Le Saviez-Vous ► Toujours fatigué? 13 raisons médicales qui expliquent pourquoi


Nous éprouvons tous de la fatigue à un moment donnée, mais quand elle devient chronique, il se peut que cela soit une cause médicale. Seul un médecin pourra confirmer si c’est le cas.

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Toujours fatigué? 13 raisons médicales qui expliquent pourquoi

Des cas de santé qui pourraient être la cause de votre fatigue chronique.SHUTTERSTOCK

Diana Kelly

Vous trouvez toujours de bonnes raisons pour justifier votre fatigue: l’heure avancée, votre horaire impossible ou un moment de paresse… Et si votre épuisement avait une origine médicale? Des experts font la lumière sur 13 problèmes de santé qui pourraient expliquer une fatigue chronique.


Vous vous sentez épuisé et pensez que votre fatigue est la conséquence du changement d’heure, de votre horaire de fou ou d’un excès de paresse? Les causes réelles de votre épuisement pourraient bien être un des problèmes médicaux suivants. Voici 13 problèmes de santé qui pourraient être la cause de votre fatigue régulière ou chronique, sans que vous le sachiez.

Combien d’heures de sommeil vous faut-il?

Vous vous couchez tôt, mais chaque réveil représente un défi répété, et vous n’arrivez pas à avoir l’esprit alerte. La durée de votre sommeil ne semble jamais suffire à vous reposer. Mais combien d’heures vous faut-il donc?

Le besoin de sommeil varie selon l’âge : un nourrisson de moins de trois mois peut avoir besoin de 19 heures, alors qu’un adulte de plus de 65 ans peut avoir besoin de seulement 5 heures de sommeil. Pour la plupart, la moyenne se situerait entre 7 heures et 9 heures, selon l’organisme américain National Sleep Foundation. Un manque de sommeil peut entraîner des conséquences désagréables, comme nous allons le voir, alors qu’un excès de sommeil accompagné d’une fatigue constante pourrait indiquer un problème de santé.

« On parle d’excès de sommeil lorsque le cycle dépasse les 10 heures », explique Conor Heneghan, directeur de la recherche et des algorithmes de la société Fitbit. « Cet excès peut se rattacher à certains problèmes, comme la dépression, mais il ne serait pas la cause de pathologies. Des variations dans les rythmes circadiens de l’horloge biologique vont affecter l’humeur qui se rétablira avec un retour à un cycle de sommeil équilibré. »

Une fatigue qui persiste malgré un rythme de sommeil stable ou même avec un surplus de sommeil pourrait indiquer un problème de santé.

Fatigue chronique par excès de sommeil le week-end

Il est faux de croire que le manque de sommeil de la semaine pourra être rattrapé durant le week-end. Ça pourrait même avoir l’effet contraire. Cette pratique de dormir davantage le week-end s’appelle le « décalage horaire social », qui résulte du changement des horaires de sommeil.

« La durée de sommeil recommandée pour l’adulte est de 7 heures à 9 heures, et l’on essaie souvent de récupérer son manque pendant le week-end, explique Conor Heneghan. L’organisme va tenter de recouvrer le déficit de sommeil par “rebonds”, qui se produisent normalement au cours de phases de sommeil REM (ou paradoxal) plus longues, plus profondes et commencées plus rapidement. Cependant, un excès de sommeil peut dérégler votre cycle et générer d’autres types de problèmes de santé. »

Toujours fatigué: votre fatigue chronique est-elle liée à une douleur chronique?KATE AEDON/SHUTTERSTOCK

Fatigue chronique et douleur chronique

« Les personnes qui souffrent d’une maladie chronique qui s’accompagne de fatigue et de douleur ont besoin de plus de sommeil pour se reposer et récupérer », explique Matthew Ross, président du site d’évaluation de matelas The Slumber Yard.

Ceux qui sont atteints de fibromyalgie, d’hypothyroïdie, d’anémie et de polyarthrite rhumatoïde requièrent également plus de sommeil. S’ils n’en ont pas assez, ils sont fatigués.


Fatigue chronique et anémie

Si vous consultez votre médecin pour un état de fatigue constant, il va notamment vérifier si vous faites de l’anémie ou si vous avez un trouble de la thyroïde par une simple prise de sang, explique la Dre Amy Shah.

« Quand un patient me dit ‘je me sens fatigué’, il peut y avoir de multiples causes. Si ce dernier ajoute ‘je suis fatigué et j’ai le souffle court’ ou ‘j’ai de la difficulté à aller au bout de mon entraînement’, cela peut notamment être parce que celui-ci souffre d’anémie. »

On parle d’anémie quand le sang ne parvient plus à distribuer assez d’oxygène à l’organisme en raison d’une carence en fer. En plus d’être fatigués, les anémiques peuvent avoir froid, se sentir étourdis ou irritables et souffrir de céphalées


Fatigue chronique et trouble de la glande thyroïde

Si votre glande thyroïde ne fonctionne pas normalement et qu’elle marche au ralenti (hypothyroïdie), la fatigue pourrait s’accompagner de sécheresse de la peau et de forte constipation, en plus d’un manque d’énergie, explique la Dre Shah.

L’hypothyroïdie se produit lorsque votre glande thyroïde ne sécrète pas suffisamment d’hormones importantes. Les examens de la fonction thyroïdienne repèrent facilement une hypothyroïdie, une condition qui touche principalement les femmes. Si tel est votre cas, votre médecin pourra vous prescrire de l’hormone thyroïdienne de synthèse. Voici d’autres symptômes inattendus d’un trouble de la thyroïde.

Toujours fatigué à cause du diabète.SYDA PRODUCTIONS/SHUTTERSTOCK

Fatigue chronique, prédiabète ou diabète

Un taux élevé de sucre sanguin ou hyperglycémie peut diminuer la circulation sanguine. Les globules ne reçoivent plus l’oxygène et les nutriments qui leur sont nécessaires, ce qui entraîne la fatigue, explique l’infirmier agréé David Spero.

Un taux insuffisant de sucre sanguin (hypoglycémie) entraînera aussi une sensation de fatigue, car les cellules n’ont alors pas assez de carburant pour bien fonctionner. Si votre hyperglycémie provoque l’inflammation des vaisseaux sanguins, il se crée une inflammation chronique qui peut être cause de fatigue.

Fatigue chronique et dépression

Si vous vous sentez toujours fatigué et avez de la difficulté à sortir du lit en plus de connaître des problèmes de sommeil, il se peut que vous souffriez d’un état dépressif. Votre médecin de famille devrait évaluer ce risque lors de votre visite annuelle, nous dit la Dre Shah. Le médecin peut utiliser un outil de dépistage pour établir si vous souffrez d’une dépression chronique ou si le stress ou l’alcool sont à l’origine de votre perturbation émotive.

« La dépression, l’abus d’alcool et la fatigue vont souvent de pair », précise la Dre Shah.

Les gens essaient parfois de traiter leur dépression par l’alcool et se sentent fatigués après coup.


Fatigue chronique et syndrome de l’intestin perméable (ou intolérance alimentaire)

Votre intestin est un boyau fait de cellules serrées d’où rien ne devrait s’échapper. L’intestin est une source à laquelle votre corps puise ce dont il a besoin sans que rien ne se libère dans l’organisme, affirme la Dre Shah.

« Si votre régime alimentaire laisse à désirer et particulièrement si vous consommez des aliments transformés, vos cellules intestinales pourraient se relâcher comme un filet au lieu d’être parfaitement étanche, de sorte que des protéines qui ne devraient pas être dans la circulation sanguine s’y retrouvent et provoquent une réaction inflammatoire », précise-t-elle.

Il en résulte des ballonnements, de la fatigue, de l’irritabilité, des céphalées ou un gain de poids. Si vous souffrez d’intolérance alimentaire (au blé ou aux produits laitiers), vous pourriez éprouver de la fatigue, avoir des éruptions cutanées, être ballonnée ou avoir le cerveau embrouillé.

« Il n’existe pas de test vraiment fiable pour identifier les intolérances alimentaires », rappelle la Dre Shah.

En éliminant les aliments les plus suspects et en les réintroduisant progressivement, vous devriez parvenir à identifier ceux qui vous affectent le plus. Par exemple, si vous supprimez complètement le blé et vous vous sentez nettement mieux. Puis vous le réintégrez dans votre alimentation et vous ressentez de la somnolence : cela pourrait être le signe révélateur d’une intolérance au blé, explique la Dre Shah.

Toujours fatigué à cause des maladies rénales. SHUTTERSTOCK

Fatigue chronique et fatigue surrénale

« Le concept de fatigue surrénale n’existe pas dans le vocabulaire médical occidental et de nombreux médecins d’ici l’ignorent », précise la Dre Shah.

Pourquoi ? Parce qu’il est difficile à prouver en laboratoire, ajoute-t-elle. Dans les tests, il se présente d’habitude comme une insuffisance surrénalienne ou un désordre endocrinien ou hormonal causé par une production insuffisante d’hormones par les glandes surrénales.

C’est la conclusion de l’Institut national du diabète et des maladies rénales et digestives des États-Unis. De tels déséquilibres hormonaux peuvent être dus à un regain de stress dans votre vie – problèmes familiaux ou tension constante au travail -, un manque de sommeil, un surentraînement, une mauvaise alimentation ou des excès de drogue ou d’alcool, souligne la Dre Shah. Ces situations peuvent faire grimper les taux d’hormones de réponse au stress et entraîner une sensation de vide et d’épuisement, comme un compte en banque dans lequel vous puiseriez sans arrêt sans ne jamais le regarnir.

Fatigue et infections chroniques

Les médecins vont souvent vérifier si une infection chronique ne se cache pas derrière la fatigue. On pense en outre à la mononucléose (virus d’Epstein-Barr) ou à la maladie de Lyme, deux maladies qui se manifestent notamment par une fatigue intense.


Fatigue chronique et apnée obstructive du sommeil (AOS)

L’AOS provoque un affaissement des voies respiratoires qui bloque l’arrivée de l’air et cause le ronflement. On peut craindre les effets d’un manque d’oxygène, mais le cerveau gère la situation.

« Devant une expiration incomplète de gaz carbonique, le cerveau se met immédiatement en alerte, ce qui interrompt très brièvement le sommeil », précise dans le site WebMD la Dre Lisa Shives, directrice du centre du sommeil de la faculté de médecine de San Diego (Californie).

Vous pourrez respirer, mais vous vous sentirez épuisé. Selon Apnée Santé, si vous souffrez d’AOS sévère, cette interruption peut se reproduire des centaines de fois durant votre nuit. Vous ne remarquerez pas que vous vous êtes brièvement réveillé, mais le lendemain, vous serez épuisé.

Toujours fatigué à cause d'une insuffisance cardiaque.IGORSTEVANOVIC/SHUTTERSTOCK

Fatigue chronique et insuffisance cardiaque

Il y a insuffisance cardiaque lorsque le cœur n’arrive plus à pomper assez de sang pour répondre à tous les besoins énergétiques du corps, explique-t-on à l’Institut de cardiologie de Montréal.

De plus, le muscle cardiaque pourrait ne pas se détendre correctement pour permettre au sang de revenir des poumons vers le cœur, précise Cœur + AVC. L’impact de ce ralentissement sur les muscles des membres inférieurs peut rendre toute activité éprouvante. La congestion des poumons et le manque d’oxygène peuvent causer de la suffocation qui perturbe le sommeil, souligne-t-on à la Chaire de transfert de connaissances cœur-poumon de l’Université Laval.

Fatigue chronique et hypersomnie

Selon Conor Heneghan, trop dormir peut être le symptôme d’une hypersomnie, une maladie neurologique chronique qui fait que vous vous sentez fatigué, quel que soit le nombre d’heures que vous dormez. La Fondation Sommeil précise que l’hypersomnie se caractérise par une somnolence diurne indépendante du sommeil. Elle se manifeste généralement de façon insidieuse avant la trentaine. Elle peut avoir des conséquences sociales et professionnelles négatives et altérer la qualité de vie.

Le fait d'être toujours fatigué peut être le symptôme de l'hémochromatose.BARANQ/SHUTTERSTOCK

Fatigue chronique et hémochromatose

L’hémochromatose est une maladie génétique qui affecte un Canadien de descendance nord-européenne sur 300, selon la Société canadienne de l’hémochromatose. Cette maladie du métabolisme provoque une absorption excessive de fer par l’intestin et son accumulation dans l’organisme.

En plus de la fatigue et de la faiblesse, elle peut affecter le foie, le pancréas, le cœur, les glandes endocrines et les articulations, selon la Fondation canadienne du foie. Bien que les gens naissent avec cette maladie, les symptômes ne se manifestent que vers 50 ou 60 ans. Elle se détecte par des tests sanguins. Si vous présentez plusieurs de ses symptômes, parlez-en à votre médecin.

https://www.selection.ca/

Le Saviez-Vous ► Top 10 des douleurs les plus intenses


Les douleurs, certains sont plus douillets que d’autres, mais certaines douleurs sont pires et difficile à tolérer
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Top 10 des douleurs les plus intenses

 

Par Antoine Besse, Futura

 

Brûlantes, insupportables, intolérables… voici les pires douleurs qu’il est possible de ressentir. Aïe !

L’université de McGill (États-Unis) ( je crois qu’il y ai une erreur, cette université est à Montréal au Canada nldr ) a établi une échelle des douleurs en recoupant des questionnaires soumis à des malades. Voici donc le classement des douleurs les plus intenses ; elles sont ici classées de la plus tolérable à la plus insupportable.

10. Névralgie du trijumeau

Cette maladie appelée aussi « tic douloureux » se caractérise par des crises brutales et inattendues d’intenses douleurs sur la moitié du visage entre la paupière et la lèvre supérieure qui provoquent des contractions involontaires. Cela est souvent dû à une compression d’une partie du nerftrijumeau qui part de l’arrière du crâne pour innerver le visage.

9. Migraine

Les crises migraineuses sont dues à une inflammation des vaisseaux sanguins de la dure-mère provoquée par un dysfonctionnement du système nerveux central. Cette maladie héréditaire se caractérise par des douleurs intenses dans la moitié du crâne, des vomissements, une hypersensibilité à la lumière

8. Colique néphrétique

L’obstruction d’un canal d’excrétion urinaire par un calcul rénal provoque le gonflement du rein et des douleurs unilatérales très intenses et brutales qui partent des lombaires et rayonnent vers l’aine. Aucune position ne soulage, ce qui fait dire en faculté de médecine : « colique néphrétique, patient frénétique ».

7. Fibromyalgie

Cette maladie entraîne des douleurs diffuses tant au niveau articulaire que musculaire. Comme aucune lésion ou inflammation ne sont détectables, les médecins ont mis longtemps à reconnaître la réalité de la fibromyalgie pourtant très incapacitante. Ses causes sont encore mal connues. 

6. Polyarthrite rhumatoïde

Le système immunitaire du malade s’attaque à la membrane des articulations qui, en réponse, gonfle et fabrique des enzymes inflammatoires provoquant de vives douleurs qui sont encore ravivées par le contact (celui d’un vêtement suffit…). L’inflammation continue finit par endommager tendons, cartilages et os…

5. Maladie de Crohn

Cette inflammation, probablement auto-immune, du tube digestif entraine des crises de douleurs aiguës semblables à une crise d’appendicite qui ne pourrait être traitée. Les causes semblent être génétiques et environnementales.

4. Amputation d’un doigt

Le doigt étant la partie du corps la plus richement innervée, son amputation sans anesthésie provoque une douleur très intense. D’autant que la victime souffre souvent ensuite des douleurs dites du « membre fantôme ».

3. Accouchement

Un premier accouchement est souvent décrit comme une expérience non seulement douloureuse, mais également très longue (parfois plus de 6 h) avec des douleurs dues aux contractions brutales du muscle utérin puis par l’extension du périnée au moment du passage de la tête du bébé.

2. Piqure de Paraponera

Cette fourmi vivant en Amazonie délivre par son dard un venin neurotoxique extrêmement douloureux. Une sensation d’intense brûlure irradie dans tout le membre touché et provoque des contractions involontaires des muscles pendant plusieurs heures.

 

La piqure de Paraponera est considérée comme la plus douloureuse du règne animal. © Didier Descouens, CC sa 4.0

La piqure de Paraponera est considérée comme la plus douloureuse du règne animal. © Didier Descouens, CC sa 4.0

1. Syndrome douloureux régional complexe (SDRC)

 

Ce syndrome se déclare le plus souvent après une lésion (fracture, opération bénigne) qui lèse un nerf et entraînerait son dysfonctionnement. Le malade ressent alors des douleurs cuisantes avec une hypersensibilité, des œdèmes… Une crise peut durer plusieurs mois et il n’existe pas de traitement du SDRC…

https://www.futura-sciences.com/

Un autre cas de pseudo-science


Vous savez les traitements bizarres qu’on promet une guérison a des maladies comme la sclérose en plaques, cancer, fibromyalgie, diète miracle, aliments guérisseurs et autres, qui n’ont aucune efficacité ont pourtant des malades qui vont devenir victimes d’une pseudo-science, coûte des millions de dollars pour prouver leur inutilité. Soyons un peu plus crédule face à ses mensonges
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Un autre cas de pseudo-science

 

BILLET – Des patients atteints de sclérose en plaques tombent dans le panneau d’un autre traitement fantaisiste, sous prétexte qu’en fait, ils ne souffriraient pas de la sclérose en plaques, mais d’une forme chronique de la maladie de Lyme.

Un texte de Yanick Villedieu, animateur, Les années lumière

Et voilà! C’est reparti pour un tour. Après avoir cru dur comme fer au traitement Zamboni, des patients atteints de sclérose en plaques optent pour un traitement fantaisiste : une combinaison d’antibiotiques donnés pendant de nombreux mois est administrée sur la foi de tests de dépistage offerts aux États-Unis – des tests qui ne sont pas reconnus par les CDC américains, les Centers for Disease Control.

D’autres patients tombent d’ailleurs dans le même panneau, notamment des personnes souffrant de fibromyalgie, le bien connu mais mal compris syndrome de fatigue chronique.

Quant au traitement lui-même, il n’a pas montré d’efficacité dans des études bien faites.

Une histoire « qui ne tient pas debout »

Le neurologue Marc Girard, spécialiste de la sclérose en plaques au Centre hospitalier de l’Université de Montréal, dénonce cette situation dans la dernière édition du bulletin de la Fédération des médecins spécialistes du Québec. Pour lui, cette histoire ne tient tout simplement pas debout.

« Les données scientifiques factuelles ne soutiennent pas […] l’existence d’une forme chronique de la maladie de Lyme », écrit-il.

De façon plus directe, il dit que nous sommes devant « un exemple de pseudo-science ». Il rappelle aussi que, l’an passé, le microbiologiste-infectiologue Karl Weiss avait dénoncé ces mêmes tests et traitements, en disant de la maladie de Lyme qu’elle était devenue « le nouveau bastion de l’antiscience ».

Dans son article, le Dr Girard, bien sûr, ne nie pas l’existence ni l’importance grandissante de la maladie de Lyme. Il ne nie pas non plus les souffrances ressenties par des patients souvent désespérés de n’être pas guéris, ou seulement soulagés, par ce que peut leur offrir la médecine scientifique. Mais il rappelle, Code de déontologie des médecins à l’appui, que les médecins se doivent de proposer seulement des examens ou des traitements « répondant à des critères scientifiquement reconnus » – ce qui n’est évidemment pas le cas ici.

Le parallèle avec le controversé traitement Zamboni de la sclérose en plaques est fort juste. On se souvient que le Dr Zamboni prétendait la guérir en débouchant les veines qui assurent le retour du sang provenant du cerveau. Selon lui, la maladie serait due au blocage partiel de ces veines.

Pour s’en débarrasser, il suffirait de rétablir un flux sanguin normal en dilatant lesdites veines par une simple angioplastie, ce qu’il appelait la « thérapie par libération ». Cette approche, pour le moins non orthodoxe, a été montrée non efficace par une étude pancanadienne qui a coûté quelque 5,5 millions de dollars, et dont les résultats ont été annoncés à la mi-mars.

Faudra-t-il refaire le même genre d’exercice avec cette histoire de maladie de Lyme chronique? Dépenser d’autres millions de dollars pour montrer que la pseudo-science n’a pas sa place en médecine? J’espère bien que non.

Comme je le disais dans cette chronique quand on a montré que le traitement Zamboni n’avait ni valeur ni efficacité, les règles de la recherche clinique doivent prévaloir pour éviter les dérapages – surtout face aux médias sociaux qui peuvent faire croire n’importe quoi et vendre n’importe quel faux miracle aux patients.

Un certain Donald Trump nous a habitués, en mots et en actions, aux fausses nouvelles. Il nous faut aussi nous habituer – hélas! – aux fausses nouvelles scientifiques. Ou plutôt, nous habituer à les combattre, puisqu’elles redressent et redresseront toujours la tête.

http://ici.radio-canada.ca

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Et si sa maladie était invisible ?


Les maladies chroniques ne sont pas évidentes à gérer, et probablement plus quand elles ne sont pas visibles pour son entourage. Car ce qui est aussi frustrant, c’est quand la personne n’est pas cru, qu’on croit qu’elle fabule sur les douleurs, pour chercher l’attention, ou par paresse !!!
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Et si sa maladie était invisible ?

Et si sa maladie était invisible?

PAR LUCIE TURGEON  | PHOTO: SHUTTERSTOCK

 

Certaines affections ne sont pas perceptibles pour le monde extérieur. Les personnes atteintes ont alors beaucoup plus de difficulté à faire reconnaître leur souffrance par leur entourage.

Fibromyalgie, syndrome de la fatigue chronique, migraine, acouphènes… Nombreuses sont les affections qui ne présentent pas de «traces visibles» pour l’entourage, mais qui constituent un réel handicap pour les personnes qui en souffrent. Ces dernières se trouvent confrontées à l’incompréhension des autres, mais aussi à leurs préjugés.

«Quand quelqu’un a une jambe amputée, tout le monde accepte son handicap, explique le psychiatre Brian Bexton. Mais quand il n’y a pas de preuve en dehors de ce que la personne nous raconte, c’est plus difficile de la comprendre et, surtout, de la croire, car elle n’a pas l’air souffrante.»

Souffrir en silence

Incompréhension, suspicion, préjugés et moqueries font partie de la réalité des personnes qui sont atteintes.

«Comme leur problème n’est pas visible à l’œil nu, il est plus difficile pour ces personnes d’avoir le soutien, l’empathie et la reconnaissance de leur entourage, renchérit la psychologue Stéphanie Léonard. Or, ces facteurs contribuent à faire en sorte que les gens se sentent mieux.»

L’incompréhension peut amener les malades à s’enfoncer davantage dans leur souffrance.

«Ces personnes vont même avoir tendance à se remettre en question et à se demander si elles n’exagèrent pas», poursuit la Dre Léonard.

Pourtant, ces affections sont réelles et ont des conséquences négatives dans la vie quotidienne de ces gens.

«Il y a beaucoup d’éducation à faire pour faire connaître et accepter ces handicaps, d’où l’importance d’en parler», affirme le Dr Bexton.

La fibromyalgie

En 2008, Christine Cayouette a reçu un diagnostic de fibromyalgie, affection qui se caractérise principalement par la présence de nombreux points douloureux sur le corps ainsi que par un état de fatigue persistant. Elle sentait que quelque chose clochait depuis 2005.

«Il m’a fallu plusieurs consultations médicales pour comprendre ce qui m’arrivait.»

Cette affection est extrêmement difficile à diagnostiquer, parce qu’il n’existe pas d’analyse biochimique ni d’examen permettant de la reconnaître de manière certaine. De plus, les nombreux symptômes (douleur diffuse, fatigue, trouble du sommeil, raideurs matinales, maux de tête, troubles intestinaux) qui y sont associés et sa ressemblance avec d’autres affections (syndrome de la fatigue chronique, syndrome du côlon irritable, migraines) complexifient grandement  le diagnostic.

Pas dans la tête

«Avant de recevoir le diagnostic, je pensais que c’était dans ma tête», souligne Mme Cayouette.

Elle a toutefois très vite réalisé que cette maladie, qui touche environ 3 % de la population, dont une majorité de femmes, est méconnue et mal comprise. Elle entend souvent des remarques du genre: «Fais un effort!» ou «Donne-toi  un coup de pied dans le derrière!».

«On porte un double fardeau, car, en plus de la maladie, on affronte le jugement des autres.»

Pour inverser la tendance, elle a décidé de faire connaître la fibromyalgie.

«Ce n’est pas en nous taisant qu’on va aider les gens à mieux comprendre cette affection.»

Elle recommande d’ailleurs  aux personnes aux prises avec la maladie de rencontrer d’autres gens vivant la  même chose pour obtenir de l’écoute et de la compréhension.


Association québécoise de la fibromyalgie,
aqf.ca

Le syndrome de la fatigue chronique (SFC)

En 2007, Claudine Prud’homme a appris qu’elle souffrait d’encéphalomyélite myalgique (EM), maladie mieux connue sous le nom de syndrome de la fatigue chronique (SFC). Au Québec, environ 1,4 % de la population, principalement des femmes âgées de 25 à 45 ans, est aux prises avec cette affection.

«Au début, aucun des médecins consultés ne savait ce que j’avais.»

Elle éprouvait une fatigue persistante, des douleurs musculaires généralisées, des difficultés à dormir et des problèmes de mémoire et de concentration.

«Plus les semaines passaient, plus j’avais de la difficulté à exercer ma profession de vétérinaire.»

On a fini par lui diagnostiquer une dépression, ce qui est souvent le cas pour les personnes atteintes de cette affection. Convaincue qu’elle ne souffrait pas de dépression, elle a fait ses propres recherches et a fini par soupçonner qu’elle était atteinte d’EM.

Un mal silenceux

Après des mois de détresse, elle a enfin reçu un diagnostic. Les médecins spécialistes ont mis un nom sur le mal qui la rongeait. Comme il n’existe pas de traitement curatif pour ce syndrome, elle a dû apprendre à vivre avec la maladie.

«J’ai abandonné ma carrière et réduit au minimum mes activités sociales.»

Le simple fait d’aller à l’épicerie la plonge dans un état d’épuisement total.

«Au début, mon entourage ne comprenait pas ma maladie. Il a fallu que j’explique en détail en quoi elle consistait.»

Aujourd’hui, sa famille et ses proches comprennent mieux, mais elle doit souvent leur rappeler ses limites.

«Les gens surestiment ce que je suis capable de faire, car je n’ai pas l’air malade.»

Elle s’estime toutefois privilégiée d’avoir le soutien de sa famille, ce qui n’est pas le cas de toutes les personnes atteintes d’EM.

«Il y a des personnes qui perdent tout, leur famille, leur conjoint et leur travail, parce que les gens ne connaissent pas suffisamment la maladie.»  

Association québécoise de l’encéphalomyélite myalgique (AQEM), aqem.org

La migraine

Migraineuse depuis l’enfance, Barbara Levine a vu ses maux de tête s’aggraver à la suite d’un accident de voiture.

«Je suis passée de trois ou quatre migraines par mois à une à six par semaine.»

Bien plus qu’un simple mal de tête, la migraine est une maladie invalidante qui se caractérise par des «crises» pouvant durer de 4 à 72 heures. Lors de ces crises, l’intensité de la douleur est tellement importante que la personne migraineuse est incapable de fonctionner normalement.

«Toute ma vie tourne autour de la migraine!» 

En effet, celle-ci doit souvent décommander une activité ou encore quitter subitement l’endroit où elle se trouve en raison d’une crise migraineuse, cette dernière étant impossible à prévoir.

«Je ne peux rien planifier, et quand je dis oui, il se peut que je doive annuler à la dernière minute à cause d’une migraine.» 

Vivre avec l’incompréhension des autres Mme Levine se heurte souvent à l’incompréhension des autres.

«Les gens ne comprennent pas que ce n’est pas un mal de tête qu’on règle en prenant de l’acétaminophène. Le plus frustrant, c’est quand ils me disent quoi faire pour faire passer ma migraine, comme boire un verre d’eau!»

La gravité de cette affection n’est pas reconnue par la population.

«Chaque fois que j’ai un nouveau patron, je suis nerveuse, car je ne sais pas comment il va réagir par rapport à mes crises. Au travail, je suis sûre qu’il y a des gens qui pensent que c’est une excuse pour moins travailler.»

Elle ressent d’ailleurs beaucoup de pression pour ne pas avoir de migraines.

«J’ai peur de décevoir les gens, d’être étiquetée comme paresseuse ou inefficace.»

Association québécoise de la douleur chronique, 1 855 DOULEUR ou douleurchronique.org

Les acouphènes

En 1998, à la suite d’une méningite, Marie-Claire Paul est demeurée sourde de l’oreille droite.

«Depuis, j’ai des acouphènes dans mon oreille sourde.»

On estime qu’environ 1 personne sur 10 est atteinte de cette affection. Les acouphènes sont des sons parasites qu’une personne entend, mais qui ne proviennent pas d’une source extérieure.

«Au début, c’était très difficile à vivre, surtout que j’enseignais à des enfants de première année.»

Le cerveau de ceux qui ont des acouphènes doit en effet travailler plus fort pour focaliser sur la personne qui leur parle.

 «De plus, comme je suis sourde d’une oreille, je ne reconnais pas la provenance des sons. Je pensais qu’un enfant me parlait à gauche alors qu’il était situé à droite!»

Malentendus

Non seulement Mme Paul a dû s’adapter à son handicap, mais il a fallu qu’elle affronte l’incompréhension et les préjugés.

«Des gens croient qu’on est fou parce qu’on entend des bruits dans nos oreilles, mais c’est qu’ils ne connaissent pas les acouphènes. Il faut aussi que je leur rappelle que je n’entends pas bien en raison de ce problème.»

Les gens ont tendance à l’oublier, étant donné que son handicap est complètement invisible.

«Je dois toujours entendre un bruit de fond, pour pouvoir focaliser sur autre chose que ces bruits dans ma tête.»

Rencontrer des personnes qui vivent le même problème l’a beaucoup aidée.

«Cela m’a permis de comprendre que c’est possible de vivre avec ce handicap.»

Acouphènes Québec, acouphenesquebec.org

http://www.moietcie.ca

La psychologie de A à Z


La psychologie vue de A a Z sous divers domaines … On continue a étudier la psychologie dans toutes ses facettes. Que ce soit dans la solitude, le Web, l’écriture etc … des petits explications a chaque lettre de l’alphabet … une sorte d’abécédaire
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La psychologie de A à Z

Illustration: Julien Chung, La Presse
Sophie Allard
La Presse
 

Quoi de neuf en psychologie? L’âme humaine, décryptée par les scientifiques, continue de révéler ses secrets. Mais en garde aussi. Aperçu de la psychologie aujourd’hui, sous la forme d’un abécédaire

Arme

Une arme, le sourire? Souvent. On rit pour dissimuler un malaise ou même pour montrer sa domination. Mais si on a longtemps cru que le sourire pouvait être faux, il n’en est rien, selon une étude du CNRS en France. Le sourire n’est jamais faux, mais survient dans des circonstances différentes. Impossible de forcer 17 muscles du visage sans provoquer un sourire crédible! Comment détecter un sourire «calculé», alors? Par les yeux!

Bras

Un bras en écharpe, c’est bien peu pratique. Surtout si notre main dominante est immobilisée. Saviez-vous que cette fâcheuse situation a même un impact sur le cerveau? En écrivant ou en se brossant les dents de la main gauche – pour les droitiers -, on remarque que les régions du cerveau utilisées pour compenser augmentent en taille.

Coeur

Si vous voyez la vie du bon côté, vos risques de souffrir d’une crise cardiaque pourraient être diminués. Rien de majeur: les chercheurs ont noté une baisse de 9% des risques sur deux ans chez des adultes de 50 ans et plus. Mais ça vaut le coup de sourire et d’être optimiste, non?

Vitamine D

Une carence en vitamine D, on le sait, est néfaste pour la santé. La vitamine D aide notamment à prévenir certains cancers et l’ostéoporose (elle est essentielle à l’assimilation du calcium). Des chercheurs américains indiquent maintenant que la vitamine D contribuerait à diminuer le risque de dépression, surtout chez les personnes qui ont déjà souffert de dépression dans le passé. Des études antérieures, de moindre envergure, n’arrivaient pas à ces conclusions.

Écriture

Si vous souhaitez assimiler la matière d’un cours avant un examen, mieux vaut prendre des notes à la main, plutôt qu’en tapant sur le clavier d’un ordinateur. Puisque le processus est plus lent quand on écrit avec un stylo en main, les cellules grises auraient davantage le temps de se concentrer sur le contenu. L’apprentissage et la mémorisation seraient aussi favorisés parce que les zones sensorimotrices sont davantage sollicitées.

Foyer

Mieux vaut travailler que de rester au foyer. Pour sa santé physique, pour son bien-être et pour prévenir la dépression. La meilleure option? Le travail à temps partiel. Les femmes qui travaillent à temps partiel sont tout aussi engagées que les mères au foyer dans l’éducation de leurs enfants. Un plus: les mères qui travaillent à temps partiel offrent plus d’occasions d’apprentissage que les mères à la maison. Voilà une nouvelle qui rassurera celles qui jonglent avec marmaille et travail!

Garderie

Les garçons qui créent de solides amitiés avec les copains de garderie auraient de meilleures aptitudes sociales et seraient moins enclins à manifester des troubles de comportement une fois sur les bancs d’école. À l’inverse, les garçons qui n’ont pas eu d’amis en âge préscolaire ou dont les liens d’amitié étaient considérés comme pauvres auraient plus de problèmes de conduite en classe. Et les filles? Elles auraient de bonnes aptitudes sociales à l’école, peu importe la qualité de leurs amitiés de garderie.

Hauteur

Vous regardez le monde de haut? On vous dira prétentieux, peut-être à tort. Saviez-vous que, lorsqu’on se retrouve en situation surélevée réelle – en haut d’un escalier, par exemple -, on tend à être plus généreux, coopératif, altruiste? Quatre études américaines en viennent à ce résultat. Des passants seraient plus généreux envers un mendiant au sommet d’un escalier mécanique que lorsque ce mendiant se tient au pied d’un escalier mécanique descendant!

Imaginaire

Votre enfant a un ami imaginaire? Pas d’inquiétude. Si la situation peut être déconcertante de prime abord, elle est tout à fait saine, voire bénéfique. Des psychologues néo-zélandais ont en effet remarqué que, parmi des enfants de 5 ans, ceux qui avaient eu un ami imaginaire avaient un meilleur vocabulaire et une plus grande capacité narrative.

Jeux vidéo

Très bientôt, vous pourrez contrôler des commandes de jeux vidéo uniquement par la pensée. Attention: la conscience n’agit pas à l’extérieur du cerveau! Ce sont les ondes cérébrales (courant électrique) qui activent le jeu. Un capteur placé sur le front à l’intérieur d’un casque traduit le courant électrique (et les mouvements oculaires) en signaux numériques. On peut par exemple se promener dans un univers virtuel et agir sur des objets à distance sans même bouger.

Kilos

Si vous souhaitez perdre quelques kilos, trompez vos hormones de la faim. Si vous croyez que le repas pour lequel vous salivez est hautement calorique, vous mangerez moins que si vous pensez qu’il est faible en calories. On a proposé à des volontaires de consommer un lait frappé (380 calories): dans un groupe, on a dit qu’il contenait 620 calories, dans l’autre, 180 calories. Le signal de satiété a été plus rapide dans le premier groupe.

Lunettes roses

L’humain a tendance à être optimiste par nature. Demandez à une femme qui se marie d’évaluer le risque qu’elle divorce. Nul, dira-t-elle. Pourtant, on sait très bien qu’un mariage sur deux se termine par un divorce. Dans toutes les sphères de notre vie, on minimise les risques et on surestime nos chances. Notre cerveau aurait-il un rôle à jouer dans cette façon de voir la vie en rose? C’est ce qu’on commence à pouvoir mesurer grâce à l’imagerie cérébrale.

Mère

Les femmes enceintes se plaignent parfois de perdre certaines capacités cognitives: difficultés de concentration, oublis, etc. Plus idiotes, les femmes enceintes? Aucunement. Le cerveau profiterait du moment de la grossesse pour préparer les femmes au rôle de mère, à être plus attentives à leur bébé. Mais on en sait encore très peu sur les cerveaux des futures mères.
 
Nicotine

La nicotine n’a pas que du mauvais. Elle pourrait aider les gens aux prises avec des troubles de mémoire précoces à améliorer leur attention et leur mémoire.

Ordinateur

Un employé de bureau passe en moyenne 5heures et 41 minutes par jour devant son ordinateur. Non sans risque. On sait que c’est néfaste pour la santé physique, mais aussi pour la santé mentale. On a noté une association négative entre le nombre d’heures passées devant un ordinateur et le bien-être psychologique. On marche, on sort et on va voir ses collègues au lieu de leur envoyer des courriels.

Pouvoir

On savait déjà, selon plusieurs résultats d’études, que les gens plus grands et imposants sont plus enclins à prendre le pouvoir. Mais des chercheurs viennent de pousser les choses plus loin: ils ont démontré pour la première fois que les gens en position de puissance se perçoivent plus grands qu’ils ne le sont!

Quarante-cinq

C’est à 45 ans – déjà! – que les habiletés de raisonner, de comprendre et de mémoriser commencent à décliner, suggère une étude anglaise menée auprès de 5100 hommes et 2200 femmes de 45 à 70 ans. Pour aider le cerveau à vieillir en santé, on préconise de bonnes habitudes de vie, des exercices intellectuels (apprentissage d’une langue, d’un instrument de musique, mots croisés, sudoku) et un bon réseau social.

Rhume

Si vous êtes enrhumé ou que vous venez de l’être, votre jugement est probablement altéré. De quelle façon? Lorsque nous sommes malades, nous devenons plus méfiants envers les personnes qui semblent malades ou peu en santé. Nous sommes suspicieux envers un teint blafard, un nez rougi, un air fatigué. Mais aussi envers les personnes âgées ou obèses. C’est ce qu’ont montré des chercheurs de l’Université du Kentucky, qui avancent que le système cognitif, après avoir mis à l’épreuve les défenses immunitaires, tenterait de repousser ce qui représente une menace.

Sexy

Qu’est-ce qui vous attire le plus chez un partenaire potentiel? L’intelligence, le sens de l’humour, le romantisme. Il est sexy? Pas important, direz-vous. Des chercheurs suggèrent toutefois que l’on cherche inconsciemment un partenaire sexy. C’est vrai pour les hommes et les femmes. Voilà pourquoi des profils peuvent être concordants sur les sites de rencontre, mais les face-à-face, parfois décevants…

Tête

Les traumatismes crâniens chez les enfants (résultant de sévices commis par les parents) seraient en hausse au moment des récessions, du moins dans les régions durement touchées, selon une étude américaine publiée dans Pediatrics. On ne parle pas d’une cause, mais d’une association. Assez troublante toutefois, selon les chercheurs.

Utilisateurs

Les téléphones intelligents offrent une flexibilité sans pareille à leurs utilisateurs. Ils peuvent accomplir leur boulot à l’extérieur du bureau, même sur la chaise du dentiste. Mais les utilisateurs sont de plus en plus stressés: ils sont obsédés par leurs courriels, par ce besoin de rester à jour. Certains entendent même des vibrations «fantômes», comme s’ils recevaient un message. Des sociétés, comme Volkswagen, ont commencé à limiter l’utilisation professionnelle des téléphones après le boulot.

Vaisselle rouge

La vaisselle rouge inciterait les gens à se servir de plus petites portions que la vaisselle bleue ou blanche. La couleur de la nappe? Aucune différence. On suggère que la couleur rouge est souvent vue comme un signal d’arrêt, tel qu’on le voit sur les panneaux de signalisation. Utiliser de petits bols incite aussi à réduire les portions.

Web

L’utilisation fréquente des moteurs de recherche sur le web change la façon dont le cerveau mémorise et entrepose les informations. On se souvient moins d’une information lorsqu’on la sait accessible. D’ailleurs, on se souvient davantage de l’endroit où trouver une information que de cette information elle-même! On dit que l’ordinateur a remplacé les amis et les livres comme sources de savoir externe…

XX ou XY?

Un couple de Toronto a fait les manchettes il y a quelques mois pour avoir refusé de rendre public le sexe de son bébé. Les parents voulaient lui éviter les pressions liées aux stéréotypes. L’identité sexuelle est un mélange biologique, social et psychologique, disent les experts. Un enfant saurait très tôt, dès 1 an, à quel genre il s’identifie. Peu importe son sexe biologique. Peu importe si on lui offre camions ou poupées.

Yoga

Chez les femmes atteintes de fibromyalgie, le yoga réduirait les symptômes physiques mais aussi psychologiques de la douleur chronique. Si le yoga est pratiqué prudemment, bien sûr. Le New York Times Magazine a récemment publié un article controversé sur les blessures qui surviennent dans les studios de yoga.

Zzz

La solitude causerait des troubles de sommeil. Pas seulement chez les personnes qui sont effectivement isolées, mais aussi chez celles qui se sentent seules. La quantité de sommeil n’est pas réduite, mais le sommeil est fragmenté. Rien de tel que d’être bien entouré!

Sources: LiveScience, ScienceDaily, Psychologies, Psychology Today, The Guardian, Psychomedia, Agence Science-Presse

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