Le Saviez-Vous ► Danger du sucre : 25 raisons qui prouvent ses méfaits sur votre santé


Le sucre, il en a partout sous différentes formes et sous différents noms. Il est donc difficile de tous les trouver. Il peut être la cause de diverses maladies en plus de l’embonpoint. Vouloir remplacer le sucre par des substituts n’est pas non plus une solution. Le mieux est de mieux choisir nos aliments et boissons pour diminuer notre apport en sucre
Nuage

Danger du sucre : 25 raisons qui prouvent ses méfaits sur votre santé

 

Lorsque vous en consommez, son petit goût plaisant vous fait oublier le danger du sucre. Mais sachez qu’il peut être extrêmement dommageable pour votre santé : voici pourquoi.

 PAR SYDNEY LONEY

 

Il malmène votre cœur

 

Les chercheurs de l’Université Harvard ont suivi des milliers d’adultes américains sur une période de 15 ans, et ont découvert que ceux qui consomment 25% ou plus de leur apport quotidien de sucre ajouté ont deux fois plus de chance de mourir d’une maladie cardiaque que ceux qui s’en tiennent à 10% ou moins par jour.

La plus grande source de sucre?

  • les breuvages sucrés
  • les boissons fruitées
  • les aliments à base de grains comme les muffins
  • les desserts lactés comme la crème glacée

« Sans sucre ajouté » ne signifie pas « santé »

Même si l’emballage indique « jus à 100% », cela ne signifie pas qu’il faut tout boire d’un coup. Le breuvage ne contient peut-être pas d’édulcorant ajouté, mais le sucre naturel qu’on y retrouve est bien plus concentré que ce que vous pourriez trouver dans un morceau de fruit. Contrairement aux oranges et aux pommes qui contiennent un haut taux de fibres, les jus proposent des calories vides et une valeur nutritionnelle minimale.

L’abus de sucre est lié à la démence

En 2017, des chercheurs de l’Université de Bath ont découvert un lien moléculaire entre les régimes sucrés et les causes de l’Alzheimer. Ils ont ainsi découvert que la glycation – une réaction naturelle dans laquelle le glucose agit sur les cellules – cause des dommages à une enzyme qui permet de réduire l’accumulation de protéines anormales dans le cerveau, une des caractéristiques de la maladie.

Le sucre n’excitera pas vos enfants, il fera pire que cela!

 

Une étude parue dans le Journal of the American Medical Association démontre que le sucre n’affecte pas le comportement des enfants.

« Ce pourrait tout simplement être la résultante de l’environnement où la nourriture est consommée (une fête par exemple), qui rendrait les enfants plus excités », selon Andrea D’Ambrosio, nutritionniste de Kitchener-Waterloo en Ontario.

Toutefois, le sucre augmente leur pression sanguine et leur taux de cholestérol. Une étude de 2016 sur l’obésité montre qu’en réduisant la quantité de sucre consommée par un enfant pendant 9 jours, les taux reviennent à la normale. Il faut faire attention au sucre qui bousille le cerveau.

Du sucre caché dans les collations

Smoothies : un demi-litre du précieux liquide contient de 30 à 80 grammes de sucre (une tablette de chocolat Hershey en contient 24).

Assortiment de fruits secs : toujours avoir un sac de fruits secs sous la main peut paraître un choix santé, mais 25% des marques commerciales contiennent jusqu’à 16 grammes de sucre par sachet.

Yogourt : un pot individuel de yogourt aux fruits peut contenir jusqu’à 22 grammes de sucre. Si vous y ajoutez des céréales granolas, vous faites monter ce chiffre à 28. Pourquoi ne pas opter pour le yogourt grec ? Découvrez 25 recettes pour vous régaler.

Vinaigrette : une salade comme repas s’avère être un choix judicieux… à moins de choisir la mauvaise vinaigrette. Certaines marques proposent des vinaigrettes françaises ou aux framboises qui contiennent plus de 5 grammes de sucre pour 2 cuillerées à soupe.

Gruau : Du gruau aromatisé semble être un bon choix santé pour les matins pressés, mais chaque sachet peut contenir jusqu’à 12 grammes de sucre. Doublez le chiffre si vous y ajoutez une cuillère à soupe de cassonade.

13 sachets de 5 livres

C’est la quantité de sucre que consomme en moyenne un Américain au cours d’une année, sans s’en apercevoir la plupart du temps. L’American Heart Association recommande que les hommes ne consomment pas plus de 9 cuillères à café (36 grammes) de sucre ajouté par jour (soit l’équivalent d’une barre de chocolat sucré) et pas plus de 6 (24 grammes) pour les femmes. Nous consommons en moyenne 19,5 cuillères à café (78 grammes) de sucre par jour… Voici des alternatives pour réduire votre consommation.

Un expert affirme que vous devez diminuer votre consommation – immédiatement!

Laura A. Schmidt, professeure à l’Université de Californie à San Francisco, s’inquiète des dommages causés par le sucre à notre organisme.

 C’est pourquoi elle est aujourd’hui chercheuse en chef pour SugarScience, un site universitaire créé dans le but d’être « la source incontestée de recherche et de documentation sur le sucre et ses impacts sur la santé ». Son conseil : «Avec tout ce que l’on peut lire de négatif sur le sucre, devrions-nous nous tourner vers autre chose?»

Les preuves s’accumulent contre la saccharine, l’aspartame et le sucralose. Certaines études démontrent que ces édulcorants causent du tort au microbiome que l’on retrouve dans les intestins. On les associe également au gain de poids et à l’intolérance au glucose – deux éléments pour lesquels on se tourne pourtant vers ce type de produit!

Comment faites-vous pour éviter de consommer ces sucres ajoutés qui s’immiscent dans notre alimentation? Je n’en ai tout simplement pas à la maison. Évacuez tout cela de votre environnement. Une fois que vous commencez à couper, vous perdrez cette envie de sucre. C’est une habitude liée au palais, et ça ne prendra pas beaucoup de temps pour s’en débarrasser. Vous remarquerez que vous serez soudainement capable de goûter le sucre naturel dans les aliments non transformés, et vous trouverez la nourriture transformée déplaisante.

Le sucre est aussi mauvais pour votre foie que l’alcool

Contrairement à d’autres formes de sucre, le fructose est transformé dans le foie. Bien qu’il se trouve dans sa forme naturelle dans les fruits, nous en consommons beaucoup trop en raison de notre amour de la nourriture contenant des édulcorants, ce qui augmente le nombre de maladies du foie non liées à l’alcool. Une preuve visible : le ventre de sucre (oui, comme le ventre de bière!). Comment cela survient-il? Le foie divise l’excédent de fructose en globules gras qui entament alors leur périple dans nos vaisseaux sanguins pour s’accumuler dans nos organes internes et dans le ventre. À l’instar des dommages causés par l’alcool, cela cause de l’inflammation et des cicatrices.

« C’est l’une des principales causes de la greffe du foie », indique la professeure Schmidt.

Les édulcorants « santé » ne sont pas meilleurs pour vous

Ceux qui tentent de couper dans leur consommation de sucre sont parfois attirés par les bienfaits antioxydants du sirop d’érable ou le pouvoir de guérison du miel. C’est une erreur.

Selon la nutritionniste Andrea D’Ambrosio, « le sucre n’ajoute pas une quantité intéressante d’ingrédients autres. Du sucre, c’est du sucre, alors il vaut mieux l’utiliser avec parcimonie, quelle que soit la forme sous laquelle il se présente ».

35 cuillères à café

L’adolescent moyen canadien consomme environ 172 grammes de sucre par jour, selon le Canadian Community Health Survey. Le plus grand responsable chez les 9-18 ans? Les boissons gazeuses. La surconsommation de sucre est directement liée au gain de poids, au diabète de type 2, à l’apparition de caries et à un haut taux de cholestérol chez les enfants. Au cours des 30 dernières années, le taux d’obésité chez les jeunes a triplé, selon les plus récents chiffres gouvernementaux.

Sucre et cellules cancéreuses

Une étude de l’Université du Texas à Dallas montre qu’un lien existe entre le sucre et les cellules cancéreuses du carcinome, qui sont difficiles à traiter et sont responsables du quart des cancers du poumon. Toujours selon l’étude, quatre types de cellules cancéreuses se « nourrissent » de sucre.

4,6

À l’instar d’un fumeur régulier, c’est le nombre d’années que vieillira prématurément votre corps si vous buvez un breuvage sucré de 20 onces tous les jours.

Le sucre pourrait vous tenir éveillé toute la nuit

Une étude du Journal of Clinical Sleep Medicine datant de 2016 démontre que la consommation d’une quantité appréciable de sucre (et de gras saturés, tout en délaissant les fibres) est directement associée à des nuits de sommeil agité et de mauvaise qualité.

Nous buvons trop de sucre liquide

 

Bonne nouvelle : nous buvons moins de boissons gazeuses. Les ventes de tels produits sont à leur plus bas depuis les 30 dernières années. Mauvaise nouvelle : les boissons de remplacement ne sont guère mieux. Les ventes d’eau aromatisée, de cafés et thés prêts à boire, de boissons énergétiques ou « sportives » sont en expansion. Chaque canette de boisson énergétique contient environ 30 grammes de sucre. Ce chiffre monte à 40 pour les boissons sportives, et 45 pour un café au lait (café latte). Voici 4 façons faciles de couper dans le sucre.

Le sucre s’en prend à votre cholestérol

Une étude de 2010 auprès de 8 495 Américains adultes publiée dans le Journal of the American Medical Association démontre que lorsqu’il y a augmentation de la consommation de sucre chez un individu, son taux de bon cholestérol descend, amplifiant ainsi le risque de maladie cardiovasculaire. Les femmes seraient plus sensibles à l’augmentation du taux de mauvais cholestérol lorsqu’elles consomment du sucre, dans la nourriture ou les liquides.

74%

C’est le pourcentage de nourriture « emballée » dans laquelle on retrouve du sucre ajouté, selon une étude parue dans le Journal of the Academy of Nutrition and Dietetics, qui a passé au peigne fin plus de 85 000 aliments vendus aux États-Unis.

Le sucre peut vous rendre triste

Terminer une mauvaise journée en vous attaquant à un pot de crème glacée Ben & Jerry’s pourrait empirer la situation. En 2015, des chercheurs du Columbia University Medical Center ont découvert que les femmes en post-ménopause qui consomment beaucoup de sucre et de grains raffinés ont plus de chance de souffrir de dépression, alors que ce risque décroît chez celles qui mangent plus de grains entiers, de légumes et de fruits non transformés. Voici ce qu’il faut faire pour éviter les excès de sucre.

Certaines étiquettes peuvent masquer la quantité de sucre

 

Pour la toute première fois en 20 ans, la Food and Drug Administration américaine jette un nouvel œil sur les étiquettes de produits emballés afin de faire la lumière sur le lien entre l’alimentation et les maladies chroniques. Un des changements apportés : identifier clairement la réelle présence du sucre dans les aliments.

Attention : vous mangez peut-être du sucre incognito

Voici 10 pseudonymes utilisés par les fabricants pour vous donner l’impression que ce que vous mangez ne contient pas de sucre :

  1. Amazake
  2. Caroube en poudre
  3. Sirop de maïs
  4. Dextrose
  5. Jus de canne à sucre évaporé
  6. Fructose
  7. Jus de fruits fait de concentré
  8. Sirop de maïs avec fructose
  9. Miel
  10. Malt

Le sucre vous fait perdre le souffle

Les chercheurs ont longtemps pensé qu’un lien existait entre les breuvages sucrés et l’asthme. Après analyse des cas de 146 990 adultes américains, ils ont découvert que ceux qui consommaient au moins deux boissons de ce type par jour étaient plus à risque de développer une maladie respiratoire.

Le sucre pourrait être pire que le sel pour l’hypertension

Selon une étude parue en 2010 dans le Journal 
of the American Society of Nephrology, une alimentation riche en fructose peut faire monter votre pression sanguine au-delà du seuil de 120/80, la limite maximale pour une pression dite normale. Dans une étude parue en 2014 dans le BMJ Open Heart, des experts prétendent que le sucre ajouté peut avoir un effet encore plus néfaste que le sel sur la pression sanguine.

C’est mauvais pour votre indice de masse corporelle

Des chercheurs de l’Université Reading, de Cambridge et de l’Arizona State ont analysé la consommation de sucre de 1 700 hommes et femmes âgés de 39 à 77 ans à Norfolk, au Royaume-Uni. Selon leur étude parue en 2015, ceux qui consommaient le plus de sucre avaient 54% de chance de souffrir d’embonpoint (un indice de masse corporelle au-delà de 25), en plus d’être plus susceptibles d’avoir masqué la véritable quantité de sucre ingurgité.

Le sucre ruine votre dentition…

  1. Votre dentiste a bien raison : le sucre cause des caries. Comment? Voici ce qui se passe réellement :
  2. Vous buvez un breuvage sucré au café du coin.
  3. Les bactéries qui se trouvent dans votre bouche prospèrent grâce au sucre qui leur donne de l’énergie.
  4. Ces microorganismes se multiplient, créant du même coup une mince plaque à la surface de vos dents.
  5. Cette plaque libère un acide qui dissout les minéraux en surface qui solidifient vos dents.
  6. Plus la plaque s’épaissit, plus les dommages seront importants. De petits trous apparaissent, et deviennent à la longue une carie. …

… et fait saigner vos gencives

La plupart des enfants savent faire le lien entre les bonbons et les dents cariées. Mais il ne faut pas oublier qu’une alimentation riche en sucre cause de l’inflammation au niveau des gencives et augmente le risque de maladie parodontale. C’est ce que démontre une étude parue dans l’American Journal of Clinical Nutrition en 2014. Les indices de maladie parodontale incluent la mauvaise haleine, le saignement des gencives et l’hypersensibilité des dents.

Vous êtes peut-être accro

 

Même si certains chercheurs sont en désaccord sur l’idée que le sucre pourrait créer une dépendance, une étude du Massachusetts Institute of Technology parue en 2015 démontre que la consommation de sucre fait monter le niveau de dopamine, un neurotransmetteur qui « récompense » le cerveau comme le font la nicotine et la morphine.

« Il y a des preuves que la consommation de sucre provoque des besoins et des réactions de sevrage, des réactions propres aux problèmes de dépendance », selon la professeure Schmidt. « On peut en voir les effets par RIM ».

De leur côté, des chercheurs australiens ont découvert que la médication utilisée pour soigner la dépendance à la cocaïne et à la nicotine, comme la varénicline, pourrait venir en aide à ceux qui surconsomment des produits sucrés. Voir les 9 signes qui prouvent que vous consommez trop de sucre.

 

http://selection.readersdigest.ca/

Le Saviez-Vous ► La transplantation a fait d’incroyables progrès depuis le 20e siècle


Avec les années d’essais, la transplantation d’organe, on évoluée, les réussites ont été plus grandes quand ils ont compris le rejet des greffons et ont pu réussir à contourner le problème. La liste est longue sur les organes qui ont été transplantés, tel que le coeur, rien, visage, peau, utérus etc ..
Nuage

 

La transplantation a fait d’incroyables progrès depuis le 20e siècle

 

.

Corps morceaux

La transplantation a fait d’incroyables progrès depuis le 20e siècle

CREATIVE COMMONS

Il y a 50 ans, en 1967, Christiaan Barnard réalisait la première greffe de coeur

En novembre 1967, Christiaan Barnard réalisait la première transplantation cardiaque en Afrique du Sud. 50 ans après, retour sur les dates clés ayant marqué le progrès médical dans le domaine de la greffe

Cinquante ans après la première transplantation cardiaque réalisée par Christiaan Barnard en Afrique du Sud le 23 novembre 1967, voici un rappel des grandes premières en matière de greffes d’organes, de membres et de tissus.

Les années 50 : 1ers essais sur le rein

REIN – DONNEUR DECEDE. Juin 1950 à Chicago (Etats-Unis) : le Dr Richard Lawler transplante le rein d’une personne décédée sur une femme atteinte d’une affection rénale. Le rein greffé est rejeté au bout de dix mois mais la patiente survit cinq ans.

REIN – DONNEUR VIVANT. Deux ans plus tard, la France se distingue avec la première greffe à partir d’un donneur vivant par l’équipe de Jean Hamburger à l’hôpital Necker à Paris. Le jeune receveur décède 21 jours après l’opération.

REIN – DONNEUR JUMEAU – En 1954 à Boston, l’équipe du Dr Joseph Murray réalise la première transplantation réussie d’un organe venant d’un donneur vivant : il s’agit de la transplantation d’un rein entre vrais jumeaux.

Les années 60 : on comprend la raison du rejet de greffe

1958-1964 Les travaux du Pr Jean Dausset aboutissent à la découverte du système HLA, une sorte de carte d’identité génétique de l’Homme, qui lui vaut le prix Nobel de Médecine en 1980. On comprend alors que pour qu’une greffe réussisse, il faut des systèmes HLA du donneur et du receveur proches et affaiblir le système immunitaire du receveur pour empêcher le rejet du greffon.

PEAU. En novembre 1869, le médecin suisse Jacques-Louis Reverdin réalise à Paris la première greffe moderne de peau : il a l’idée de couvrir avec de l’épiderme une plaie sur le coude gauche d’un malade en prélevant de la peau sur le bras droit du même patient.

FOIE. Mars 1963 à Denver (Etats-Unis) : la première greffe de foie est tentée par le professeur Thomas Starzl. Le patient décède peu après l’intervention.

POUMON. Juin 1963 à Jackson (Etats-Unis) : le Dr James Hardy réalise la première greffe de poumon. Le patient survit 18 jours.

CŒUR. Décembre 1967 au Cap (Afrique du Sud) : le Dr Christiaan Barnard effectue la première transplantation cardiaque. Le greffé survit 18 jours.

Les années 80 : arrivée de la ciclosporine, immunosuppresseur qui diminue le risque de rejets

La découverte des effets immunosuppresseurs de la ciclosporine, dérivé d’un champignon microscopique, a donné un nouvel élan aux greffes à partir du début des années 1980, permettant de réduire fortement les risques de rejet. Quelques années après en 1986 en France, les Prs Jean Dausset et Jean Bernard créent un Registre national de volontaires au don de moelle osseuse pour offrir aux malades sans famille une chance de trouver un donneur compatible.

CŒUR ARTIFICIEL. En décembre 1982, la première greffe d’un cœur artificiel, l’appareil américain Jarvik 7, est réalisée en à l’hôpital de Salt Lake City (Etats-Unis). Le greffé survit 122 jours.

Les années 90 : Bioéthique et greffe de main

En 1994 la loi de Bioéthique, relative au respect du corps humain, au don et utilisation des éléments du corps humain, est mise en vigueur en France.

LARYNX. Janvier 1998 (annoncée en 2001) à Cleveland (Etats-Unis) : greffe de larynx réussie sur un homme qui avait perdu ses cordes vocales dans un accident de moto.

MAIN.  Septembre 1998 à Lyon (France) : l’équipe du Pr Jean-Michel Dubernard greffe sur un Néo-zélandais de 47 ans la main d’un donneur (allogreffe). Clint Hallam se fera amputer en février 2001, après avoir abandonné son traitement anti-rejet.

Les années 2000 : le début de la greffe de visage

DEUX MAINS. Janvier 2000 : greffe des deux mains et de la partie inférieure des avant-bras, réalisée par le Pr Dubernard.

LANGUE. Juillet 2003 à Vienne (Autriche) : première transplantation de la langue réalisée sur un patient atteint d’un cancer.

VISAGE PARTIEL. Novembre 2005 à Amiens (France) : greffe de visage partielle (nez-lèvres-menton) sur une femme défigurée par son chien, réalisée par les équipes des professeurs Dubernard et Bernard Devauchelle.

PENIS. Une première greffe de pénis est pratiquée avec succès sur un Chinois en 2006. Celui-ci demande ensuite que l’organe soit retiré en raison de problèmes psychologiques.

Les années 2010 : greffe d’utérus fonctionnel réussie

VISAGE. Mars 2010 à Barcelone (Espagne) : une équipe de l’hôpital Vall d’Hebron dirigée par Joan Pere Barret réalise la première greffe totale réussie du visage sur un homme souffrant de difformité après un accident.

VISAGE ET OREILLES. Août 2015 à New York : l’équipe du professeur Eduardo Rodriguez au centre NYU Langone de New York réalise une greffe totale du visage avec cuir chevelu, oreilles et conduits auditifs, présentée comme la plus complète à ce jour.

UTERUS. Septembre 2014 à Gothenburg (Suède) : pour la première fois une femme donne naissance à un bébé après avoir bénéficié d’une greffe d’utérus.

https://www.sciencesetavenir.fr/

La crise de foie n’existe pas.


La crise de foie n’existe pas, mais les excès de table et bien arrosé peut provoquer non pas un problème de foie, mais de malaise digestif. Les détox qu’on nous propose souvent pour enlever les toxines ne sert pas à grand chose. Par contre, le foie peut être malade, c’est appelé le foie gras ou stéatose hépatique non-alcoolique, tant qu’à elle est diagnostiqué par le médecin qui est causé par autre chose
Nuage

 

La crise de foie n’existe pas.

 

Une fontaine de chocolat

Vous avez mal au foie, rien qu’à regarder cette fontaine de chocolat ? Pourtant la crise de foie n’existe pas !

© SEFA KARACAN / ANADOLU AGENCY / AFP

Par Sylvie Riou-Milliot

Ne blâmez pas le foie après les excès des fêtes. Mais l’estomac. Car la crise de foie est une vue de l’esprit made in France. En revanche, la maladie dite du foie gras existe bel et bien !

Les repas de fêtes ont été particulièrement riches et arrosés, vous vous êtes resservis sans modération et maintenant vous vous plaignez d’une crise de foie ?… Non, vous faites erreur, la crise de foie n’existe pas ! Bien qu’il s’agisse du plus volumineux organe du corps, ce pauvre foie n’y est vraiment pour rien. Alors, inutile de l’accabler. Vous aurez beau fouiller dans tous les livres de médecine, éplucher le moindre chapitre consacré à la gastroentérologie, pas une ligne sur cette spécificité d’ailleurs très française, aucune expression similaire n’existant dans les autres langues.

Dans un récent ouvrage, « La crise de foie n’existe pas » (éditions Marabout, 17,90 euros, 217 pages), le Pr Didier Samuel, chef de pôle au sein des hôpitaux universitaires Paris Sud et doyen de la faculté de médecine Paris Sud, y dit tout sur cet organe mal connu et considéré comme bien moins noble que le cœur ou le cerveau. Le spécialiste en profite pour tordre le cou aux idées reçues de la  ‘détox post-fêtes’. Exemple avec l’artichaut ou le radis noir,  certes bons pour la digestion mais pas pour le fonctionnement du foie. Idem avec les cures de jus de citron qui ne reposent sur aucun argument scientifique.

La maladie dite du soda ou du foie gras existe bien !

« La mode est à la tendance détox, écrit le gastro-entérologue, mais ce que tout le monde prend pour des problèmes de foie ne sont en général que des déséquilibres passagers de la digestion dus à des excès ».

Et s’il y a « crise », c’est au niveau de l’estomac et non du foie qu’elle se situe. Quant aux régimes dits purifiants, ils n’ont pas démontré d’effets sur les fonctions -bien réelles- de détoxification du foie. Par contre, si la crise de foie n’est donc qu’une vue de l’esprit, la maladie dite du soda ou du foie gras, la stéatose hépatique non alcoolique, connue également sous l’acronyme de la Nash (non alcoholic steato hepatitis), elle, existe bien. Alors, estomac ou foie, ne jouez pas la carte de la surcharge, mais plutôt celle de la modération.

https://www.sciencesetavenir.fr

Le Saviez-Vous ►7 bonnes raisons de manger des pommes cet hiver


Les pommes seraient un fruit de choix en cette saison froide. Tout le monde connaît le proverbe qui dit : manger une pomme par jour éloigne le médecin !. En fait, ce fruit ne guérit peut-être pas, mais il a plusieurs atouts qui aident à protéger le corps
Nuage

7 bonnes raisons de manger des pommes cet hiver

7 bonnes raisons de manger des pommes cet hiver

7 bonnes raisons de manger des pommes cet hiver

Grand classique de la saison froide à mettre dans notre assiette, la pomme n’en reste pas moins un concentré de bons nutriments qui nous aident à rester en forme.

Une pomme par jour éloigne le médecin… ce n’est pas pour rien que les qualités nutritionnelles de la pomme sont vantées depuis longtemps. Riche en antioxydants et en fibres solubles, ce fruit cumule les bienfaits pour la santé. En voici les principaux, pour convaincre même les plus réticents à ne pas s’en priver cet hiver.

Les dents

Les pommes ne remplaceront pas votre brosse à dents. Mais y croquer dedans stimule la production de salive dans la bouche, ce qui diminue les niveaux de bactéries et réduit ainsi les risques de caries.

La prévention

De nombreuses études citées par Best Health Mag mettent en avant l’effet protecteur des nutriments de la pomme. En consommer régulièrement permettrait de diminuer les risques de maladies neurodégénératives comme Alzheimer et Parkinson, de certains cancers, de diabète de type 2, de cataracte, et d’hémorroïdes. Les fibres et les composés antioxydants du fruit sont excellents pour le système digestif et pour la santé globale de l’organisme.

Le cœur

Les fibres solubles qu’on trouve dans les pommes se lient aux graisses de l’intestin. Résultat : une baisse du « mauvais » cholestérol, des artères en bonne santé, et un cœur en pleine forme. Manger des pommes, comme conseillait l’ancien chef de l’État Jacques Chirac, permettrait ainsi de réduire les risques de troubles cardiaques.

La digestion

Que vous soyez gêné par une constipation, ou par une diarrhée, les fibres des pommes peuvent vous aider. Soit elles absorbent l’eau en excès dans l’intestin et stimulent ainsi le processus de digestion, soit elles absorbent l’eau des selles, pour ralentir l’intestin. Ce bénéfice peut s’avérer particulièrement utile en cas de syndrome du côlon irritable, une maladie caractérisée par une constipation, de la diarrhée, des douleurs abdominales et des ballonnements.

Le poids

Pour gérer le poids et améliorer la santé globale, les médecins recommandent une alimentation riche en fibres, comme les pommes, qui apportent un sentiment de satiété associé à peu de calories. En maintenant un poids équilibré, nous évitons un grand nombre de maladies comme les troubles cardiaques, les accidents vasculaires cérébraux, l’hypertension artérielle, le diabète de type 2 et l’apnée du sommeil.

Le foie

Notre foie est responsable de l’élimination des toxines du corps. Si de nombreux régimes « détox » douteux peuvent se révéler peu efficaces, la consommation de pommes peut réellement soulager cet organe.

Le système immunitaire

Les pommes rouges contiennent un antioxydant appelé quercétine, capable de stimuler et renforcer le système immunitaire, surtout en cas de stress. N’oubliez pas de garder une pomme à portée de main pour toutes les situations difficiles.

http://www.santemagazine.fr/

Baumes à lèvres : certains contiennent des substances toxiques


L’hiver, les lèvres ont tendance à gercer, il est donc important de les hydrater. Les baumes à lèvres ne manquent sur le marché. Quel choisir et sur quels critères. Ce n’est pas parce qu’un baume à lèvre est cher qu’il est mieux, il semble qu’ils contiennent des ingrédients toxiques et que les enfants ont tendance a lécher le baume sur leurs lèvres et ingérer ces substances
Nuage

 

Baumes à lèvres : certains contiennent des substances toxiques

 

Femme appliquant du baume à lèvres.

Femme appliquant du baume à lèvres.

CHASSENET / BSIP

Par Stéphane Desmichelle

Selon UFC Que Choisir, la moitié des baumes à lèvres, utilisés par toute la famille, contiendraient des substances toxiques susceptibles d’être ingérées.

Cette enquête a de quoi faire pincer les lèvres. L’association de consommateurs UFC Que Choisir a analysé la composition des baumes à lèvres, ces cosmétiques un peu à part puisqu’utilisés généralement – plutôt en hiver – par l’ensemble de la famille. Y compris les enfants, qui bien souvent se lèchent les lèvres et donc… en ingèrent. Irréprochable, le stick ? Pas vraiment, selon leurs résultats. 

10 produits déclassés immédiatement

L’association a testé 21 baumes au total. Parmi eux, 10 ont été déclassés avant même d’évaluer leur efficacité, à cause de la présence – dans des quantités très variables – de Mosh et de Moah dans leur formule, deux composés issus des huiles minérales et parfois des hydrocarbures de synthèse et indésirables en raison de leur toxicité lorsqu’ils sont ingérés. Les Mosh peuvent s’accumuler dans l’organisme, notamment dans les ganglions lymphatiques et le foie. Et les Moah sont potentiellement cancérigènes. Ces deux types de composés avaient déjà été retrouvés dans l’alimentation en raison de la migration des composés d’huiles minérales dans les denrées alimentaires à partir des emballages en papiers et cartons recyclés.

L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation (Anses) a alors rendu un avis en mars 2017 dans lequel elle reste prudente sur leur utilisation, estimant « qu’une meilleure connaissance de la composition des mélanges est un prérequis avant de pouvoir proposer des recommandations d’ordre toxicologique ».

« Par ailleurs, au vu de l’étude récente de Barp et al. (2017) relatives au potentiel de bioaccumulation des MOSH chez le rat, il conviendrait de poursuivre les recherches concernant l’influence de la structure chimique des MOSH sur leur potentiel de bioaccumulation et leur toxicité, précise l’Anses. Ajoutant « qu’il est nécessaire, en priorité, de réduire la contamination des denrées alimentaires par ces composés ».

Autant de marques épinglées, dont Yves Rocher, Garnier, Labello, La Roche Posay ou encore Uriage (la liste exhaustive est disponible sur le site Internet d’UFC Que Choisir). Les 11 autres ont été classés selon leur efficacité hydratante, un test d’usage et leur étiquetage. Surprise, le produit ayant obtenu la meilleure note (13,3/20) est aussi le moins cher du marché (0,75 euro)… Il s’agit du baume Care de la marque Cien (Lidl). Toujours selon les auteurs du travail, il n’inclut pas d’huile minérale et se limite à trois allergènes, et il serait même le seul à hydrater correctement les lèvres.

https://www.sciencesetavenir.fr/

Pour les orques, tout n’est pas bon dans le grand requin blanc


Le grand requin blanc est réputé pour être un grand prédateur, mais il arrive que des orques les choisissent comme proie pour déguster leur foie qui est riche en protéine. En Afrique du Sud, les attaques des orques seraient un des causes de la disparition des requins blancs
Nuage

 

Pour les orques, tout n’est pas bon dans le grand requin blanc

 

Orque

Au moins trois requins ont été tués par des orques.

© AP/SIPA

Plusieurs attaques d’orques sur des requins ont été recensées ces derniers jours au large de l’Afrique du Sud. Ces dernière se délectent de leurs foies.

PROIES. Les grands requins blancs (Carcharodon carcharias) sont considérés comme les plus féroces prédateurs des océans. Une réputation largement acquise grâce au film Les dents de la mer réalisé par Steven Spielberg et qui n’est pas tout à fait usurpée. Mais même ces dangereux poissons peuvent devenir des proies. Ils sont par exemple parfois attaqués par des orques (Orcinus orca) comme en témoignent ces cinq cadavres découverts ces derniers jours échoués sur les côtes d’Afrique du Sud.

Le foie, un organe de choix

Repérées par des badauds qui ont alerté des associations locales comme Marine Dynamics et Dyer Island Conservation Trust, les carcasses ont été prises en charge par des scientifiques sous autorité du ministère de l’Environnement pour être autopsiées. Les premiers résultats des examens effectués sur trois d’entre elles révèlent que les requins ont bien subi des attaques d’orques et que ces dernières se nourries de leurs foies et au moins une fois du cœur.

Cette technique de chasse et d’alimentation des orques est mal documentée mais elle n’étonne pas les scientifiques qui rappellent que d’autres mammifères marins comme les lions de mer croquent parfois des requins plus petits que le grand blanc toujours pour déguster le foie. Cet organe est en effet riche en graisses et en éléments nutritifs. Et chez les requins il est très développé car en plus de son rôle dans la circulation sanguine, il est aussi un des éléments qui assurent la flottabilité de ces poissons dépourvus de vessie natatoire, un organe gonflé d’air et qui joue le même rôle pour d’autres espèces marines. Ces attaques d’orques ont provoqué la disparition de la plupart des grands requins blancs près des côtes d’Afrique du Sud, remarquent les membres de Marine Dynamics qui organisent habituellement des « Shark Tours » dans ces eaux connues pour abriter habituellement un grand nombre de requins. 

https://www.sciencesetavenir.fr/

e

Ces 7 signes clairs indiquent que votre foie est malade!


Le foie est un organe important et quand il est malade, le corps se dérègle
Nuage

 

Ces 7 signes clairs indiquent que votre foie est malade!

 

Le foie est un des organes les plus importants du corps humain. Ce dernier nettoie votre sang, aide votre corps à synthétiser les glucides et les lipides provenant de votre alimentation, en plus de stocker les vitamines (A, D, K et E) essentielles au bon fonctionnement de votre corps. Cela étant dit, le foie est également un des organes les plus fragiles.

Plusieurs substances peuvent nuire à son bon fonctionnement, notamment l’alcool, les médicaments et le sel. Cela étant dit, que vous ayez abusé de ces substances dangereuses ou non, comment savoir si votre foie est malade? C’est simple! Vous n’avez qu’à vous fier à ces 7 symptômes.

1 – Des nausées

Il s’agit normalement du premier signe indiquant que votre foie est en difficulté. Si vos nausées surviennent après avoir mangé, il y a de très bonnes chances qu’elles soient liées à un problème de foie.

2 – Des selles très pâles

Quelques problèmes hépatiques sont liés à l’incapacité du foie à produire des quantités normales de bile. Certes, si votre corps produit des quantités insuffisantes de ce liquide biologique favorisant la digestion des lipides (et donnant la couleur brunâtre à vos excréments), il y a de bonnes chances que vos « crottes » soient extrêmement pâles, voire blanches.

3 – Des douleurs dans la partie supérieure de l’abdomen

Les problèmes de foie occasionnent fréquemment des pincements ou des sensations de brûlure dans la partie supérieure de l’abdomen,soit juste en dessous des côtes. Notez que c’est à cet endroit que se trouve votre foie.

4 – La jaunisse

Si votre peau se décolore et commence à tirer vers le jaune, c’est probablement à cause d’un problème de foie. Certes, quand cet organe produit trop de bilirubine, cette substance peut se retrouver en trop grande concentration dans le sang et dans l’organisme. Ce surplus donne un teint particulier à la peau.

5 – Des démangeaisons

Si de la bile s’accumule sous votre peau, de sévères épisodes de démangeaisons peuvent en découler.

6 – De la fatigue

Généralement, les gens souffrant de problèmes hépatiques se sentent faibles, manquent d’appétit et sont excessivement fatigués.

7 – Des saignements et des bleus

Lorsque le foie ne fonctionne pas correctement, le corps a de la difficulté à assimiler certains nutriments et certaines protéines. Cela rend la coagulation sanguine nettement plus difficile. Conséquemment, des saignements de nez et l’apparition d’hématomes peuvent survenir.

http://www.unepommeparjour.com/

Le Saviez-Vous ► L’hépatite: 3000 ans d’histoire ou l’ABC d’une maladie


La jaunisse est une maladie connue depuis bien avant notre ère. Mais l’ABC de l’hépatite, il a fallu que des volontaires (plutôt victimes) de la Deuxième Guerre Mondiale, puis des enfants et autres personnes plus faibles pour mieux comprendre cette maladie
Nuage

 

L’hépatite: 3000 ans d’histoire ou l’ABC d’une maladie

Jacques Beaulieu

Chroniqueur et communicateur scientifique

«La jaunisse: si son corps est jaune, son visage jaune, ses yeux jaunes, si ses chairs deviennent flasques: c’est la jaunisse.»

Voici la description de la jaunisse telle que formulée près de sept cents ans avant Jésus-Christ sur des tablettes cunéiformes datant de l’apogée de l’empire Assyrien.

Une découverte surprenante

Issu d’une longue lignée d’érudits et d’aristocrates, Sir Austin Henry Lajard a connu, pour le moins, une vie bien remplie. Né à Paris en 1817, il fut connu comme un grand voyageur, un politicien engagé et un diplomate. On dit aussi de lui qu’il fut un collectionneur, un archéologue, un écrivain, un historien de l’art et un dessinateur. Passionné par les recherches archéologiques, il fut le premier à identifier Kuyunjik comme étant le site de l’ancienne ville de Ninive. Avec son protégé et élève Ormuzel Rassam, il découvrit dans les ruines d’un palais construit sous le règne d’Assurbanipal (668-626 ans avant J.C.), le dernier grand roi de l’Assyrie, une véritable bibliothèque constituée de 20 000 tablettes cunéiformes dont plus de 600 traitaient de la médecine.

De 1852 à 1880, Sir Lajard connaitra une carrière politique houleuse grâce à son caractère particulièrement enflammé. Il prit par la suite sa retraite à Venise où il consacra les dernières années de sa vie comme collectionneur et comme écrivain de l’histoire de l’art vénitien.

La première description d’une épidémie de jaunisse où l’on conseilla d’isoler les malades eut lieu à Mayence en Allemagne en 751 de notre ère.

La période antique

C’est dans le traité d’Hippocrate que l’on retrouve pour la première fois le mot ictère pour décrire cette maladie du foie. Il viendrait de la fouine (en grec: iktos), ce petit mammifère dont les conjonctives sont jaunes. Hippocrate préconisait un traitement qui, comme il l’écrivait : «réussissait dans la plupart des cas». Il s’agissait de ramollir la surface du corps par des bains chauds et lubrifier les intestins et la vessie, car selon l’illustre médecin, l’ictère est causé par une bile extrêmement agitée qui se fixe immédiatement au-dessous de la peau. Il était aussi d’usage d’appliquer des sangsues à l’anus. On pouvait aussi comprimer le ventre avec des bandelettes de tissu et faire respirer des odeurs fétides. D’autres auteurs de l’époque citèrent la jaunisse, dont Rufus d’Éphèse et Arétée de Cappadoce qui décrivait ainsi les symptômes de la maladie:

«La peau prend une teinte verdâtre ou d’un jaune qui tire sur le blanc, si les malades ont une jaunisse plus marquée; le sommeil est assez calme, peu troublé par des rêves. » (Arétée (de Cappadoce), Traité des signes, des causes et de la cure des maladies aiguës et chroniques, traduit du grec par M. L. Renaud, médecin, Paris, 1834, p.119)

Le Moyen-Âge et la Renaissance

La première description d’une épidémie de jaunisse où l’on conseilla d’isoler les malades eut lieu à Mayence en Allemagne en 751 de notre ère. L’évêque de l’époque écrivit au pape Zacharie pour l’informer qu’une épidémie d’ictère faisait rage dans sa ville. Le Saint-Père lui conseilla d’isoler les malades pour éviter une contamination encore plus importante. Il faudra attendre près de 15 siècles plus tard pour que cette idée de maladie contagieuse refasse surface. Elle est due à un médecin italien dont nous avons souvent parlé dans cette chronique : le docteur Girolamo Fracastoro.

Dans son ouvrage paru en 1546 et intitulé De Contagione et Contagiosis Morbis, il soutient la thèse que les épidémies ne sont pas l’œuvre de la vengeance de Dieu, mais bien d’organismes vivants si petits qu’ils sont invisibles à l’œil nu, organismes qu’il nomme seminaria contigionis.

L’origine du sapin de Noël

Quant à l’évêque qui avisa le pape Zacharie de l’épidémie de jaunisse, il n’était nul autre que Saint Boniface. Une charmante légende lui est d’ailleurs attribuée. Voulant convaincre les druides des environs de Geismar que le chêne n’était pas un arbre sacré, il fit abattre le chêne de Thor, vénéré et adoré pour sa robustesse. En tombant, l’illustre arbre écrasa tout ce qui se trouvait sous lui sauf un jeune sapin. Comme au même moment, Boniface prêchait sur la Nativité, il aurait déclaré :

«Désormais, nous appellerons cet arbre, l’arbre de l’Enfant Jésus».

Décidément, Boniface avait l’esprit aussi religieux que scientifique…

Une jaunisse contagieuse

Il faut dire qu’on avait remarqué depuis longtemps que la jaunisse suivait les armées lors des opérations militaires. On parlait même de jaunisse des camps. Mais malgré toutes ces présomptions sur l’origine infectieuse de certaines hépatites, un grand pathologiste allemand et politicien allait camper des positions niant littéralement l’existence d’agents infectieux. Pour Rudolph Virchow, toute maladie trouvait son explication par l’anatomie et la pathologie. Il élabora alors la théorie de l’ictère catarrhale qui serait reliée à des poisons putrides formés dans l’intestin ou encore provoquée par un choc nerveux occasionné par le passage de la vie civile à la vie militaire. C’est de ces observations que nous viendrait l’expression populaire qui veut qu’une grande émotion puisse déclencher une jaunisse (… en faire une jaunisse).

Pourtant plusieurs illustres médecins de ces époques militaient en faveur d’autres causes. Ainsi pour J.-P. Herliz en 1761, les jaunisses pouvaient être dues aux temps humides, au manque de nourriture ainsi qu’à la peine, la tristesse et certains troubles psychiques. Georges Dieulafoy parlait en 1898 d’ictère vernal ou automnal (Jean-Louis Payen, L’histoire de la jaunisse : Des Sumériens à nos jours, CHU Toulouse, Journée d’hépatologie de l’Hôpital Henri Mondor, 2001)

On injectait différents produits humains (sang, urine, jus duodénal, selles, mucosités nasales, etc.) provenant de personnes présentant des jaunisses à des individus sains.

    Les preuves de l’origine infectieuse s’accumulent

    Ce n’est que vers la fin du 19e siècle que la première observation scientifique permit de relier une infection à une jaunisse et ce fut le fruit du hasard et du sens d’observation d’un médecin allemand, le Dr A. Lürman. En effet, celui-ci, officier de santé publique, vaccina 1 289 ouvriers des chantiers navals de Brème contre la variole. Lürman suivit ces ouvriers et remarqua que 191 d’entre eux eurent une jaunisse suite à ces vaccinations. Qui plus est, seuls ceux vaccinés avec un certain lot développèrent la maladie. Il publia ses observations dans une revue allemande, mais sa découverte passa quasiment inaperçue (Lürman A., Eine icterusepîdemie, Berliner Klinish Wochenschrift, 1885; 22 : 20-27).

    Il n’existait pas de modèle animal où il aurait été possible de transmettre la maladie, ce qui limitait de beaucoup les expérimentations permettant d’isoler le ou les agents infectieux. La Seconde Guerre mondiale allait apporter l’occasion de contrer ce problème en utilisant des «volontaires» humains pour étudier la maladie. Durant ces expérimentations, on injectait différents produits humains (sang, urine, jus duodénal, selles, mucosités nasales, etc.) provenant de personnes présentant des jaunisses à des individus sains. À part ces prisonniers de guerre plus ou moins volontaires (ce devait être plutôt difficile de refuser lorsqu’on vous offre le choix entre mourir sur le champ ou participer à une expérience), plus tard des enfants handicapés mentaux furent aussi recrutés pour prendre part à des expériences similaires. Suite à ces multiples résultats, il fut possible dès 1947 de dégager deux types d’hépatites: l’hépatite A, pour celle transmise par voie oro-fécale et l’hépatite B, pour celle transmissible par le sang et ses dérivés.

    La découverte des agents viraux pour les hépatites A et B se fit durant les années 1960-1970. Le concept de virus Non A Non B fut élaboré vers 1975 par Stephen Feinstone, un grand spécialiste américain qui publia ses résultats dans le New England Journal of Medicine. Ce virus prendra le nom d’hépatite C en 1989 grâce aux recherches de Q. Choo, G. Weiner et de leurs collaborateurs. Tel fut donc l’ABC de cette maladie.

      http://quebec.huffingtonpost.ca/

      Les médicaments contenant du paracétamol potentiellement dangereux pour le foie


      Il y aura des nouvelles directives sur l’acétaminophène connu aussi sous paracétamol. Une mise en garde contre les doses excessives ou à long terme des dangers sur le foie
      Nuage

       

      Les médicaments contenant du paracétamol potentiellement dangereux pour le foie

       

       

      Une consommation à trop haute dose de ces... (PHOTO ARCHIVES BLOOMBERG)

      Une consommation à trop haute dose de ces médicaments peut provoquer «des dommages au foie qui peuvent, dans les cas graves, entraîner une insuffisance rénale, voire la mort», a mis en garde Santé Canada.

      PHOTO ARCHIVES BLOOMBERG

      Agence France-Presse
      OTTAWA

      Les médicaments contre la douleur contenant du paracétamol doivent désormais afficher clairement les dangers potentiels pour le foie en cas de consommation excessive de ces produits, ont indiqué jeudi les autorités sanitaires canadiennes.

      Les médicaments à base d’acétaminophène (paracétamol) comportent des risques, «surtout si la dose ou la durée recommandées sont dépassées», selon Santé Canada.

      Une consommation à trop haute dose de ces médicaments peut provoquer «des dommages au foie qui peuvent, dans les cas graves, entraîner une insuffisance rénale, voire la mort», a mis en garde Santé Canada.

      Le paracétamol est vendu dans le monde, la plupart du temps sans ordonnance, sous des marques diverses, dont Tylenol est la plus connue.

      Outre les risques bien connus sur le foie, des scientifiques avaient attiré l’attention des consommateurs l’an dernier sur une consommation de paracétamol sur le long terme en raison des risques rénaux et cardiovasculaires.

      Avec la nouvelle norme édictée par Santé Canada, les produits pharmaceutiques préparés sous ordonnance devront clairement limiter à 325 mg par comprimé la quantité d’acétaminophène.

      Les nouvelles directives s’appliquent immédiatement aux nouveaux produits que les laboratoires envisagent de mettre sur le marché canadien.

      Pour les produits déjà vendus dans les magasins, les groupes pharmaceutiques «ont 18 mois pour mettre à jour les étiquettes», a indiqué Santé Canada.

      http://www.lapresse.ca/

      Le Saviez-vous ► Il était une fois la maladie: la cirrhose du foie


      Je trouve intéressant l’évolution des diagnostics des maladies dans l’histoire médicale. Cette fois-ci en plus d’apprendre l’histoire de la cirrhose du foie, on apprend l’origine de deux expressions ainsi qu’un aperçu de la vie de l’inventeur du stéthoscope et que tout est relié d’une façon ou une autre au foie
      Nuage

       

      Il était une fois la maladie: la cirrhose du foie

       

      Jacques Beaulieu

      Chroniqueur et communicateur scientifique

      «Si on ne meurt pas aussi promptement d’une maladie de Foie que d’une maladie de Cœur, on en périt plus douloureusement.»

      C’est ce qu’écrivait Arétée de Capadocce dans son livre sur les maladies aigues au chapitre VI: «Des maladies aiguës du Foie».

      Selon ce médecin grec né au premier ou deuxième siècle après J.C. (selon les historiens), cinq causes pouvaient amener une maladie grave du foie: une blessure sérieuse, un amas putride et continuel de crudités (les temps ont changé, de nos jours, on encourage plutôt à en manger plus!), un excès de boisson, ou un refroidissement considérable.

      Il se produisait alors une inflammation dans la région des «portes», qui annonçait inexorablement la mort à assez brève échéance.

      Quelques siècles avant lui, Hippocrate avait dit:

      «Chez les ictériques, il est funeste que le foie devienne dur».

      Pour un autre médecin célèbre de l’Antiquité, celui qu’on nomma le père de la pharmacie, Claude Galien (Claudius Galienus), le foie est le lieu de fabrication du sang veineux (le sang artériel serait produit par le cœur). De ces observations, Galien proposa dès le premier siècle de notre ère un remède qui allait perdurer jusqu’au XIXème siècle: la saignée.

      Tant dans l’Antiquité qu’au Moyen Âge, philosophie, religion et médecine étaient intimement liés. Ainsi, selon Platon, le corps humain doit sa vie à quatre âmes: l’âme intelligente pensante, située dans le crâne. Cette âme est isolée du corps, mais peut communiquer avec lui par un isthme, le cou. Suit l’âme sensitive, sise au niveau du thorax et qui est responsable des émotions et du contact avec le monde environnant. Elle est isolée des niveaux inférieurs par le diaphragme, que les anciens considéraient comme poreux, ce qui permettait une communication entre l’âme sensitive et celle qui suivait: l’âme appétitive. Son siège principal en était le foie. Cette âme est responsable du désir, de la faim, de la soif et du bien-être. L’âme appétitive aurait la possibilité de projeter sur la paroi externe du foie des images que l’âme intelligente pouvait observer. De là, l’origine des rêves, des pressentiments et des divers états d’âme.

      C’est pourquoi les augures, ces prêtres romains que l’on consultait avant de prendre une décision importante, cherchaient dans les foies d’animaux sacrifiés les présages et autres divinations, d’où l’expression: de bons (ou mauvais) augures.

      Plus bas encore serait l’âme de la reproduction responsable de l’envie de l’union charnelle. Ainsi peut-on lire dans Histoire du développement de la biologie Volume III, de Hendrik C.D. de Wit (Presses Polytechniques et universitaires Romandes, page 261-262), qu’il est écrit dans le Timée de Platon:

      «L’âme appétitive (du désir) habite dans la cavité abdominale au-dessus du nombril. Elle est complètement séparée de l’âme sensitive par le diaphragme. L’âme appétitive n’a pas de réflexion, elle n’a pas l’intelligence raisonnable et est entièrement passive. Elle enregistre la faim et la soif, l’envie, le bien-être et les crispations. L’âme des plantes descend de l’âme appétitive. (…) Plus loin encore, il semble que les organismes animaux aient une possibilité d’avertir l’âme intelligente par le biais de l’âme appétitive. Celle-ci peut projeter des images sur la surface plate et lisse du foie, images que l’âme intelligente observe et c’est là l’origine des rêves, des pressentiments et de toutes sortes d’états d’âme dans notre conscience. Il semble bien qu’aucune âme ne puisse habiter dans cette cavité située au-dessous du nombril, remplie des méandres intestinaux. Pourtant une quatrième âme y réside, l’envie de l’union charnelle; c’est une âme dont la qualité est si basse qu’elle mérite à peine le nom d’âme.» (Référence).

      Ceux qui croient que les tabous sexuels sont d’origine judéo-chrétienne doivent admettre que Platon, plus de quatre siècles avant Jésus-Christ, n’avait donc pas en haute estime cette quatrième âme…

      Au Moyen Âge, certains «médicaments» feront leur apparition. On les retrouve chez les apothicaires (ancêtres des pharmaciens). Ils sont sensés rééquilibrer les humeurs. Ils doivent être composés d’ingrédients appartenant aux trois règnes: animal, végétal et minéral. On y ajoute très souvent des pierres précieuses, dont la réputation d’être magique est reconnue. Il n’y avait alors pas trop de gêne à mélanger chimie et magie! De plus, elles servaient à améliorer l’aspect des remèdes, de là est née l’expression: dorer la pilule.

      Le terme «cirrhose» ne fit son apparition qu’au début du dix-neuvième siècle. Et on le doit à l’illustre inventeur du stéthoscope.

      Une plante au nom évocateur

      Au Moyen Âge, on utilisait souvent une plante nommée Chardon-Marie pour chasser la mélancolie, cette bile noire associée à diverses maladies du foie. L’usage en avait été emprunté à la période de l’Antiquité où Pline le jeune recommandait à tous ceux qui souffraient de problèmes hépatiques ou biliaires de boire le jus de cette plante.

      Quant qu’au nom sous lequel, elle était connue au Moyen Âge, son histoire mérite d’être citée. Elle était connue d’abord sous le nom latin de Sylibum, qui signifie: chardon comestible. S’est ajoutée le terme marianum. Une légende raconte que la Vierge Marie, dans la fuite de sa famille vers l’Égypte, se serait cachée dans un bosquet avec l’enfant Jésus pour échapper aux soldats d’Hérode. Elle aurait alors donné le sein à son enfant et quelques gouttes de lait sont tombées sur les feuilles du chardon, ce qui lui conféra des nervures blanches. C’est pourquoi, en plus des applications thérapeutiques confirmées pour les problèmes hépatiques, la plante connut une certaine application, non encore démontrée, comme favorisant la lactation chez les nouvelles mères.

      Le mot «cirrhose»

      Bien que, comme nous l’avons vu, la maladie était connue depuis l’Antiquité, le terme «cirrhose» ne fit son apparition qu’au début du dix-neuvième siècle. Et on le doit à l’illustre inventeur du stéthoscope: René Laennec. Il ajouta au suffixe «ose» le terme grec «kirrhos», qui signifie: d’un jaune roux. C’est ainsi qu’en 1819, cette maladie fut enfin identifiée.

      Une courte vie bien remplie

      René Laennec est né à Quimper en 1781. Bien des carrières se décident en bas âge causées par des grands chocs émotifs. Ainsi, la mère de René décéda de tuberculose alors que celui-ci n’avait que 5 ans. Confié à un de ses oncles, médecin et directeur du département de médecine à Nantes, le jeune Laennec décide d’y faire carrière.

      Très tôt, il se spécialisa dans les maladies pulmonaires et adopta une nouvelle technique inventée par le docteur autrichien Leopold Auenbrugger, médecin personnel de Napoléon. Le docteur Auenbrugger avait mis au point une méthode d’auscultation en frappant avec le doigt un organe et en écoutant le bruit qui en résultait. Cette méthode s’avérait particulièrement efficace pour ausculter les tuberculeux et déterminer l’étendue de la maladie.

      Pratiquant cette méthode, le jeune docteur Laennec remarqua en passant près d’un parc que des enfants s’amusaient en grattant l’extrémité d’une longue poutre avec une épingle, tandis qu’à l’autre bout de la poutre, d’autres écoutaient les sons ainsi produits. De retour à l’hôpital où il exerçait, il s’empressa de prendre une feuille de papier, l’enroula et en posa une extrémité sur le thorax d’un patient et l’autre sur son oreille, il entendit alors nettement les bruits du cœur et ceux de la respiration. Il venait d’inventer ce qu’il appela d’abord, le «pectorilogue», pour le perfectionner et lui donner son nom définitif: le stéthoscope.

      Laennec contribua à plusieurs autres domaines de la médecine, étant le premier à reconnaître comme telle la maladie qu’il appela cirrhose, la péritonite, le mélanome. Il a aussi fait une description bien détaillée des métastases pulmonaires du mélanome. Sa devise était inscrite dans l’ouvrage qu’il publia en 1819 et pouvait se lire ainsi:

       «la partie la plus importante de notre art consiste à être en mesure d’observer correctement».

      René Laennec mourut, à peine âgé de 45 ans, d’une tuberculose que son neveu diagnostiqua avec le stéthoscope qu’il avait inventé. René Laennec était aussi reconnu comme un fervent croyant et sa charité envers les pauvres était de notoriété publique.

      http://quebec.huffingtonpost.ca/