Le Saviez-Vous ► Les étranges symptômes du « pain tueur » de Pont-Saint-Esprit


Cette fois-ci, ce n’est pas vraiment une maladie mystérieuse, mais à cette époque, les habitants de ce village devaient se croire maudit. D’autant plus, qu’ils n’ont jamais prouvé hors de tout doute, le responsable de cette contamination
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Les étranges symptômes du « pain tueur » de Pont-Saint-Esprit

 

 | Christelle Henault

Sandrine Cabut

En ce mois d’août 1951, les projecteurs sont braqués sur Pont-Saint-Esprit. En quelques jours, parmi les 4 200 habitants de cette petite bourgade tranquille du Gard, des centaines d’hommes et de femmes sont saisis d’étranges symptômes et des dizaines deviennent subitement fous. La nuit du 24 au 25 août est décrite comme apocalyptique. Un ouvrier se lève d’un coup et se met à courir pour aller se noyer dans le Rhône.

« Je suis mort. Ma tête est en cuivre et j’ai des serpents dans le ventre », crie-t-il à ceux qui parviennent à le retenir.

Cette même nuit, une femme de 60 ans déchire ses draps, « se jette contre les murs et se brise trois côtes ». Un homme, déjà hospitalisé, implore les médecins de l’aider à rattraper son cœur : « Il s’échappe au bout de mon pied ! »

L’historien américain Steven L. Kaplan a repris dans un livre, Le Pain maudit (Fayard 2008), des témoignages publiés dans des journaux de l’époque.

Selon lui, cette nuit est « aussi terrifiante pour la population que pour les gens touchés ».

Son enquête sur une épidémie aux multiples rebondissements s’étale sur plus de mille pages.

Acte un. Le 17 août 1951, les cabinets médicaux de la ville sont débordés par une affluence exceptionnelle. Ils constatent d’abord des troubles digestifs courants : nausées et douleurs abdominales. Mais d’autres le sont beaucoup moins, décrits par les docteurs Gabbaï, Lisbonne et Pourquier (respectivement généraliste à Pont-Saint-Esprit et médecins des Hôpitaux de Montpellier), dans un article paru le 15 septembre 1951 dans le British Medical Journal (BMJ). Le cœur de ces Spiripontains bat à moins de 50 pulsations par minute, leur tension artérielle est basse, leurs extrémités froides. Après quelques jours, ces patients sont pris d’insomnies rebelles et leurs troubles digestifs s’aggravent. Ils souffrent de vertiges, de tremblements, de sudation excessive et malodorante. Certains sont même hospitalisés pour des complications cardio-vasculaires.

Mais c’est l’apparition de crises de folie qui sème la panique. Terrifiés par des hallucinations visuelles d’animaux ou de flammes, certains deviennent très agressifs, se terrent ou tentent de se suicider. Deux personnes se défenestrent et une trentaine de malades sont internés.

PAIN CONTAMINÉ

Face à ces cas qui se multiplient souvent au sein d’une même famille, les médecins évoquent une intoxication alimentaire. Le « coupable » est vite identifié : le pain de Roch Briand, boulanger à Pont-Saint-Esprit. C’est d’autant plus évident que des animaux qui ont consommé celui de la fournée suspecte sont eux aussi touchés.

Un chat « fait des bonds qui atteignent le plafond de la pièce et meurt », un chien « décède brusquement après une sorte de frénétique danse macabre », relate Steven L. Kaplan.

Dans son édition du 22 août 1951, Le Monde évoque cette affaire et indique que :

le service des fraudes a fait des prélèvements dans le fournil de la boulangerie suspectée. « La population, qui ne veut plus manger de pain, a fait des achats massifs de biscottes, et on n’en trouve plus un seul paquet à Pont-Saint-Esprit », note le quotidien. De fait, le « pain empoisonné » est déjà devenu le « pain tueur ». Parmi les quelque 300 personnes touchées, 5 décéderont, dont un jeune de 25 ans.

Contamination accidentelle d’un lot de farine ou malveillance ? Au fil de l’enquête médico-judiciaire, les rumeurs vont bon train, notamment sur le boulanger, qui, aux yeux de certains, aurait été innocenté trop hâtivement. Avec les premiers résultats d’analyse des échantillons de pain, révélés fin août, les médecins pensent tenir le responsable : l’ergot de seigle, un champignon microscopique qui peut contaminer nombre de céréales.

L’article du BMJ du 15 septembre est d’ailleurs titré : « Empoisonnement à l’ergot à Pont-Saint-Esprit ». Pour ses auteurs, les malades sont victimes d’ergotisme aigu. A l’image des épidémies médiévales de « mal ardent », qui entraînait gangrènes et hallucinations chez les individus qui se nourrissaient de céréales avariées en période de famine. Mais des analyses, effectuées par des experts d’autres pays, ne retrouvent pas de traces d’ergot, ce qui fait douter du diagnostic. Le mercure est ensuite mis en accusation, là encore sans preuve formelle.

À LA RECHERCHE DE BOUCS ÉMISSAIRES

L’historien Steven Kaplan évoque des hypothèses peu explorées à l’époque : une pollution de l’eau ou un procédé de blanchiment du pain. Dans son livre A Terrible Mistake, publié en 2010, un journaliste américain, Hank Albarelli, soutient une autre théorie : les habitants de Pont-Saint-Esprit auraient été volontairement intoxiqués avec du LSD (drogue synthétisée en 1943 et chimiquement proche de l’ergot) par la CIA, dans le cadre de ses opérations secrètes pour tester des méthodes de manipulation mentale.

« L’imaginaire collectif a cherché des responsables humains tels que le boulanger et, plus tard, les Américains. C’est un phénomène classique de bouc émissaire », souligne le sociologue Jean-Bruno Renard, en rappelant qu’il n’est pas rare que des catastrophes naturelles soient ainsi attribuées par la rumeur publique à des personnes jugées malveillantes : virus du sida créé par des savants américains, inondation de la Somme due à des décisions parisiennes…

Pour les spécialistes, la responsabilité de l’ergot de seigle ne fait en tout cas guère de doute.

« Le plus souvent, les intoxications ne sont pas formellement démontrées, car les enquêtes toxicologiques sont difficiles à mener. Mais les symptômes des habitants de Pont-Saint-Esprit, hallucinations et signes de vasoconstriction, font vraiment penser à une crise d’ergotisme », insistent Isabelle Oswald et Olivier Puel, chercheurs au laboratoire de toxicologie alimentaire de l’INRA, qui étudie les mycotoxines, ensemble de molécules produites par les moisissures.

Selon eux, un tel épisode pourrait difficilement se produire aujourd’hui dans les pays développés, grâce au durcissement des réglementations, à de meilleures conditions de stockage…

« Toutefois, les mycotoxines restent un problème très actuel de santé humaine et animale », notent ces chercheurs.

 En 2004, au Kenya, du maïs contaminé par des aflatoxines a ainsi tué plus de 100 personnes.

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Lux, le chat qui terrorise sa famille : qu’en pensent les comportementalistes ?


Certains ont entendu parler du chat qui a terrorisé la famille en s’attaquant au bébé. Un cas rare, mais pour qu’un chat attaque, il y a des symptômes qu’ils faut savoir observer, peut être qu’il souffre de folie (Oui même chez les chats …) d’une maladie ou d’une réaction et de toute manière, un enfant ne devrait jamais être seul avec un chat sans la présence d’une personne apte a prévenir les ennuis.
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Lux, le chat qui terrorise sa famille : qu’en pensent les comportementalistes ?

 

Par Sophie Le Roux

Crédits photo : DR

Il y a quelques jours, le chat Lux est devenu une véritable star. Aux 4 coins du monde, les médias ont raconté l’histoire de ce gros matou ayant terrorisé sa famille au point que celle-ci s’est enfermée dans une chambre et a appelé la police à la rescousse.

Le cas de ce chat devenu dangereusement agressif interpelle les amis des animaux, parmi lesquels le célèbre comportementaliste Jackson Galaxy, qui a sa propre émission de télévision sur Animal Planet, My Cat From Hell (Mon chat venu de l’enfer). Un chat ne s’attaque pas soudainement à ses humains sans aucune raison,affirme-t-il.

« Il y a une histoire derrière tout cela« 

Il a alors décidé de venir en aide à Lux, dans le cadre de la nouvelle saison de son émission, dont le tournage débutera le 26 avril prochain.

« Nous devons l’éloigner de l’hystérie. Il y a une histoire derrière tout cela. ne présumez de rien«  déclare-t-il.

Lee Palmer, la propriétaire du chat, affirme que Lux a attaqué son bébé de 7 mois après que celui-ci lui a tiré la queue. Devenu fou, l’animal aurait contraint toute la famille à se barricader en attendant la police. Elle affirme que le chat a des antécédents de violence, mais disait vouloir malgré tout le garder et l’aider à venir à bout de ses troubles comportementaux. Pourtant, lundi dernier, le matou était confié à un refuge de Portland. Il semblerait que la famille souhaite désormais le récupérer, et laisser Jackson Galaxy lui venir en aide.

« Quand ils ne se sentent pas bien, les chats vont se mettre à l’écart, perdre du poids ou en prendre, ou encore se mettre à hurler au milieu de la nuit alors qu’ils ne l’ont jamais fait auparavant«  explique le comportementaliste.

« J’ai connu des chats qui agissaient comme Lux parce qu’ils souffraient d’un abcès dentaire, d’une tumeur au cerveau, d’hyperthyroïdie ou de diabète (…) Je n’ai aucune idée de ce qui a rendu Lux agressif‘. Mais il pourrait aussi bien s’agir d’un déséquilibre chimique que d’un problème d’environnement stressant, ou de maltraitance souligne-t-il.

Une folie avérée ?

« Il peut aussi s’agir de folie avérée, qui touche les chats à partir de 3 ans, des chats asociaux, généralement isolés du groupe si on a plusieurs chats, isolé de la fratrie par la mère elle-même«  nous explique Marie-Hélène Bonnet, notre experte en comportement félin.

« J’ai eu des cas graves, notamment l’an dernier des pompiers intervenaient sur un cas où la chatte de famille se tenait debout sur le berceau du bébé et avait grièvement blessé la mère et la grande soeur de 3 ans. Ils craignaient pour le nourrisson.

J’ai aussi eu le cas d’un chat qui s’est attaqué à une personne tétraplégique, son fauteuil a réveillé le chat qui s’est jeté sur la dame lui arrachant un oeil et labourant sa poitrine avec les pattes arrières pendant qu’elle mordait le visage et les oreilles de la dame…

Ce sont des chats dangereux, et non viables dans la nature, c’est le fait de « faire vivre » absolument toute une portée, même les chatons rejetés par la mère, qui a fait émerger cette pathologie.

Il est évident qu’avant de poser un tel diagnostic le véto doit avoir écarté toute possibilité de maladie, dérèglement hormonal, douleurs, etc. »

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La folie chez le chat : oui, elle existe


Moi qui pensais que ma Fripouille est anti-sociale, mais à comparer aux symptômes de la folie chez un chat, elle est un minou sans malice Enfin, les mamans chattes font quelques fois une sélection de leurs bébés, car elles semblent savoir si un de ses rejetons n’est pas vraiment  »normal » voir dangereux pour les autres chats. Cette curieuse maladie est heureusement rare, mais cela expliquerait comme un chat pourrait devenir tellement fou qu’il attaque n’importe qui devant lui.
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La folie chez le chat : oui, elle existe

 

La folie peut-elle aussi toucher les chats ? Oui, répond Marie-Hélène Bonnet, comportementaliste du chat.

Elle nous en dit plus sur ces « chats fous », ou « déconnectés », qu’il n’est hélas pas possible de soigner…

Bien qu’elle fasse partie des nouvelles pathologies du chat, la folie avérée existe bel et bien chez les félins : elle frappe environ 2 chats sur 1000.

Des chats qui ne survivent pas dans la nature

Dans la nature, un tel chat ne survivrait pas. Il y a 50 ans, quand les humains laissaient les chats se débrouiller avec leurs petits, la sélection se faisait naturellement : les chattes repoussaient les chatons « atypiques » de la portée. Parfois, elles les laissaient grandir pour sacrifier les chatons au moment du sevrage, afin de servir de leçon aux autres.

chaton

Mais à présent, on fait « vivre » tous les chatons : une chatte ne veut pas allaiter un petit ? On se jette sur le biberon, le lait maternisé, et hop ! On se retrouve avec certains chats malades par la suite et parfois des cas plus sévères, voir dangereux pour les humains.

Des exemples concrets

Le 1er cas que j’ai rencontré avait lacéré une personne handicapée en fauteuil pendant que sa fille faisait les courses. En rentrant la maman avait un œil crevé la poitrine lacérée et le visage en lambeaux… La fille ne voulait pas euthanasier cette petite chatte de 3 ans si gentille et câline.

Une sorte de transe

Elle ne s’entend pas avec les 4 autres chats de la maison, elle est toujours isolée du groupe, les autres crachent et griffent quand elle approche, la pauvre petite fait peine… Mais parfois, elle perd la raison, saute sur tout ce qui bouge et rentre dans une sorte de transe. Ce jour là, le fauteuil de la maman a bougé, la chatte étant dans cette sorte de transe, s’est sentie attaquée et elle a sauté sur le fauteuil dévisageant la pauvre femme.

chat attaque morsure

Les 5 fois précédentes, c’était la fille de 40 ans qui avait subit les assauts de la minette. Aucun traitement, la seule issue est l’euthanasie : il serait irresponsable de placer un tel chat s’il tombait dans un foyer avec enfants ce serait une catastrophe. Elle a du finir par la faire endormir, les attaques occasionnelles dans un premier temps, devenaient quasi hebdomadaires.

Un vrai danger pour les autres

Le 2eme cas rencontré : encore une chatte de 3 ans. Elevée au biberon, elle a toujours griffé et mordu. Depuis 2 ans environ elle attaque la dame ; elle semble dans le vague et là au moindre bruit, elle attaque. Le mari arrive à calmer la minette avec la voix, sa femme a eu droit à 3 séances de points de sutures en 2 ans. Et 4 fois, elle a pu se soigner elle-même.

Mais là, un bébé arrive, et le refus d’euthanasie se trouve remis en cause. Les maîtres décident d’attendre pour lui laisser une chance. 3 semaines plus tard, appel téléphonique, madame enceinte de 4 mois vient de faire une chute suite à l’attaque de la chatte, les bras lacérés, en rentrant des urgences, monsieur a décidé, il a emporté la minette chez le vétérinaire, il a eu très peur pour sa femme et a imaginé le pire avec son bébé à naître.

Une maladie méconnue

On ne sait pas grand-chose sur le développement de cette folie, vraisemblablement pas héréditaire. Le chat reste des heures à fixer le vague, sursaute facilement et fait des crises d’agressivité qui durent plusieurs heures voire plusieurs jours, avec une attaque sur humain ou autre animal de la maison, souvent le même sujet à chaque attaque.

C’est un chat qui ne s’intègre pas avec les autres chats de la maison ou du quartier, toujours à l’écart, les autres le fuient ou le chassent. Si on a l’occasion de voir plusieurs chats face au chat atteint de cette pathologie, on notera qu’ils ne l’affrontent jamais seuls, mais au moins à 2, sinon, ils fuient : en effet, le chat fou n’a aucun code aucun repère, et ne sera pas loyal lors d’une bagarre les autres le sentent et ne supportant pas que des règles établies soient bafouées préfèreront partir que de raisonner l’irraisonnable !

Des chats déconnectés

Dans une étude faite il y a plus de 10 ans par des vétérinaires, ils parlent de chats « déconnectés », le mot est juste ces chats n’ont aucune valeur, aucun respect, ils vivent dans leur monde, leur bulle, et si la réalité revient à eux, ils attaquent…

Ils balancent la tête en marchant, tournant en rond comme un lion en cage, miaulant ou feulant. Ils ont aussi tendance à chasser leur queue, ou des proies imaginaires pendant des heures.

Ils se replient sur eux même devenant apathiques, le regard « ailleurs ».

Boulimiques ou anorexiques, buvant beaucoup ou pas assez ; on peut constater un déficit de comportement  physiologique, en fait ce chat ne peut stopper son activité, tout simplement. Il en va de même de la propreté, évitant la litière, faisant sous eux ou dormant dans leurs excréments, ils ne font pas l’association besoins = recouvrir. La toilette devient obsessionnelle ou presque absente.

Ils ne réagissent ni aux caresses, ni aux mauvais traitements. On peut leur faire mal sans qu’ils bougent ou tentent de fuir. Ils n’agissent en fait jamais avec mesure et modération…

Les crises surviennent vers 18 mois, et se rapprochent de plus en plus avec une violence exponentielle… vers 3 ans on arrive à une crise par mois et si le chat reste « en vie » il arriverait à des crises quotidiennes vers 5 ans.

Une maladie aggravée par l’ennui

Ils sont écartés de la reproduction par leurs congénères, qui les fuient le plus possible.

On trouvera des symptômes bien plus prononcés chez le chat qui reste seul toute la journée et s’ennuie,l’ennui aggraverait la maladie. Au retour les maîtres deviennent des proies vivantes : attaques des mollets par exemple est chose courante.

On a vu certains de ces chats se noyer en buvant par exemple… Il est à noter qu’entre les crises le chat semble avoir un comportement normal, demander des câlins par exemple.

Le chat est ingérable et n’entend pas ce qu’on lui dit, ne reconnait aucune odeur, rien ne l’arrête. La seule personne qui peut le stopper est la mère de substitution qui avec sa voix peut le ramener à la réalité, si ce n’est pas la personne attaquée…

Bref, aucune chance de pouvoir vivre tranquille avec un chat fou, et le placer serait irresponsable. Imaginez que vous vouliez donner une chance à un tel chat, que vous appreniez dans les mois qui suivent qu’il a tué un chat, un chien ou blessé gravement un enfant ? Vous vous sentiriez coupable à juste titre. Un vétérinaire ou un comportementaliste pourront confirmer le diagnostic et éventuellement tenter un traitement qui s’il s’avère efficace pourra donner une réelle chance au chat. Dans le cas contraire, je ne suis pas pour l’euthanasie pour un rien, mais là je la recommande vivement.

A noter : la liste des symptômes de la folie n’est pas exhaustive, de plus un seul symptôme voir 2, ne signifient pas pour autant que votre chat est fou, seul une accumulation de faits peut nous pousser à confirmer la folie.

Marie-Hélène Bonnet
Comportementaliste du chat
http://www.comportement-chat.com

http://wamiz.com

La rive


Écrire en partageant  un plus avec les idées d’une personne d’une autre culture apporte aussi un autre savoir, les mots sont employé souvent différemment, ou encore des mots nouveaux surgissent de leur coin de pays.
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La rive

 

 

Tout  seul dans mon univers
Tu m’as jeté dans mon trou
Comme un vilain jouet pervers
Fermant ton cœur sous verrou

Après tant de mois d’oublie 
Tu reviens tel qu’un pandour
(1)
Comme un illettré jabli (2) 
Qui ne sait rien de l’amour

Sans blagues et sans aucune humeur
Tu veux  réveiller les souvenirs 
Avec un sourire qui fait peur 
Tu me vexe et augmente mon ire 

Nulle envie de braire 
Le mot immolé perd son charme
Pourquoi rester  frère ?
Où bien ennemis même sans armes !

Tu n’es qu’un oiseau, vautour
Épiant les signes de détresse
Et me griffer au détour
Mais quelle indélicatesse !

Je suis pour toi qu’un minable
Une existence sans raison 
Alors, que tu ailles au diable
Je t’oublie comme les saisons

Si les saisons se répètent
Pour alléger toute les peines
Ton amour n’est qu’une défaite 
Qui fait éclater mes veines 

Ton cœur, emblème de l’abstrait
Ton présent n’est que l’illusoire
Souligné de plusieurs traits
Tu n’as donc aucun savoir ?

A tout début, a toute fin
Je geins d’avoir commencer
Devant mes rêves en déclin ?
C’est une folie d’avancer ?

Rien ne peut plus me fendre
Je naîtrais de mes cendres
Et que le temps engendre 
Tout ce que j’ai de tendre

Rachel Hubert (Nuage) Saïd
30 Novembre 2003

(1) pandour : pillard soldat, soudard
(2)  Jablis : paysan sans instruction (au Maroc) Une commune portant le nom de Jabal, situé en montagne. Les jabli donnent importance à la terre pour survivre. Parler de douceur et de sentiments pour eux peut paraître comme un caractère féminin.

Tends tes mains


Toujours le même ami, qui passait des heures a parler de sa douce inaccessible, la famille lui a tourné le dos devant cet amour impossible d’ailleurs ils avaient un peu participer a mettre des obstacles … je copiais la discussion, enlevais mes réponses puis raccourcissait ses dires et prenait donc le fond de ses pensées pour écrire a ma façon
Nuage

Tends tes mains

 

 

Tends tes mains, tends tes mains
Et essaie de m’entendre
Sans répondre au refrain
Sortir de ce méandre
Sans blâmer, sans médire
Mon chagrin n’est que cendre
Je suis en plein délire
Je ne peux prendre ton corps
Mais peut-être ta conscience
Oublier tout remords
Implorant indulgence

Tends tes mains, tends tes mains,
Touches mon cœur, touches mes plaies
Que provoque ton dédain
La sècheresse de ton âme
A mon être mutilé
Me fait sentir infâme
Ton orgueil, m’a défié
Que dire de l’injustice
Que tu me fais subir
Une vie sans nul délice
Sans regard aux souvenirs

Tends tes mains, tends tes mains
Pour mes derniers soupirs
De mon esprit mondain
Mon audace n’a su fuir
Tu as creusé ma tombe
Devant mon entourage
Tout en larguant ta bombe
J’ai vu mon sarcophage
Les gens perce ma folie
Je n’ai rien su cacher
A toi, mon affection
Tes bras tendu au ciel
Sans atteindre ses piliers
Optant le virtuel
Et ainsi m’humilier

Tends tes mains, tends tes mains
Aux idées de folies
Recherche de mon destin
Cet espoir mon délit
Mes désirs conjuguer
Avec malheur et larmes
La corde est à mon cou
N’ai crainte, tu peux tirer
Je suis tellement à bout
La mort doit m’engouffrer
Mieux que cette solitude
Loin de ton cœur, ma lune
Sans toi, la vie est rude
Je n’ai que de rancune

Tends tes mains, tends tes mains
Avant le grand jugement
Pardon au Dieu Unique
J’ai cru clandestinement
A tes notes, ta musique
Mais, tu jouais si faux
Mensonges et mécréances
Sans guérison des maux
Refusant toutes alliances
Mes membres vont témoigner
D’avoir vouer l’amour
Et ma foi consigner
Dû à tes beaux discours

Tends tes mains, tends mains
Pour ce dernier adieu
Ce roman n’est plus sain
Mon poème un aveu
Mes mots ne sont que vent
Un frisson, au parcours
Ton oreille te touchant
De mes pulsions vautour
L’avenir n’est que désert
J’ai espéré en vain
Mon souffle était pervers
Maintenant c’est la fin

Rachel Hubert (Nuage)
29 Janvier 2003

Lettre à mon cœur


D’autres poèmes de la peine de cet ami a suivi, car cela a duré plusieurs mois voir plus d,un an, avant qu’elle s’atténue A tous les soirs sur MSN, il racontait quelques fois d’espoir mais souvent ce fut son désespoir que cet amour n’aboutisse point
Nuage

Lettre à mon cœur

Cet amour était signe d’un destin
L’éclat du tonnerre se fige en vain
Puis, deviens lumière blanche dans les cieux
J’ai surpris la tristesse dans ses yeux
Mon amour aurait sans doute vaincu
Cet état de solitude vécu

Je créais des palais en papier
Agrémenté de jardins princiers
Espoir qu’un jour des fontaines de marbres
Jaillissent au milieu de centaines d’arbres
Peut-être que le mur des amertumes
Reste  un cauchemar décrit par ma plume

Respirant à même son souffle errant
À la vue d’images de rires d’enfants
Que l’aquarelle colore ses joues rouges
J’ai cru que son cœur, pour moi seul bouge
Pour cette âme solitaire, j’ai juré
Donnant ma folie pour l’enivrer

Celui qui offre sa vie à une âme
Donne à l’humanité  tout un charme
Cette destinée, je cherchais refuge
Car mes sentiments étaient déluge

Ma vie, reflétait  que des tourments
A perdre l’esprit de discernement
Cette romance a réduit mon sommeil
A chercher souvenirs de merveille

Tout  n’était que simple magie de lune
Par sa voix musique de ma fortune
Laissant mes nerfs pincés à ses cordes
Que son influence en moi déborde
Malgré le temps, son hypocrisie
M’a aveuglé à croire au sursis

La faveur des sales jeux de ce monde
Par méprise a étouffé ma ronde
Mon cœur maintenant est divisé
Ma peau trouer, mes forces épuisées
Je ne cesse de seriner des mots
Sans trouver des remèdes à mes maux

Mon intérieur s’est trop révolté
Devant la déception récolté
Comment ai-je pu croire en cet amour !
Et me conduire comme un troubadour
En fait n’était que suicide d’une flamme
Donnant grande douleur  devant ce drame

Mon cœur tu murmures de si grands signes
De ton ire à ma faiblesse indigne
Montrant à ton tour le désespoir
Je ne peux adoucir mes déboires

Gavé en tout sens par les génies
Cette vérité en moi, je renie
Ma vision demeure dans ce mirage
Scruter le regard de cette image
Me laissant errer dans ce désert
Sans eau, sans amour a découvert
Je brûle par ma grande perte, d’un brasier
Qui consume mon destin humilié

Rachel Hubert (Nuage)
21 Janvier 2003

Solitude où folie


La solitude quand elle nous est étrangère, elle notre ennemie, souvent cette solitude imposée nous accapare l’esprit. Essayant de la fuir,  elle s’approche pour enfoncer son dard jusqu’au plus profond de l’âme … mais tranquillement l’apprivoisée, elle devient notre amie, notre complice
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Solitude où folie

 

Je cris dans la nuit noire, mon existence bossue
Parmi ces étoiles moires, qui m’ont tellement déçue
Ces ténèbres, mon histoire, me semble si décousue
Je cherche l’échappatoire, une promesse d’une issue

Cette dure solitude, cache une certaine folie
Silence d’une habitude qui est mélancolie
Sans aucun prélude, cet état me vieillie
Je me perds dans ce vide, dans ce trou avili

Où est l’ultime désir, qui errait dans ce ciel ?
Ce rêve me fait moisir, très loin de l’arc-en-ciel
Il me reste qu’à gésir, d’une vie qui n’est point miel
Je ne veux être vizir, juste toucher l’essentiel

Dites moi, j’ai fait quel crime, pour me mettre en prison ?
Pourquoi on me réprime, quelle est la vraie raison ?
Ce mystère me déprime, au fond de ma cloison
J’ai perdue mon estime, devant cette trahison

Je scrute avec ivresse, le chemin du bonheur
Quitter cette forteresse, un signe de mon malheur
Mon manque de grande tendresse, m’entraîne dans la laideur
Au creux de ma détresse, on a volé mon cœur

Suis-je peut-être trop naïve, car mon rire disparaît ?
Trop de larmes récidive, je vis à l’imparfait
Ma plume donne pour missive, d’un destin contrefait
Où est l’alternative, pour espérer mon souhait ?

Je ne sais plus que faire, ni quel espoir envier
Je sonde un autre repaire, dans mon âme falsifier
Je veux être volontaire, enfin être purifier
Pendant ce millénaire, d’un rêve revivifier

Rachel Hubert (Nuage)
17 Octobre 2002