Le Saviez-Vous ► Savez-vous vraiment ce qu’il y a dans une figue?


Les figues ne peuvent exister sans la guêpe du figuier et le contraire aussi. Ils ont besoin de l’un et de l’autre. Quand nous mangeons une figue, nous mangeons de ce qui reste d’une guêpe femelle qui a voulu déposer ses oeufs. Cela ne doit pas nous empêcher de savourer ce merveilleux fruit
Très nutritif
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Savez-vous vraiment ce qu’il y a dans une figue?


Freshly picked figues with blue

ELLY SCHUURMAN VIA GETTY IMAGESFreshly picked figues with blue bowl.

  • Julie R. Thomson

CUISINE – Apprendre que les artichauts sont des fleurs et les câpres, des boutons de fleurs marinés, nous a ouvert les yeux. Mais quand on a su ce qu’il y avait dans les figues — et comment elles dépendaient des guêpes —, on a remis en cause tout ce qu’on croyait savoir sur le monde qui nous entoure.

Pour faire simple, les figues ne sont pas des fruits mais des fleurs inversées. Les figuiers ne fleurissent pas comme les pommiers ou les poiriers. Leurs fleurs éclosent à l’intérieur du réceptacle en forme de poire qui donnera le fruit que nous mangeons. Une fleur de figuier ne produit qu’un fruit contenant une seule graine et une coquille rigide, l’akène (c’est ce qui lui donne son côté croquant). Chaque figue est constituée de plusieurs akènes. Quand nous mangeons une figue, nous croquons en fait dans plusieurs fruits.

Savez-vous vraiment ce qu'il y a dans une

Mais ce n’est pas la seule particularité de la figue.

Parce que les fleurs du figuier éclosent en interne, elles dépendent d’un processus spécifique pour la pollinisation car elles ne peuvent dépendre du vent ou des abeilles pour répandre leur pollen. C’est là qu’intervient la guêpe du figuier. La figue ne peut survivre sans elle, et réciproquement, car c’est dans la figue que la guêpe dépose ses larves. C’est ce que l’on appelle le mutualisme.

Savez-vous vraiment ce qu'il y a dans une

La guêpe femelle dépose ses œufs dans la figue mâle (nous ne consommons que celles des figuiers femelles), dont la forme facilite l’accueil des larves de guêpes mais les ailes et les antennes de la guêpe se cassent lorsqu’elle pénètre dans la figue, ce qui l’empêche d’en ressortir. Seul le bébé guêpe sera assez petit pour se libérer. Les mâles naissent sans ailes, parce que leur seule fonction est de se reproduire avec les bébés femelles — qui sont techniquement leurs sœurs — et de creuser un tunnel pour sortir de la figue. Ce sont les femelles qui s’échappent, en emportant le pollen avec elles.

Si une guêpe entre par erreur dans une figue femelle ― celles que nous mangeons ―, elle n’a pas la place de se reproduire, et elle ne peut plus sortir puisque ses ailes et ses antennes se sont détachées. La guêpe meurt donc à l’intérieur, ce qui est hélas nécessaire parce qu’elle apporte ainsi le pollen qui donnera le fruit que nous aimons.

Attention: le croquant que vous sentez sous votre dent n’est pas dû à la carcasse de la guêpe! La figue se sert d’une enzyme, la ficine, pour la transformer en protéines. Mais, techniquement, quand vous mangez une figue, vous avalez aussi une guêpe du figuier (du moins ce qu’il en reste). Certains végans décident d’ailleurs de ne plus en consommer pour cette raison.

https://www.huffingtonpost.fr/

Le Saviez-Vous ► Oui, le jus de citron peut causer des brûlures au soleil


Il arrive parfois que certains messages qui deviennent viraux sur les réseaux sociaux soient vrais. C’est le ca que manier des citrons et des limes avant d’aller au soleil risquent de provoquer des brûlures qui peuvent être graves qu’on appelle des phytophotodermatites à cause d’une substance le psoralène. Il y a d’autres fruits ou légumes, ainsi que des plantes pour ne nommer la berce du Caucase qui peuvent provoquer ce genre de dermatites.
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Oui, le jus de citron peut causer des brûlures au soleil

On voit deux mains qui tiennent chacune un cocktail sur le bord d'une piscine. Le mot « VRAI » apparaît sur la photo.

Manipuler des agrumes avant d’aller au soleil peut causer des brûlures.

PHOTO : ISTOCK / RAWPIXEL / PHOTOMONTAGE

Un article viral partagé sur les réseaux sociaux affirme qu’il ne faut jamais manipuler des citrons ou des limes avant d’aller au soleil, sous peine de développer de sérieuses brûlures. Bien que surprenante, cette affirmation est vraie.

L’article, publié sur un site web de conseils en santé, est intitulé « Ne maniez jamais des citrons ou des limes avant d’aller au soleil, prévient un mixologue ». On y explique que de manipuler des agrumes en préparant des cocktails peut causer de graves brûlures aux mains et aux bras.

Des recherches dans la littérature scientifique en 2017 confirment que c’est un phénomène réel, parfois surnommé la « dermatite de la margarita » (Nouvelle fenêtre). En effet, certains fruits et légumes contiennent une substance nommée le psoralène, qui réagit aux rayons ultraviolets. Cela peut mener à des phytophotodermatites, c’est à dire des réactions cutanées causées par l’interaction de cette substance avec la lumière du soleil.

Dans le journal du Collège des médecins de famille du Canada(Nouvelle fenêtre), on explique que les médecins observent souvent ce phénomène chez des patients qui reviennent de vacances passées au soleil. On y détaille, par exemple, le cas d’une femme qui a développé une phytophotodermatite après avoir pressé un citron dans son cocktail. Elle s’est retrouvée avec des brûlures sur les doigts ainsi que sur les cuisses, puisque celles-ci sont entrées en contact avec le jus de citron.

On voit deux photos d'une cuisse de femme recouverte de brûlures rouges.

Un article du journal du Collège des médecins de famille du Canada détaille le cas d’une femme qui a développé une phytophotodermatite durant ses vacances.

PHOTO : LE MÉDECIN DE FAMILLE CANADIEN

En plus des agrumes, d’autres fruits et légumes peuvent causer des phytphotodermatites, tels que le piment, le céleri, la carotte, la figue et le persil. Certaines plantes posent aussi des risques, notamment la berce du Caucase, qui peut même causer des brûlures au troisième degré.

Des brûlures parfois graves

La gravité de la brûlure varie selon la quantité de substance présente sur la peau et selon la durée d’exposition au soleil. La peau peut devenir rouge et irritée, et aller jusqu’à former des cloques. Les lésions peuvent s’aggraver durant les deux à trois premiers jours, avant de se résorber.

Les auteurs de l’étude expliquent qu’il est primordial de se laver la peau à l’eau après avoir manipulé des aliments contenant du psoralène, puisque ce ne sont pas tous les écrans solaires qui protègent contre les UVA responsables de cette réaction. Certains ne protègent que contre les rayons UVB.

Pour traiter ce genre de brûlure, les médecins prescrivent généralement des crèmes à base de stéroïdes, des antihistaminiques ou des compresses d’eau froide.

https://ici.radio-canada.ca/

Le Saviez-Vous ► Savez-vous vraiment ce qu’il y a dans une figue?


Certains vegan ne mange pas de figue à cause de ce qu’il y a dedans. J’aime vraiment beaucoup les figues et même si je suis surprise de la façon que la nature produit se petit bijou alimentaire, et même si un jour que je serait végan, j’en mangerais encore
Nuage

 

Savez-vous vraiment ce qu’il y a dans une figue?

 

Par Julie R. Thomson

    Apprendre que les artichauts sont des fleurs et les câpres, des boutons de fleurs marinés, nous a ouvert les yeux. Mais quand on a su ce qu’il y avait dans les figues — et comment elles dépendaient des guêpes —, on a remis en cause tout ce qu’on croyait savoir sur le monde qui nous entoure.

    Pour faire simple, les figues ne sont pas des fruits mais des fleurs inversées. Les figuiers ne fleurissent pas comme les pommiers ou les poiriers. Leurs fleurs éclosent à l’intérieur du réceptacle en forme de poire qui donnera le fruit que nous mangeons. Une fleur de figuier ne produit qu’un fruit contenant une seule graine et une coquille rigide, l’akène (c’est ce qui lui donne son côté croquant). Chaque figue est constituée de plusieurs akènes. Quand nous mangeons une figue, nous croquons en fait dans plusieurs fruits.

    figue

    Mais ce n’est pas la seule particularité de la figue.

    Parce que les fleurs du figuier éclosent en interne, elles dépendent d’un processus spécifique pour la pollinisation, car elles ne peuvent dépendre du vent ou des abeilles pour répandre leur pollen. C’est là qu’intervient la guêpe du figuier. La figue ne peut survivre sans elle, et réciproquement, car c’est dans la figue que la guêpe dépose ses larves. C’est ce que l’on appelle le mutualisme.

    guêpe au figuier

    La guêpe femelle dépose ses œufs dans la figue mâle (nous ne consommons que celles des figuiers femelles), dont la forme facilite l’accueil des larves de guêpes mais les ailes et les antennes de la guêpe se cassent lorsqu’elle pénètre dans la figue, ce qui l’empêche d’en ressortir. Seul le bébé guêpe sera assez petit pour se libérer. Les mâles naissent sans ailes, parce que leur seule fonction est de se reproduire avec les bébés femelles — qui sont techniquement leurs sœurs — et de creuser un tunnel pour sortir de la figue. Ce sont les femelles qui s’échappent, en emportant le pollen avec elles.

    Si une guêpe entre par erreur dans une figue femelle ― celles que nous mangeons ―, elle n’a pas la place de se reproduire, et elle ne peut plus sortir puisque ses ailes et ses antennes se sont détachées. La guêpe meurt donc à l’intérieur, ce qui est hélas nécessaire parce qu’elle apporte ainsi le pollen qui donnera le fruit que nous aimons.

    Attention : le croquant que vous sentez sous votre dent n’est pas dû à la carcasse de la guêpe! La figue se sert d’une enzyme, la ficine, pour la transformer en protéines. Mais, techniquement, quand vous mangez une figue, vous avalez aussi une guêpe du figuier (du moins, ce qu’il en reste). Certains végans décident d’ailleurs de ne plus en consommer pour cette raison.

  • http://quebec.huffingtonpost.ca/

Un papa raconte


C’est le genre de conversation que j’aimerais entretenir avec ma petite fille …  Avec ce regard positif, cette façon de voir les belles choses même dans les pires moments, même si esthétiquement parlant ce n’est pas la beauté ou la perfection ..
Nuage

 

Un papa raconte

 

Un week-end par mois, je réserve une journée pour être
avec lui. Pour le voir s’extasier devant un film, un
spectacle, pour répondre à ses questions d’enfants… de
plus en plus pertinentes. Bref, je fais mon boulot
de papa.

Le week end dernier, je l’ai emmené au restaurant,
puis au zoo. Sa maman devait travailler.

Nous avions choisi de manger méditerranéen. Une petite
fille à la table d’à côté faisait des difficultés pour
terminer son assiette. Sa maman, patiente, lui disait :
« finis au moins ton pain, regarde comme il est doré et
tendre.  »
Mais la fillette répondit : « non, j’aime pas la
croûte, c’est pas beau, c’est comme des crevasses.  »

Au dessert, le serveur amena une coupe de fruits et
cette fois-ci le papa, un peu énervé dit à sa fille :
« et les figues, on peut savoir pourquoi tu n’en manges pas ?
Regarde comme elles sont belles, mures et gonflées. Tu
n’en mangeras certainement pas d’aussi bonnes chez nous en
ville. «
Et la petite fille, butée, de répondre : « elles
sont toutes fendues on dirait qu’elles sont pourries. C’est
pas beau ! »

Alexandre qui avait assisté un peu gêné à la scène me
demanda tout bas : « dis papa, pourquoi les bonnes choses
sont parfois laides ? Pourquoi, si elles sont bonnes pour
nous la nature les a faites moches ? »

J’avoue que je n’ai pas su trouver aussitôt une
explication satisfaisante…
Mais plus tard dans l’après-midi, notre promenade au zoo
m’a donné l’occasion de lui répondre.

Je tenais la main d’Alexandre qui s’extasiait devant la
cage aux singes. Un couple semblait n’avoir d’yeux que pour
critiquer ces braves bêtes : « non mais regarde moi ça !
C’est tout de même affreux ces touffes de poils sur leurs mains.
Et ces dents, ce pli sur leur nez, ces bras trop longs…
Quand on y pense, la nature ne les a pas gâtés ! Quel manque de
grâce. Ils ne mériteraient même pas qu’on les regarde.  »

Je me suis tourné vers Alex, qui avait encore tout
entendu et je lui ai dit :

– « La petite fille du restaurant et ces gens qui n’aiment
rien sont comme des aveugles qui refuseraient de voir même si
on les opérait. Dans la nature, rien n’est laid si on apprend
à regarder. Que serait le pain sans sa croûte savoureuse,
faite de plis, d’accidents, de crevasses ? Et cette pourriture
qui entrouvre les figues ou les olives mûres, n’est-ce pas le
signe que le soleil les a aimées et que le paysan a tout fait
pour qu’elles arrivent à maturité ?

– Oui, c’est vrai.

– Si tu sais regarder, tu ne verras pas de choses laides
dans la nature. C’est sûr que tout n’est pas droit, que les
épis de blés sont courbés, que les branches du pommier penchent
sous le poids des fruits, que le cheval est crotté, que la
bouche des sangliers bave et que les singes ont des de grosses
lèvres plissées qui nous semblent très éloignées de la beauté.
Mais c’est justement parce que ces accidents sont naturels que
nous devons aimer les y voir.  »

Alex n’a rien dit mais il a plissé son petit nez et
froncé les sourcils, signe chez lui d’une intense réflexion…

Ce n’est que 3 jours plus tard qu’il est venu me
voir dans le salon pour me dire : « Tu sais, quand je serai grand
je veux devenir peintre.  »

– Ah. Et que peindras-tu ?

– Les choses comme elles sont, pour qu’on apprenne à les
trouver belles.  »