Campagne choc: «pour certaines femmes, le film d’horreur dure toute l’année»


3 courtes vidéos tirées de scènes de films d’horreurs pour une campagne de sensibilisation de la violence faites aux femmes au Québec, cependant cette violence est partout dans le monde. J’aime les films d’horreurs tant que cela reste dans le domaine du fictif pour le cinéma et non dans la réalité des femmes.
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Campagne choc: «pour certaines femmes, le film d’horreur dure toute l’année»


Par Camille Laurin-Desjardins

Les trois vidéos de cette campagne pastichent trois scènes de films d’horreur bien connus, pour rappeler à la population que ce genre d’horreur n’arrive pas que dans les films.


Le Y des femmes de Montréal et le YWCA de Québec profitent de cette journée d’Halloween (en tout cas, ce qu’il en reste) pour lancer une campagne choc, intitulée «Il faut que ça arrête».

Les trois vidéos de cette campagne qui donne froid dans le dos pastichent trois scènes de films d’horreur bien connus (Psycho, Scream et Halloween), pour rappeler à la population que ce genre d’horreur n’arrive pas que dans les films.

Depuis 2004, le taux de criminalité a diminué dans tous les secteurs au Canada, SAUF dans celui des violences faites aux femmes, rappellent les deux organismes. 

Pourtant, «il y a longtemps qu’on ne voyait plus de campagne de sensibilisation contre la violence envers les femmes dans les médias. Il est temps de sortir la violence faite aux femmes des faits divers et de remettre cet enjeu de société à l’avant-plan. C’est exactement ce que souhaite faire cette campagne choc», a souligné Mélanie Thivierge, présidente et directrice générale du Y des femmes de Montréal, dans un communiqué publié ce matin.

Voyez les vidéos ci-dessous… 

Psycho (Psychose):

Scream (Frissons):

Halloween:

Alors que les histoires de violence faite aux femmes ou aux filles se multiplient dans les médias, et que les maisons d’hébergement débordent partout à travers la province, le Y des femmes de Montréal et le YWCA de Québec veulent rappeler aux Québécois que la violence faite aux femmes doit cesser.

Les trois scénarios – inspirés du fait que dans les films d’horreur, les agresseurs sont majoritairement des hommes et les victimes, majoritairement des femmes – ont été réalisés par Sarah Pellerin. Les vidéos mettent en vedette Mylène McKay, Charlotte Aubin et Catherine Renaud.

https://quebec.huffingtonpost.ca/

Le Saviez-Vous ► Pourquoi a-t-on du plaisir à regarder des films d’horreur?


Personnellement, j’aime bien les films d’horreur, mais pas les films pleins de sang et de carnage à ne plus finir.
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Pourquoi a-t-on du plaisir à regarder des films d’horreur?

Où étiez-vous quand vous avez vu « Scream » pour la première fois? © getty.

La peur est un sentiment tout à fait naturel. Que ce soit devant une araignée ou en dévalant les montagnes russes, elle sert à nous protéger face à un danger imminent. 

Entre endorphines et adrénaline

Nous cherchons à avoir peur car avec le stress et le cœur qui bat plus vite, le corps envoie une décharge d’adrénaline et produit un maximum d’endorphines, l’hormone du plaisir. En outre, le fait de combattre nos peurs en osant, par exemple, éloigner cette araignée ou en regardant un numéro de « Saw » jusqu’au bout, nous donne du courage et de la confiance en nous. Cette sensation de puissance peut être enivrante, c’est pourquoi certains adorent sauter à l’élastique ou nager avec des requins.

Un agent relaxant

Bizarrement, en cas de période de stress comme des examens à passer ou un gros projet au bureau, il peut être utile de regarder un film d’horreur. Vous oubliez ainsi vos tracas du quotidien et vous vous concentrez sur un stress concret et imminent comme le tueur qui est caché derrière le rideau. C’est l’effet catharsis. La plupart du temps, les choses rentrent dans l’ordre à la fin de l’histoire et vous pouvez vous coucher tranquille, apaisé. Enfin, pas toujours… 

 

https://www.7sur7.be/

N’ayez pas peur si vous aimez avoir peur


 

Aimez-vous les films d’horreur ou non ? En fait, la science comprend le mécanisme de la peur, qui fait que devant un danger imminent nous combattons ou nous fuyons comme nos ancêtres faisaient pour survivre. Aujourd’hui, nous pouvons avoir certains choix d’avoir peur. Pourquoi certains aiment ce genre de peur et d’autres pas. Personnellement, j’aime les films d’horreur durant la journée, mais pas ceux que le sang gicle partout et de la pire sauvagerie
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N’ayez pas peur si vous aimez avoir peur

Le cri | Iain Heath via Flickr CC License by

Le cri | Iain Heath via Flickr CC License by

Kira Shaw

Certaines personnes aiment avoir peur. Il y a bien évidemment une raison scientifique.

Dans nos vies, nous avons tous connu la peur. Mais Halloween, c’est ce moment spécial où nous sommes nous-mêmes à la recherche de cet élan qui, habituellement, accompagne l’effroi. Avez-vous besoin d’un «spécialiste de la peur» pour la fête de cette année ? Ne cherchez pas plus loin que votre propre cerveau.

Witch Fingers Cookies | Ruocaled via Flick License by

Peut-être allez-vous passer cette soirée à regarder Les Griffes de la nuit en vous masquant les yeux? Ou bien préfèreriez-vous errer dans une maison hantée en guettant l’apparition de vampires ou de créatures surgissant de leur cachette?

Quels que soient vos goûts, confronté à des situations qui vous font froid dans le dos (ou qui vous chatouillent la colonne vertébrale), votre cerveau entre dans ce mode opératoire: combattre, ou fuir. Cette façon de réagir relève d’un mécanisme primitif de survie où votre corps répond par une réaction de stress face à une menace surgie dans notre environnement.

Zombies ! Pxhere

Le cerveau à l’œuvre

Si, à l’origine, cette réaction intervenait pour aider nos ancêtres à échapper aux prédateurs dans un monde empli de dangers, aujourd’hui, on ressent plus couramment ces sensations en cas de menaces mentales: à savoir des menaces peu susceptibles de mettre en danger notre intégrité physique mais celles capables probablement de déclencher une détresse psychologique.

Le dilemme combattre ou fuir provoque une réaction de votre amygdale, la partie de votre cerveau impliqué dans le fonctionnement émotionnel. Ce système cérébral originel fait partie intégrante du processus de peur, mais il est incapable de distinguer entre menace physique et menace mentale. Tandis que des paumes moites et de l’angoisse peuvent se justifier face à la présence d’un ours affamé, elles se manifestent également sous forme de scénarios anxiogènes quand il s’agit d’un entretien d’embauche ou en visionnant un film d’horreur.

Beaucoup d’éléments étayent l’implication de l’amygdale dans le processus de peur. Le plus impressionnant: si l’on enlève entièrement sur des rats cette partie du cerveau, ils ne manifestent plus la moindre conduite de peur ou d’évitement face à leur ennemi juré, le chat.

Fantôme ! Pxhere

Ainsi, au moment où la bande-son angoissante de votre film d’horreur se met à résonner de plus en plus fort et où l’apparition soudaine du meurtrier masqué vous fait sursauter, voilà qui servira de stimulus pour déclencher un signal dans votre amygdale. En réponse à la menace perçue, une substance cérébrale chimique, le glutamate, va être libérée et agir dans deux autres zones du cerveau. Le premier signal est envoyé en profondeur à la base du cerveau moyen (mésencéphale) que l’on n’arrive pas vraiment à contrôler. Ce qui risque de nous glacer ou bien de nous faire sursauter involontairement, et ce n’est guère indiqué si l’on tient un sachet de pop-corn sur les genoux.

Sentez-vous le shoot de dopamine ?

Le second signal est adressé à l’hypothalamus, une région du cerveau responsable de la production d’hormones. L’hypothalamus actionne notre système nerveux autonome, ce qui explique le déclenchement de notre instinct «combattre ou fuir».

Le rythme cardiaque et la pression sanguine augmentent, l’adrénaline et la dopamine (l’«hormone de récompense» du cerveau) sont diffusées dans tout le corps. Cela aide nos organismes à se préparer, soit pour engager le combat fatal, soit pour prendre nos jambes à notre cou. Voilà pourquoi vous ressentez une telle pulsion chaque fois que vous êtes effrayé.

Pourquoi certains aiment ça

Certaines personnes apprécient plus que d’autres ces expériences de frayeur et le rush qui les accompagne. Peut-être faites-vous partie de ces gens qui regardent des films d’horreur tout au long de l’année ou qui recherchent des sports de l’extrême ou encore des activités à risque.

Psychopathe ! Pxhere

Une constatation est en train d’émerger: notre chimie cérébrale sous-jacente serait aussi responsable des différences existant entre les individus prenant plaisir à avoir peur et les autres. Les travaux de David Zald et de ses collègues à l’université Vanderbild l’ont prouvé: en réponse à des situations qui donnent le frisson, les individus manifestent des réactions tout à fait diversifiées. La dopamine, nous le savons, se libère face à des contextes effrayants ou électrisants. Mais, chez les personnes déclarant raffoler de ce genre de situations, leur cerveau est dépourvu d’un «frein» réglant la libération de la dopamine et sa recapture par les neurones dans le cerveau.

Cela signifie une chose: c’est en raison de niveaux de dopamine plus élevés dans leur cerveau que ces individus éprouvent davantage de plaisir et de récompense face à des situations effrayantes ou à risque. Certains d’entre nous peuvent bien se recroqueviller peureusement rien qu’à entendre le nom du monstre des Griffes de la nuit, d’autres au contraire sentiront des bulles d’excitation monter en eux.

http://www.slate.fr

Le succès monstre de "Ca" témoigne de la peur primale des clowns


Je ne crois pas que ce soit le genre de film d’horreur que j’aime, peut-être que je le visionnerais s’il passe à la télé, mais croire que cela pourrait accentuer la peur des clowns, bonne question ? Si le film serait vu par des enfants, là sûrement, mais adulte nous savons décoder les visages même des clowns sauf si nous avons vraiment une phobie
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Le succès monstre de « Ca » témoigne de la peur primale des clowns

 

La peur des clowns existe selon les psychologues depuis l’époque des bouffons de la Cour royale d’Angleterre au 16ème siècle. RelaxNews  /  nito100 / Istock.com

(AFP) – L’adaptation sur grand écran d’un roman d’épouvante de Stephen King, « Ca », avec le maléfique personnage de Pennywise, écrase le box-office nord-américain de ses records de ventes en salles, et confirme que les clowns sont au moins aussi horribles que drôles.

Avec Bill Skarsgard dans le rôle de l’effroyable clown Pennywise, « Ca » a amassé 123 millions de dollars en un week-end dans les cinémas nord-américains, un record pour une sortie en automne et pour un film d’horreur interdit aux moins de 17 ans.

Si de très nombreux films ou séries télé ont déjà exploré la « coulrophobie« , la peur inexpliquée des clowns, cette terreur primale associée aux êtres à gros nez rouge et chaussures géantes n’est pas née à Hollywood.

La peur des clowns existe selon les psychologues depuis l’époque des bouffons de la Cour royale d’Angleterre au 16ème siècle.

Alexandra Hamlet, psychologue à l’institut de psychologie des Enfants de New York, estime qu’une grande part de cette crainte vient d’un phénomène connu comme « la vallée dérangeante », théorie du roboticien japonais Masahiro Mori divulguée en 1970: il affirme que les répliques de l’apparence humaine légèrement déformées génèrent un sentiment de révulsion chez les humains.

Pour le roi des films d’horreur, le producteur Jason Blum (« Paranormal Activity », « American Nightmare », etc.), les clowns font peur parce qu’on « ne voit aucun vestige de la personne qu’ils sont vraiment ». « Le visage du clown masque l’humain (…) et je pense qu’avoir un visage peint en blanc, en général, c’est quelque chose de très effrayant », a-t-il expliqué à l’AFP.

Mme Hamlet ajoute toutefois que ce que nous appelons des phobies n’est en réalité qu’un « mauvais codage » des émotions: l’augmentation du rythme cardiaque, la tension des muscles, les pupilles dilatées quand nous voyons Pennywise pourraient en réalité résulter d’un sentiment d’excitation, et non de peur.

Elle remarque que l’inconfort généré par ces visages déformés n’empêche pas la plupart d’aller dans les restaurants de fast-food McDonald’s, dont la mascotte est un clown.

Mais la psychologue reconnaît que Stephen King, qui « excelle quand même dans l’art de nous donner la frousse », a fait passer la phobie des clowns dans la culture de masse grâce à la série télé des années 90 adaptée de son roman « Ca ».

– L’Association mondiale des clowns s’alarme –

Parmi les plus récentes exploitations de ce thème, « American Horror Story: Cult, » la septième saison de la série à succès de la chaîne FX, met en scène un clown qui sort d’un cercueil dès la séquence d’ouverture.

Mme Hamlet dit avoir commencé à se pencher sur ce phénomène avec l’apparition de clowns sinistres signalée à travers le pays, qui ont créé la panique l’an dernier même si une grande partie de ces signalements se sont révélés faux ou de simples blagues de mauvais goût.

L’effet de panique s’est répandu en Europe, Amérique du sud et même jusqu’en Australie.

L’Association mondiale des clowns, alarmée par l’imminente sortie de « Ca », s’est fendue d’un communiqué pour défendre les saltimbanques qui ne veulent que faire sourire les gens:

« Tous ces personnages d’épouvante ne sont pas des clowns », et les personnes déguisées en horribles clowns « prennent quelque chose d’innocent pour le pervertir et faire peur ».

Stephen King avait déjà appelé tout le monde à arrêter « l’hystérie ». Il est encore intervenu dans la polémique en avril en reconnaissant sur Twitter qu’il avait contrarié la communauté des clowns avec son roman de 1986, mais sans s’en excuser:

« Désolé, la plupart sont super, MAIS (…) les enfants ont toujours eu peur des clowns. Ne tirez pas sur le messager ».

https://static.ladepeche.

Pourquoi vous détestez tant les films d’horreur


Il y a ceux qui aime et ceux qui déteste les films d’horreur. Moi, cela dépend, si c’est plein de sang avec agression sauvages, je n’aime vraiment pas, alors que d’autres tout dépend du scénario. Mais, ceux qui déteste vraiment, ce n’est pas vraiment une affaire de goût, mais de la façon qu’ils vivent le film
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Pourquoi vous détestez tant les films d’horreur

 

© DR.

Il ne s’agit pas uniquement d’une question de goûts.

Avec la sortie du film « Ça« , de nombreuses personnes vont se ruer dans les salles de cinéma, excitées à l’idée de vivre, l’espace de quelques heures, un véritable cauchemar. Mais la vue d’un simple ballon rouge peut faire frémir de nombreuses autres personnes, qui pour rien au monde ne désirent voir cette nouvelle incarnation du clown tueur de Stephen King, ni un quelconque autre film d’horreur. Si vous faites partie de ce deuxième lot, sachez qu’il y a une raison psychologique qui explique pourquoi vous détestez tant ces films d’épouvante.

En effet, selon Margee Kerr, sociologue et auteure de « Scream: Chilling Adventures in the Science of Fear », si vous détestez les films d’horreur c’est tout simplement parce que vous ne « vivez » pas le stress qu’ils procurent de la même façon que les personnes qui les adorent.

« Certaines personnes interprètent le stress qu’elles ressentent de manière positive; elles se sentent vraiment vivantes, elles sentent leur corps presque comme si elles revenaient d’un cours de yoga intense », a-t-elle déclaré dans des propos rapportés par The Huffington Post. « Mais d’autres personnes interprètent ce stress comme une crise de panique, elles ont l’impression de perdre contrôle de leur propre corps ».

Qui plus est, les personnes particulièrement sensibles sont plus susceptibles de vivre un stress intense en regardant un film d’horreur, car elles ont tendance à être plus empathiques que la moyenne, et donc à se plonger davantage dans l’environnement du film, ainsi que dans l’horreur que vit le personnage. Alors, si vous êtes parfois gênés à l’idée de refuser une soirée films d’horreur en pensant que vous êtes trop froussards, ne le soyez plus: vous vivez tout simplement l’histoire et le stress qu’elle procure de manière trop intense.

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Voici ce que la science a découvert sur les films d’horreur


Il est vrai que beaucoup sont attirés par les films d’horreur et ce même s’ils savent qu’ils vont avoir peur. Il semblerait que la science peut expliquer cette attitude.
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Voici ce que la science a découvert sur les films d’horreur

 

Popcorn, jeté, grand écran et évidemment film d’horreur. Ce lundi 31 octobre comme dans bons nombres de films d’épouvante, ce sera soirée de l’angoisse face à la télévision. Espérons qu’aucune petite fille ne sortira de votre télé, qu’aucun esprit ne se sera emparé de votre maison et qu’aucun psychopathe ne vous passera de coups de fil.

Mais pourquoi s’inflige-t-on cela? Halloween ou non, les adeptes de ce type de films sont nombreux et ne reculent devant rien pour avoir des frissons et sursauter pendant 90 minutes.

Oui, les films d’horreur nous font peur et nous aimons ça

Cela vous semble évident. Il a fallu attendre 2007 pour que la science puisse le reconnaître. Comment expliquer le plaisir que certains trouvent dans le visionnage de films d’horreur? A priori, nous sommes faits pour nous tourner vers les choses qui nous rendent heureux et nous évitent la douleur. Pourquoi se plonger volontairement dans presque deux heures de peur, de dégoût et de terreur?

Comme le rappelle le site Science Daily, jusqu’en 2007, deux théories étaient généralement mises en avant : la première avance le fait que ces spectateurs n’éprouvent pas de la peur, mais de l’excitation devant ces films. La seconde postule qu’ils sont prêts à endurer cette terreur pour ensuite apprécier pleinement un sentiment d’euphorie et de soulagement à la fin du film.

Cette même année, une troisième théorie formulée par des chercheurs de l’Université de Berkeley en Californie dans le Journal of Consumer Research contredit les deux théories précédentes.

«L’hypothèse selon laquelle les gens sont incapables de ressentir des émotions positives et négatives en même temps est incorrecte», assuraient les auteurs.

Les gens aiment avoir peur et n’aiment pas seulement le soulagement qu’ils éprouvent après le film ou l’excitation.

«Les moments les plus plaisants pour ces spectateurs semblent être aussi les plus effrayants», ont en effet remarqué les auteurs.

Plus c’est gore, plus nous y sommes attentifs

Le tueur l’a déjà poignardé deux fois, la victime se vide gentiment de son sang, il y en a partout. Mais, le tueur s’acharne encore et encore. Et nous? On s’accroche à notre siège et on regarde de plus belle avant finalement de se cacher les yeux.

Dans une étude publiée en 2014 dans le Journal of Communication, des chercheurs ont montré que plus les téléspectateurs étaient soumis à des images sanguinolentes, plus leur attention était concentrée sur ces images, et ce, malgré leur dégoût.

«Notre étude montre que quand nous regardons des divertissements qui vont provoquer du dégoût chez nous, notre corps réagit et nous pouvons affirmer que nous sommes dégoûtés par ce contenu. Cependant, ces contenus captent plus notre attention et marquent plus notre mémoire que les autres.»

Regarder des monstres, c’est aussi réfléchir

Un professeur de l’Université de Cincinnati a étudié les recettes d’«American Horror Story», une série d’horreur à succès produite par la chaîne américaine FX. La série fonctionne sur la mise en scène de personnages monstrueux qui font au départ penser à des foires du XIXe siècle.

Même si la série a été critiquée pour ses scènes de sexe très crues et violentes, pour ce spécialiste, ce «freak show» est un moyen de forcer le public à regarder et à considérer l’extraordinaire face à notre désir de mettre des gens dans des cases, en particulier lorsqu’ils sont différents de nous.

«Cela nous force à confronter nos propres peurs concernant la différence, explique-t-il, la diversité et le changement. Au début de la saison, c’est l’attrait du voyeurisme qui nous retient et cela nous amène à penser à qui sont les vrais monstres et pourquoi l’anormalité nous gêne tant».

Ces films peuvent avoir de vraies conséquences sur les jeunes enfants

Anxiété, problèmes de sommeil, comportements agressifs et dangereux, voici quelques-uns des effets néfastes des films d’horreur regardés par des enfants trop jeunes. En 2006, l’hôpital pour enfants de New York et l’Université de Columbia ont mis en garde les parents après avoir étudié une centaine de mères.

Les enfants de moins de cinq ans sont «incapables de distinguer la réalité et le fantasme», expliquent les chercheurs.

Pour parvenir à cette conclusion, ils se sont particulièrement intéressés aux enfants dont les mères souffraient de stress post-traumatique dû à des contextes familiaux violents. Celles-ci, tout en voulant protéger leur enfant de la violence, regardaient bien plus que les autres des films violents et d’horreur, comme «pour mettre en garde leurs enfants des dangers du monde extérieur».

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