Ces sous-marins créent des bébés icebergs pour stop­per la fonte des glaces


Des designers on présenter un projet de petits sous-marins qui dessalent et transforme l’eau en glace. Cela, pourrait-il changer quelque chose à la disparition des icebergs ?
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Ces sous-marins créent des bébés icebergs pour stop­per la fonte des glaces


Crédits : Faris Rajak Kota­ha­tu­haha

par  Nicolas Pujos

Le 6 août, la chaîne NBC révé­lait une idée folle qui pour­rait permettre de lutter contre la fonte des glaces : utili­ser de petits sous-marins pour recréer des icebergs à partir de glace épar­pillée.

L’idée a germé dans la tête de desi­gners indo­né­siens diri­gés par Faris Rajk Kota­ha­tu­haha. Afin de maté­ria­li­ser leur projet, ils ont réalisé une vidéo de présen­ta­tion dans laquelle on voit les sous -marins récu­pé­rer l’eau de l’océan, la dessa­ler puis opérer la trans­for­ma­tion d’eau en glace.

L’idée est sédui­sante mais suscite des réserves de la part de Mark Serreze, direc­teur du centre natio­nal de données sur la neige et la glace à l’uni­ver­sité du Colo­rado.

« L’idée est très inté­res­sante », mais recréer de la glace qui aurait fondu ne serait qu’ « un simple panse­ment » pour lutter contre le réchauf­fe­ment clima­tique, indique-t-il à NBC.

Faris Rajak Kota­ha­tu­haha, à l’ori­gine du projet, en est conscient. « Pour arrê­ter le réchauf­fe­ment clima­tique, nous devons bien sûr encore réduire les émis­sions de carbone dans le monde », dit-il. Mais ces sous-marins n’au­raient voca­tion qu’à appor­ter leur contri­bu­tion à un dispo­si­tif plus large. Pour arrê­ter l’hé­mor­ra­gie, on a aussi besoin de panse­ments.

Source : NBC

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Arctique: le transport accru, risqué pour les mammifères marins


Le passage du Nord-Ouest au Détroit de Lancaster n’a pas vraiment de problème avec le transport maritime pour le moment, mais les choses pourraient changer avec les changements climatiques. Ce qui serait néfaste pour les animaux marins comme l’ours polaire, la baleine, le narval, et bien d’autres. Comme l’espace est étroit, il risquerait d’avoir des collisions et les victimes seront les animaux surtout pendant les migrations. Malheureusement pour eux, c’est la politique qui vont prendre les décisions pour eux.
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Arctique: le transport accru, risqué pour les mammifères marins

 

Les ours polaires et les phoques courent peu... (photo National Oceanic and Atmospheric Administration, Kristin Laidre, via PC et AP)

Les ours polaires et les phoques courent peu de risques, selon l’étude, mais les baleines – particulièrement les narvals – seraient les plus vulnérables.

PHOTO NATIONAL OCEANIC AND ATMOSPHERIC ADMINISTRATION, KRISTIN LAIDRE, VIA PC ET AP

 

BOB WEBER
La Presse Canadienne

Une accentuation du transport de marchandises pourrait ranger certaines portions du passage du Nord-Ouest parmi les endroits plus dangereux dans l’Arctique pour les baleines et d’autres mammifères qui y vivent, laisse croire une nouvelle étude.

Dans une étude publiée lundi, Donna Hauser, de l’Université de l’Alaska, prévient que le détroit de Lancaster, à la frontière est du passage, pourrait devenir un goulot d’étranglement pour les navires et les mammifères marins.

Mme Hauser a souligné le potentiel élevé de « conflit » étant donné qu’il s’agit d’un passage obligé tant pour les navires entrant et sortant de la voie du Nord-Ouest que pour les mammifères marins en migration.

Mme Hauser et les coauteurs de l’étude se sont penchés sur 80 diverses populations de narvals, de bélugas, de baleines boréales, de phoques, de morses et d’ours polaires dans le Nord et ont tenté d’évaluer leur vulnérabilité face aux grands navires.

Les traversées du passage du Nord-Ouest, de même que de la route maritime du Nord russe, sont appelées à augmenter en raison de la fonte des glaces attribuée aux changements climatiques.

L’étude examine les croisements des habitats des animaux avec les routes maritimes probables au mois de septembre, lorsque la glace est à son plus bas niveau et que le transport serait le plus courant. Elle évalue ensuite quels seraient les répercussions d’une accentuation du transport sur les mammifères.

L’étude a conclu qu’un peu plus de la moitié des populations seraient exposées au transport par bateau. Elle a aussi déterminé que les animaux dans le détroit de Lancaster, de même que dans une portion de la côte centrale arctique de la Russie, étaient les plus vulnérables.

Des espèces plus vulnérables

Les ours polaires et les phoques courent peu de risques, selon l’étude, mais les baleines – particulièrement les narvals – seraient les plus vulnérables.

Mme Hauser a souligné que le trafic de bateaux pourrait perturber le comportement de baleines et nuire à leurs communications. Il pourrait aussi y avoir des collisions avec des navires.

« Il y a eu beaucoup de recherches suggérant que les navires pourraient avoir des répercussions sur les mammifères marins », a-t-elle affirmé.

Des dizaines de milliers de baleines boréales, de bélugas et de narvals migrent dans le secteur et y trouvent leurs sources d’alimentation. Toutes les espèces étudiées représentent également des sources importantes de nourriture pour les Inuits qui chassent régulièrement dans la région.

Le transport dans le passage du Nord-Ouest est encore relativement rare. Mais, étant donné que l’étendue des glaces de la mer diminue d’environ 13 % chaque 10 ans, le portrait devrait changer.

Selon Mme Hauser, l’étude laisse croire que le temps est venu de réfléchir sérieusement à ces enjeux.

« Il y aura beaucoup de travail politique pour déterminer quels sont les risques et les avantages de certains itinéraires », a-t-elle souligné.

Des techniques développées dans les eaux du Sud pour minimiser les conflits pourraient être adaptées dans le Nord, soutient l’étude. Le tracé avec soin de voies de transport, le contrôle du bruit provenant des navires et le choix de périodes de transport pour éviter les pointes de migration pourraient contribuer à réduire les risques pour plusieurs espèces.

http://www.lapresse.ca/