Maladie mentale ►Les personnes âgées n’osent pas demander de l’aide


Ce n’est sûrement pas avec les phoques électroniques que le ministre de la santé préconisent qu’on peut aider les personnes âgées a sortir de leur isolement. La dépression, la tristesse n’a pas d’âge donc il n’est pas normal que parce qu’une personne est âgée éprouve une lassitude …
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Maladie mentale  ►Les personn

es âgées n’osent pas demander de l’aide

Maladie mentale - Les personnes âgées n'osent pas demander de l'aide

Au Québec, près de 100 000 personnes âgées qui vivent à domicile sont atteintes de maladies mentales.

© Courtoisie

Agence QMI

MONTRÉAL – Les personnes âgées qui souffrent d’une maladie mentale, comme la dépression et l’anxiété, n’osent pas demander de l’aide par crainte de se faire juger ou de déranger, selon la Fondation des maladies mentales.

«Se sentir déprimé, triste ou perdre tout intérêt pour les choses que l’on aimait faire n’est pas du tout normal», a expliqué Lucie Brais, directrice des programmes pour adultes à la Fondation des maladies mentales, en marge de la journée mondiale de la santé samedi.

Près de 40 % des personnes âgées sont atteintes de dépression, a indiqué Louis Plamondon, président de l’Association de défense des droits des retraités et préretraités.

«Souvent, les gens banalisent la dépression et disent que cet état est normal à cause de l’âge, a fait savoir M. Plamondon. Ils disent souvent  »Vous avez mal? C’est normal. Vous pleurez souvent? C’est normal. »»

L’ancien directeur du programme de gérontologie de l’Université de Montréal a réalisé en 2007 une étude sur les aînés vulnérables vivant dans des habitations à loyer modique, qui trace un portrait alarmant des difficultés vécues par ces personnes.

Selon cette étude, 21 % d’entre elles pleurent souvent, 34 % disent se sentir souvent très seules et 36 % ont de la difficulté à communiquer leurs émotions.

«Ce qu’il faut savoir, c’est que les personnes évaluées dans le cadre de cette étude, sont certainement dans une meilleure situation que celles qui ne vivent pas dans un HLM, a précisé M. Plamondon. Lorsqu’on vit seul, le risque est plus élevé de souffrir de dépression, car on a moins d’argent et moins de personnes à qui se confier. La solitude est un facteur prédominant de la dépression et les gens qui vivent dans un HLM en souffrent moins.»

Pour renverser cette tendance, Louis Plamondon estime qu’il faut sortir les personnes âgées de l’isolement, en les dirigeant par exemple vers différentes ressources, comme des organismes communautaires.

Au Québec, près de 100 000 personnes âgées qui vivent à domicile sont atteintes de maladies mentales, comme la dépression, selon la Fondation des maladies mentales.

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