On ne se brosse pas bien les dents, selon les scientifiques


Ce qu’il faut retenir, que la meilleure façon, semble-t-il, de se brosser les dents ainsi le fil dentaire ce fait avec grande douceur. Pour les caries, mieux vaut éviter le sucre et les hydrates de carbone simples (glucides)
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On ne se brosse pas bien les dents, selon les scientifiques

 

«Hygiène dentaire» | https://www.flickr.com/photos/sarahxic/ via Flickr CC License by

«Hygiène dentaire» | https://www.flickr.com/photos/sarahxic/ via Flickr CC License by

Repéré par Galaad Wilgos

Repéré sur Popular science

De toute façon, pour prévenir les caries, il faut surtout éviter le sucre.

 

Nous ne nous brosserions pas correctement les dents –d’ailleurs, les brosser comme, du reste, les nettoyer avec du fil dentaire ne seraient pas forcément très utiles pour prévenir les caries. C’est du moins ce que nous explique un article de Popular science, qui nous enjoint à «prendre du recul et à évaluer notre travail de nettoyage».

Tout d’abord, il faut rappeler une chose qui contredit certains mythes bien ancrés depuis l’enfance: se laver les dents ou se les nettoyer avec du fil dentaire n’aurait pas d’impact significatif sur la prévention des caries, affirme Philippe Hujoel, dentiste et professeur de santé orale à l’université de Washington (School of Dentistry)–bien que le fluor dans certains dentifrices renforce les dents. Le seul moyen de prévenir l’apparition de caries est simplement d’éviter le plus possible le sucre et les autres hydrates de carbone simples. Nettoyer et brosser permettent cependant de garder ses dents propres et esthétiquement plaisantes.

En outre, pour Hujoel, il est essentiel que les professionnels se basent sur des études scientifiques pour conseiller la meilleure routine d’hygiène dentaire. Et le consensus scientifique, d’après lui, explique, par exemple, que le fil dentaire n’est utile pour la plupart des gens qu’en cas de nourriture coincée entre les dents, de présence de plombages ou de travail de restauration dentaire. Le cas échéant, il est nécessaire de nettoyer délicatement, afin notamment d’éviter de frotter les gencives et de les irriter.

Avec délicatesse

L’irritation n’est d’ailleurs pas le seul problème d’un nettoyage trop agressif, continue Popular Science. Nettoyer ainsi, tous les jours et d’années en années, pourrait faire diminuer la présence de gencive au point de créer des espaces entre les dents –de véritables nids à bouffe qui sont par ailleurs irréversibles. Cela pourrait même, in fine, exposer la racine des dents, rendant le nettoyage à l’aide d’un fil dentaire une obligation pour enlever les particules de nourritures qui s’y accumuleraient alors. Il faut donc, selon Hujoel, nettoyer le plus délicatement possible uniquement au point de rencontre des dents, et arrêter une fois les particules de nourritures enlevées.

Quant à se brosser les dents, le docteur recommande un dentrifice avec du fluor, dont l’efficacité dans la prévention des caries est prouvée –même si rincer sa bouche avec de l’eau juste après risque d’enlever une grande partie de ce fluor. Là aussi, se brosser les dents doit être fait avec délicatesse: il ne faut pas appuyer trop fort, le but étant avant tout d’appliquer le fluor sur les dents tout en enlevant les plaques dentaires et la nourriture.

http://www.slate.fr

Voici où finissent les lingettes et les condoms que vous jetez aux toilettes


On parle de Montréal, mais je suis certaine que cela passe ailleurs aussi. Les toilettes ce n’est pas une poubelle qu’on puisse jeter n’importe quoi. J’avoue que je ne comprends pas comment des gens jettent toutes sortes de choses comme du fil dentaire, de la litière à chat, des serviettes sanitaires, etc. sans que leur toilette bouche un moment donné. Que ce soit dans la rue ou dans la toilette tout finie par les égouts. En plus, les médicaments qui se retrouvent dans les égouts se retrouvent tôt ou tard dans la faune et la flore ce qui est très mauvais pour eux
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Voici où finissent les lingettes et les condoms que vous jetez aux toilettes

 

Les lingettes, les condoms, les serviettes hygiéniques ou le fil dentaire que les Montréalais jettent dans les toilettes engendrent un casse-tête pour la Ville, car ces objets doivent systématiquement être retirés de l’eau des égouts à la station d’épuration.

Un texte de Bahador Zabihiyan

Tous les chemins mènent à Rome, et tous les égouts de l’île de Montréal aboutissent à la station d’épuration Jean-R.-Marcotte. C’est en fait la troisième du monde en importance. Dans sa station de pompage se trouvent quatre puits dont la profondeur est égale à la hauteur d’un immeuble de 14 étages.

Si vous avez tiré la chasse d’eau sur l’île de Montréal, l’eau a fini sa course dans l’un de ces quatre puits qui sont le premier arrêt à la station d’épuration.

Le responsable de la Direction de l’épuration des eaux usées de la Ville de Montréal, Richard Fontaine, implore les Montréalais de ne plus jeter de nourriture, de fils dentaires, de lingettes, de produits d’hygiène féminine ou de condoms dans les toilettes.

« Il faut être conscient que la toilette ne doit servir que pour les excréments, l’urine et le papier hygiénique; les autres éléments ne devraient pas se retrouver à la toilette », précise M. Fontaine.

«Le papier hygiénique normal va se désagréger, mais la litière de chat, des cure-oreilles, des serviettes sanitaires, ce ne sont pas des choses qui vont se désagréger dans le temps, il faut les enlever.» – Richard Fontaine, responsable de la Direction de l’épuration des eaux usées de la Ville de Montréal

À en juger par les quantités de détritus que les équipes de la station d’épuration retirent tous les jours, beaucoup de Montréalais n’agissent pas comme le veut le directeur de la station d’épuration.

M. Fontaine demande aussi aux Montréalais de ne pas jeter de déchets dans la rue, car ceux-ci terminent leur course dans sa station d’épuration, au gré des précipitations et des chargements de neige.

« Ça ne disparaît pas, ça ne s’envole pas; nécessairement, ça va trouver son chemin dans le réseau d’égouts, et après ça, nous devons nous en occuper, c’est pour ça qu’il faut faire attention », dit-il.

Résultat : les équipes de la Ville se relayent 24 heures sur 24 pour retirer les détritus que les Montréalais jettent sur la chaussée ou dans les toilettes.

Voici ce que nous avons vu dans l’eau lors de notre passage:

  • condoms;
  • lingettes;
  • fils dentaires;
  • cotons-tiges;
  • bouteilles d’eau;
  • contenants à café;
  • tampons hygiéniques;
  • bidons de lave-glace;
  • essieux de camion;
  • bouts de bois;
  • sacs de chips.

Les lingettes jetables posent un problème particulier : beaucoup pensent à tort qu’elles vont se désintégrer dans l’eau comme le papier hygiénique. Mais en réalité, une fois à l’égout, elles se gorgent de graisse et d’eau pour se transformer en masses visqueuses qu’il faut retirer à la station d’épuration.

Les plus gros déchets sont retirés des immenses puits par une grue équipée d’un tamis. Les plus petits résidus sont retirés de l’eau par des machines qui vont les compresser et les envoyer vers un gigantesque convoyeur.

Au bout du compte, 870 tonnes de déchets sont chargées dans des camions tous les ans à la station d’épuration.

«Les déchets qu’on a vus, une fois qu’ils ont transité à travers le réseau d’égouts, ils deviennent toxiques, donc ne sont plus réutilisables.» Richard Fontaine, responsable de la Direction d’épuration des eaux usées de la Ville de Montréal

En attendant l’usine d’ozonation

Mais ce ne sont pas que les plus gros déchets qui posent problème. De nombreux Montréalais jettent des médicaments dans les toilettes. Ceux-ci sont toxiques pour la faune et la flore et ne peuvent être traités à la station d’épuration. Leurs résidus finissent donc dans le fleuve.

Mais cela va changer d’ici 2018, avec la construction de l’usine d’ozonation sur le site de la station d’épuration.

 « On va pouvoir traiter les bactéries, les virus et également éliminer les substances émergentes, les hormones, les médicaments, et ça va nous catapulter à un niveau de traitement qui est beaucoup supérieur à ce qu’on connaît », dit M. Fontaine.

La station d’épuration Jean-R.-Marcotte en chiffres :

  • la troisième station d’épuration du monde en importance;
  • la première station de pompage du monde;
  • des fours y brûlent les boues à 860 degrés (la fumée est filtrée);
  • 860 tonnes de déchets sont retirées de l’eau des égouts chaque année.

Même si l’usine d’ozonation n’est pas encore prête, M. Fontaine estime que son usine est extrêmement performante. Ainsi, une fois l’eau brune débarrassée des détritus et d’une bonne partie des particules en suspension avant d’être rejetée dans le fleuve, il reste une boue brune et malléable qui est brûlée dans d’immenses fours à 840 degrés. La combustion produit seulement de la vapeur d’eau, car la fumée est filtrée. Les cendres des boues sont envoyées vers un site d’enfouissement. Tous les jours, la station produit plus de 800 tonnes de boue.

http://quebec.huffingtonpost.ca

Victime d’une infection au genou à cause… d’un fil dentaire


Je savais que les bactéries buccales pouvaient être néfastes côté coeur, d’où l’importance de voir le dentiste une fois l’an, mais qu’ils affectent des porteurs de prothèses est assez surprenant. Heureusement, c’est très rare
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Victime d’une infection au genou à cause… d’un fil dentaire

 

Une infection liée à l'utilisation de fil dentaire. © West Coast Surfer / Moo/REX/SIPA

Une infection liée à l’utilisation de fil dentaire. © West Coast Surfer / Moo/REX/SIPA

Par Lise Loumé

Des bactéries normalement présentes dans la bouche peuvent provoquer des infections à des endroits inattendus du corps humain.

STUPEUR ET GONFLEMENTS. De +manière surprenante, des bactéries présentes naturellement dans la bouche peuvent provoquer de l’arthrite septique, c’est-à-dire une infection des articulations. La preuve avec un cas clinique que rapportent des médecins de la Mayo Clinic,dans la revue BMJ. Il s’agit d’une femme, âgée de 65 ans, qui s’est présentée aux urgences de cet hôpital avec le genou gonflé et douloureux depuis plusieurs mois, la douleur s’étant aggravée au fil des semaines. En explorant le dossier médical de la patiente, un fait a retenu l’attention des médecins : cinq ans auparavant, alors qu’elle souffrait d’arthrite dégénérative au genou gauche (une destruction par usure du cartilage), elle avait subi une arthroplastie totale du genou, une intervention chirurgicale ayant pour but de rétablir la mobilité d’une articulation en créant un nouvel espace articulaire grâce à l’implantation d’une prothèse.

Les médecins ont donc réalisé un scanner qui a mis en évidence un soupçon de relâchement de la prothèse. En prélevant du liquide synovial, ils ont alors découvert l’origine de l’infection : autour de la prothèse proliférait une colonie de bactéries Streptococcus gordonii. Étrange, étant donné que cette bactérie se trouve généralement dans la bouche ! Alors, comment s’est-elle logée autour de la prothèse de genou ?

Moins de 2 % des patients portant des prothèses de genou seraient concernés

Selon les médecins, la faute revient tout simplement… au fil dentaire, que la patiente appliquait vigoureusement tous les jours depuis quelques temps, au point d’entraîner le saignement de ses gencives. Le fil dentaire aurait ainsi introduit la bactérie dans son sang par le biais de petites coupures dans les gencives. Streptococcus gordonii serait passé par la circulation sanguine pour se loger sur la prothèse du genou de la patiente.

D’autres cas d’infection bactérienne au niveau des prothèses de genou ont déjà fait l’objet de publications scientifiques (mais elles n’avaient jamais été liées à des soins dentaires intensifs). Un peu moins de 2 % des patients portant des prothèses de genou seraient concernés. En fait, les bactéries seraient plus à même de se loger et de proliférer sur la prothèse plutôt qu’à un autre endroit du corps. Tout simplement car les cellules du système immunitaire sont absentes à proximité de ce corps étranger, qui se retrouve donc incapable de repousser les agents potentiellement pathogènes

. Les prothèses de genou ne seraient ainsi pas les seules concernées : »Streptococcus gordonii est bien connu pour sa capacité à coloniser les valves cardiaques endommagées », expliquent des médecins des Cliniques Universitaires de Saint-Luc, à Louvain (Belgique) dans une étude publiée en 2012 dans la revue BMC Infectious Diseases.

Ce type d’infections doit être traité rapidement car à long terme, les bactéries peuvent s’agglomérer et former une structure gluante nommée « biofilm » autour de la prothèse, expliquent les médecins américains dans cette nouvelle étude. Outre le risque que l’infection se complique, le biofilm rend la prothèse incroyablement difficile à enlever. Pour traiter l’infection, les médecins ont prescrit à la patiente des antibiotiques, qu’elle devra prendre aussi longtemps qu’elle porte la prothèse.

Même si ce type de cas -rare- ne doit absolument pas décourager les patients d’utiliser du fil dentaire, les médecins déconseillent de s’en servir jusqu’à ce qu’il provoque un saignement des gencives, pour éviter tout risque d’infection bactérienne.

http://www.sciencesetavenir.fr/