sans gravité, du M/S Explorer en 2007, conséquence d’une mauvaise appréciation de la glace par le capitaine, pourtant expérimenté.

Une attention toute particulière doit donc être portée aux équipages. Le code polaire, entré en vigueur en janvier 2017, impose aux navires exploités dans les eaux polaires de se doter de «suffisamment de personnel ayant à la fois la formation et l’expérience nécessaires permettant de limiter les erreurs humaines». Au-delà de la qualification des équipages, la psychologie des individus est un point à ne pas négliger, car toute fragilité pourrait mettre en danger l’ensemble de l’équipage.

Par ailleurs, un risque envisageable lors de la navigation en zone polaire est un conflit social. En matière de gestion des ressources humaines, les conflits sociaux sont des risques identifiés. Ils sont amplifiés en environnement clos. Les personnalités des membres de l’équipage vont alors entrer en jeu.

Lors de l’expédition Endurance dans l’Antarctique (1914-1917), Ernest Shakleton vit son navire et son équipage faits prisonniers des glaces. Pour sauver ses compagnons, l’explorateur accomplit une série d’actes de management et de bravoure: contraints de quitter le navire, Shackleton et ses 27 hommes d’équipage vont passer plusieurs mois ensemble sur la glace de l’Antarctique.

Un équipage sans espoir, bloqué, devant affronter des températures jusqu’à – 60 °C ! Son leadership et ses qualités de meneur d’hommes lui ont permis de sauver l’équipage. Il appuyait ses prises de décision sur trois critères: l’avis technique de ses équipes, sa propre expérience et surtout, il laissa une grande part à son intuition.

Enfin, découlant directement d’une erreur humaine, une vitesse inadaptée peut entraîner le navire par le fond, ou du moins engendrer divers dégâts. Nous pourrions citer l’exemple du navire de croisière Maxim Gorki, qui sombra en 1989, à la suite d’un choc avec une plaque de glace inévitable à cause d’une vitesse inadéquate.

Cinquième risque: l’environnement

Le naufrage d’un navire peut, en plus des pertes humaines, avoir comme conséquence une fuite de carburant provenant des soutes. L’écosystème des zones polaires est fragile et dispose d’une très faible capacité de résilience.

La catastrophe de l’Exxon-Valdez, pétrolier qui fit naufrage au large des côtes de l’Alaska, est encore présente dans les mémoires. Le naufrage a eu un fort impact sur l’environnement marin, et a obligé le législateur américain à renforcer sévèrement la législation par le fameux Oil Pollution Actde 1990.

Un évènement de ce type, à savoir une fuite des soutes des navires, posera un sérieux problème pour la récupération du fuel. En effet, les conditions de navigation particulièrement difficile, la présence de glace et une température extrêmement basse auront un impact dévastateur et irrémédiable sur tous les êtres vivants.

Potentiellement conscientes de ce risque, les compagnies maritimes investissent dans de nouveaux navires à coque renforcée (arrivée en 2018 d’un navire de croisière de classe 1A avec une capacité de 200 personnes) et à faible émission de carbone, en optant soit pour une propulsion hybride, soit pour l’utilisation de marine diesel oil, un fuel moins polluant que le heavy fuel oil.

Cependant, les zones polaires sont-elles réellement prêtes à accueillir des croisières? Les différents rapports émanant d’assureurs expliquent parfaitement qu’une marée noire sera difficile à gérer par les acteurs, qu’ils soient publics ou privés. De plus, il est difficile de prévoir les impacts qu’une marée noire peut avoir sur cet écosystème particulièrement sensible, la durée pendant laquelle les résidus de fuel vont rester, ni dans quelle mesure ils vont impacter la faune et la flore.

Un exemple des utilisations et matériaux interdits par le code polaire. Organisation maritime internationale

Des outils pour maîtriser les risques

Ceci étant, des outils ont été mis en place pour éviter ces risques ou en atténuer les conséquences: le code polaire, le conseil de l’Arctique, des opérations de recherche et de sauvetage et une flotte de brise-glace.

La protection de l’environnement est au centre des préoccupations.

Créé en 1996 avec la Déclaration d’Ottawa, le conseil de l’Arctique et son département Protection of the Arctic Marine Environment (PAME) est à l’origine du rapport «Arctic Marine Shipping Assessment» (AMSA) et du code polaire.

En uniformisant les normes des navires et en créant un cadre international, le code s’attache à limiter les risques de naufrage des navires, et œuvre donc à la protection de l’environnement. Ce qui permet de rendre possibles ces croisières arctiques inoubliables, pour celles et ceux qui ont la chance de se les offrir.

La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation.

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À cause du réchauffement, des déchets radioactifs vont émerger au Groenland


Le Groenland aussi subi aussi des changements climatiques et ce qui est inquiétant, c’est qu’il cache dans ses glaces une base militaire avec sa centrale nucléaire construite en pleine Guerre Froide.
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À cause du réchauffement, des déchets radioactifs vont émerger au Groenland

Le camp disposait de sa propre centrale nucléaire, de laboratoires scientifiques, d’une bibliothèque et même d’une chapelle.

Le camp disposait de sa propre centrale nucléaire, de laboratoires scientifiques, d’une bibliothèque et même d’une chapelle.

Repéré par Emeline Amétis

Abandonnée depuis 1966, une base militaire américaine enterrée sous la glace va émerger d’ici 2090 à cause de la fonte des glaces.

«Alors que le réchauffement climatique fait grimper les températures, la fonte des glaces révèle des trésors culturels et des dangers que l’on pensait à jamais oubliés –que ce soient des cadavres momifiés et d’anciennes pièces de monnaie ou des carcasses de rennes, infectées à l’anthrax», raconte le site du magazine américain Smithsonian.

La prochaine découverte, malgré son attrait historique, se range dans la catégorie des dangers: les vestiges d’une base militaire secrète des États-Unis, abandonnée il y a plusieurs dizaines d’années au nord-ouest du Groenland, et qui abonde de déchets radioactifs…

Selon une étude publiée le 4 août dernier dans le journal des Lettres de recherches géophysiques, les déchets toxiques et radioactifs seraient à l’air libre d’ici 2090.

Une ville militaire sous la glace

Construit à la fin des années 1950, en pleine Guerre froide, le camp Century prend la forme de larges tranchées enterrées sous 35 mètres de glace pour protéger la base et son personnel du vent et des températures glaciales du Groenland. Il dispose de sa propre centrale nucléaire, de laboratoires scientifiques, d’une bibliothèque et même d’une chapelle, selon l’historien Frank Leskovitz. Une véritable «ville sous la glace».

En 1959, alors que la course à l’armement entre l’Union soviétique et les États-Unis faisait rage, l’armée américaine cherchait un moyen de conserver des armes nucléaires à l’abri des regards. Le Groenland constituait alors l’emplacement idéal, pour que les missiles puissent passer par le cercle Arctique, au cas où la guerre serait explicitement déclarée entre les deux pays.

À terme, le déplacement continu des calottes glaciaires du Groenland a poussé l’armée à abandonner le camp en 1966.

«Il était inconcevable que ces 35 mètres de glaces puissent fondre un jour», raconte le glaciologue William Colgan.

«Il semblerait que l’une des conséquences inattendues du réchauffement climatique soit que les nations ne puissent plus glisser leurs problèmes sous le tapis. Même si ce tapis est le Groenland», déduit le Smithsonian.

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Climat : les records s’accumulent trop vite


El Niño est un des responsables des records de chaleurs que la planète subit, même si ce dernier est terminé depuis mai 2016. Que nous réserve l’avenir, comme mon neveu dit que cette question est difficile  à répondre, mais on voit bien présentement des signes importants, la fonte des glaces, la sécheresse, les coûts de l’épicerie, la chaleur … Même si El Niño n’est présentement plus là, et que le mal est fait par notre inconscience et notre égoïsme, il reste qu’on peut diminuer les effets néfastes des changements climatiques
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Climat : les records s’accumulent trop vite

 

(Agence Science-Presse) Même ceux qui recensent les records semblent dépassés par les événements. Ce n’est pas seulement le 14e mois d’affilée à battre un record de chaleur, le semestre le plus chaud en 130 ans et la fonte estivale des glaces de l’Arctique la plus hâtive. C’est surtout que tout cela se produit plus vite que ce qui semblait possible.

Et pendant ce temps, il faisait, le 21 juillet, 54 degrés Celsius dans la ville de Mitribah, Koweït. Un possible record, suivi de peu par 53,9 à Bassora, Irak, le 22 juillet.

Pour ce qui est du reste de la planète, c’est mardi dernier, 19 juillet, que la NASA et l’agence américaine des océans et de l’atmosphère (NOAA) annonçaient officiellement la nouvelle série de records. Le surlendemain, l’Organisation météorologique mondiale (OMM) renchérissait : 2016 va très certainement battre le record de 2015, qui avait elle-même battu 2014.

Tous les observateurs avaient prévenu l’automne dernier : parce que c’était une année El Niño — le réchauffement des eaux du Pacifique pendant l’hiver 2015-2016 — la température moyenne de la planète aurait un petit coup de pouce supplémentaire à la hausse. Mais pour les six premiers mois de 2016, la température moyenne a été de 1,3 °C au-dessus de la moyenne de l’ère préindustrielle, selon la NOAA, ce qui est beaucoup plus que le coup de pouce attendu.

« C’est la tendance lourde qui produit ces records de température », a insisté le directeur de l’Institut Goddard de la NASA, Gavin Schmidt, lors de la conférence de presse du 19 juillet. « Si nous avons autant de surprises cette année, combien d’autres surprises nous attendent », a ajouté David Carlson, directeur du programme de recherche climatique de l’OMM, lors de la conférence de presse du surlendemain.

Même en tenant compte du fait que le deuxième semestre fera perdre un peu de terrain à cette moyenne — El Niño est terminé depuis mai — 2016 a déjà pris trop d’avance pour ne pas surclasser 2015, conclut l’OMM. Son secrétaire général, Petteri Taalas, n’a pas manqué de rappeler dans sa déclaration l’engagement pris par 200 gouvernements à Paris en décembre dernier : limiter cette hausse sous les 2 degrés.

D’autres chiffres :

  • pour cinq des six premiers mois de 2016, l’Arctique avait sa plus petite surface couverte de glace depuis que de telles mesures ont commencé, en 1979 ; la surface moyenne en juin était de 11,4 % sous la moyenne des années 1981-2010 ;
  • des températures au-dessus de la normale dans la majeure partie de l’Afrique : le deuxième mois de juin le plus chaud depuis 1910 qu’on fait des mesures systématiques ;
  • des températures au-dessus de la normale dans la majeure partie de l’Amérique du Nord : le mois de juin le plus chaud depuis 1910.

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P.S Mon neveu a été invité à parler sur  L’année 2016 est la plus chaude jamais vue sur la planète

pour l”écouter  cliquer ici

Quand un sous-marin nucléaire brise la glace en Arctique


Je redoute beaucoup ces tests que font les Américains présentement. L’Arctique est un écosystème fragile et les animaux qui y vivent sont à la merci de dame nature. Avec les changements climatiques, si l’exploitation du pétrole s’ajoute, de nouvelles routes maritimes, on peut prétendre les animaux souffrirons beaucoup de ces activités
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Quand un sous-marin nucléaire brise la glace en Arctique

 

Repéré par Robin Panfili

Les États-Unis testent les capacités de leur flotte militaire au pôle Nord.

L’Arctique est devenue une région très convoitée. Avec le réchauffement climatique et la fonte des glaces, la région va changer de visage et l’apparition de nouvelles routes maritimes –ainsi que l’accès à de nouvelles ressources en pétrole– attire l’attention des grandes puissances mondiales. Après la Russie, qui a commencé à investir la région il y a quelques années, ce sont les États-Unis qui tentent désormais de rattraper leur retard.

Dernière preuve en date: cette vidéo de l’US Navy, mise en ligne le 18 mars 2016, qui montre l’USS Hartford, un sous-marin nucléaire américain, briser une épaisse couche de glace dans l’Arctique, à proximité du camp Sargo. La manœuvre intervient dans le cadre d’une opération vouée à tester et évaluer les compétences de la flotte américaine en Arctique. L’opération Ice Exercise 2016 va durer cinq semaines et prévoit également un programme de recherche scientifique sur place, rapporte Jalopnik. 

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Le changement climatique rallongera les journées


Avec les changements climatiques, la vitesse du noyau de la terre qui augmente et du ralentissement de la rotation de la Terre, d’ici 100 ans, les journées seront plus longues, sauf que le commun des mortels même si nous pourrions vivre jusque-là, il serait difficile de le remarquer
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Le changement climatique rallongera les journées

Le

La rotation de la Terre. Capture d’écran Gentside

Parfois, une simple erreur de calcul peut faire naître un grand mystère scientifique… C’est en tout cas ce que vient de prouver l’équipe de Jerry Mitrovica de l’université de Harvard. En résolvant la célèbre «énigme de Munk», les chercheurs américains ont également montré que le changement climatique pourrait avoir des conséquences sur la durée des journées terrestres.

Cette énigme est née en 2002, lorsque l’océanographe Walter Munk a remarqué que l’évolution de la rotation de la Terre ne correspondait pas à la fonte des glaces et à l’élévation du niveau de la mer du siècle passé. Selon lui, la récente fonte des glaces aurait dû ralentir la rotation de la Terre bien plus qu’on ne l’observe.

L’idée est que si le poids de la glace se déplace des pôles vers l’équateur lorsqu’elle fond, cette masse supplémentaire devrait rendre la rotation de notre planète plus lente, et donc rendre les jours plus longs. Mais d’après les résultats de Jerry Mitrovica, nous devrions parler de la «boulette» de Munk au lieu de l’énigme…

DES CALCULS ERRONÉS

Dès qu’ils se sont penchés sur ce mystère, les scientifiques de l’université d’Harvard ont cherché où Walter Munk avait pu se tromper. Ils ont ainsi montré que son estimation moyenne de la hausse du niveau de la mer au cours du 20ème siècle était trop importante. L’océanographe la fixait à 1,75 millimètre par an, alors qu’elle est couramment admis qu’il était plutôt de 1,25 mm.

En plus, Walter Munk avait utilisé un mauvais modèle de l’effet de l’ère glaciaire, puis de la fonte des glaces, sur la structure interne de la Terre. Selon Jerry Mitrovica, ses calculs ne prenaient pas en compte à quel point l’intérieur de notre planète peut être visqueux, et donc à quel point des changements internes peuvent être lents à se mettre en place.

Ce n’est d’ailleurs pas la seule chose que l’océanographe n’avait pas pris en compte à propos de l’intérieur de notre planète: son noyau. Depuis plusieurs années, les scientifiques ont remarqué que celui-ci tournait de plus en plus vite. Et cette accélération a elle aussi un effet sur la rotation de la Terre. Munk a donc fait une grosse erreur en ne prenant pas ce phénomène en compte.

DES JOURNÉES PLUS «LONGUES»

Selon Jerry Mitrovica, ces corrections ont suffit à ce que l’évolution de la rotation de la Terre corresponde à  l’évolution du niveau de la mer.

«Au cours des 3000 dernières années, le noyau de la Terre s’est accéléré un peu et la croûte du manteau sur laquelle nous nous trouvons ralentit», explique Mathieu Dumberry de l’Université d’Alberta et co-auteur de l’étude.

Dans un communiqué, les scientifiques ont expliqué que d’ici un siècle une journée aura été rallongée de… 17 millisecondes! Alors en effet, ce n’est pas si terrible. Nous ne nous en rendrions sans doute même pas compte! Mais ce résultat n’est pas dénué d’intérêt.

«Ça ajoute un peu crédibilité au consensus scientifique en disant que même les effets les plus subtils du changement climatique que nous pouvions prévoir sont cohérents avec le consensus scientifique», a expliqué Jerry Mitrovica au Washington Post.

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De quoi aurait l’air la Terre si toutes les glaces fondaient?


Sydney, Londres, Dakar, Calcutta. Bangkok, Tokyo, Miami, San Diego San Francisco, Houston, pour ne nommer que ceux-là risquent de disparaitre si la fonte des glaces continuent dû aux changements climatiques
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De quoi aurait l’air la Terre si toutes les glaces fondaient?

 

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Voici à quoi ressemblerait la Terre si toute la glace avait fondu. Capture d’écran Gentside

La surface de la banquise n’a jamais été aussi réduite. C’est l’annonce inquiétante que vient de faire le National Snow and Ice Data Center (NSIDC). Selon ses mesures, la superficie aurait en effet atteint en février 14,54 millions de kilomètres carrés, soit une donnée bien inférieure à la moyenne observée entre 1981 et 2010, estimée à 15,64 millions de km2.

Jusqu’ici, le précédent minimum remontait à 2011, lorsque la surface avait atteint 14,67 millions de km2. Plus préoccupant, le maximum aurait été 15 jours plus tôt que la moyenne estimée entre 1981 et 2010 fixée au 12 mars. Des changements notamment dus à des températures plus élevées dans les zones arctiques, explique le NSIDC.

«Cela devrait être une nouvelle sonnette d’alarme», a commenté le WWF (World Wide Fund for Nature) à  l’annonce de ces résultats, pointant du doigt le changement climatique «qui ne s’arrêtera pas au cercle arctique».

Si les spécialistes ont déjà prévenu que le réchauffement pourrait avoir des conséquences désastreuses sur la planète, que se passerait-il si toutes les glaces du globe fondaient? 

C’est ce que propose de découvrir la vidéo ci-dessus qui dévoile notre Terre telle qu’elle serait s’il n’y avait plus de glace à sa surface, entrainant une montée des eaux partout dans le monde. On constate ainsi qu’il faudrait fortement revoir notre géographie, et que des villes comme Miami ou Calcutta se retrouveraient en plein milieu de l’océan…

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Montréal, si le niveau de la mer augmentait de 40 mètres


Quand on parle de changements climatiques, il est difficile de s’imaginer l’impact dans quelques années, alors peut-être qu’une image pourrait être plus convaincante. Montréal est une île, mais dans quelques années, elle divisée en plusieurs îles alors que beaucoup de territoire disparaitraient dans les eaux
Nuage

 

Montréal, si le niveau de la mer augmentait de 40 mètres

 

Si la moitié de la calotte glaciaire fondait, le niveau de la mer grimperait de 40 mètres et altérerait grandement la face du monde.

Le site Spatialities a imaginé à quoi ressemblerait l’archipel de Montréal suite à la fonte des glaces dans le but de nous sensibiliser aux conséquences des changements climatiques et de nous donner une idée des dommages qu’engendrerait une telle catastrophe :

carte montreal inondee

Montréal est la septième ville à avoir droit à ce traitement extrême après Los Angeles, Seattle, Portland, San Diego, Vancouver et Palm Springs.

 

http://quebec.huffingtonpost.ca