La Terre, 15 oeuvres d’art vues de l’espace


La Terre vue de haut donne un tout autre effet. Certains clichés sont de vrais oeuvres d’art mieux que les grands peintres qu’a engendré la planète
Nuage

 

La Terre, 15 oeuvres d’art vues de l’espace

Le fleuve Okavango, qui constitue la frontière naturelle... (PHOTO AGENCE SPATIALE EUROPÉENNE)

Le fleuve Okavango, qui constitue la frontière naturelle entre le nord de la Namibie et le sud de l’Angola.

PHOTO AGENCE SPATIALE EUROPÉENNE

La Presse

Le lac à l’Eau claire du Nord-du-Québec, la ruralité de l’État de Washington ou encore le fleuve Okavango séparant la Namibie de l’Angola. Le site de l’Agence spatiale européenne regorge de clichés de la Terre pris de l’espace qui dévoilent toute la majesté de la Planète bleue. Le portail web du Nouvel Observateur nous offre ici une sélection de 15 photos, où les Envisat, Kompsat-2 et autres satellites-photographes en orbite autour de la Terre démontrent qu’ils n’ont rien à envier aux Michel-Ange et Picasso de ce monde.

Dubaï

Près du lac bleu se dresse la plus haute tour du monde, Burj Khalifa. Image réalisée en 2012 par le couple de satellites Pléiades.  (ASE)

Chili et Argentine

Chili et Argentine

Photo colorisée de la partie inférieure de l’Amérique du Sud, enregistrée en 2012 par le satellite Landsat-5. (ASE)

Catalogne

Catalogne

Photo prise au-dessus de l’Espagne par le satellite sud-coréen Kompsat-2 lors d’une mission soutenue par l’Agence spatiale européenne, en 2010. (ASE)

Tchad

Tchad

Cliché réalisé en 2012 par le satellite Envisat au dessus du massif du Tibesti. (ASE)

Désert du Namib

Désert du Namib

La zone bleue est le lit asséché de la rivière Tsauchab, en Namibie. Cliché signé Kompsat-2 (2013). (ASE)

Entre Namibie et Angola

Entre Namibie et Angola

Photo du fleuve Okavango, qui constitue la frontière naturelle entre le nord de la Namibie et le sud de l’Angola.  (ASE)

Iran

Iran

Le désert de Dasht-e Kavir, en Iran, immortalisé par Ikonos-2 en 2012. (ASE)

Groenland

Groenland

Le Sermeq Kujalleq, un glacier de la côte ouest du Groenland, photographié par Envisat en 2011. (ASE)

Venise

Venise

Venise et son Grand Canal photographiés par Ikonos-2 en 2008. (ASE)

Berlin entouré par la neige

Berlin entouré par la neige

Photo prise au-dessus de la capitale allemande par le satellite japonais Alos.  (ASE)

Lac à l’Eau Claire, Canada

Lac à l'Eau Claire, Canada

Ce lac du Québec résulte de l’impact de deux météorites il y a près de 300 millions d’années. Photo prise par le satellite Landsat. (ASE)

Fjords et glaciers

Fjords et glaciers

Image enregistrée par Envisat dans l’ouest de la Norvège.  (ASE)

Madagascar

Madagascar

Estuaire du Betsiboka photographié par Alos en 2010. (ASE)

État de Washington

État de Washington

Photo d’une zone rurale du nord-ouest des États-Unis, prise en 2013 par Kompsat-2. (ASE)

Temps dégagé sur la France

Temps dégagé sur la France

Pas sur un nuage sur l’Hexagone ! Datée de 2009, cette image rare est l’œuvre du satellite Envisat.

http://tempsreel.nouvelobs.com

C’est beau une planète la nuit


Grâce aux satellites, des parties du mondes sont visibles la nuit… lueurs naturelles, lumières artificielles, feux, exploitations tout y est même la nuit
Nuage

 

C’est beau une planète la nuit

Lueur naturelle

© NASA Earth Observatory

par Caroline Cardona

 

En décembre 2012, les scientifiques de la Nasa ont dévoilé un regard inédit sur notre planète. Grâce au recueil de données issues d’un nouveau satellite, ils ont reconstitué une vue composite de la Terre, de l’espace, formée à partir d’images de nuit sans nuage.

Le résultat : une mappemonde bleue comme de l’encre constellée de lueurs artificielles et naturelles. Voici à quoi ressemble notre planète la nuit.

Le Nil : un fleuve lumineux

© NASA Earth Observatory

Ce cliché montre clairement une suractivité le long du Nil. En effet, si la vallée du fleuve et son delta ne représentent que 5 % de la superficie de l’Egypte, 97 % de la population y réside. Les lueurs proviennent donc de l’activité humaine qui est concentrée sur cette zone fertile entourée des déserts Lybique, Arabique et du Sinaï.

La planète en 1984

© NASA Earth Observatory

En 1984, grâce aux données d’un satellite météorologique, une carte du monde de nuit avait déjà été réalisée, notamment pour cartographier les emplacements de lumières permanentes sur la surface de la Terre. A l’époque, la carte avait aussi révélé des inégalités en termes d’accès à l’électricité, 100 ans après son invention. En effet, les zones les plus lumineuses n’étaient pas forcément les plus peuplées. Comparez par exemple l’Inde avec l’Europe occidentale. Le Nil était tout aussi identifiable en 1984, tout comme la ligne du Trans-Sibérien, de Moscou à Vladivostok.

La planète en 2012, moins lumineuse qu’en 1984 ?

© NASA Earth Observatory

En 2012, les données obtenues par le satellite du programme Suomi NPP ont permi de réalisé cette carte sans nuage. Les vues ont été prises en avril et en octobre 2012. Il a fallu 312 orbites et 2,5 téraoctets de données pour obtenir cette image composite de notre planète. La technique utilisée permet de filtrer par type de lumière : électrique, naturelle, boréale, provenant d’un incendie, réfléchie, venant d’une torchère… Ici ce sont uniquement les lumières des villes qui ont été retenues, ce qui donne l’impression que la Terre est moins lumineuse qu’en 1984.

Les Amériques, surtout peuplées en bord de mer

© NASA Earth Observatory

Le satellite Suomi NPP a aussi permis de reconstituer des images réalistes du globe terrestre. Ici, on peut observer à quoi ressemblent l’Amérique du Nord et l’Amérique du Sud dans la nuit. On remarque que dans le Sud l’activité humaine s’est concentrée sur les contours du continent, surtout en bord de mer.

Lumineuses Asie et Océanie

© NASA Earth Observatory

On place aisément les zones les plus actives : le Japon, Hong Kong, Taïwan, Java… et les différentes capitales économiques et culturelles de cette partie du globe. Les fins observateurs retrouveront aussi le Nil !

Des lueurs étranges en Australie

© NASA Earth Observatory

La partie occidentale de l’Autralie est très peu peuplée. Pourquoi trouve-t-on donc dans cette région de nombreuses tâches claires ? Lors des passages du satellite Suomi NPP, des feux ravageaient les forêts de l’ouest australien. Ces feux paraissent immenses, mais cela s’explique par le fait que les données ont été collectées en plusieurs fois : les incendies se sont déplacés et le satellite a compilé les clichés formant de grandes traces de feu.

Les Etats-Unis et l’énergie

© NASA Earth Observatory

Comme décrit précédemment, le satellite a aussi capté les lueurs issues de torchères. Le gaz brûlé dans les exploitations énergétiques forme d’immenses flammes facilement repérable dans la nuit, comme on le devine dans le nord du Dakota. Sur le site de Bakken (en haut et au centre de la carte), se trouvent d’immenses gisements de schiste. Aux Etats-Unis, ce phénomène s’est accentué ces dernières années, comme le souligne un récent article du Figaro.fr.

Londres et Paris, villes de lumières

© NASA Earth Observatory

Les grandes villes sont très facilement identifiables sur ces vues de nuit : Londres, Liverpool, Dublin, Paris, Lyon, Milan… On découvre aussi que le réseau électrique belge fonctionne plutôt bien et combien les chaînes montagneuses comme les Alpes sont de véritables frontières naturelles pour l’homme.

http://www.linternaute.com