Le Saviez-Vous ► Le premier feu de signalisation électrique a 101 ans


Les feux de circulations électriques ont 101 aujourd’hui. Que seraient nos rues à notre époque si ces feux n’existaient pas ? Après le travail, quand les gens ont hâte de rentrer à la maison, et cela serait une congestion monstre sans feux de signalisation
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Le premier feu de signalisation électrique a 101 ans

Crédits Photos : Capture écran Google.

Par Jerome Karlen

 

Le 5 août 1914, le premier feu de signalisation électrique faisait son apparition dans une rue de Cleveland, dans l’Ohio. Google choisit de célébrer ce 101ème anniversaire avec un doodle animé.

Il y a de cela 101 ans, le 5 août 1914, le trafic routier encore balbutiant connaissait déjà une avancée majeure : c’est en effet en ce jour précis que le tout premier feu de signalisation électrique du monde prenait place aux Etats-Unis, dans une rue de Cleveland, dans l’Ohio.

Premier feu de signalisation électrique : un doodle spécial

Au tout début de l’histoire de cet outil de régulation de la circulation toujours en vigueur actuellement, seules 2 couleurs sont en fonction, le rouge et le vert. C’est un agent affecté à la circulation qui, depuis une cabine, était en charge d’intervertir les couleurs. A l’aide d’une cloche, il avertissait les automobilistes du changement effectué. Son invention est attribuée à un policier américain, Lester Wire qui le développe en 1912.

Quant aux nouveaux feux tricolores cette fois, ils feront leur apparition en Europe près d’une décennie plus tard. C’est à Paris, au croisement du boulevard de Sébastopol et de la rue de Rivoli, que l’un d’eux apparaît en 1922, soit deux ans après leur inauguration à New York et Detroit.

Des feux tricolores actuels. En fait, beaucoup de feux tricolores.

Des feux tricolores actuels. En fait, beaucoup de feux tricolores.

Et avant l’électricité ?

Ne partez pas, l’histoire n’est pas finie. Ou plutôt, remontons le temps. Avant 1914 et la fée électricité, existait déjà un système de régulation du trafic. Cela se passe alors à Londres, non loin du palais de Westminster en 1868. En journée, pas de problème, un bras mécanique s’acquittait de cette charge. Mais la nuit, c’est un agent de police qui intervertissait les deux couleurs avec une lanterne de gaz. Moins d’un mois après le début de l’expérience, le gaz explosa et le policier fut gravement blessé.

Pour la petite anecdote, zoom sur la Chine alors en pleine Révolution culturelle. Le rouge communiste, associé à l’idée de progrès, ne doit alors pas s’apparenter à un arrêt. On tente alors des inversions de couleurs, mais face au désordre (pour rester poli) occasionné, le rouge reprendra vite sa valeur initiale.

http://www.begeek.fr/

La pollution serait particulièrement intense autour des feux rouges


Ce n’est pas surprenant, cependant 25 % d’exposition de la pollution due aux automobiles, au feu rouge, c’est quand même beaucoup pour le peu de temps (du moins généralement) que l’on reste devant un feu rouge. Pour les piétons, on suggère de ne pas utiliser ces intersections, ce qui est souvent impossible et voir même dangereux
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La pollution serait particulièrement intense autour des feux rouges

 

Gaz d'échappement

Photo :  iStockphoto

La prochaine fois que vous serez en voiture et que vous devrez vous immobiliser à un feu rouge, remontez les fenêtres, éteignez la ventilation et restez à une distance respectable du véhicule devant vous, conseillent des chercheurs britanniques qui ont mesuré des niveaux de pollution particulièrement élevés aux intersections gérées par des feux de circulation.

Les scientifiques de l’Université de Surrey ont déterminé que les arrêts aux intersections, qui ne représentaient que 2 % du trajet des automobilistes étudiés, contribuaient malgré tout à 25 % de leur exposition totale à des nanoparticules, qui augmentent les risques de maladies pulmonaires et cardiaques.

Les arrêts aux feux rouges et les accélérations au moment de repartir font en sorte que les concentrations de particules sont 29 fois plus élevées aux intersections que sur les routes où les voitures circulent librement, ajoutent les chercheurs.

L’auteur de l’étude, le Dr Prashant Kumar, a rappelé que la pollution atmosphérique fait depuis peu partie des 10 plus grandes menaces à la santé humaine.

L’Organisation mondiale de la santé associe la pollution atmosphérique à 7 millions de décès prématurés chaque année.

Les chercheurs conseillent aux piétons d’éviter ces intersections et demandent aux responsables de synchroniser les feux de circulation pour minimiser le temps d’immobilité des automobilistes.

http://ici.radio-canada.ca/

Le Saviez-Vous ►Attention, vous contrôlez moins les choses que vous ne le pensez !


C’est drôle, mais si vraiment, c’est boutons existes, je me sens comme plus lésé. Bon, si d’un côté cela permet d’être plus patient, ou donne un semblant de sécurité …. Mais c’est quand même une illusion a notre insu
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Attention, vous contrôlez moins les choses que vous ne le pensez !

 

Tous les hommes pensent qu’ils peuvent contrôler ou influencer une chose sur laquelle ils n’ont en fait aucun pouvoir.

Rolf Dobelli explique donc qu’il est important de se concentrer sur les petites choses que l’on peut vraiment contrôler. Extraits de « Arrêtez de vous tromper ! 52 erreurs de jugement qu’il vaut mieux laisser aux autres… »

« Chaque jour, sur le coup de 9 heures, un homme avec une casquette rouge arrive sur une place et commence à agiter sa casquette dans tous les sens. Au bout de cinq minutes, il s’en va. Un jour, un policier l’interpelle : « Que faites-vous au juste ? » « Je chasse les girafes. » « Mais il n’y a pas de girafes ici. » C’est justement parce que je les chasse. »

[…]

On appelle illusion de contrôle la tendance à croire que nous pouvons contrôler ou influencer une chose sur laquelle nous n’avons objectivement aucun pouvoir. Ce biais cognitif a été découvert en 1965 par les deux chercheurs Jenkins et Ward. Le matériel nécessaire à l’expérience était très simple : deux interrupteurs et une lampe, soit allumée, soit éteinte. Les deux scientifiques pouvaient faire fonctionner les interrupteurs et la lampe plus ou moins conjointement. Mais même dans les cas où la lampe s’allumait et s’éteignait complètement par hasard, les volontaires étaient convaincus de pouvoir influencer son fonctionnement en appuyant sur les interrupteurs.

[…]

Le piéton qui se promène dans Manhattan et veut traverser la rue appuie sur le bouton qui commande les feux de signalisation. Mais il ignore qu’il appuie sur un bouton qui ne sert à rien. Alors pourquoi avoir installé ce genre de bouton ? Pour faire croire aux piétons qu’ils peuvent arrêter le trafic. Du coup, ils supportent beaucoup mieux leur attente.

Même chose pour les boutons d’ouverture et de fermeture des portes dans de nombreux ascenseurs ; ils n’ont aucune influence sur le fonctionnement de l’ascenseur et ne sont là que pour donner aux usagers une illusion de contrôle.

Les scientifiques ont baptisé ces boutons « boutons placebo ». La régulation de la température dans les bureaux en espace ouvert ne déroge pas à ce principe : des techniciens habiles exploitent l’illusion de contrôle en installant à chaque étage un faux bouton de régulation de la température. Ce qui permet de réduire considérablement le nombre de réclamations.

Les dirigeants des banques centrales et les ministres de l’Economie disposent de toute une gamme de boutons placebo qui, comme on le voit depuis vingt ans au Japon et seulement quelques années aux Etats-Unis, ne fonctionnent pas. Et pourtant, nous les laissons – et ils nous laissent – dans cette grande illusion. Pour les uns comme pour les autres, il serait insupportable de reconnaître que l’économie mondiale est un système fondamentalement ingouvernable.

Et vous ? Êtes-vous maître de votre vie ? Probablement moins que vous ne le pensez. Ne croyez pas que vous êtes un modèle de stoïcisme. Vous êtes plutôt l’homme à la casquette rouge. Par conséquent, concentrez-vous sur les quelques petites choses que vous pouvez vraiment contrôler – et parmi celles-ci, uniquement sur les plus importantes. Et laissez advenir tout le reste.

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Extrait de « Arrêtez de vous tromper ! 52 erreurs de jugement qu’il vaut mieux laisser aux autres… », Ed. Eyrolles (octobre 2012)

http://www.atlantico.fr

Vidéo : à une seconde près, le train l’écrasait


Ce n’était pas son heure, mais quelle imprudence … Si elle avait circulé dans le bon sens sur la route, elle aurait arrêté à la barrière. Franchement, les feux signalisations, une barrière ne sont pas mit là pour la déco .!!!
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Vidéo : à une seconde près, le train l’écrasait

 

Une cycliste britannique a manqué de peu de se faire écraser par un train lancé à toute vitesse. L’imprudente n’avait pas respecté les feux de signalisation indiquant la présence d’un passage à niveau. Une enquête a été ouverte par la police pour identifier la cycliste et lui rappeler les règles du code de la route.

Les policiers de Waterbeach, ville située au nord-est de Cambridge (Angleterre), ne badinent pas avec la sécurité routière.

Alors, lorsqu’ils ont visionné les bandes d’une caméra de surveillance qui n’a pas manqué une miette de l’incident, ils se sont mis en tête de retrouver la cycliste, histoire de lui donner une bonne leçon.

Car malgré la fermeture de la barrière et le clignotement des feux de signalisation, la femme, un brin distraite, a omis de s’arrêter au passage à niveau, alors qu’un train arrivait lancé à toute vitesse.

L’entendant au dernier moment arrivé, l’imprudente s’est dégagée in extremis de la voie ferrée. Choquée, elle a même préféré contourner le passage à niveau et modifier son itinéraire, une fois le train parti…

http://actualite.portail.free.fr

Le Saviez-vous ► De la lanterne à gaz pivotante au feu rouge intelligent


Les feux de signalisation routière ont répondu a un besoin de mieux gérer la circulation. Bien qu’au début modeste, avec les années ils sont devenus un accessoire nécessaire pour éviter les accidents ou diminuer le temps au moment les plus achalandés pour un droit de passage
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De la lanterne à gaz pivotante au feu rouge intelligent

 

Si l'on vous arrête c'est pour votre bien.

Si l’on vous arrête c’est pour votre bien.

© JF Prevéraud

Destinés à l’origine à sécuriser des carrefours en évitant les collisions, les feux tricolores sont aujourd’hui au cœur de systèmes destinés à assurer la mobilité urbaine. Reste à savoir s’ils sont employés à bon escient.

Difficile de dire qui a eu l’idée de réguler le trafic aux intersections à l’aide de signaux lumineux de couleur, même si beaucoup de sources convergent vers une origine anglo-saxonne.

Le premier semblerait avoir été installé par J P Knight, un ingénieur spécialiste de la signalisation ferroviaire, en 1868 à Londres à l’intersection entre Bridge Street et Palace Yard. Il s’agissait alors d’une simple lanterne à gaz pivotante avec des faces rouges et vertes, qu’un agent de police manœuvrait à l’aide d’un levier.

En 1910, Earnest Sirrine déposa à Chicago (Etats-Unis) un brevet (N°976 939) pour un signal non lumineux affichant au choix les mots Stop ou Proceed.

L’idée fut améliorée par le policier Lester Wire de Salt Lake City, qui proposa en 1912 un feu lumineux de régulation bicolore.

Au pays du business, le concept fit flores et l’American Traffic Signal Company de James Hoge commença à disséminer l’idée en équipant un carrefour à Cleveland en août 1914. Le feu affichait alors en couleur les mots Stop ou Move. L’idée fut même brevetée en 1918 (N°1 251 666).

Pour éviter les transitions brutales, l’agent de police William Potts de Detroit ajouta un feu orange intermédiaire en 1920. Le feu tricolore classique que nous connaissons aujourd’hui était né.

La France, sortie de la Grande Guerre, connut une explosion du trafic automobile et installa son premier feu de signalisation le 5 mai 1923, au croisement des boulevards Saint-Denis et Sébastopol à Paris. Uniquement de couleur rouge, il intégrait aussi une sonnerie. Et ce n’est qu’en 1933 qu’apparurent les premiers feux tricolores à Paris. Mais ils ne devinrent omniprésents dans nos villes qu’à la fin des années 50.

Pendant ce temps, aux Etats-Unis, William Ghiglieri fit breveter dès 1917 à San Francisco (N°1 224 632) l’idée d’un système de contrôle du trafic de la ville à l’aide d’un réseau de feux colorés. Tandis qu’à Salt Lake City on commençait à la même époque à synchroniser les feux de plusieurs carrefours pour réguler l’allure des véhicules sur un axe donné.

Aujourd’hui, à l’heure où les pouvoirs publics entendent, au nom de l’écologie et de la sécurité, poussés par quelques lobbies, régenter les déplacements de chacun, les feux tricolores sont au cœur de véritables systèmes de régulation du trafic.

Des capteurs, généralement des boucles électromagnétiques noyées dans la chaussée ou des caméras avec reconnaissance d’images, indiquent au système la densité de trafic sur les différentes voies, tant à l’approche du croisement que beaucoup plus loin afin d’anticiper l’arrivée des véhicules. Des algorithmes complexes déterminent alors le séquençage des feux en fonction des objectifs que l’on entend atteindre en termes de fluidité du trafic ou de blocage volontaire pour dégoûter les automobilistes de prendre leur voiture. Qui n’a pas été bloqué à un carrefour important par un feu rouge alors qu’aucune voiture ne survenait sur l’autre axe ?

La vraie écologie et la vraie sécurité ne serait-ce pas que les feux rouges ‘‘intelligents’’ fassent tout pour fluidifier le trafic, limiter les encombrements et par la même la pollution et la nervosité des conducteur ?

 

Jean-François Prevéraud

http://www.industrie-techno.com/