Science décalée : l’homme qui faisait de la bière dans ses intestins


Un syndrome heureusement rare, mais qu’il est heureusement possible de soigner. La flore intestinale est importante, si elle est endommagée un champignon peut s’y installer
et changer le sucre, pâte, pomme de terre … en alcool et augmenter considérablement le taux d’alcoolémie dans le sang
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Science décalée : l’homme qui faisait de la bière dans ses intestins

 

Par Janlou Chaput, Futura

Publié le 04/11/2017

Un États-Unien de 61 ans se présente aux urgences pour cause de vertiges. L’éthylomètre révèle une alcoolémie de 3,7 g/l. Pourtant, l’individu promet qu’il n’a pas bu une goutte d’alcool. Menteur ou victime d’un syndrome rare ? La deuxième hypothèse, évidemment !

Drôle d’histoire que celle qui est récemment arrivée à un Texan. Ce sexagénaire était ivre alors même qu’il affirmait n’avoir rien bu. D’où venait cet alcool qui lui gâchait la vie ? Les résultats de cette enquête sont parus dans l’International Journal of Clinical Medicine.

Le contexte : ivre sans boire d’alcool

En novembre 2009, un homme se présente aux urgences d’un hôpital texan. En revenant de l’église, il raconte souffrir de vertiges importants. Les symptômes classiques d’une intoxication alcoolique. L’éthylomètre est sans appel : 3,7 g d’alcool par litre de sang, soit 7 fois plus que ce qui est autorisé en France pour conduire (0,5 g/l). Aurait-il abusé du vin de messe ? Le sexagénaire nie les faits, mais le personnel médical doute de sa bonne foi. Pourtant sa femme, infirmière, confirme les propos de son mari.

Un cas étrange qui interpelle Barbara Cordell, du Panola College et Justin McCarthy, gastro-entérologue dans la ville de Lubbock. Et si ce patient disait vrai ? En discutant avec lui, ils apprennent que l’homme a subi une opération du pied qui l’a obligé à prendre par la suite un traitement antibiotique. Depuis, il disait se sentir mal après avoir bu deux bières et ressentait même l’ébriété sans avoir consommé d’alcool.

C’est alors que son épouse, intriguée par la question, a expliqué avoir mené ses propres recherches et suppose que son mari souffre du syndrome de fermentation intestinale, un trouble rare et très peu documenté. Alors, en avril 2010, le protagoniste est invité à revenir pour participer à une petite expérience afin de vérifier l’hypothèse.

L’étude : les levures de la bière dans les intestins

Il est placé dans une chambre et interdit de visite. Ses affaires sont fouillées de manière à s’assurer qu’aucune fiole d’alcool n’y est cachée. Ainsi isolé durant 24 h, le patient reçoit une alimentation riche en sucres, avec notamment des friandises. Toutes les deux heures, l’alcoolémie est évaluée par un éthylomètre. Verdict : son taux d’alcool dans le sang est monté jusqu’à 1,2 g/l. Des prélèvements révèlent la présence dans ses intestins d’une levure :

 Saccharomyces cerevisiae.

La levure Saccharomyces cerevisiae est un champignon unicellulaire circulaire très familier et surtout non pathogène. Sauf dans certains cas... © AJC1, Flickr, cc by nc sa 2.0

La levure Saccharomyces cerevisiae est un champignon unicellulaire circulaire très familier et surtout non pathogène. Sauf dans certains cas… © AJC1, Flickr, cc by nc sa 2.0

Ce champignon unicellulaire est célèbre car il est aussi bien utilisé par les boulangers pour faire lever le pain que par les brasseurs pour alcooliser la bière (d’ailleurs, cerevisiae et cervoise ont la même étymologie). Retrouvée fréquemment, cette levure n’est normalement pas pathogène car elle ne fait que transiter dans le tube digestif. Malheureusement pour cet Américain, les antibiotiques utilisés après son opération ont probablement débarrassé son tube digestif d’une bonne partie de sa flore intestinale. Le champignon a donc profité du vide pour coloniser les lieux.

Ainsi, à chaque fois que cet homme consommait sucré (friandises, pâtes, pommes de terre, soda, etc.), les levures transformaient le glucose en éthanol pour produire l’énergie nécessaire à leur métabolisme. Voilà pourquoi l’alcoolémie montait parfois en flèche. Six semaines de régime sans sucre combiné à un antifongique ont eu raison des levures.

L’œil extérieur : une maladie rare, des conséquences importantes

Dans la littérature scientifique, seules quelques situations similaires ont été rapportées. Dans les années 1970, une bonne douzaine de cas ont été décrits dans deux études. Mais sur les 30 dernières années, on en dénombre moins qu’il n’y a de doigts sur une main. Évidemment, dans un premier temps, les médecins sont un peu stupéfaits, car il est bien plus fréquent d’avoir affaire à des personnes alcoolodépendantes qui se cachent pour boire. Ici, ce n’est pas le cas. Cependant, il peut arriver que le traitement soit le même : certains patients, notamment une adolescente de 13 ans, ont eu droit à une cure de désintoxication pour apprendre à supporter le manque.

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Trois jours dans la peau d’un chasseur-cueilleur vont-ils améliorer mon microbiote?


Une expérience de vie qui a dut être très intéressante à vivre. 3 jours avec les derniers chasseurs-cueilleurs de la planète en Tanzanie. Vérifié si ce mode vie permet à une meilleure santé intestinale. Il semble que oui par une augmentation de la diversité microbienne. On ne peut pas vivre partout ce genre d’expérience, mais nous pouvons diversifier notre alimentation pour rechercher de meilleurs aliments qui seraient rassasiant et aiderait à prévenir l’obésité et autres maladies
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Trois jours dans la peau d’un chasseur-cueilleur vont-ils améliorer mon microbiote?

 

Les Hadza, qui vivent en Tanzanie, ont l'une des flores intestinales les plus riches à travers la planète I Jeff Leach

Les Hadza, qui vivent en Tanzanie, ont l’une des flores intestinales les plus riches à travers la planète I Jeff Leach

Tim Spector

Plus votre flore intestinale est riche et diverse, moins vous avez de chance de tomber malade.

De plus en plus d’indices suggèrent que, plus votre flore intestinale est riche et diverse, moins vous avez de chance de tomber malade. Le régime alimentaire est la clé pour maintenir cette diversité. Cela fut démontré de manière frappante lorsque mon fils Tom, étudiant britannique, imita pour les besoins de la science le réalisateur du documentaire Super Size Me en suivant un régime purement McDonald’s. Au bout de seulement quatre jours, le nombre de ses microbes bénéfiques avait significativement baissé.

Des résultats similaires ont été obtenus dans des études plus larges, à la fois chez l’homme et chez l’animal.

Votre microbiote intestinal est constitué d’une vaste communauté de milliards de milliards de bactéries ayant une influence majeure sur votre métabolisme ainsi que sur votre système immunitaire et votre humeur. Ces bactéries et champignons colonisent chaque recoin de votre tube digestif. Leur diversité, reflétant le nombre et la richesse en espèces différentes, est le meilleur indicateur de votre santé intestinale globale. La majeure partie des 1 à 2 kilos de cet «organe microbien» est situé dans votre colon (la partie la plus importante de votre gros intestin).

Nous observons les plus gros changements microbiens chez les personnes suivant un régime alimentaire peu sain, avec un microbiote instable et d’une faible diversité. Ce que nous ne savions pas, c’était si un microbiote sain et stable peut être amélioré en seulement quelques jours. L’opportunité de tester cette hypothèse d’une manière peu habituelle s’est présentée quand mon collègue Jeff Leach m’invita à une expédition de terrain en Tanzanie, où il vivait et travaillait chez les Hadza, un des derniers groupes de chasseurs-cueilleurs du continent africain.

Chasseurs de la tribu Hadza. Jeff Leach, Author provided

Direction la Tanzanie

Mon microbiote est plutôt sain actuellement et, parmi les premières centaines d’échantillons que nous avions testés dans le cadre d’un précédent projet, celui de l’entreprise de test du microbiote MapMyGut, j’avais la plus grande diversité au niveau intestinal. Une grande diversité est associée à un faible risque d’obésité et d’autres nombreuses maladies. Les Hadza ont une des diversités les plus riches de la planète.

La méthodologie de recherche fut conçue par Jeff qui me suggéra de me nourrir exclusivement comme un chasseur-cueilleur pendant trois jours, lors de mon séjour dans son camp. Je devais évaluer mes microbes intestinaux avant, pendant et après mon séjour en Tanzanie. Je n’avais pas le droit de me laver ou d’utiliser des lingettes désinfectantes. De plus, on attendait de moi que je chasse et cueille le plus possible avec les Hadza. Cela impliquait de se trouver au contact du caca des bébés Hazda et des babouins traînant aux alentours.

Pour nous aider à faire des enregistrements lors du séjour, j’étais accompagné de Dan Saladino, l’intrépide présentateur et producteur de l’émission de cuisine de la radio britannique BBC 4, qui préparait une émission spéciale sur les «microbes Hadza».

Après un vol long et épuisant jusqu’à l’aéroport Mont Kilimandjaro en Tanzanie, nous restâmes une nuit à Arusha, une ville au nord du pays. Avant de partir, le matin suivant, je produisis mon échantillon de caca de référence.

Suite à un voyage de huit heures dans un Land Rover sur des chemins cahoteux, nous arrivâmes. Depuis le sommet d’un grand rocher, Jeff nous fit signe de nous rapprocher pour observer, sur le lac Eyasi, le plus beau lever de soleil au monde. Là, au milieu des roches du célèbre site de fossiles des gorges d’Olduvai, avec en ligne de mire les plaines du Serengeti, Jeff nous expliqua que nous ne serions jamais plus proches du berceau du genre Homo.

Un régime vieux de millions d’années

Les Hadza recherchent les mêmes animaux et les mêmes plantes que les humains ont chassés et ramassés pendant des millions d’années. Il est à noter que le tango dansé entre l’humain et les microbes depuis une éternité a probablement dessiné notre système immunitaire actuel et nous a construit tel que nous sommes aujourd’hui. Être sur la terre des Hadza avait donc un sens primordial pour moi.

À la différence des Hadza qui dorment auprès du feu ou dans des huttes en herbe, on m’avait donné une tente et dit de bien la fermer à cause des scorpions et des serpents. Je devais être attentif à l’endroit où je marchais si j’avais une envie nocturne pressante. Après une nuit riche en émotions mais peu reposante, une grosse pile de cosses de baobabs cueillies pour mon petit déjeuner m’attendait.

Le fruit du baobab est la pierre angulaire du régime Hadza, rempli de vitamines, de graisse dans ses graines, et bien sûr, d’une dose significative de fibres. Nous étions entourés de baobabs, s’étendant à perte de vue. Leur fruit a une coque similaire à la noix de coco mais la leur se brise facilement pour révéler une chair blanchâtre autour d’un gros noyau riche en graisse. La haute teneur en vitamine C donnait un goût de citron plutôt inattendu.

Les Hadza ont mixé les parties charnues avec de l’eau puis ont mélangé vigoureusement pendant deux à trois minutes avec un bâton jusqu’à obtenir une mélasse épaisse et laiteuse. Celle-ci fut ensuite filtrée tant bien que mal pour couler dans une tasse pour mon petit déjeuner. Ce fut, à ma grande surprise, plaisant et rafraîchissant. Comme je n’étais pas sûr de ce que j’allais manger d’autre en ce premier jour, j’en pris deux tasses et me sentis tout à coup totalement repu.

«Un peu comme si j’avais mastiqué du céleri dur et terreux»

Mon encas suivant fut composé de baies sauvages provenant des nombreux arbres entourant le camp –les plus communes étant les baies de Kongorobi. Celles-ci, rafraîchissantes et légèrement sucrées, contiennent vingt fois plus de fibres et de polyphénols que les baies cultivées. Elles me garantissaient un puissant carburant pour mon microbiote intestinal. On me proposa ensuite un déjeuner à base de tubercules à haute concentration en fibres, déterrées et jetées dans le feu par les femmes de la tribu. Ce fut plus difficile à manger –un peu comme si j’avais mastiqué du céleri dur et terreux. Je n’ai pas demandé une seconde portion mais n’ai pas non plus eu faim, sans doute grâce à mon petit déjeuner riche en fibres. Personne ne sembla s’intéresser à un éventuel dîner.

Des femmes Hadza font légèrement griller des tubercules riches en amidon et en fibres. Jeff Leach, Author provided

Quelques heures plus tard on nous demanda de nous joindre à une partie de chasse pour débusquer des porcs-épics –une gourmandise rare. Même Jeff, durant ses quatre ans passés à travailler sur le terrain, n’en avait jamais goûté.

Deux porcs-épics de 20kg chacun furent traqués de nuit jusqu’au fond des galeries qu’ils avaient creusées pour s’approcher d’une termitière. Après plusieurs heures passées nous-mêmes à creuser –en évitant soigneusement leurs épines, aussi coupantes que des lames de rasoir– les deux animaux furent ramenés à la surface. Un feu fut allumé. Les épines, la peau et les organes importants furent disséqués d’une manière experte, puis le cœur, le foie et les poumons cuisinés et mangés aussitôt.

Un chasseur Hadza retourne au camp avec un porc-épic dépecé jeté sur son épaule. Jeff Leach, Author provided

Peu de temps à chercher à manger

Le reste des grasses carcasses fut ramené au camp pour un repas commun. Cela avait un goût de cochon de lait. Nous avons eu un menu similaire les deux jours suivants, avec un plat principal composé de damans –un étrange animal à fourrure et à sabots, ressemblant à un cochon d’Inde, pesant environ 4kg– un cousin de l’éléphant, aussi étonnant que cela paraisse.

Notre dessert, récolté en haut d’un baobab, fut le meilleur miel que j’aurais pu imaginer – avec, en bonus, un rayon de miel plein de protéines et de graisses provenant des larves d’abeilles. La combinaison du gras et du sucre rendit notre dessert le plus dense en énergie que l’on puisse trouver dans la nature. Il a sans doute pu rivaliser avec la découverte du feu quant à son importance au titre de l’évolution.

Sur les terres Hadza, rien n’est gâché ou tué sans raison. Cela dit, les membres de la tribu mangent une incroyable variété de plantes et d’animaux (environ 600, la plupart étant des oiseaux) par rapport à nous, en Occident. Ce qui m’étonna le plus, était le peu de temps qu’ils passaient à chercher de la nourriture. Quelques heures par jour leur suffisaient –aussi simple que d’aller au supermarché. Quelle que soit la direction où vous alliez, il y avait de la nourriture au-dessus, sur, et en dessous du sol.

Une énorme augmentation de la diversité microbienne

Vingt-quatre heures plus tard, Dan et moi étions de retour à Londres, lui avec ses précieuses cassettes audio et moi avec mes échantillons de caca chéris. Après en avoir produit quelques un de plus, je les envoyai au laboratoire pour analyse.

Les résultats montrèrent des différences claires entre l’échantillon de départ et celui produit après trois jours de mon régime de glaneur. La bonne nouvelle était que ma diversité microbienne intestinale avait augmenté d’un incroyable 20%, avec des microbes africains totalement nouveaux, par exemple ceux de l’espèce phylum Synergistetes.

La mauvaise nouvelle fut qu’au bout de quelques jours, mon microbiote revient vers qu’il était avant mon voyage. Mais nous avions appris quelque chose d’important. Votre régime et votre santé intestinale peuvent être bon, mais ils ne le seront jamais autant que ceux de nos ancêtres. Chacun devrait faire l’effort d’améliorer sa santé intestinale grâce à un régime et un style de vie plus sauvage. Être plus aventurier dans notre cuisine quotidienne, se reconnecter à la nature et la vie microbienne qui lui est associée, pourrait être la seule chose dont nous ayons besoin !

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6 règles d’or pour que votre cerveau continue de fabriquer de nouveaux neurones


Peu importe l’âge que nous avons, des neurones meurs alors que d’autres sont en fabrication. Il y a quand même des conditions pour améliorer cette fabrique de neurones. Elles sont simples, comme une bonne alimentation, activité physique, voir des gens, apprendre des choses utiles etc ..
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6 règles d’or pour que votre cerveau continue de fabriquer de nouveaux neurones

 

Cerveau : 6 règles d'or pour continuer à fabriquer des neurones

Représentation d’un neurone sur fond noir.

© SUPERSTOCK/SUPERSTOCK/SIPA

Par Stéphane Desmichelle

Saviez-vous que, à n’importe quel âge, votre cerveau a le pouvoir de fabriquer en permanence de nouveaux neurones ? A condition de respecter quelques principes.

La production de nouveaux neurones ne s’arrête jamais. Des chercheurs ont observé que dans une région du cerveau impliquée dans la formation des souvenirs et la gestion des émotions – l’hippocampe -, les anciens neurones étaient remplacés par d’autres, fraîchement produits à partir de cellules souches. Et chacun de nous aurait ce potentiel, quel que soit notre âge. Rassurant. Sauf que, d’après le Pr Pierre-Marie Lledo, lors de la deuxième édition du colloque S3 Odéon, les expériences chez les souris ont montré que cette capacité pouvait diminuer, voire même disparaître (en cas de stress) selon l’environnement. Au contraire, dans un environnement adapté, la neurogenèse chez les rongeurs a été multipliée par trois en quelques semaines. Le directeur du département de neurosciences à l’institut Pasteur nous livre six principes à respecter pour conserver un cerveau jeune jusqu’à la fin de ses jours.

1. Fuir la routine

Le cerveau se nourrit du changement. En effet, la stimulation provoquée par le changement entraîne les cellules souches à produire de nouveaux neurones. Il faut, selon Pierre-Marie Lledo, fuir la routine, « respecter la libido sciendi, c’est-à-dire la soif de comprendre et d’apprendre ».

2. Lutter contre l’infobésité

Le cerveau est malléable et l’information invite directement les circuits à se régénérer. En revanche, la question à se poser est : quelle information ? L’écosystème numérique dans lequel nous vivons entraîne une avalanche d’informations certes… Trop selon le médecin.

« L’information qui nous fait juste savoir est absolument délétère, et n’incite pas le cerveau à produire de nouveaux neurones. Bien au contraire, ce dernier, bombardé d’informations, est alors condamné à l’anxiété ».

Concrètement, il est indispensable de trier cette information : choisir l’utile, celle qui nous fait comprendre, et se débarrasser de la futile, celle qui nous fait juste savoir.

3. Bannir anxiolytiques et somnifères

L’objectif des anxiolytiques et des somnifères est d’empêcher le cerveau, celui qui cherche à comprendre, de fonctionner. Leur consommation permet de mettre le cerveau en « marche automatique ». Leur utilisation chronique est donc une entrave à la production de nouveaux neurones.

4. Bouger !

« Il nous faut lutter contre la sédentarité car la science nous dit que, en cas d’activité physique, les muscles produisent des susbtances chimiques (nommés facteurs trophiques) qui, par voie sanguine, viendront agir sur le cerveau et particulièrement sur la niche de cellules souches », explique le Pr Lledo.

Il existe donc une corrélation directe entre activité musculaire et production de nouveaux neurones.

5. Cultiver l’altérité

Certaines parties de notre cerveau, que nous ne pouvons pas contrôler, ne sont engagées que lorsque ne nous sommes exposé à autrui.

« C’est ce qu’on appelle globalement le cerveau social, ajoute le médecin. Plus vous allez cultiver votre altérité, et plus vous allez soigner votre cerveau car il sera enclin à produire plus de nouveaux neurones ».

6. Soigner le microbiote

Très récemment, les neurosciences, associées avec la microbiologie, ont montré qu’il y a une flore intestinale qui communique en permanence avec notre cerveau. Notre régime alimentaire a donc un rôle important : la consommation de fibres, un régime varié, incitent à la prolifération de certaines espèces bactériennes concourant justement à la prolifération de neurones. A l’inverse, une nourriture peu variée, riche en sucres, en graisses, favorise la prolifération d’espèces bactériennes qui ne permettront plus aux cellules de produire de nouveaux neurones, quel que soit l’âge.

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Le microbiote intestinal dicte-t-il notre humeur et nos comportements?


On dit souvent que l’intestin est notre deuxième cerveau ! Il semble que les recherches des microbiotes laisse à penser qu’ils auraient un rôle important sur notre santé mentales et certaines maladies comme l’autisme, la schizophrénie … Si leurs hypothèses sont positives cela changerait beaucoup dans les traitements
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Le microbiote intestinal dicte-t-il notre humeur et nos comportements?

 

Humeur du matin | Petit Louis via Flickr CC License by

Humeur du matin | Petit Louis via Flickr CC License by

Guillaume Fond

La recherche sur le rôle du microbiote et son influence sur nos comportements en est à ses balbutiements.

Les scientifiques commencent seulement à prendre véritablement la mesure du rôle de notre microbiote, ces innombrables micro-organismes qui vivent sur et dans notre corps. Le tube digestif abrite à lui seul plus de 10.000 milliards de bactéries –majoritairement anaérobies, c’est-à-dire qui n’ont pas besoin d’oxygène pour vivre. Sans compter les virus, les levures et les champignons. L’influence du microbiote de l’intestin sur la régulation de nos fonctions vitales aurait ainsi été considérablement sous-estimé jusqu’à la publication des travaux décisifs de ces cinq dernières années.

La découverte la plus frappante est sans doute celle de liens entre les perturbations de cette flore intestinale et des troubles psychiatriques comme l’anxiété, la dépression, les troubles bipolaires, la schizophrénie, ou encore un trouble neurodéveloppemental comme l’autisme. Il est trop tôt, à ce stade, pour affirmer qu’il s’agit d’une cause, et non pas d’une conséquence de ces troubles. Néanmoins, l’hypothèse selon laquelle la communauté microbienne abritée par notre intestin détermine en partie notre humeur et nos comportements mérite d’être étudiée. Si elle venait à être confirmée, cela ouvrirait des perspectives de prévention ou de traitement inédites en santé mentale.

Les trois premières années de la vie, période clé

Le microbiote intestinal se forme au cours des trois premières années de la vie. Il reste ensuite relativement stable au cours de la vie mais peut être transitoirement modifié, par exemple par un nouveau régime alimentaire, une infection intestinale ou un traitement antibiotique. Le rôle de cet écosystème est fondamental dans la motricité intestinale, c’est-à-dire la progression des aliments dans le système digestif. Il l’est aussi dans le développement du système immunitaire, protégeant l’individu contre l’agression de certaines pathogènes. Il l’est, enfin, dans le système métabolique, participant à la digestion, influençant l’absorption et la distribution des nutriments voire, en cas de maladie, des médicaments.

On estime actuellement que 90% des maladies pourraient avoir un lien avec des perturbations du microbiote, les unes causant les autres ou inversement. On parle de « dysbiose », pour des situations dans lesquelles une altération de la biodiversité du microbiote peut occasionner des effets négatifs pour l’individu. La « paucibiose » fait référence à la perturbation quantitative du microbiote, c’est-à-dire une baisse du nombre total de bactéries, indépendamment du nombre d’espèces différentes.

Les effets de telles perturbations sur les comportements ont été mis en évidence, pour l’instant, par des études sur des modèles animaux. Ainsi des chercheurs ont fait naître des rats par césarienne, dans des conditions stériles, pour qu’ils aient le moins de contacts possible avec des micro-organismes présents chez leur mère ou dans l’environnement. Ces rongeurs développent rapidement des troubles comportementaux évoquant des maladies psychiatriques: le repli sur soi, une perte de poids, des troubles du sommeil, de l’anxiété, la perte de l’hygiène voire des automutilations.

Or ces troubles s’avèrent réversibles si on administre à ces mêmes rats des probiotiques (des bactéries bonnes pour leur santé) au cours des six premières semaines de leur vie. Au-delà, les troubles deviennent irréversibles, suggérant que le microbiote joue un rôle crucial dans la période de développement du système nerveux central.

Comment le microbiote influence le cerveau

Qu’en est-il chez l’homme? Notre microbiote peut influencer notre cerveau par plusieurs voies. Il peut modifier la perméabilité intestinale (c’est-à-dire le passage des molécules à travers la paroi de l’intestin vers la circulation sanguine et de là vers le cerveau), moduler l’inflammation au niveau de l’intestin et dans le sang, l’absorption de nutriments bénéfiques ou essentiels pour le cerveau, et influencer le système nerveux autonome responsable des réactions d’éveil et de fuite. Ces phénomènes semblent être à l’œuvre dans plusieurs types de troubles.

À ce jour, les chercheurs ont surtout étudié le lien entre la perturbation du microbiote intestinal et l’autisme, un trouble neurodéveloppemental caractérisé par la diminution des interactions sociales et de la communication, avec des comportements stéréotypés et répétitifs. L’autisme s’accompagne très fréquemment de troubles digestifs. Les enfants autistes, comparés aux non-autistes, auraient dix fois plus de bactéries de type Clostridium, une augmentation des Bacteroidetes et Desulfovibrio, et une diminution des Firmicutes et Bifidobacterium.

Une augmentation de la perméabilité intestinale (l’intestin jouant moins bien son rôle de filtre retenant les pathogènes) a également été décrite dans l’autisme, ainsi qu’une élévation de marqueurs d’inflammation dans le sang. De nombreuses autres anomalies au niveau de la paroi de l’intestin et de la composition des selles chez ces enfants ont également été rapportées.

Le syndrome de l’intestin irritable associé à l’anxiété

À l’inverse, des maladies inflammatoires chroniques de l’intestin, comme le syndrome de l’intestin irritable, sont associées à des taux très élevés d’anxiété et de dépression. De tels taux ne sont pas retrouvés dans d’autres maladies chroniques non-inflammatoires pourtant tout aussi difficiles à vivre au quotidien.

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Schéma de l’intestin. William Crochot/Wikimedia, CC BY-SA

Chez les patients souffrant de troubles dépressifs majeurs, une faible sécrétion d’acide gastrique a été rapportée. Cette diminution de l’acidité gastrique a été associée à la croissance (réversible) du microbiote au niveau de l’intestin grêle, ce qui peut entraîner des troubles digestifs, une augmentation de la perméabilité intestinale, de la malabsorption des nutriments, des épisodes de diarrhée ou de constipation.

Une autre observation plaide en faveur du rôle du microbiote intestinal dans la régulation ou le déclenchement des troubles anxio-dépressifs. Des bactéries sécrètent des substances qui sont aussi des neurotransmetteurs, c’est-à-dire des composés chimiques produits par les neurones pour agir comme messager en direction des autres neurones. Ainsi, certaines souches de Lactobacillus et de Bifidobacterium produisent de l’acide gamma-amino-butyrique (GABA). Les genres Escherichia, Bacillus, et Saccharomyces produisent de la noradrénaline ; Candida, Streptococcus, Escherichia, et Enterococcus produisent de la sérotonine ; alors que Bacillus et Serratia peuvent produire de la dopamine. Tous ces neurotransmetteurs jouent un rôle majeur dans les mécanismes de la dépression.

La schizophrénie et les troubles bipolaires, des maladies psychiatriques chroniques sévères, ont également fait l’objet de travaux. Une étude récentes’est intéressée aux marqueurs de translocation bactérienne anormale, des molécules qui, en temps normal, doivent être trouvées seulement à l’intérieur de l’intestin. Quand ces molécules sont trouvées dans le sang, cela peut être le signe d’une augmentation de la perméabilité de l’intestin. Ce phénomène a précisément été observé chez des personnes touchées par ces deux maladies.

La recherche sur le rôle du microbiote et son influence sur nos comportements en est à ses balbutiements. Ce champ de recherche apparaît aujourd’hui comme un possible chaînon manquant pour expliquer comment se déclenchent ou perdurent certaines maladies mentales. Des probiotiques, des prébiotiques (des substrats favorisant la croissance de souches de bactéries bénéfiques) et des approches nutritionnelles spécifiques sont utilisés actuellement dans certaines pathologies intestinales. Pourraient-ils trouver, un jour, une utilité dans le domaine de la santé mentale? De nouvelles études seront nécessaires avant de pouvoir confirmer, ou infirmer, l’efficacité de telles interventions.

La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation.

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Le Saviez-Vous ► Les énormes chiffres des petites bactéries


Nous le savons qu’il y a de bonnes et de mauvaises bactéries. Mais imaginez que seulement dans notre bouche nous avons plus de bactéries que le nombre total d’être humain sur la Terre
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Les énormes chiffres des petites bactéries

Escherichia coli, ici observée par microscopie électronique, vit dans notre intestin et sert de modèle bactérien en génétique. © Elapied, Wikimedia Commons, DP

Escherichia coli, ici observée par microscopie électronique, vit dans notre intestin et sert de modèle bactérien en génétique. © Elapied, Wikimedia Commons, DP

Par Marie-Céline Jacquier

Invisibles à l’œil nu mais omniprésentes dans notre environnement, les bactéries peuplent aussi notre intestin et notre bouche, représentant à elles seules plus de cellules que notre organisme. Zoom sur quelques chiffres qui décrivent l’immensité du monde bactérien

Les bactéries sont des êtres vivants microscopiques procaryotes, c’est-à-dire sans vrai noyau, leur matériel génétique baignant dans le cytoplasme. Si certaines bactéries sont pathogènes et causent des maladies, de nombreuses espèces tout à fait innocentes vivent à nos côtés, et ce depuis la nuit des temps. Premières présentes sur Terre, elles font partie de notre environnement proche, à la maison, au travail ou à l’intérieur de notre corps.

3,8 milliards d’années

C’est l’âge des bactéries sur Terre. Premiers êtres vivants à être présents sur la Planète, les bactéries sont restées les seules habitantes pendant 1,8 milliard d’années, puis, vers -2 milliards d’années, sont apparues les premières cellules eucaryotes, possédant un vrai noyau.

2 kg

C’est le poids de la flore intestinale, soit plus que le cerveau. La flore intestinale, ou microbioteintestinal, joue un rôle dans la digestion, mais aussi dans les défenses de l’organisme. Si l’écosystème bactérien est perturbé, cela peut avoir des conséquences sur des maladies chroniques. Ainsi, des liens entre microbiote intestinal et obésité, diabète ou allergies ont été mis en évidence.

100.000 milliards

Le nombre de bactéries qui vivent dans notre intestin, soit dix fois plus que le nombre de cellules de notre organisme. Le métagénome intestinal, regroupant tous les gènes du microbiote représente trente fois plus de gènes que notre génome. Il y aurait environ 400 espèces de bactéries différentes dans la flore intestinale.

750 millions

C’est le nombre de bactéries dans 1 mL de salive. 1 mg de plaque dentaire en contiendrait 100 millions. Au total, 10 milliards de bactéries vivraient dans la bouche : celle-ci renferme plus d’êtres vivants que la Planète ne compte d’humains ! Après la flore intestinale, la cavité buccale contient un des écosystèmes les plus complexes de l’organisme. Des centaines d’espèces différentes de micro-organismes y vivent parmi lesquelles des bactéries mais aussi des levures, des protozoaires et des virus.

80 millions

Le nombre de bactéries transmises dans un baiser. Une étude récente parue en 2014 a montré que les couples qui s’embrassent plus de neuf fois par jour possèdent des bactéries buccales proches. Pour ces travaux portant sur 21 couples, un membre de chaque couple a dû manger un yaourt aux probiotiques. Grâce à des prélèvements salivaires avant et après un baiser de dix secondes, les chercheurs ont pu calculer le nombre de bactéries échangées.

Un bureau de travail compterait plus de bactéries qu’un siège de toilettes.

Un bureau de travail compterait plus de bactéries qu’un siège de toilettes. © Jakobalewis, Wikimedia Commons, CC by-sa 3.0

400

Une étude commandée par l’entreprise Clorox a révélé qu’un bureau contient en moyenne 100 fois plus de bactéries qu’une table de cuisine, et 400 fois plus qu’un siège de toilettes. Les téléphones sont les appareils les plus riches en bactéries, suivis par les bureaux.

1,25 milliard

C’est le nombre minimum de bactéries présentes dans un yaourt de 125 g. En effet, la dénomination de yaourt (ou yoghourt) est réservée au lait fermenté obtenu grâce au développement des bactéries lactiques Lactobacillus bulgaricus et Streptococcus thermophilus. Dans le produit final, il peut donc y avoir au moins 10 millions de bactéries par gramme.

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L’intestin, notre deuxième cerveau a finir


Depuis quelque temps, il y a beaucoup de littératures sur les intestins et le système digestif, surtout qu’il y a un véritable dialogue entre l’intestin et le cerveau. Les chercheurs de plus en plus qu’il une liaison entre les signes digestifs et intestinaux et certaines maladies neurologiques
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L’intestin, notre deuxième cerveau

 

L'intestin est notre deuxième cerveau. Professeure en nutrition à l'Université... (Photo Digital/Thinkstock)

Photo Digital/Thinkstock

Olivia Lévy
La Presse

L’intestin est notre deuxième cerveau. Professeure en nutrition à l’Université Paris VII Denis Diderot et gastroentérologue, Francisca Joly Gomez fait découvrir, dans son livre, le rôle déterminant de l’intestin et son influence sur notre corps. Entrevue avec une passionnée qui souhaite expliquer le fonctionnement de l’intestin, qui, sachez-le, contient des millions de neurones et des milliards de bactéries.

L’intestin est notre deuxième cerveau. Expliquez.

L’intestin est un organe extrêmement précieux et complexe qui contient des millions de neurones. Comme le cerveau, le tube digestif dispose de neurones connectés entre eux qui émettent des signaux lui permettant de se contracter et de participer à la digestion. Il y a un vrai dialogue entre l’intestin et le cerveau. Vous savez, lorsqu’on est stressé avant un examen ou une conférence, on a mal au ventre, on ne se sent pas bien. Le stress va faire en sorte que des signaux du cerveau vont être envoyés à l’intestin qui va se contracter davantage, provoquera des spasmes et le transit sera accéléré. On a l’impression que notre ventre parle, ce n’est pas une vue de l’esprit, ce n’est pas psychosomatique, il y a des connexions qui se font entre le cerveau, les émotions et l’anxiété et qui vont avoir un lien direct avec l’intestin, et ça va dans les deux sens. C’est ça la grande nouveauté.

La nouveauté, c’est donc que l’intestin envoie aussi des signaux au cerveau?

Exactement. Là où ça va plus loin, c’est que les nombreuses bactéries que contient l’intestin peuvent envoyer des signaux qui partent de l’intestin vers le cerveau. Tout d’un coup, on réfléchit au fait que certaines maladies qui n’étaient pas vues comme étant des maladies intestinales pourraient, en partie, prendre leur source depuis l’intestin. On peut utiliser des traitements intestinaux pour soigner d’autres maladies, voire des médicaments pour des maladies neurologiques pour l’intestin.

Par exemple? Pour la maladie de Parkinson?

En effet, les chercheurs s’intéressent au colon des personnes atteintes de la maladie de Parkinson. Les neurologues qui suivent leurs patients depuis longtemps remarquent qu’ils souffrent de constipation ou en tout cas qu’ils ont un transit au ralenti. Ça s’aggrave souvent au fur et à mesure avec l’apparition de douleurs. En faisant des prélèvements auprès de ces patients sous forme de biopsies de l’intestin, on s’est rendu compte, lors de l’analyse des neurones de l’intestin, qu’on voit des anomalies qui ressemblent beaucoup à celles qu’on retrouve au niveau cérébral. Les chercheurs se disent que les signes digestifs et intestinaux ainsi que les modifications des neurones intestinaux pourraient apparaître avant les signes neurologiques de la maladie comme les tremblements. Ça veut dire qu’on pourrait peut-être imaginer, dans les années à venir, que chez des personnes plus jeunes qui ont des troubles digestifs complexes, on pourrait prédire le développement d’une maladie neurologique de type Parkinson. Plus on traite tôt et efficacement, mieux c’est. On est encore au stade de recherche parce que l’examen et l’analyse des neurones de l’intestin ne fait pas partie de la routine des médecins, mais on est dans du concret et on montre que dans les maladies neurologiques, l’intestin peut avoir un rôle.

L’intestin est composé de milliards de bactéries?

L’intestin est composé des neurones, des fibres musculaires, mais surtout des milliards de bactéries (qu’on appelle microbiote) avec lesquelles on vit en harmonie. Chacun a son empreinte génétique individuelle de ses bactéries. On s’interroge sur l’action des bactéries présentes dans le tube digestif qui pourraient jouer un rôle dans l’apparition de l’obésité. On dit toujours des obèses qu’ils mangent trop et qu’ils ne font pas assez d’activité physique, mais il y a des facteurs génétiques: la diversité de leurs bactéries serait modifiée. Selon des recherches, lorsqu’on a des souris dont on a modifié génétiquement l’empreinte des bactéries, elles développent une obésité. Lorsqu’on implante les bactéries intestinales des souris obèses à des souris minces, les souris minces deviennent obèses. On se rend compte que ces bactéries qui composent l’empreinte de la souris obèse sont capables de rendre obèse une souris qui au départ ne l’était pas.

Notre flore intestinale ou microbiote se constitue dès la petite enfance?

Notre flore intestinale se constitue vers l’âge de 3 ou 4 ans, il est donc important de s’alimenter de manière très diversifiée, de ne pas prendre trop d’antibiotiques et d’être exposé à des microbes. Oui! On se rend compte que dans nos sociétés très hygiénistes, le système immunitaire de l’enfant est moins soumis à des infections et a moins l’habitude de se défendre, et c’est probablement une des raisons pour lesquelles on a une augmentation majeure d’allergies, d’asthme, d’eczéma. Ça paraît fou mais il ne faut pas être trop propre et vivre dans un environnement trop stérile! Plus on a une alimentation diversifiée et plus on a de chance d’avoir une flore diversifiée.

D’ailleurs, on est exposé à des bactéries dès notre naissance?

Dès la naissance, l’enfant va être en contact avec les bactéries maternelles de la flore vaginale et rectale lors de sa naissance par voie basse, c’est son premier contact avec les bactéries. Puis viendront les bactéries de l’environnement, et celles de l’alimentation. Quand on naît par césarienne, le bébé ne sera pas contaminé par les bactéries de la maman et sera dans un milieu très stérile de chirurgie. Ces enfants seraient plus susceptibles de développer des allergies, de l’asthme… C’est un vrai sujet de recherche en ce moment, on pose la question suivante: est-ce que les enfants nés par césarienne développent des allergies et maladies particulières parce qu’ils ont été moins exposés aux bactéries contrairement à ceux nés par voie basse?

À savoir

  • L’intestin grêle mesure entre 4 et 6 m.
  • Les milliards de bactéries dans notre intestin pèsent entre 1 et 2 kg.

L’intestin, notre deuxième cerveau

Pr Francisca Joly Gomez Éditions Marabout.

http://www.lapresse.ca

Le syndrome du côlon irritable


Beaucoup de personnes vivent avec le syndrome du côlon irritable, mieux connu peut être sous le nom de la maladie de Crohn. Même si les chercheurs ne savent pas vraiment les causes et n’ont pas de solutions miracles, il est possible par certains changements alimentaires d’apprendre a vivre avec ces désagréments
Nuage

 

Le syndrome du côlon irritable

 

 

Au Canada, près d’un Canadien sur six, majoritairement des femmes, souffre du syndrome du côlon irritable (SCI). Découvrez comment réduire les symptômes de cette condition inconfortable tant sur le plan physique que sur le plan social.

Qu’est ce que le SCI?

Le syndrome du côlon irritable est un trouble du fonctionnement du gros intestin qui donne lieu à des douleurs abdominales importantes et à des selles anormales. Le SCI est aussi appelé côlon fonctionnel, colite muqueuse, colite spastique ou intestin nerveux. Il ne faut pas le confondre avec la colite ulcéreuse ou la maladie de Crohn.

Les symptômes les plus souvent rapportés sont les suivants :

    Ballonnements et gaz
    Besoin urgent d’aller à la selle
    Constipation
    Diarrhée
    Changements dans la consistance habituelle des selles
    Douleurs abdominales et crampes
    Sentiment d’évacuation incomplète

Quelles sont les causes du SCI?

Les causes du SCI sont mal connues. À l’heure actuelle, quelques hypothèses sont proposées.

1.  La première stipule que les contractions de l’intestin des gens atteints du SCI sont anormales et qu’elles occasionnent de la douleur et des changements dans la consistance habituelle des selles. Un intestin qui se contracte trop serait associé à la diarrhée. Plus précisément, la nourriture avancerait trop rapidement dans l’intestin pour permettre à toute l’eau contenue dans les aliments d’être absorbée, donnant lieu à des selles plus liquides. Par ailleurs, un intestin paresseux serait lié à la constipation et aux ballonnements.

2.  La seconde hypothèse suppose que l’intestin des gens atteints du SCI est trop sensible. En effet, il semblerait que les individus soufrant du SCI ressentent les mouvements de l’intestin, qui sont normalement imperceptibles, ce qui occasionnerait de la douleur.

3.  Il est possible aussi que les gens souffrant de cette maladie soient affectés par des perturbations de la flore intestinale, qui pourraient causer une diminution des bonnes bactéries et, par conséquent, une augmentation des taux de bactéries pathogènes.

4. Finalement, bien que le stress ne soit pas reconnu comme étant une cause directe du syndrome, il semble en accentuer les symptômes. En effet, le stress est reconnu pour activer les mouvements de l’intestin, et ce, même chez les individus ne présentant pas de problèmes gastro-intestinaux.

 

Comment savoir si je souffre du SCI?

Deux des symptômes suivants doivent être présents au moins 25 % du temps depuis 3 mois pour qu’un diagnostic de SCI soit posé :

    Modification de la fréquence des selles
    Modification de la forme des selles
(dures ou liquides)
    Modifications au cours de l’évacuation (besoin urgent d’aller à la selle, difficulté à évacuer, sensation d’évacuation incomplète)
    Gonflement du ventre
    Présence de mucus dans les selles

Si vous pensez être atteint du SCI, consultez votre médecin pour éliminer toute autre condition médicale et pour un traitement adéquat.

Quels sont les traitements pour le SCI?

Certains médicaments sont prescrits pour soulager les symptômes du SCI. Ces médicaments ont pour but de diminuer la douleur en agissant sur les mouvements et les spasmes de l’intestin.


Le meilleur traitement du SCI reste encore la modification de l’alimentation. Les changements proposés visent surtout à diminuer les flatulences et les gaz, en plus de contrôler la constipation et la diarrhée.

Aliments à favoriser

Augmentez graduellement votre apport en fibres, particulièrement les fibres solubles. Il existe deux grandes familles de fibres : les fibres insolubles, présentes entre autres dans les grains entiers et le son de blé, et les fibres solubles présentes dans le psyllium, les fruits, les légumineuses et le son d’avoine. Soyez attentif à l’effet des fibres insolubles, puisque ces dernières peuvent être moins bien tolérées par certaines personnes et qu’elles peuvent même exacerber les symptômes, surtout chez celles qui souffrent de constipation.

Privilégiez:

    le psyllium (poudre ou flocons),céréales avec psyllium,
    les céréales d’avoine,
    le son de riz, de maïs d’orge et de seigle,
    certains fruits comme la pomme, prune, orange, pamplemousse, fraise, framboise, bleuet, poire et banane,
    la carotte et la betterave,
    et n’oubliez pas de bien vous hydrater

De récentes études font un lien entre un changement dans la flore intestinale et le SCI. En effet, l’altération de la flore aurait comme conséquence d’augmenter la formation de gaz par les bactéries pathogènes, d’initier des changements de la capacité motrice et sensitive de l’intestin, et plus d’activer des processus inflammatoires de l’intestin.

Selon de recentes meta-analyses, la prise de certaines souches de probiotiques de la famille des bifidobacteries (souches infantis, lactis, animalis) aurait comme conséquence de diminuer les ballonnements, la distention abdominale, les gaz, la difficulté de défécation. De plus, la prise de ces probiotiques augmenterait le bien être général des personnes souffrant de cette condition.

Évitez les laxatifs pour traiter la constipation.


Cette pratique peut être nocive à long terme, car elle risque d’aggraver le problème en rendant l’intestin encore plus paresseux. De plus, les laxatifs peuvent entraîner des carences en vitamines et en minéraux, puisque les aliments passent trop rapidement dans l’intestin pour permettre l’absorption de tous les nutriments. Pour traiter la constipation, prenez plutôt l’habitude de consommer une variété d’aliments riches en fibres et allez à la selle dès que vous en ressentez le besoin.

Aliments moins bien tolérés

Bien qu’aucun aliment ne soit la cause directe du SCI, certains peuvent en aggraver les symptômes. C’est le cas notamment des aliments suivants :

   Les aliments trop épicés
    Les aliments très gras
(aliments frits, sauces à la crème…)
    Les aliments qui causent des gaz et des ballonnements tels les légumineuses, les crucifères (brocoli, chou-fleur…), le maïs, les oignons et les pois. Les boissons gazeuses peuvent aussi avoir cet effet chez certains.
    L’alcool et les aliments contenant de la caféine, du sorbitol et du fructose.
    Certains produits laitiers riches en lactose.

Puisque nous réagissons tous différemment aux aliments, il importe de vérifier sa tolérance aux aliments énumérés plus haut. Cela permet d’éviter de se priver inutilement de certains aliments et de mettre sa santé en danger.

Bien que le lait et les produits laitiers soient bien tolérés par la majorité des personnes atteintes du SCI, il arrive parfois que ces aliments amplifient les symptômes. Si c’est votre cas, il est possible que vous soyez intolérant au lactose. Cela signifie que votre corps ne possède pas la lactase, l’enzyme nécessaire à la digestion du sucre du lait, le lactose. Vous trouverez sur le marché des produits conçus spécialement pour les gens intolérants au lactose. Par exemple, les laits LacteezeMD ou LactaidMD que l’ajout de lactase a rendus digestes pour tous. Il est aussi possible d’acheter des comprimés de lactase qui vous aideront à digérer le lactose. Votre médecin ou votre diététiste-nutritionniste sera en mesure de vous conseiller sur les meilleures façons de contrôler ce problème.

Si vous souffrez du SCI, rassurez-vous, cette condition, quoique désagréable, n’est pas dangereuse. En plus des changements alimentaires, la gestion du stress et des émotions ainsi que l’apprentissage de techniques de relaxation et l’activité physique peuvent réduire les symptômes. Consultez votre médecin et demandez-lui de vous suggérer des méthodes efficaces pour contrôler votre stress. Si votre condition physique vous le permet, commencez graduellement à incorporer de l’activité physique dans votre journée, cela vous aidera non seulement à évacuer le stress, mais aussi à améliorer votre santé de façon générale.

Le SCI ne pose pas de risque important pour la santé et n’est pas associé à une plus forte prévalence de cancer ou autre condition médicale. Par conséquent, les symptômes ne semblent pas s’amplifier avec le temps, quoique certains événements puissent parfois les exacerber. Et bien que le SCI ne se guérisse pas, il est possible, en modifiant vos habitudes de vie, d’en contrôler les symptômes. Vous améliorerez ainsi votre qualité de vie.

http://www.extenso.org

Incognito dans les animaleries


Un article fort intéressant sur la connaissances des animaleries sur les soins apporter aux animaux. Il semble que vendre des animaux ne donne pas nécessairement satisfaction aux questions santé de l’animal et peut parfois même donner des résultats dangereux pour la santé de l’animal si les clients appliquent certains conseils. Avec le coût des animaux, aliments, accessoires, je pense que les clients sont en droit d’avoir de meilleurs services des animaleries ..
Nuage

 

Incognito dans les animaleries

 

La plupart des endroits visités donnent des informations inexactes

 

Annie Ross

Journal de Montréal

Les employés d’animaleries ne sont souvent pas les meilleurs conseillers quant à la santé des animaux de compagnie, observe la vétérinaire du Journal, au terme d’une visite « incognito » dans 16 établissements de la grande région de Montréal.

Les employés rencontrés se sont montrés polis, agréables et ils ont démontré un réel intérêt à vouloir aider, mais un seul des 16 employés questionnés a eu une note parfaite. Les quinze autres ont commis différentes erreurs, certaines mineures, mais d’autres plus importantes qui auraient pu avoir des conséquences négatives sur la santé de l’animal.

Pourtant, les questions étaient simples : problèmes de puce, problèmes d’allergie, problèmes de selles molles, nourriture de base et gâteries pour lapin ou oiseaux.

À propos des puces, les employés interrogés n’ont pas semblé connaître à fond le cycle de vie de cet insecte. Différentes solutions ont été proposées et les traitements suggérés n’étaient pas assez longs pour se départir des puces dans la maison. Une employée qui voulait vendre un produit à puce à appliquer dans le cou s’est même trompée en proposant un collier anti-puces.

À propos des allergies, une employée a suggéré un chien croisé avec un caniche comme choix potentiel pour un enfant allergique aux chiens. On dit parfois que les caniches sont moins allergènes que d’autres races, mais aucun chien n’est hypo allergène à 100 % et si le caniche est croisé, il n’est plus un caniche à 100 %.

Bref, les meilleurs conseillers pour la santé des animaux de compagnie ne sont pas nécessairement dans ces endroits où l’on vend les bêtes et ce qui vient avec nourriture, vêtements, gâteries, meubles, accessoires…

Il n’y a cependant pas que du négatif ; par exemple, un endroit sur la Rive-Sud ne vendait aucun chien afin de ne pas encourager les usines à chiots.

Dans certains endroits, on engage aussi des étudiants en techniques de santé animale. Ainsi donc, on se donne tout de suite plus de chance d’obtenir des renseignements adéquats sur la santé des animaux.

Quelques-unes de mes déceptions générales :

1. Toutes les animaleries visitées vendent des oreilles de porcs séchées et fumées. Ce sont loin d’être des gâteries « santé ». Elles sont une source potentielle d’infection par les salmonelles, des bactéries pouvant causer des gastro-entérites sévères. De temps en temps, elles sont d’ailleurs le sujet d’une alerte formulée par le MAPAQ.

2. On vend du foin de luzerne et des cubes de luzerne dans des sacs ou des contenants sur lesquels on voit le dessin d’un lapin, même si on sait qu’il ne faut pas donner de luzerne trop fréquemment (voir question 2).

3. On vend de grosses gâteries pour lapin contenant du sucre, du miel, des graines et des fruits, et on peut lire sur la boîte : à distribuer librement en complément à l’alimentation principale. Le sucre peut amener un débalancement de la flore intestinale du lapin et provoquer parfois une stase intestinale, une condition médicale grave.

4. On vend encore des colliers de chien à pics en métal… Vive le bien-être animal et au diable l’époque médiévale.


Diplômée depuis 17 ans et ayant complété un internat dans les petits animaux à la faculté de médecine vétérinaire de l’Université de Montréal, Dre Annie Ross a pratiqué pendant plusieurs années dans un centre d’urgence ainsi que quelques cliniques de quartier avant de devenir enseignante en techniques de santé animale.

Question 1

« Je pense que mon chat est constipé. Depuis ce matin, il va souvent à la litière et force. Avez-vous quelque chose pour ça ? »

> Ce qu’il faut savoir d’abord…

Souvent, les propriétaires de chat confondent les symptômes d’un blocage urinaire avec ceux d’une constipation, car ils se ressemblent (visite de la litière à répétition, force dans la litière, démontre des signes d’inconfort, a le ventre crispé, vomit parfois…) mais le chat bloqué n’urine pas ou ne fait que du goutte à goutte.

Contrairement à la constipation, les blocages urinaires sont des urgences graves qui doivent être vues immédiatement par un vétérinaire. Les chats bloqués qui ne sont pas soignés meurent en souffrance dans les 48 heures.

> Ce qu’un professionnel devrait répondre à cette question :

Il doit d’abord demander s’il s’agit d’un chat mâle adulte. Si c’est le cas, il devrait demander si l’animal a été vu en train d’uriner. Il devrait donner des renseignements sur le fait qu’il peut s’agir d’un blocage urinaire et donc d’un cas d’urgence vétérinaire.

> Cette question a été posée à 5 endroits différents. Voici les résultats :

Dans un seul endroit, on a posé plusieurs questions pertinentes à propos du chat (sexe, âge, urine) et on a donné de bons conseils au cas où il s’agirait d’un blocage urinaire

Quatre endroits sur cinq n’ont posé aucune autre question quant à l’état du chat.

Trois endroits sur cinq ont suggéré une pâte laxative contre la constipation (ce qui n’était pas une mauvaise idée en soi), mais en quantité insuffisante pour une constipation

Un endroit n’avait rien pour la constipation, mais aurait pu aider dans le cas de diarrhée

Un endroit ne savait que suggérer, et on a plutôt conseillé de demander à un vétérinaire

Question 2

« Si j’achète un chiot ou un chaton ici, est-ce qu’il est tout vermifugé au complet ? »

> Ce qu’un professionnel devrait répondre à cette question :

Les chiots et les chatons ont effectivement reçu une dose (ou plus) d’un vermifuge général, mais cela ne veut pas dire qu’ils sont vermifugés au complet. D’abord parce qu’aucun médicament ne peut éliminer tous les types de parasites d’un seul coup. Ensuite, parce qu’il est clairement recommandé par les vétérinaires-parasitologues nord-américains de vermifuger les animaux de moins de six mois tous les mois, ainsi que de faire une analyse de selles pour s’assurer que l’on traite tous les types de parasites intestinaux que l’animal pourrait avoir. Il en va de la santé humaine, car certains parasites peuvent être transmis aux humains, surtout les enfants et les personnes âgées ou malades.

> La question a été posée dans six établissements différents et la réponse est unanime.

Tous les employés ont répondu : « Oui, nos animaux sont tous vermifugés au complet »

Mais tous les employés ont omis une information capitale : si les animaux ont été vermifugés, il faut savoir que le programme de vermifuges devra continuer une fois l’animal acheté

Question 3

« Mon chaton fait des cacas mous qui sentent vraiment mauvais. Que me recommandez-vous pour cela ? »

> Ce qu’il faut savoir :

Les causes de diarrhées et de cacas mous chez les jeunes animaux peuvent bien sûr être causées par une alimentation de mauvaise qualité, mais aussi par des conditions d’ordre vétérinaire comme des parasites, une infection ou un débalancement de la flore intestinale. Il est donc important de consulter un vétérinaire lorsque son animal fait des selles qui ne sont pas normales.

> Cette question a été posée à trois endroits différents. Voici les résultats :

Tous les employés ont proposé une nourriture de qualité pour chaton, mais aucun des trois n’a proposé une nourriture facile à digérer et conçue pour les problèmes intestinaux

À un endroit, on a posé quelques questions pertinentes à propos de l’animal, en mentionnant la possibilité de parasites intestinaux comme une cause potentielle du problème

Aucun des employés n’a vérifié si l’animal était en forme ou s’il se portait bien

Aucun des employés n’a suggéré une visite chez le vétérinaire considérant que les causes de selles molles et odorantes peuvent aussi être causées par des désordres médicaux

Question 4

« Puis-je donner du foin de luzerne ou des cubes de luzerne à mon lapin chaque jour ? »

> Ce qu’un professionnel devrait répondre :

Le foin de luzerne (alfafa) contient beaucoup de calcium et peut entraîner des problèmes urinaires importants chez le lapin (cristaux et pierres dans la vessie). Voilà pourquoi les vétérinaires et le « house rabbit society » ne recommandent pas le foin de luzerne chaque jour. On ne devrait en donner qu’à l’occasion, en très petite quantité. Il faut plutôt offrir un foin de qualité composé de plusieurs autres graminées. Pour les cubes de luzerne, on peut en offrir occasionnellement et cela ne devrait jamais remplacer le foin sec quotidien.

> Cette question a été posée à 5 endroits différents. Voici les résultats :

Dans un seul endroit, on a clairement dit de ne pas donner de luzerne au lapin, car cela pouvait provoquer des problèmes urinaires.

À trois endroits, on a indiqué qu’il était possible de donner de la luzerne chaque jour, que c’était nécessaire en bonne quantité

L’un des endroits ne vendait pas de luzerne pour les lapins et ne pouvait pas donner de renseignements à ce sujet.

http://www.journaldemontreal.com