Manger une pomme par jour vous évitera d’aller chez le médecin


Il y a pas moins de 40 mille milliards de micro-organismes dans notre système gastro-intestinal, cela en fait du monde. Il est reconnu qu’un intestin en santé est un atout indéniable sur notre santé en général. Une pomme ou tout aliment qui contiennent des fibres aide a un microbiote en santé
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Manger une pomme par jour vous évitera d’aller chez le médecin

Les bactéries, la seule colonisation qu'il est bon d'encourager. | Benjamin Wong via Unsplash

Les bactéries, la seule colonisation qu’il est bon d’encourager. | Benjamin Wong via Unsplash

Repéré par Ines Clivio

Repéré sur The Guardian

La signification du proverbe anglais «an apple a day keeps the doctor away» n’a jamais été aussi vraie.

Dans Le charme discret de l’intestin, Giulia et Jill Enders rendent hommage à notre «deuxième cerveau», vecteur de bien-être et de santé. C’est dans la même veine qu’une étude autrichienne trouve de bonnes raisons pour manger une pomme par jour car elles impliquent une colonisation de notre tube digestif par des millions de bactéries.

Près de 40 mille milliards de micro-organismes cohabitent plus ou moins paisiblement dans notre système gastro-intestinal. Giulia Enders qualifie notre microbiote intestinal, ou flore intestinale, de «petit peuple» :

«Nulle part ailleurs dans le corps il n’y a une telle variété d’espèces différentes.»​​​

Plus ces espèces sont variées, mieux notre corps se porte. Alimentant consciencieusement nos intestins en énergie, éliminant les toxines et fabriquant des vitamines, elles participent à notre bien-être intérieur. Elles sont également garantes du bon fonctionnement de notre système immunitaire, combattant contre la prolifération de bactéries pathogènes. Certains types d’alimentation favorisent plus que d’autres le développement de ces gardiens de la paix intestinale.

Un trésor de bactéries

La pomme contiendrait quelque 100 millions de bonnes bactéries, lesquelles, en «colonisant» nos intestins, apportent fraîcheur et diversité au petit peuple de nos entrailles. Les scientifiques ont aussi découvert que la diversité de ces micro-organismes était encore plus riche dans les pommes bio.

Dans la mesure où beaucoup de bactéries sont éliminées par la cuisson, la pomme n’est pas le seul atout dont nous disposons pour nous constituer une petite armée de bactéries. Tous les aliments crus contenant des fibres s’avèrent être les meilleurs candidats à un microbiote riche et équilibré. Ne terminons cependant pas sans l’ultime conseil de Giulia Enders pour apprécier les bienfaits de votre pomme: ne retenez rien de ce qu’elle provoquera.

«Un petit pet par-ci par là, c’est très bon pour la santé. Pour ceux qui se targuent dignement de ne jamais avoir de flatulences, sachez-le: un mauvais péteur est aussi un mauvais hôte qui laisse ses bactéries mourir de faim.»

http://www.slate.fr/

Le Saviez-Vous ► Pourquoi les chiens mangent-ils de l’herbe ?


Les animaux savent se servir de la nature pour se soigner, les animaux domestiques ont encore cet instinct. Le chien mange de l’herbe pour des raisons médicales, il faut juste s’assurer que l’herbe n’est pas traité de produits chimiques et que l’animal soit vermifugé.
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Pourquoi les chiens mangent-ils de l’herbe ?

 

 

Vous avez peut-être constaté que votre chien consomme occasionnellement de l’herbe. Ce comportement est normal. En revanche, s’il commence à en ingurgiter de plus en plus, il faut en tenir compte et faire attention. En effet, votre chien est susceptible d’être malade.

Les raisons qui poussent un chien à manger de l’herbe

Les vétérinaires sont d’accord pour dire que la consommation d’herbe est due à plusieurs facteurs :

  • L’instinct : le régime alimentaire du loup était composé de viandes, de baies et d’herbes. Le chien possède ce comportement inné et il est donc tout à fait normal que votre compagnon agisse instinctivement en consommant de l’herbe.
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  • Pour se purifier l’estomac : un repas mal digéré et votre chien voudra ingurgiter une importante quantité d’herbe pour irriter la paroi de son estomac et donc vomir. En revanche, même après un bon repas, le chien peut consommer un peu d’herbes pour faire une purge, « nettoyer » en quelque sorte son estomac.

  • Le pica : lorsque votre chien mange presque en permanence de l’herbe, du sable ou de la terre, il est sujet au pica. Il est préférable de consulter son vétérinaire, car le pica peut être dû à des troubles du pancréas, de l’estomac ou du comportement.

  • Par manque de fibres : l’herbe préférée des chiens est le chiendent, car elle est riche en fibres. Si le régime alimentaire de votre chien comporte des carences en fibres, il est possible qu’il aille en consommer en dehors de ses repas. Dans ce cas, vous pouvez ajouter des fibres aux repas de votre chien avec des carottes, du brocoli, du céleri.

Attention à l’herbe consommée !

En règle générale, la consommation d’herbe n’est pas inquiétante. Il faut toutefois faire attention à l’herbe que votre chien consomme. En effet, si votre herbe est traitée avec des insecticides ou des produits chimiques, cela peut avoir de graves conséquences sur l’état de santé de votre compagnon.

Par ailleurs, il faut aussi veiller à ce que votre animal soit vermifugé, car les parasites déposent leurs œufs sur l’herbe.

Source

https://animalaxy.fr/

Des sacs en fibres d’ananas pensés et confectionnés à la main au Québec


Je crois qu’il est important de souligner des produits qui sont créé tout en étant écoresponsable. La marque Rosa Buddha n’est pas à ses premiers pas. Elle a créé des leggins avec des bouteilles de plastiques. Depuis 4 ans, plus de 90 000 bouteilles de plastiques ont été utilisées. Depuis, il y a des camisoles et aussi des sacs de sport ou de maternité. Pour ces sacs fait en fibres d’ananas, ils sont compostables en fin de vie .. Ça, c’est agir pour l’environnement
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Des sacs en fibres d’ananas pensés et confectionnés à la main au Québec

 

Rose Buddha

Rose Buddha

Après les leggings en bouteilles recyclées, voici les sacs en fibres d’ananas qu’on peut composter (à part le zip)!

  • Par Elsa Vecchi

Un sac écoresponsable confectionné à la main au Québec à partir de fibres de la feuille d’ananas, c’est la dernière nouveauté de la griffe québécoise Rose Buddha. Pina, c’est un tote, un sac de sport et un weekender ou sac de maternité

Nous avons interviewé Madeleine Arcand, co-fondatrice aux côtés de Maxime Morinde de cette griffe écolo et mode qui ne cesse pas de nous surprendre.

Pourquoi avoir choisi du cuir d’ananas?

«Tous les produits de Rose Buddha partent d’abord d’un textile. On cherche toujours les nouveautés dans le domaine du textile écoresponsable. Nous avons donc fait des recherches et trouvé cette coopérative de fermiers philippins, qui avait décidé de se rassembler pour utiliser les déchets de l’ananas et en faire un textile, totalement écologique. De cette façon, ils améliorent leur sort et n’ont plus besoin de brûler les feuilles. Quand nous avons découvert cette nouvelle technologie qui serait une véritable alternative au cuir, nous avons sauté sur l’occasion pour l’utiliser pour nos sacs.»

Rose Buddha

Quelles sont les autres alternatives au cuir en dehors de l’ananas?

«Il n’y a pas d’alternative écologique cuir pour l’instant. La « cuirette » c’est du polyuréthane et c’est extrêmement polluant. Plus de 150 produits chimiques sont utilisés – et c’est encore pire avec le vrai cuir. Notre textile d’ananas est tellement est ecoresponsable, qu’à la fin de la vie utile du sac on peut enlever les zip et le composter!»

Comment vois-tu l’évolution de votre griffe?

«Rose Buddha crée depuis 2016 des leggings réversibles, à 80% composés de bouteilles de plastique recyclées (10 bouteilles par pantalon), au Québec. Depuis sa création, l’entreprise a sauvé plus de 90 000 bouteilles de plastique des dépotoirs. Aujourd’hui ce sont aussi différents types de camisole, au printemps nous aurons sans doute des leggings de jogging et à l’automne prochain des vêtements plus chauds. »

https://quebec.huffingtonpost.ca/

Des problèmes de digestion ? Mangez des criquets !


Une vingtaine de volontaires pour un laps de temps de 4 semaines n’est pas très représentatif pour admettre que manger des criquets aide à la digestion. Cependant, les insectes sont riches en protéine et fibres qui ne font donc pas de tort pour le microbiote intestinale, et c’est un plus pour l’environnement.
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Des problèmes de digestion ? Mangez des criquets !

 

criquet insecte

 

Crédit : Wikipédia

par Yohan Demeure

Selon des chercheurs américains, la consommation de criquets agirait de manière positive sur notre microbiote intestinal, en plus d’être plus respectueuse de l’environnement.

L’entomophagie – c’est-à-dire la consommation d’insectes par l’être humain – a tendance à se développer petit à petit dans les sociétés occidentales. Dans certaines contrées d’Asie, d’Afrique ou du continent américain, cela fait longtemps que ce genre de régime est dans les mœurs.

Alors que le commerce d’insectes à des fins alimentaires émerge en occident, une étude estime que le fait de manger des criquets serait bénéfique pour la digestion. Elle a été menée par le Nelson Institute for Environmental Studies de l’Université de Wisconsin–Madison (États-Unis) et publiée dans la revue Scientific Reports le 17 juillet 2018.

« Il y a actuellement beaucoup d’intérêt pour la consommation d’insectes comestibles. Celle-ci gagne du terrain en Europe et aux États-Unis en tant que source de protéines durable et écologique, par rapport au bétail traditionnel », a déclaré Valerie Stull, récente doctorante et principale meneuse de l’étude, qui a par ailleurs mangé son premier insecte à 12 ans.

L’étude a porté sur une vingtaine de volontaires, qui durant quatre semaines ont consommé 25 grammes de poudre de criquet chaque jour au petit déjeuner. Les meneurs de l’étude ont conclu que manger des criquets est bénéfique pour le microbiote intestinal, en ce qu’ils améliorent sa santé et réduisent l’inflammation systémique du système digestif. Ceci s’explique tout simplement par le fait que la viande de criquet est riche en fibres.

Selon les scientifiques, les volontaires ayant ingéré la fameuse poudre de criquets durant presque un mois ont multiplié par 5,7 la croissance des bactéries probiotiques. Ce sont des micro-organismes vivants (bactéries ou levures) responsables d’une meilleure santé intestinale.

Par ailleurs, l’étude évoque l’intérêt de la culture d’insectes d’un point de vue environnemental. Nous savons tous à quel point l’élevage industriel est polluant et gourmand en eau, ce qui est beaucoup moins le cas en ce qui concerne la culture d’insectes. Il faut tout de même savoir que près de 2 milliards de personnes consomment des insectes dans le monde, dans un peu moins de la moitié des pays du globe. Toutefois, ce chiffre est amené à augmenter à l’avenir.

Sources : Technology NetworksConsoGlobe

https://sciencepost.fr/

Le Saviez-Vous ► Noir, lait ou blanc : il y a chocolat et… chocolat !


Quelle différence entre le chocolat blanc, au lait et noir ? Ils ont tous des propriétés intéressantes, mais un seul se démarque.
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Noir, lait ou blanc : il y a chocolat et… chocolat !

 

Le chocolat blanc et le chocolat au lait contiennent plus du double de sucres simples que le chocolat noir.

Le chocolat blanc et le chocolat au lait contiennent plus du double de sucres simples que le chocolat noir. © LUKA / CULTURA CREATIVE / AFP

L’un possède des atouts nutritionnels indéniables. Les autres devraient être réservés aux plaisirs occasionnels.

Chocolat noir, lait ou blanc, quelles différences ?

A chaque type de chocolat une composition nutritionnelle différente, et donc un impact potentiel sur la santé différent.

A chaque chocolat sa définition

C’est grâce aux différentes définitions du Codex Alimentarius qu’apparaissent les nuances entre tous les chocolats existants. Les exigences de composition varient selon le nom donné au produit commercialisé.

• Le chocolat blanc ne contient pas de cacao, mais est fabriqué exclusivement à partir de beurre de cacao. Il comprend par ailleurs du lait, du sucre et parfois des arômes.

• Le chocolat au lait doit contenir sur la matière sèche (c’est-à-dire sur ce qu’il reste une fois l’eau évaporée par chauffage) au moins 25% de composants secs de cacao. Il est moins gras que le chocolat noir mais plus sucré.

• Le chocolat noir, également nommé chocolat amer sucré ou chocolat demi-sucré, doit contenir au moins 35% de composants secs de cacao et au moins 18% de beurre de cacao et 14% de composants secs dégraissés de cacao.

Des caractéristiques nutritionnelles différentes

Le chocolat blanc et le chocolat au lait contiennent plus du double de sucres simples que le chocolat noir.

Source : Ciqual 2013

Quant à elles, les teneurs en protéines des trois types de chocolat varient légèrement, de 8 g (chocolat blanc et chocolat au lait) à 9,3 g (chocolat noir). Enfin, le chocolat noir est le seul des trois types de chocolat à être considéré comme riche en fibres. Il apporte 12,7 g de fibres pou 100 g, soit pour 1,3 g de fibres pour 10 g consommés.

Source : Ciqual 2013

La valeur calorique pour 100 g de chocolat,
qu’il soit blanc, au lait ou noir s’approche en moyenne de 550 kcal, soit 55 kcal pour 1 carré de 10 g.

POLYPHÉNOLS. Composés présents naturellement dans le cacao, les polyphénols ont des propriétés antioxydantes qui permettent de lutter contre le stress oxydatif des cellules de l’organisme et, à terme, contribuent à limiter le développement de maladies cardiovasculaires et de cancers. On en trouve dans d’autres aliments tels que le thé vert, la grenade ou encore le vin rouge.

Les protéines du lait contenues dans le chocolat au lait piègeraient une partie des polyphénols du cacao. L’action de prévention des maladies cardio-vasculaires serait ainsi moindre. En revanche le chocolat noir est très intéressant : plus un chocolat noir est riche en pâte de cacao plus il contient de polyphénols.

MAGNÉSIUM. Le chocolat noir est riche en magnésium, un oligo-élément essentiel à l’organisme car il joue un rôle d’intermédiaire métabolique et participe à la réplication et à la réparation de l’ADN. La valeur nutritionnelle de référence (VNR) du magnésium s’élève à 375 mg/jour. Un carré de chocolat noir de 10 g couvre ainsi 5,5% des VNR en magnésium.

https://www.sciencesetavenir.fr/

Le Saviez-Vous ► Dix vérités à propos des cures


Les cures de détox qu’on voit dans les pubs, les réseaux sociaux, dans les revues et médias promettent de nettoyer le corps pour être en meilleure santé, combattre des maladies comme le cancer, perdre du poids, etc. En fait, ils peuvent faire l’effet contraire. On devrait décourager ceux qui propagent les cures de détox.
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Dix vérités à propos des cures

 

Ça peut être dangereux

Les gens avec des déficiences, immunodéprimés, diabétiques ou qui suivent des traitements de chimiothérapie devraient s’abstenir de faire un jeûne à base de jus. Une forte consommation de sucre provoquerait ainsi de la fatigue, une perte de poids, des troubles de la vision, des infections… pour n’en nommer que quelques effets.

Selon USA Today, un haut niveau de potassium et de minéraux du à une consommation excessive de jus pourrait avoir des effets désastreux sur les malades des reins.

Ça n’est pas mieux que les fruits et légumes entiers

Les fibres et certains antioxydants contenus dans la peau des fruits et légumes entiers sont irremplaçables. Et ils sont éliminés dans le jus. Par exemple, la pulpe des oranges fournit des flavonoïdes, ce dont le jus d’orange est dépourvu. De plus, le manque de fibres fait que le corps absorbe le sucre plus rapidement… Attention donc à l’effet pervers.

Le jus remplit moins que les fruits et légumes

Vous ne vous sentirez pas de satiété après un verre de jus. Si vous buvez vos repas au lieu de les mâcher, votre estomac ne sera pas dupe.

Le jeûne à base de jus peut faire partir les bons nutriments

Vous devriez toujours être méfiant envers les régimes qui éliminent des groupes entiers d’aliments. En effet, les vitamines et sels minéraux ont parfois besoin de se regrouper pour être absorbés. Sans oublier le fait que l’apport en protéines est très important pour la construction de nouvelles cellules et du tissu musculaire. Attention donc à ne pas nuire à l’absorption des vitamines et des nutriments essentiels au bon fonctionnement du corps.

Ça n’est pas un moyen efficace de perdre du poids

Vous voulez perdre du poids? Coupez le gras et le sucre et vous verrez votre taille s’amincir. Ça n’est pas en buvant que du sucre que ça marchera… ou alors sur du court terme et votre corps se vengera!

Il n’y a pas grand chose à nettoyer de toutes façons…

Mais que doit-on nettoyer au fait? Notre corps le fait déjà tout seul. Chaque jour, nous éliminons produits chimiques et alcool à travers l’urine, la sueur et les selles. Pas besoin de se punir avec une diète de jus, dont l’efficacité n’a jamais été prouvée scientifiquement de toutes façons.

Ça coûte cher

Les détox à base de jus sont une vraie business. L’industrie de la détox est en pleine expansion et auraient ramené plus de 60 milliards en 2011, selon Marketdata Enterprises. Un jeûne à base de jus vous coûtera environ 65-70$ par jour. Et les machines à jus pour le faire soi-même à la maison coûtent en moyenne de 30 à 300$. (Photo: gracieuseté de Flickr/Andrew Stawarz)

Ça ne va pas guérir ni prévenir le cancer

Que cela soit dit: il n’y a absolument aucune évidence ou conclusion scientifiques prouvant l’incidence du jus sur la prévention ou le traitement contre le cancer. Au contraire, durant la maladie votre corps a besoin de toutes ses forces, donc des nutriments et des sels minéraux contenus dans une diète équilibrée. Et l’American Cancer Society ne supporte pas le jeûne au regard des découvertes scientifiques actuelles.

«Mais ma copine m’a dit que c’était génial!»

C’est vrai. beaucoup de gens essayent ces cures et ont, soit-disant, beaucoup plus d’énergie qu’avant. Selon la clinique Mayo, cela peut s’expliquer par le fait que qu’ils sont convaincus de faire quelque chose de bien pour leur corps. Vive l’effet placebo!

https://quebec.huffingtonpost.ca/

Pourquoi le pamplemousse et les médicaments font mauvais ménage


Le pamplemousse est un fruit très nutritif, mais avec certains médicaments, il peut devenir nocif pour notre organisme. En fait, le contenu de notre assiette peut interagir avec la médication, c’est pour cela qu’il peut avoir une notice de prendre avant, pendant ou après un repas. Le mieux est de s’informer au pharmacien ou d’aller consulté internet sur des sites sérieux
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Pourquoi le pamplemousse et les médicaments font mauvais ménage

 

 

 

François Chast

Certains traitements voient leurs effets modifiés quand on consomme du pamplemousse en même temps. Le contenu de notre assiette joue un rôle dans l’efficacité des médicaments.

Quand les médecins prescrivent un médicament, ils précisent souvent s’il faut le prendre pendant ou en dehors des repas. Dans l’extrait du livre Les médicaments en 100 questions (Editions Tallandier) que nous publions ici, l’auteur, professeur de pharmacie, explique pourquoi. Il se penche sur la manière dont le contenu de notre assiette augmente ou diminue l’efficacité des comprimés que nous avalons. Et donne quelques précieuses recommandations.

Pour beaucoup de médicaments, la prescription est assortie de la consigne: à prendre avant, pendant ou après le repas. Cette préconisation tient le plus souvent aux effets du repas sur l’efficacité du médicament. Ce sont essentiellement ceux absorbés par voie orale, c’est à dire par la bouche, comme les comprimés, les gélules ou les sirops, qui sont concernés par les interactions avec l’alimentation.

Néanmoins, certains aliments interfèrent avec la métabolisation des médicaments par le foie quelle que soit la voie d’administration, y compris en perfusion intraveineuse. C’est le cas du pamplemousse, comme l’a rappelé le 18 juillet une alerte de l’autorité sanitaire américaine, la Food and drug administration (FDA). Un préalable important de l’action des médicaments repose sur une bonne absorption, permettant aux molécules actives d’atteindre la circulation générale de l’organisme. Il faut donc tenir compte du risque de l’influence des aliments en général, et de certains en particulier, sur la quantité de médicament absorbé et sur la vitesse de cette absorption.

Ces modifications sont d’autant plus à prendre en compte qu’on a affaire à des médicaments à marge thérapeutique étroite – c’est-à-dire que leur dose minimale efficace est très proche de leur dose maximale tolérable par l’organisme. C’est le cas des anti-épileptiques ou des immunosuppresseurs (utilisés dans la prévention ou le traitement du rejet de greffe de cœur, rein, foie, moelle osseuse ou cornée, et le traitement des maladies auto-immunes).

Des médicaments absorbés au niveau de l’intestin grêle

L’absorption des médicaments s’opère majoritairement dans l’intestin grêle, à la sortie de l’estomac. Pour schématiser, on peut dire que plus un médicament est soluble dans l’eau, moins il traverse la barrière intestinale, donc moins il est actif – il sera éliminé en grande partie dans les urines. En revanche, un médicament quasi huileux franchira aisément la muqueuse intestinale pour passer dans le sang.

Certains aliments affectent directement cette propriété. Ainsi, lorsqu’à la faveur d’un repas, le pH de la lumière intestinale (l’intérieur de ce tuyau qu’est l’intestin) augmente, ce qui signifie que le niveau d’acidité diminue, certains médicaments voient leur passage facilité. Pour d’autres, au contraire, l’effet est inverse: ils sont freinés, voire empêchés. Il convient, par exemple, d’être prudent avec les médicaments contre le VIH, souvent sensibles à ces modifications.

La présence dans le tube digestif de certains éléments comme le calcium (apporté notamment par les laitages) empêche la bonne efficacité de certains antibiotiques comme les tétracyclines ou les fluoroquinolones. L’absorption des biphosphonates, utilisés en rhumatologie, est, elle aussi, fortement compromise par la présence de calcium. Le lait n’est donc pas souhaitable, mais le jus d’orange ou le café ne font pas mieux… Le matin, pour faciliter l’absorption de ces médicaments, rien ne vaut un simple verre d’eau.

La consommation excessive d’alcool est irritante pour la muqueuse digestive et augmente le passage des médicaments en raison d’une vasodilatation. Elle ralentit également la vidange gastrique, avec un effet inverse: elle renforce la métabolisation hépatique des médicaments, diminuant ainsi leur efficacité.

Et les graisses? Certains médicaments voient leur absorption accrue en leur présence et d’autres, au contraire, diminuée. Pas de règle générale, donc. Les fibres? D’une manière générale, elles retardent et/ou diminuent l’absorption des médicaments. C’est particulièrement vrai pour les hormones thyroïdiennes.

Eviter les excès alimentaires

Au total, pour «s’en sortir» quand on n’est pas un expert en pharmacologie: l’absence d’excès alimentaires, la régularité de l’heure des repas, l’utilisation de l’eau plutôt qu’une autre boisson, sont autant de facteurs de sécurité, en particulier lorsqu’on doit prendre des médicaments pour un traitement de longue durée.

À titre de repères, voici quelques recommandations parmi les plus utiles.

Sont à prendre à distance des repas (plus d’une heure avant ou plus de deux heures après): Erythromycine (Erythrocine), Isoniazide (Rimifon), penicillamine (Trolovol), rifampicine (Rifadine).

Il faut avaler les médicaments suivants en dehors de l’absorption de tout produit laitier, sauf si le médicament est pris pendant le repas: les quinolones (Ciflox, Izilox, Oflocet, Peflacine, Tavanic).

À prendre pendant les repas: Pristinamycine (Pyostacine), atovaquone (Wellvone), artemether-lumefantrine (Riamet), levodopa (Modopar,Sinemet).

À prendre environ trente minutes avant le petit déjeuner avec un verre d’eau: Thyroxine (Levothyrox), diphosphonates (Fosamax, Actonel, Clastoban).

Avant de prendre un médicament, on demande de toute façon conseil à son pharmacien. Si on a oublié de le faire, la notice d’information présente dans la boîte ou accessible sur Internet donnera toutes les informations utiles à la sécurité des prises.

Attention au pamplemousse

Le cas particulier de l’effet du pamplemousse mérite d’y revenir plus longuement. Le pamplemousse a une saveur caractéristique, notamment due à une substance de la famille des flavonoïdes, la naringénine, présente dans le fruit en combinaison avec un sucre pour donner la naringine, deux substances pratiquement absentes dans les autres agrumes: oranges, citrons ou mandarines. Outre la présence de vitamine C, cette particularité fait du pamplemousse un fruit très précieux pour son action contre les radicaux libres. Mais il est préférable d’éviter l’excès de pamplemousse lors d’une prise régulière de médicaments.

En effet, naringénine, naringine et autres flavonoïdes comme la paradisine et, surtout, la bergamottine, présents dans le jus de pamplemousse, peuvent constituer un danger car ils modifient la réaction de l’organisme à l’égard de certains médicaments. Cette particularité a été découverte il y a seulement une vingtaine d’années. On a en effet constaté qu’un médicament destiné au traitement de l’angine de poitrine devenait toxique, provoquant hypertension, troubles du rythme cardiaque, maux de tête… chez des buveurs réguliers de jus de pamplemousse.

Certaines statines concernées

Seuls certains médicaments sont concernés. Ceux de la famille de la nifédipine (Adalate), dilatateurs des coronaires et destinés au traitement de l’hypertension artérielle, voient leur activité augmentée. C’est aussi le cas pour l’amiodarone (Cordarone), qui traite certains troubles du rythme cardiaque. Des médicaments anti-cholestérol (statines), atorvastatine (Tahor), mais surtout simvastatine (Zocor), sont concernés – mais pas la pravastatine (Elisor).

La ciclosporine (Neoral), un médicament antirejet utilisé dans les greffes d’organes ou certaines maladies immunitaires, voit son effet également augmenté. Même chose pour la cortisone. Enfin, indinavir (Crixivan) et saquinavir (Invirase), deux antiviraux utilisés contre le VIH, sont moins bien éliminés, donc plus toxiques, s’ils sont absorbés avec du jus de pamplemousse.

L’interaction du pamplemousse repose sur le blocage de certains membres d’une famille d’enzymes, les cytochromes P450, puissants agents du métabolisme des médicaments. Si ces cytochromes, localisés dans le foie ou l’intestin grêle, sont bloqués, l’élimination du médicament est réduite ou arrêtée et l’activité du médicament est accrue, ce qui peut faire apparaître des réactions toxiques.

Des effets sur plusieurs jours

Malheureusement, cette situation varie d’un malade à un autre et il est toujours délicat de modifier la posologie recommandée d’un médicament. En pratique, il suffit de boire deux verres de jus de pamplemousse pendant deux jours pour observer une interaction significative ! Et parfois de manière dramatique.

De plus, trois à sept jours sont nécessaires pour dissiper ces effets. Au total, le jus de pamplemousse est une excellente boisson, très intéressante pour ses propriétés nutritives. Mais si l’on prend des médicaments, il est préférable de l’éviter. Le jus d’orange peut, jusqu’à preuve du contraire, le remplacer très efficacement et sans danger.

La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation.

http://www.slate.fr/